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vendredi 2 octobre 2015

Hollande veut plus de fonctionnaires à bas-coût


Après Macron qui veut revoir leur statut, Hollande s'en prend à leur pouvoir d'achat

Plus nombreux en 2016, les fonctionnaires coûteront... moins cher

Gagnants-perdants: le gouvernement prévoit une hausse du nombre d'agents publics l'année prochaine, tout en affichant une baisse de sa masse salariale. 
Les socialistes sont les meilleurs en magie ? L’engagement de François Hollande de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires sur l’ensemble de son mandat aura fait long feu. Pour la seconde année de suite, les effectifs de l’Etat vont progresser, en 2016, de près de 8 000 personnes. 

Malgré cette hausse des effectifs, le gouvernement parviendra  cependant à faire quelque 800 millions d’euros d’économies sur sa masse salariale. Explication du tour de passe-passe: en 2016, l’Etat devait initialement supprimer 1.495 postes de fonctionnaires. Les importantes créations d’emplois dans l’Education nationale (+8.561) -sans obligation de résultats- devant être plus que compensées par des suppressions dans d’autres ministères, au sein des Finances (-2 548 postes), mais surtout à la Défense, qui devait perdre 7 500 miliaires

Or, depuis que le président se déploie partout dans le monde, sa multiplication des terrains d’opération à l’étranger oblige Hollande au changement... de braquet. Mais, si le socialiste est, on le sait, un "audacieux", il ne s'encombre pas des questions d'intendance. Non seulement l’armée ne contraindra pas son budget par la réduction du nombre de postes, mais elle bénéficiera, au contraire, de 2.300 emplois supplémentaires. Au total, c’est bien 8.202 postes de fonctionnaires en plus qui seront créés l’année prochaine, après déjà 7.468 cette année. Cette décision, bien sûr, a un coût, évaluée à 266 millions d’euros

L’exécutif taille donc dans les autres budgets, dette publique et pressions européennes obligent

Les économies porteront sur les 81 milliards de masse salariale. Si tant est tout d’abord, qu'on puisse parler d'"économie", car le terme prend un sens particulier à Bercy. Il ne s’agit pas d’une baisse nette, mais d’une ...moindre hausse par rapport à l’évolution naturelle des dépenses. 
Or, cette hausse "tendancielle" de la masse salariale de l’Etat est normalement de 1,5 milliard par an, en raison de l’évolution du point d’indice ou encore des mesures dites "catégorielles". Le gouvernement va d'abord "gagner" 600 millions d’euros sur le dos des fonctionnaires puisqu'il a déjà décidé le gel du point d’indice. Il pourra aussi s'assurer 300 millions liés à la "maîtrise des enveloppes catégorielles"
Au total, ces mesures mises bout à bout vont permettre d’économiser un peu plus d’un milliard par rapport à l’évolution naturelle de la masse salariale de la fonction publique. En retranchant le coût des 8.000 créations de postes, l’exécutif peut donc afficher une économie de 800 millions d’euros. Et le tour est joué.
Les fonctionnaires sont même capables de continuer à aller voter pour le PS aux régionales et Hollande à la présidentielle... Si c'est l'Etat qui paie la dette publique... A moins que ce ne soient leurs enfants.

Macron à les idées mais pas les mots! 
 
Pour les entourloupes, ce sont tous les autres, du PS à l'Assemblée aux politiciens  professionnels de l'exécutif. Après ses critiques sur les 35 heures, à la fin août, c’est en effet sur le statut des fonctionnaires que le ministre de l’économie a provoqué "un joli pataquès", selon Le Monde, vendredi 18 septembre, contraignant François Hollande à remettre les points sur les i.Mais c'était pour mieux saquer les fonctionnaires quelques jours plus tard !

Lors d'un petit-déjeuner/débat organisé vendredi 18 septembre par le think tank En Temps réel, le bourricot de Bercy est invité à s’exprimer devant  des hauts fonctionnaires, des dirigeants d’entreprises et quelques journalistes. Répondant à une question sur la réforme de l’Etat, le ministre se lance dans des considérations sur les règles encadrant le déroulement de carrière des agents publics. D’après le site Internet de l’hebdomadaire Challenges (groupe Nouvel Observateur et des sanisettes) et sa journaliste Ghislaine Ottenheimer, Macron a dit que le statut des fonctionnaires n’est plus "adéquat" pour certaines missions. 

Les propos d'Emmanuel Macron relèvent de "la démagogie", selon sa collègue Marylise Lebranchu, une proche de Martine Aubry, qui n'a pas la notion de solidarité gouvernementale. Lui-même fonctionnaire, Macron nie en bloc et notamment avoir ajouté: "Je ne vois pas ce qui justifie que certains cadres de mon ministère bénéficient d'un emploi garanti à vie alors que le responsable de la cybersécurité d'une entreprise est contractuel en CDD"…

Difficile aujourd'hui de ne pas constater que la bavure de Macron fait partie d'un plan concerté de destruction du service public pour mener une guerre vertueuse au terrorisme.

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