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dimanche 25 octobre 2015

Politique socialiste de la ville: trois trafiquants, dont deux mineurs de 15 ans, tués par balles à Marseille

Prévention, renforcement des effectifs policiers et subventions d'Etat: tout ça pour quoi ?

Trois délinquants, un homme de 24 ans et deux mineurs de 15 ans, ont été mitraillés à mort dans la nuit de samedi à dimanche

Descente en force de Valls, Cazeneuve et Vallaud-Belkacem à Marseille 
En février 2015, Valls a promis à des élèves de "tout faire" pour "casser les ghettos" en France, sans quoi "on sent bien que tout va exploser".
L'économie souterraine a encore tué à Marseille, dans le cadre probable d'un règlement de comptes lié à un trafic de stupéfiants. 
A 2h30 du matin, les mineurs ont été abattus par des rafales d'armes automatiques  de calibre 9 mm devant un immeuble de la cité les Lauriers, dans le 13e arrondissement situé dans les quartiers nord de la ville, par une équipe de trois ou quatre personnes qui ont pris la fuite en voiture, a précisé le préfet de police, Laurent Nunez, un homme de confiance de Manuel Valls. Les trois individus étaient connus des services de police pour des faits de vols à main armée ou trafic de stupéfiants.
Les enquêteurs font un lien avec deux véhicules retrouvés brûlés dimanche matin à Gardanne, entre Marseille et Aix-en-Provence, a ajouté le préfet de police.

La Cité des Lauriers reste le lieu d'un important trafic de stupéfiants soi-disant démantelé en mai et dont certains trafiquants ont été écroués depuis. "On peut penser que le réglement de compte est sans doute lié à une tentative de reprise du trafic", a prétendu Laurent Nunez.
"Aucun élément ne laisse penser qu'il s'agit de dommages collatéraux, aucun qu'ils ne soient pas impliqués dans ce trafic", a-t-il insisté à propos des deux adolescents de 15 ans, soulignant que les jeunes jouent souvent un rôle de guetteur protégé par la loi.

Malgré les rodomontades de Manuel Valls, les règlements de compte ont fait 11 mots à Marseille depuis le début de l'année, 16 dans le département des Bouches-du-Rhône, soit le même bilan que l'année dernière à la même époque.

Devant la presse, le préfet a rappelé que dix réseaux de trafics de stupéfiants avaient été démantelés depuis janvier à Marseille, aboutissant à 132 placements en détention et à la saisie d'une tonne et demie de cannabis et 39 kg de cocaïne.

Les saisies d'avoirs criminels sont en augmentation de 50% selon le préfet, à hauteur de six millions d'euros contre quatre millions en 2014.

Fiasco de la politique de la ville du gouvernement socialiste

Le préfet Nunez devait être la botte secrète du dispositif mis en place par Manuel Valls.
Laurent Nunez était directeur de cabinet du préfet de police de Paris quand le premier ministre l'a dégainé pour le nommer préfet de police des Bouches-du-Rhône, en mars 2015, en conseil des ministre. L. Nunez, qui a déjà le rang de préfet, remplace Jean-Paul Bonnetain.
Né en 1964, le préfet Nunez est un ancien inspecteur des impôts passé par l'ENA (1997-1999) et la promotion Cyrano de Bergerac. Il occupait jusque-là la fonction de directeur de cabinet du préfet de police de Paris, après avoir été sous-préfet, puis sous-préfet hors classe, directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis. Laurent Nunez était devenu le deuxième préfet de police des Bouches-du-Rhône de plein exercice.

Des tirs d'arme lourde lors de la visite du Premier ministre Manuel Valls. 
Sur les hauteurs de Marseille, les trafics de stupéfiants se déroulent au vu et au su de tous
Le labyrinthe de La Castellane, voulu par G. Deferre, maire PS des années 70,
est le quartier natal de Zinédine Zidane
et les règlements de comptes entre cités se multiplient dans les quartiers nord, notamment à la Castellane et ses 7.000 habitants répartis sur une dizaine de bâtiments, une zone de non-droit dans laquelle la police hésite à pénétrer et que les Marseillais appellent "la cité interdite".

Député PS
 de la VIIe circonscription voisine - longtemps acquise à Guy Lhermier (PCF) et à la suite de la sulfureuse Sylvie Andrieux, condamnée pour "détournement de fonds publics" du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle (PS) -Henri Jibrayel s'insurge contre la mainmise des dealers sur le quartier du 13e arrondissement - sur une circonscription qui a cherché une solution en votant Stéphane Ravier (FN, VIIe secteur) et que dénigre sa voisine du VIIIe secteur ,  Samia Ghali, pourtant conseillère régionale PS. "Ils sont dans des prés carrés qu'ils veulent protéger. C'est leur territoire et ça, c'est inadmissible. [...] Si la police veut s'installer dans la cité, elle est la bienvenue", déclare Jibrayel, bras ballants face à la caméra de France 2.

Dans cette cité enclavée l'économie souterraine de la drogue est florissante. On compte jusqu'à 3.000 clients quotidiens et la recette journalière est estimée à plusieurs dizaines de milliers d'euros. La tour K, qui tient lieu de porte d'entrée de la Castellane, concentre l'essentiel des deals et des guetteurs de moins de 16 ans, puisque le code pénal les protège. Un projet de rénovation prévoit sa destruction et qu'une avenue la traverse pour couper la cité en deux.
Pour la sénatrice PS Samia Ghali, le drame humain est terrible. "Il y a des familles en souffrance parce qu'elles veulent en partir, de ces cités [...]. J'avais dit qu'elles étaient des prisons à ciel ouvert. Aujourd'hui, vous en avez la preuve", commentait-elle.
"Nous avons été rafalés." Lors de sa conférence de presse, Brice Robin, le procureur de la République avait raconté que les forces de l'ordre avaient évité un affrontement entre deux bandes rivales en lutte pour un point de revente de stupéfiants particulièrement rémunérateur dans ce quartier de Marseille. L'enquête n'avait pas permis l'arrestation de plus de huit individus. Deux hommes considérés comme responsables d'un réseau de trafic de drogue avaient été interpellés en région parisienne.
Le jour de son passage en grand appareil à Marseille, Manuel Valls, accompagné du ministricule de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de celle de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem (un visite dominée par les thèmes de l’éducation et... de la sécurité...), le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Marie Bourniquel, et plusieurs fonctionnaires de police s'étaient rendus au pied d'une tour de La Castellane par deux accès différents, sur simple appel d'un riverain. Ils  étaient tombés dans un guet-apens d'individus cagoulés et équipés d'armes de guerre et avaient essuyé des tirs de kalachnikov.

Riposte aux violences du premier ministre?
Face à la multiplication des morts violentes et faisant fi de la politique de prévention prônée par le PS quand il était dans l'opposition, quelque 200 policiers ont été envoyés en renfort à Marseille fin 2012, ainsi que trois unités de forces mobiles.
En amont de sa visite, Valls avait décidé la conversion du poste de préfet délégué pour la sécurité et la défense en... préfet de plein exercice ! 
Et dans un entretien avec La Provence, le Premier ministre n'avait pas craint les contre-vérités, se réjouissant d’un "recul significatif de la délinquance", rapportait Libération - de l'ordre du recul significatif du chômage - et il citait une baisse des vols à main armée de 30% en deux ans, une diminution des violences physiques contre les personnes de 20%, et des saisies records de stupéfiants et d’armes. Les tirs qui ont salué sa venue risquent de démolir ce tableau de chiffres bidouillés.

Jean-Paul Bonnetain
, nommé préfet de l'Isère, tristement célèbre depuis les émeutes de gens du voyage à Moirans.
 

Scène de guérilla urbaine à Moirans, Isère


Son prédécesseur, Jean-Paul
Bonnetain, a été le promoteur de la méthode dite "approche globale", qui combine une opération policière massive et prolongée dans les cités sensibles, suivie d'interventions à caractère social (éducation, insertion, amélioration du cadre de vie...). Ce super-préfet a notamment hérité de la gestion de deux zones de sécurité prioritaires (ZSP), l'une, la ZSP nord, composée des arrondissements des quartiers nord de Marseille et de territoires jouxtant la ville au Nord, et l'autre dite ZSP Sud composée de 3 arrondissements du sud de la ville.

Les trois voyous qui se sont tués sur la route à bord d'une grosse cylindrée volée étaient liés à la communauté des gens du voyage.
La demande de permission de sortie sous escorte déposée par le détenu auprès du juge d'application des peines dont dépend la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône où l'homme a été transféré, a été refusée, un refus qui a provoqué la colère de la communauté, car cette permission d'une heure pour assister aux funérailles d'un proche parent est généralement automatique. Or, ce détenu, jugé dangereux, avait un casier trop lourd. 
Le bilan est de 35 voitures brûlées et 125 trains arrêtés.

Et qui peut nommer la ministre de Hollande, chargée de la politique de la Ville ? 
Myriam El Khomri, vous connaissez ? C'est une protégée de Claude Bartolone, une lumière de la Ville (1998-2002) au gouvernement de Lionel Jospin.

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