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dimanche 18 octobre 2015

PS: son référendum pour l'union de la gauche n'était pas sécurisé !

Cambadélis porte plainte contre X pour des perturbations de son référendum

Le bras cassés du PS se posent en victimes
Le référendum de Cambadélis pour l'union avec les forces de gauche aux régionales est un fiasco, notamment concernant le vote en ligne. Le parti a décidé de porter plainte contre X pour "faux et usage de faux", ainsi qu'"usurpation d'identité". 

Le PS a prêté le flanc à la critique des journalistes. Au premier jour de ce scrutin  socialiste bidon, les dysfonctionnements ont déferlé, principalement sur internet. 
Plusieurs personnalités politiques, dont la secrétaire des Verts (EELV) Emmanuelle Cosse, ont reçu des messages de remerciement pour leur vote alors qu'elles n'y avaient pas pris part. 
Dans le même temps, des journalistes -et bien d'autres- ont pu voter plusieurs fois grâce à...plusieurs adresses mail. Rien de bien compliqué et d'imprévisible !

Le Monde, journal officieux du PS, est content !
"Je suis agréablement surpris," rapporte samedi 17 octobre Gilles Rof (ci-contre), le journaliste du Monde (et réalisateur de documentaires), citant Stéphane Mari devant la Poste de La Rose, dans les quartiers nord de Marseille, plaque tournante de l'économie souterraine. Le porte-parole du groupe PS au conseil municipal vient de récolter 41 bulletins, précise le journal dit de référence. rapporte le journaliste,
"Sans l’unité à gauche, on est morts"
Le Monde raconte l'actualité à Marseille. "Ce matin, dans un frais soleil, les premiers à s’arrêter sont des militants socialistes. Devant la table posée au pied des marches du bureau de Poste, Rachid Nekissa, 56 ans, serre les mains. "J’ai déjà voté hier, par téléphone, explique-t-il. Parce que dans cette région, contre Marion Maréchal-Le Pen et Christian Estrosi, sans l’unité à gauche, on est morts." Tita Necib, 50 ans, elle, salue ses collègues militants, mais boude les bulletins qu’on lui propose : "Depuis les primaires aux municipales de Marseille, je ne crois plus à ces votes organisés par le PS. C’est du bidouillage, de l’arrangement d’appareil." Samia Ghali, arrivée en tête de la primaire en 2013, avait été éliminée au second tour au profit de Patrick Mennucci. Elle avait alors dénoncé de "petits arrangements entre amis" et "la distribution des postes", affirmant que 'Matignon' était derrière le choix des uns et des autres.
Georges Sobraques, casquette sur son crâne dégarni, ne se fait pas prier pour participer. A la vue de tous, cet électeur Front de gauche met son bulletin dans l’urne. Un des trois "non à l’unité" de la matinée sur les 41 votants. "Vous avez la foi de militer encore au PS avec ce gouvernement qui fait une politique de droite !", lâche le sexagénaire, remonté comme un coucou. Au premier tour des régionales, il votera pour la liste d’union EELV-Front de gauche qui s’est montée en PACA. Au second, "cela dépendra de l’attitude du PS". En aparté, il reconnaît avoir déjà participé trois fois au référendum sur Internet : "J’aimerais que les socialistes se prennent une bonne claque", bouillonne-t-il, en ressassant "les impôts qui montent, les retraites qui baissent..." 

Que reste-t-il du titre trompeur du journal Le Monde? 
Une accusation de la gauche radicale: n'est-ce pas l'objectif du référendum dont la question aurait pu être "Pensez-vous que EELV et le Front de gauche sont responsables de l'échec annoncé du PS ux régionales ?"  

Comme Le Monde, qui fait cause commune, le Parti socialiste se sent ridiculisé

Pourtant, ce dimanche  encore, tous les "sympathisants de la gauche", encartés ou non, peuvent toujours voter en ligne à tour de bras ou dans les 2.500 bureaux de vote.
 
En lançant ce référendum le 19 septembre, Jean-Christophe Cambadélis croyait avoir trouvé la parade à la débandade des forces de gauche pour les régionales après la décision des écologistes du Nord-Pas-de-Calais-Picardie de faire alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui combat le PS responsable de l'état déplorable de la France.

Le premier secrétaire du Parti socialiste en était samedi à porter plainte contre X. Un retour de manivelle en pleine figure, puisque l'ancien trotskiste avait manigancé ce "référendum pour tous" avec l'idée d'accuser les opposants au PS, de l'extérieur comme de l'intérieur, de la déroute annoncée de la gauche aux régionales de décembre.   
L'apprenti-sorcier appelle désormais à la rescousse les juges à tout faire.

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