POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est autoroutes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est autoroutes. Afficher tous les articles

mardi 18 décembre 2018

Bandol : un péage incendié en marge d'un rassemblement de gilets jaunes

Riposte à une provocation de Vinci

Vinci Autoroutes venait d'annoncer l'envoi d'une facture aux automobilistes passés pendant une opération "péage gratuit" des "gilets jaunes"

Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes peage Bandol incendie"
Dommages collatéraux de l'arrogante provocation d'une groupe "premier de cordée"
Vinci Autoroutes a confirmé que ces automobilistes devront s'acquitter des droits de passage, comme indiqué par Le Dauphiné, lundi 17 décembre.
Vinci Autoroutes explique qu'"il s'agit juste d'appliquer une procédure de régularisation" et, bon prince, rassure les conducteurs : ils ne se verront pas infliger de "pénalités" !... 
L'entreprise compte identifier les usagers passés sans payer à l'aide des caméras de surveillance installées sur les péages - quand elles ont été épargnées - et les relancer par courrier postal. Les sociétés d'autoroutes ont en effet accès au fichier des plaques d'immatriculation du ministère de l'Intérieur.
"Près de 250 sites" touchés
Dimanche, le groupe a estimé à "plusieurs dizaines de millions d'euros" le montant des dégâts commis sur l'ensemble de son réseau en marge des manifestations des "gilets jaunes" depuis un mois. "Près de 250 sites ont ainsi été impactés quotidiennement par les actions des manifestants", selon le communiqué de Vinci Autoroutes.
Les mises à feu volontaires ont notamment détruit six bâtiments d'exploitation, dont la direction régionale de Narbonne, 33 véhicules d'intervention, 15 échangeurs et plateformes de péage, et dégradé de nombreuses chaussées, détaille l'exploitant. Vinci Autoroutes dénonce également "des dizaines d'actes de vandalisme", dont des dégradations commises sur des caméras de sécurité, des glissières et des panneaux de signalisation, et "des centaines de tonnes de détritus enlevés" autour des"campements" construits par les manifestants.
Vinci a allumé la mèche

Les "gilets jaunes" occupent la gare de péage de Bandol, dans le Var
Le péage de Bandol, avant l'annonce de Vinci autoroutes
La gare de péage de Bandol (Var) a été partiellement détruite par le feu, ce lundi 17 décembre en fin de soirée, alors qu'elle avait été occupée par des "gilets jaunes. L'autoroute a été fermée dans les deux sens.

Var Matin a diffusé la vidéo des images impressionnantes de la gare de péage de Bandol ravagée par les flammes en marge d'un rassemblement de "gilets jaunes" ce lundi. Une vidéo de l'incendie, visiblement filmée par les casseurs eux-mêmes, a par ailleurs largement circulé sur les réseaux sociaux cette nuit.


Le groupe Vinci Autoroutes a en conséquence fermé dans les deux sens l'A50 autour du site vandalisé sur l'axe entre Marseille et Toulon. Les sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place, de même qu'une cinquantaine de membres des forces de l'ordre.

Dix-sept personnes ont été interpellées pour "dégradations et attroupement".
Pour rappel, Vinci Autoroutes, qui exploite la majorité des autoroutes du sud de la France, a évalué ce dimanche le coût des dégradations liées au mouvement des "gilets jaunes" à "plusieurs dizaines de millions d'euros". 


dimanche 29 novembre 2015

COP21: branle-bas de combat et circulation galère dans Paris et toute l'Ile-de-France

Comment ne pas être entravé dans ses déplacements à Paris et en région Ile-de-France 
Le président "normal" est également... modeste  
La conférence sur le climat (COP21) laissait indifférent; désormais, elle dérange

Elle s'ouvre à Paris ce dimanche 29 novembre. Un dispositif de sécurité exceptionnel est déployé, notamment en ce qui concerne les transports. Contraignant comme la fiscalité punitive de l'écologie, les Franciliens sont appelés à limiter leurs déplacements au strict minimum pendant 48 heures.

Sont attendus à Paris quelque 40.000 personnes, dont 10.000 délégués, et
moins de 150 chefs d'État et de gouvernement -sur les 184 originellement attendus-  pour la COP21. Ils seront encadrés par 2.800 policiers et gendarmes. A total, plus de 15.600 policiers, gendarmes et militaires sont mobilisés pour assurer la sécurité de la conférence, qui s'achèvera le 11 décembre

La circulation sera interdite ou restreinte sur plusieurs axes, dès ce dimanche à 16h00. Les habitants sont appelés à rester chez eux, par crainte d'une trop grande affluence dans les transports publics et du terrorisme de masse islamiste. Une véritable galère, alors que quelque 5,2 millions d'actifs vont travailler chaque jour en Île-de-France, en voiture ou en transports en commun. Le métro parisien enregistre 4,8 millions de passagers par jour en semaine (et plus de 2 millions le dimanche).

. Saturation à prévoir


Ne pas utiliser sa voiture personnelle, éviter d'emprunter les transports en commun (aussi respectueux de l'environnement  qu'ils soient !), voire prendre une journée de RTT : les autorités ont multiplié les mises en garde en vue des deux journées noires de dimanche et lundi. "Des risques majeurs de congestion du système de circulation sont à prévoir à Paris et dans la petite couronne sur ces deux jours. De même la saturation du réseau de transports en commun n'est pas à écarter", a prévenu vendredi le préfet de région Jean-François Carenco, dans un courrier aux organisations patronales. 
En cause, "des mesures exceptionnelles de circulation (qui) ont été prises afin d'assurer la sécurité des chefs d'État participant" à la COP21 au Bourget (Seine-Saint-Denis), dans le cadre de l'état d'urgence instauré après les assassinats de masse islamistes du vendredi 13 novembre.

"Le premier message, c'est d'éviter d'utiliser les automobiles dimanche après-midi et lundi pour se rendre dans Paris. Le deuxième message, c'est d'éviter dans la mesure du possible les déplacements qui ne sont pas strictement nécessaires, soit de travailler chez soi quand on en a la possibilité, soit de prendre une journée de RTT", a expliqué vendredi le préfet de police de Paris, Michel Cadot. "Il faut qu'il y ait un effort de la part des Franciliens pour éviter les déplacements dans la mesure où ils peuvent le faire".


. Engorgement de Paris: ne pas utiliser les transports en commun

Les autorités appellent donc à ne pas "surcharger les transports collectifs". Pourtant, mercredi, la préfecture recommandait justement d'utiliser les transports en commun...


D'ailleurs, Jean-Paul Huchon, président de la région et du Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif), a annoncé leur gratuité pour les 29 et 30 novembre en région parisienne. Soit un coût de 8 millions d'euros, répartis entre l'État, la région et la Ville de Paris: traduisez le contribuable et puis le contribuable et encore le contribuable. Les Vélib' sont également gratuits pendant 48 heures. A condition d'en trouver un de libre...


. Métro et RER

La RATP prévoit de renforcer la fréquence des lignes de métro "en moyenne de 10%". Avec des risques accrus d'insécurité. Davantage de trains longs seront également mis en place sur les lignes A et B du RER. Le trafic des bus sera très perturbé, en raison des restrictions de circulation. "La RATP prévoit un renfort de l'offre de transport sur ses réseaux ferrés pendant les journées de gratuité et une adaptation du réseau de surface du fait de la fermeture de certains axes. Des perturbations importantes du réseau sont néanmoins à prévoir et des stations de métro peuvent être fermées sur demande de la préfecture de police", écrit l'entreprise sur son site ce dimanche. Elle invite les usagers à se renseigner sur sa page "manifestations".


Côté SNCF, pour les Transilien, la fréquence sera doublée ce dimanche et les travaux prévus dimanche soir ont été annulés. Dans les gares, des "gilets verts" vont informer le public.

. Souplesse demandée aux entreprises

Alors, comment se rendre au travail ? La maire de Paris Anne Hidalgo et le ministre de l'Intérieur recommandent aux employeurs de faire preuve de souplesse, en privilégiant le télétravail ou en tolérant les retards. Certaines entreprises, comme les assurances Axa-France, incitent leurs salariés "qui disposent d'un ordinateur avec connexion à distance" à travailler lundi à domicile.

. Autoroutes fermés

Sur les routes et autoroutes A1 et l'A6 - principaux axes d'accès à la capitale - et le périphérique vont être fermés dès ce dimanche à 16h00. Pour connaître les détails, la préfecture de police recommande de se renseigner sur son site internet (www.prefecturedepolice.interieur.gouv). Des mesures exceptionnelles de circulation sont prises ce dimanche, pour "les arrivées des aéroports d'Orly et de Roissy", et lundi, avec "l'interruption de la circulation pour la réserver aux seuls cortèges sur la traversée de Paris depuis le centre de Paris, sur le périphérique entre la porte d'Asnières et la porte de la Villette jusqu'à l'autoroute A1 et le centre du Bourget, dans les deux sens de circulation".

Par ailleurs, "à titre exceptionnel, les poids lourds seront autorisés à circuler en Ile-de-France dimanche jusqu'à midi", puis "interdits à la circulation sur cette même zone" jusqu'à 22h00. Leur circulation sera autorisée de dimanche 22h00 à lundi matin 05h00, puis de nouveau interdite de 05h00 à 22h00, à l'exception de ceux assurant un transport frigorifique.

Une chance que la foire du Bourget des
musulmans de France n'a pas été pénalisée
Les transporteurs dénoncent une annonce "brutale", trop tardive, et sans concertation, qui "déstabilise" les entreprises, souligne la Fédération nationale des transports routiers (FNTR). "Nous sommes un peu surpris par les délais. Tous les commerces de détail ne vont pas être ravitaillés. Les usines vont se retrouver sans pièces détachées", regrette aussi la déléguée générale du Medef Île-de-France Virginie Rhea. 

Défaut d'anticipation gouvernementale ? 
C’est pourtant en septembre 2012 que le président François Hollande a rendu publique l’intention de la France d’accueillir la COP21 en 2015. Trois années se sont donc écoulées, mais les branquignols socialistes se sont encore laissés surprendre... 

dimanche 13 septembre 2015

Conte pour la jeunesse: neuf "migrants" syriens échouent sur une aire d'autoroute dans la Somme

Comment détourner un banal incident en fable politique

Un article  de presse à des fins éducatives, voire de propagande

Neuf migrants d’origine syrienne, trompés par un chauffeur routier, ont échoué dans la Somme. 
En s'introduisant furtivement à l'intérieur d'un poids lourd, ils pensaient arriver en... Angleterre, où des frères et des soeurs sont déjà installés, ce qui fait du monde... Mais, pris pour argent comptant, le récit qu'ils donnent de leur aventure  ne serait-il pas adapté à des fins de  prise en charge social sur les conseil des associations? A moins que ce ne soit de la propagande?

A Amiens cet après-midi-là, après avoir échoué le matin même près de Péronne, sur l’aire d’autoroute d’Assevillers, première de France en terme de fréquentation et de chiffre d'affaire, ces jeunes Syriens ont encore l’envie d’y croire en montant dans le train en direction de Calais. Pourtant, trois mois après leur départ d’Alep, en Syrie, c’est à Calais, dans cette fameuse 'jungle' où ils campent depuis quatre semaines, que ces jeunes âgés de 20 à 27 ans vont encore devoir patienter. Leur aventure s’est terminée au milieu des champs de betterave, aux abords de l’aire d’autoroute d’Assevillers, dans la Somme, sur l’A1.
Or,
à Alep en août 2012, les rebelles de l'armée syrienne libre avaient tenté de chasser le régime syrien pour prendre possession du nord de la Syrie. Une violente bataille opposant 8.000 attaquants rebelles aux 20.000 soldats des forces loyalistes. Cette ville est toujours en guerre. A quel camp les neufs garçons appartiennent-ils?   

Des passeurs malveillants sur les autoroutes de France ?

Ce mercredi matin, neuf hommes marchaient à travers champs en direction de la gare TGV Haute-Picardie, quand ils sont repérés par une patrouille de gendarmes qui engagent la discussion, alors qu’ils traversent le pôle d’activités de Haute-Picardie.
Nos Syriens ne parlent pas français, sauf Bawan, 20 ans, qui connaît quelques mots d’anglais usuel. Il raconte: " Nous avons fui notre pays il y a trois mois. Nous avons traversé la Turquie, la Grèce, la Macédoine, la Serbie, la Hongrie, l’Autriche et l’Allemagne, avant d’arriver en France le 28 juillet. Nous sommes partis à Calais car nous voulons aller en Angleterre. David Cameron a dit qu’il donnerait des papiers aux migrants comme nous". Hollande aussi, mais l'un est crédible et l'autre non...
Après un mois dans la 'Jungle' de Calais, ils ont cherché un passeur pour l'Angleterre. Ils disent avoir déjà déboursé 12.000 euros  chacun pour effectuer ce long voyage jusque Calais, mais cette somme est insuffisante pour traverser la Manche. Or, ils racontent qu'un chauffeur routier leur a proposé de les cacher dans la remorque de son camion contre 400 €, pour franchir le tunnel sous la manche. "Nous étions heureux; enfin, nous allions être libres", disent-ils au journaliste picard. 

Ces migrants se disent rackettés
Ils sont montés au fond de la remorque du camion, remplie de cartons et les détails imaginés ou authentiques abondent. "Certains des cartons étaient vides, nous nous sommes cachés dedans." Et tous disent qu'il faisait extrêmement chaud dans les véhicules empruntés et qu'ils n'avaient  pas à boire, mais, le sachant, aucun ne prend jamais les précautions élémentaires.  
Le camion a démarré et quand il s’est arrêté, le chauffeur est venu leur ouvrir les portes. Il est un peu plus de 19 heures mardi soir et les neuf migrants pensent être de l’autre côté de la Manche. Ils sont en fait sur le parking de l’aire d’Assevillers. "Le conducteur du camion est aussitôt parti. On a compris très vite que nous n’étions pas en Angleterre". Ils ont passé la nuit à proximité de l’aire, autour d’un petit feu pour se réchauffer, et quand ils ont appris qu’il y avait une gare à proximité, ils ont pris sa direction à pied. Sur la seule foi des déclarations migrants le Courrier Picard qualifie le routier de "malveillant".

Ils sont arrivés mercredi matin, vers 10 h 30, sous escorte des gendarmes. Après avoir tenté de négocier pour prendre un TGV pour Calais, c’est finalement à bord d’un bus de la SNCF que vers midi ils ont rejoint Amiens où Cazeneuve la Croix-Rouge était sur place pour proposer boissons et nourriture. Les neufs billets ont bien dû être pris en charge par quelqu'un... La mairie d'opposition ?

Un conte comme il en circule beaucoup

Sur le quai de la gare routière d’Amiens, 
Victor, un Amiénois de 30 ans "passé là par hasard" s’arrête pour proposer des cigarettes au groupe de clandestins. Le commentaire vertueux arrive: "Je suis touché, et je me sens coupable", aurait déclaré cet inconnu. 
La presse réaliste se complaît actuellement dans les détails édifiants. "Avant de reprendre le train pour Calais, c’est aussi auprès des bénévoles de la Croix-Rouge que ces neufs migrants trouveront un peu d’humanité."

Le gouvernement est "disponible", mais ce sont les associations qui assument. Dans le cadre de sa mission d’accueil d’urgence, l’association leur a offert un repas, une douche, mais aussi des vêtements. Les migrants, eux, sont surtout à la recherche de chaussures. 
Aro, 25 ans, semble même étonné par l’accueil qui leur est réservé, reprend le journaliste. "Les Français sont formidables", explique-t-il dans un anglais très approximatif. Bon, c'est un journaliste qui le dit et ils sont bien connus pour leur maîtrise des langues. Conscient de l'incohérence de la flatterie, le jeune homme retifie le tir:  "Je vais en Angleterre car c’est plus simple pour les papiers. Mais un jour, si dieu le veut, je reviendrai en France." 

Les origines sont désormais portées en bandoulière
Curieusement, les Français son absents de ce conte moral. Dans le local de la Croix-Rouge, Francisca, 73 ans, bénévole d’origine portugaise, donc a priori chrétienne, regarde le groupe de jeunes migrants avec une attention particulière. Il y a plus de 50 ans, elle quittait son pays pour fuir la dictature et la misère. "J’ai eu la chance d’être bien acceptée. Aujourd’hui, c’est à nous de faire un effort." L’heure du départ approche, celui des au revoir aussi. 
Dans le train pour Calais, montent trois agents de la police ferroviaire. "Sans lien avec la présence de migrants", nous assure l’un d’entre eux. Fauchés, les passagers n’ont pu s’acquitter de leur titre de transport. Une infraction qui devrait être jugée avec clémence par la SNCF, estime le journaliste qui "dans ce cas précis devrait faire preuve "d’humanité," commente-il encore. 

Les faits sont-ils authentiques? 
Nul ne l'aurait jamais su sans ce qui suit et qui lève le doute, tant la construction de l'article est scolaire et l'objectif prévisible. Visiblement, cette narration sensible de l'aventure fantasmée des neuf jeunes Syriens ne sert que de prétexte à une démonstration prévenue. La conclusion n'a en effet qu'un seul but: discriminer. 

Les villes picardes divisées 

Dans la Somme (LR), en fonction des possibilités d’accueil, des villes comme Abbeville (PS) ou Péronne (UDI) y sont favorables. Amiens (UDI) temporise.

Dans l’Aisne (UDI), refus fran du maire (LR) Xavier Bertrand, candidat à la présidentielle.

Dans l’Oise (LR), même position, sous réserve, à Beauvais (UMP), Compiègne (UMP, maire Philippe Marini) ou Chantilly, dont le maire Éric Woerth n'est pas cité: la population immigrée recensée dans la commune s'élève à 6,8 % de la population, chiffre nettement supérieur à la moyenne picarde - PS - de 4,8 %).

La presse joue un bien vilain rôle qui ne démontre en rien le respect du lecteur.

lundi 8 décembre 2014

Loi Macron: l'arbre du travail du dimanche cache-t-il la forêt des licenciements collectifs ?

Que recèle-t-elle. que cache-t-elle ? 

Le projet de loi Macron vise à "déverrouiller l'économie française" 
De larges pans ont déjà été mis au jour, mais beaucoup de zones d'ombre subsistent et de nouveaux sujets pourraient aussi y surgir. Le ministre de l'Économie affirme lui-même que le contenu du projet de loi, souvent qualifié de "fourre-tout" tant il touche à des thèmes et des secteurs différents, n'est pas figé. "Je veux que, dans les prochains jours, nous fassions encore bouger le texte", a-t-il assuré vendredi.

La "loi sur la croissance et le pouvoir d'achat" initiée par Arnaud Montebourg avant qu'il ne plaque tout, a plusieurs fois changé d'intitulé. Présenté le 15 octobre comme la "loi pour l'activité et l'égalité des chances économiques", le texte devrait finalement être appelé : "loi pour la croissance et l'activité".

Ce qui y figurera

- Côté professions réglementées, le projet de loi prévoit notamment de libéraliser l'installation des nouveaux arrivants chez les huissiers, notaires et commissaires-priseurs, de bouleverser les grilles tarifaires et de permettre l'ouverture du capital des sociétés à d'autres professionnels libéraux (y compris chez les avocats). Les avocats verront aussi leur champ d'action élargi au niveau de la cour d'appel.

- Le travail le dimanche sera assoupli : les commerces non alimentaires pourront ouvrir 5 dimanches par an sur simple demande (et non sur autorisation préalable) et jusqu'à 12 dimanches par an au total. Les conditions de compensation pour les salariés ne sont en revanche pas encore connues. Le ministre a refusé de confirmer une version intermédiaire du projet de loi selon laquelle les PME de moins de 20 salariés n'auraient pas à verser de compensation salariale.

- Les magasins situés en "zone touristique internationale" seront autorisés à ouvrir jusqu'à minuit.

- Le secteur des transports en autocar, aujourd'hui extrêmement limité à l'intérieur des frontières françaises, sera libéralisé.

- Épargne et actionnariat salariaux seront simplifiés pour favoriser leur plus grande diffusion.

- La justice prud'homale sera réformée pour en réduire les délais, éviter le taux d'appel excessif et mieux former les juges, non professionnels, qui tranchent les litiges entre employeurs et salariés.

- Le texte évoquera aussi la cession de participations de l'État. Y figurera notamment la possibilité d'ouvrir le capital des aéroports de Nice et de Lyon, aujourd'hui détenus à 60 % par l'État. Le gouvernement prévoit de céder pour 5 à 10 milliards d'euros d'actifs au cours des 18 prochains mois, dont 4 milliards seront affectés au désendettement.

Ce qui a été sorti du projet de loi ou n'y figurera pas

- La réforme des tribunaux de commerce est renvoyée au ministère de la Justice et devrait figurer dans le projet de loi sur la "justice du XXIe siècle" de la garde des Sceaux Christiane Taubira.

- La réforme des pharmacies et prothèses dentaires a elle aussi changé de tutelle et devrait être incorporée à la loi santé, portée par la ministre Marisol Touraine.

- Le projet Cigeo (projet d'enfouissement des déchets radioactifs en couche géologique profonde), que le gouvernement a eu un temps la tentation de glisser dans le projet de loi, n'y figurera finalement pas, selon le réseau Sortir du nucléaire

- Le statut d'avocat en entreprise ne sera pas mentionné dans le projet du gouvernement : aux députés de décider s'ils l'ajoutent ou non. Or, ils sont 34 à exercer leur lobbying intérieur. Ce statut autoriserait les avocats à exercer leur profession en tant que salarié d'un autre avocat, d'une association ou d'une entreprise.

- Emmanuel Macron a dit ne pas vouloir légiférer sur le secteur des pièces automobiles (!) pour ne pas fragiliser les constructeurs automobiles.

Ce qui a été évoqué mais pas confirmé

- Le 15 octobre, Emmanuel Macron disait vouloir "piloter de manière plus efficace" les concessions accordées aux sociétés d'autoroute, mais le gouvernement, actuellement en négociation avec les concessionnaires, n'a pas encore précisé ses intentions.

- Le projet de loi pourrait autoriser le gouvernement à réformer par ordonnances la médecine du travail.

- Le texte pourrait aussi revenir sur certaines dispositions de l'accord sur la sécurisation de l'emploi, notamment en assouplissant les règles de licenciements collectifs. Un détail enseveli sous les immondices d'articles ?

- Il a aussi "vocation" à recueillir les conclusions de la négociation toujours en cours entre patronat et syndicat sur le dialogue social (seuils sociaux notamment).

- Emmanuel Macron avait évoqué le 16 octobre des mesures pour "réduire les coûts et les délais" du permis de conduire, précisant que les discussions étaient en cours.

- Des mesures en faveur des industries électro-intensives (sidérurgie et chimie) ont aussi été évoquées, sans plus de précisions.

On l'a compris,
ce fatras d'articles en tout genre ne définit toujours pas une ligne politique.

mardi 28 octobre 2014

Drame du barrage de Sivens: après coup, l'extrême gauche manifeste dans une dizaine de villes de France

EELV et anarchistes ensemble dans la rue, 
après la mort violente d'un camarade écolo

Les manifestants ont mis le drame à profit dans u
ne dizaine de villes de France
Ni oubli, ni pardon rappelle étrangement
"ni dieu, ni maître"...
Anti-républicains, ces révolutionnaires prétextaient la mort tragique d'un des leurs pour se déployer sur la voie publique.
Près d'une dizaine de manifestations a eu lieu dans toute la France ce lundi 27 octobre pour protester contre la mort de Rémi Fraisse dimanche 26.
A Nantes, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en fin de journée aux abords de la préfecture -symbole du pouvoir central- pour "exprimer leur colère face à la violence d'État".

Les bisounours ont commencé par allumer quelques bougies devant la presse, 
Révolutionnaires encagoulés 
dans les rues de France, le 27 octobre 2014
puis les anars ont déployé des banderoles, proclamant notamment: "Vos armes non létales tuent. On oubliera pas. Résistance" ou "Nantes-Toulouse-Montreuil. Solidarité contre les violences policières". "On se recueille, on imagine le drame que ça peut représenter pour la famille et les amis. On a la rage contre les forces de police qui sont de plus en plus brutales", a clamé Yvon, 66 ans, membre du comité de soutien contre l'aéroport NDDL
Les activistes haineux ont ensuite entamé un défilé dans les rues de la ville derrière la banderole: "Barrage Testet. Mort de Rémi. Ni oubli ni pardon ACAB" (All cops are bastards), avec la volonté dans découdre.


Manifestations à Rennes, Nantes, Brest, Chambéry, Strasbourg et Marseille

A Rennes, ils étaient plus de 200 autour d'une banderole sur laquelle était écrit: "La police tue, appel à la révolte", puis ces républicains sont partis manifester dans les rues, jetant des pétards et scandant: "Flics, porcs, assassins !"
Place de l'Hôtel de ville à Paris, une centaine de militants se sont réunies et ont allumé des bougies. Un pancarte proclamait : "Pour Rémi, ni oubli ni pardon ".
Oseront-ils construire un barrage sur un cadavre ?
interpellait une banderole de manifestants à Marseille
A Brest, toujours en Bretagne, que les "Bonnets rouges" ont enflammée, une centaine de manifestants se sont atroupés place de la liberté, dans le calme. 
Scène marseillaise...
Ils étaient également une centaine rassemblés en fin d'après-midi sur le Vieux Port à Marseille - et donc dans le voisinage de la mairie - à l'appel notamment d'Europe Écologie-Les Verts. Parmi les banderoles on pouvait lire : "Oseront-ils construire un barrage sur un cadavre ?" ou encore "aucun barrage ne vaut la mort d'un homme - Hommage à Rémi" et "Contre le barrage du Tarn, faisons de la résistance".
Mais la presse s'auto-censure et ne montre pas tout, comme ci-dessus à Marseille, à l'appel d'EELV, faut-il le rappeler.

A Strasbourg, une trentaine de militants écologistes se sont rassemblés dans le silence devant la préfecture du Bas-Rhin en brandissant une pancarte : "Hommage à Rémi Fraisse".

A Chambéry
, ils étaient une cinquantaine dans le calme vers 18h00
devant la préfecture de Savoie pour "protester contre les mesures répressives disproportionnées à l'encontre des citoyens [pour la démagogie] qui dénoncent des projets inutiles, des conflits d'intérêt et des collusions [pour l'idéologie]". Nombre d'entre eux brandissaient des pancartes pour protester contre le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin.
Poitou-Charentes ne connaît plus la résistance
 des guérilleros  altermondialistes
Tout aussi étrange, on ne rapporte pas que la Confédération paysanne de José Bové (EELV), alliée de Ségolène Royal en Poitou-Charentes, faisait la même récupération à propos de la portion d'autoroute Fontenay-le-Comte (Vendée)-Rochefort (Charente-Maritime), en zone humide du marais poitecin...

mardi 14 octobre 2014

Autoroutes gratuites: "niet" de Matignon à la populiste Royal

Valls envoie l'amère Royal sur la bande d'arrêt d'urgence

La 
monomaniaque fait-elle une fixette sur les autoroutes ?
Mémère a-t-elle seulement
son permis de conduire?

La technique du doigt mouillé
n'a jamais fait ses preuves...

Royal, la ministre de l'Écologie voulait des autoroutes gratuites le week-end, en plus de la suspension sine die du dispositif d'écotaxe sur les poids lourds...
Ségolène Royal s'est encore faite contrôlée avec un taux de populisme élevé ! La semaine dernière, elle enterrait d'une phrase les portails Écomouv' qui suscitaient la colère des transporteurs routiers. Aujourd'hui, elle annonce que les péages autoroutiers pourraient devenir gratuits le week-end. "Par exemple", lançait-elle, comme ça, à jeûn ?
 
Une idée "difficilement envisageable", réplique Matignon. Au terme d'une réunion avec les sociétés d'autoroute, Manuel Valls a répété sur le perron de Matignon sa détermination à parvenir "dans les prochaines semaines" à un accord "profitable à tous" sur les concessions des sociétés d'autoroute en France. "Cette réunion a été utile parce qu'il faut bâtir un partenariat gagnant-gagnant entre l'État [et] les sociétés concessionnaires des autoroutes. La parole de la France évidemment, sera honorée, ne sera jamais remise en cause", a déclaré le Premier ministre à la presse.
L' "homme fort" du gouvernement s'attache à créer l'illusion de la concertation
"Il y aura donc maintenant dans les semaines qui viennent des réunions de travail entre ces sociétés et le ministère des Transports et Bercy pour trouver un accord qui soit profitable à tous, à l'État, aux usagers et à l'économie française." Le Premier ministre a dit vouloir arriver à un accord "dans les prochaines semaines". "Je pense que ça peut aller vite à condition qu'on privilégie l'intérêt général", a raconté Manu Valls.

Sur l'autoroute du pouvoir, Valls se fait doubler à vive allure  

La concertation se grippe au sein du gouvernement Valls
Tandis que Ségolène Royal roule seule en tête, Valls veut donner le sentiment qu'il dialogue. "La Cour des comptes, l'Autorité de la concurrence ont déjà fait un certain nombre de préconisations. Le Parlement à travers une mission à l'Assemblée nationale aussi sera amené à faire un certain nombre de propositions dans quelques semaines. Moi, je souhaite que ce débat se déroule dans la sérénité et dans l'intérêt de tous, et ça a été le sens de cette réunion". Bla-bla-bla...
La réunion à Matignon a réuni pendant une heure trente M. Valls, M.-S. Royal, les secrétaires d'État au Budget, Christian Eckert, et aux Transports, Alain Vidalies, ainsi que les représentants des sociétés d'autoroute (Vinci, Eiffage/APRR, Sanef, Asfa). Tout ça pour arriver à ce couac gouvernemental !

Ségolène Royal cherche le moyen de compenser la suspension sine die du dispositif d'écotaxe sur les poids lourds Le manque à gagner du prélèvement sur les profits des autoroutes est considérable. 
Le ministre des Finances Michel Sapin redoute un blocage des routes et autoroutes par les transporteurs, alors il pointe la difficulté de taxer les sociétés autoroutières en raison de la solidité des contrats de concession signés par ces groupes. 
"Il ne s'agit pas de créer une taxe. Puisque je fais une taxe, elles vont en effet la répercuter. Ça suffit. Les discussions vont commencer pour les mettre devant leur responsabilité", a insisté Ségolène Royal.

La divagation de la ministre de l'Écologie révèle un bras de fer au gouvernement
La ficelle de M.-S. Royal est grossière: opposer les automobilistes aux sociétés autoroutières. Mais les sociétés concessionnaires des autoroutes accusées de s'engraisser sur le dos des usagers réagissent vivement, sans que les propriétaires de diesel, même propre, taxés de 4 euros, n'y trouvent leur compte et la sortie de route de la mémère Royal ne satisfait personne.  

 

mercredi 24 juillet 2013

La Cour des comptes dénonce la cherté des péages autoroutiers

Et l'impact de la hause du prix du diesel ou les limitations de vitesse?

L'impuissance de l'Etat dans la fixation des tarifs
, irrite la Cour des Comptes. 

Les péages des autoroutes ont augmenté le 1er février 2013. 

La hausse a été comprise entre 1,18% et 2,29% suivant les réseaux.

La hausse la plus spectaculaire , +2,29% chez SAPN,  frappe les usagers du réseau qui relie notamment Paris à Deauville. La plus modérée (1,18%) interviendra sur l'A14 en région parisienne.

Dans un rapport publié ce mercredi,
elle dénonce  la cherté des péages autoroutiers et des augmentations supérieures à l'inflation, négociées avec les sociétés autoroutières depuis leur privatisation en 2006. La Cour critique notamment le fait que "le rapport de force apparaît plus favorable aux sociétés concessionnaires" qu’aux pouvoirs publics.

Des contrats de concessions fixent les relations entre l’Etat et trois groupes privés (Vinci Autoroutes, APRR (Eiffage et Area) et Sanef (Sanef et SAPN) regroupant  sept sociétés, qui représentent les trois quarts du réseau autoroutier.Or, "la négociation des avenants aux contrats de concession (notamment les contrats de plan) et le suivi par le concédant (assuré par le seul ministère des Transports, et donc Frédéric Cuvillier, depuis 14 mois) des obligations des concessionnaires se caractérisent par un déséquilibre au bénéfice des sociétés autoroutières", souligne la Cour dans un communiqué. Ceci se fait au détriment des usagers, qui voient leurs péages augmenter pour financer l’entretien et la modernisation des autoroutes.
"Les bénéfices [des sociétés autoroutières] n’ont pas vocation à être réinvestis ou à conduire à une baisse des tarifs", a relevé le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, qui était auditionné mercredi matin sur ce sujet par la commission des Finances de l’Assemblée nationale. 
Le système retenu pour calculer les tarifs des péages a aussi conduit à "des augmentations tarifaires supérieures à l’inflation", critique la Cour dans son communiqué. Vinci Autoroutes, APRR et Sanef ont touché 7,6 milliards d’euros de péages en 2011, précise-t-elle.
Des pouvoirs publics à l'aire de repos
"L’Etat ne se montre pas assez exigeant en cas de non-respect de leurs obligations par les concessionnaires, qu’ils s’agisse de préserver le patrimoine, de respecter les engagements pris dans les contrats de plan ou de transmettre les données demandées" par l’Etat.

Les
 recommandations de la Cour

Elle préconise notamment de 
"mettre en œuvre les dispositions contraignantes" si besoin, de "réaliser systématiquement une contre-expertise (...) de tous les coûts prévisionnels des investissements". "Il convient de faire évoluer un cadre qui conduit à une hausse continue et importante des péages autoroutiers", a insisté Didier Migaud.

Au ministère des Transports, on monte en épingle les quelques améliorations dans les relations entre les concessionnaires et les pouvoirs publics relevées par la Cour des comptes, mais n'est pas en état de préciser lesquels... "Le ministère partage les constats de la Cour des comptes et va suivre ses recommandations", assure-t-on.

La voiture et l'(auto)route, deux mamelles de Bercy


Le prix du diesel à la pompe est sur le point de rattraper celui du sans-plomb: l'économiste Christian de Perthuis préconise l'alignemnt des taxes du diesel sur cellesdu sans-plomb, une mesure qui renchérirait de 10 euros le plein de gazole et rapporterait plus de 3 milliards à l'État...
De plus, tout dépassement de la vitesse-limite autorisée constitue une infraction au minimum sanctionnée par un retrait de points et une amende qui peut être minorée ou majorée: sans parler de perte de points, de suspension du permis et de confiscation du véhicule, elle peut s'élever à 68€ jusqu'à 1500 €.