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mercredi 18 décembre 2013

Trafic de viande de cheval: filière prise la main dans le caddie de la ménagère

Coup de filet dans onze départements 

Une vingtaine de personnes a été interpellée ce lundi matin dans le
cadre 
d'une enquête sur un trafic de viande dans le sud de la France.

Vingt-et-une personnes ont été interpellées lundi dans le sud de la France lors d’une vaste opération de gendarmerie visant un nouveau trafic de viande de chevaux, revendus pour la consommation après avoir servi dans l’industrie pharmaceutique, notamment chez Sanofi-Pasteur, filiale du géant pharmaceutique, Sanofi, selon des sources proches de l’enquête.

Environ 200 chevaux utilisés en laboratoire d'expérimentation,
a priori pour produire des sérums, se seraient ainsi retrouvés dans l’assiette du consommateur après falsification des documents vétérinaires. Un site de Sanofi à Alba-la-Romaine (DvG), en Ardèche, les aurait cédés entre 2010 et 2012 à un marchand de chevaux du Gard, qui les aurait ensuite vendus à un négociant de Narbonne, soupçonné d’être l’organisateur du trafic, ont indiqué ces sources, qui ne révèlent pas les identités des interpellés.

Dans une moindre mesure, le trafic concernerait aussi
des chevaux achetés à des centres équestres ou à des particuliers. Il s’étendrait à l’Espagne où l’abattoir de Gérone a été perquisitionné

Impossible de dire encore si ce trafic a mis en péril la santé des consommateurs
, a dit le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garotun incapable qui ne sert que d'escort boy dans les déplacements de Ayrault et qui n'a donc pas vu monter le mouvement des Bonnets rouges bretons contre l'écotaxe, bien qu'il ait été élu de Laval... Cependant, "cette affaire est potentiellement plus malsaine" que l’affaire Spanghero, avec laquelle elle n’a pourtant aucun rapport, a estimé une source proche de l’enquête, mais anonyme.

Le géant pharmaceutique Sanofi a indiqué avoir collaboré à l’enquête et avoir été interrogé il y a quelque temps en qualité de témoin et souligné qu'aucun des collaborateurs n’a pas été mis en cause. L’enquête et les auditions des interpellés au cours de leur garde à vue serviront à établir quand et comment les documents vétérinaires ont été falsifiés et dans quelle mesure Sanofi ignorait de tels agissements, a-t-elle dit.

Interpellations à l'heure des huissiers

A table et bon appétit !
Parmi les personnes interpellées en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Auvergne et Midi-Pyrénées figurent le négociant de Narbonne et au moins un proche, plusieurs autres négociants en viande, des vétérinaires et un informaticien des Alpes-de-Haute-Provence.

Les gendarmes se sont ainsi rendus au petit matin chez le négociant de Narbonne pour l’interpeller, puis se rendre avec lui à l’abattoir municipal. Là, ils ont procédé à des fouilles et emporté des documents. Ils ont ensuite saisi de la viande dans une boucherie de Narbonne, qui pourrait appartenir au mis en cause anonyme, avant de la charger dans un camion frigorifique.
Une centaine de gendarmes a ainsi été mobilisée dans l’Aude, le Gard, l’Hérault, les Alpes-de-Haute-Provence, le Cantal, la Haute-Loire le Puy-de-Dôme, la Drôme ou le Tarn-et-Garonne, pour procéder aux interpellations et mener des perquisitions dans des bureaux ou des abattoirs.

Une dénonciation anonyme

"Nous n’y sommes pour rien", a assuré la directrice du petit abattoir de Narbonne, Myriam Patrice, que la presse n'a ni anonymée, ni rebaptisée. Le négociant placé en garde à vue n’était qu' "un usager de l’abattoir", a-t-elle dit. "Il y louait des bureaux et des frigos et y faisait abattre ses chevaux, sous le contrôle d’inspecteurs vétérinaires".

C’est une dénonciation anonyme adressée fin 2012 à la direction audoise de la protection des populations qui a déclenché l’enquête, aujourd’hui confiée à la section de recherches de Montpellier dans le cadre d’une information judiciaire dirigée par un juge du pôle santé de Marseille.

Sanofi Pasteur a précisé avoir revendu autour de 200 chevaux depuis trois ans, en général à des écoles vétérinaires, des particuliers et des professionnels. Les bêtes, "identifiées avec des puces électroniques, pour la traçabilité", ne présentent pas de danger pour la consommation humaine, a assuré un porte-parole de Sanofi Pasteur, division vaccins du groupe. Il est précisé dans leur certificat de vente "que ces animaux ne doivent pas intégrer la filière alimentaire, non pas parce qu’il y a un danger mais par mesure de précaution", a-t-il expliqué.
Ces chevaux n’étaient pas utilisés pour des tests de laboratoire, mais pour fabriquer des médicaments, des "sérums équins purifiés" servant ensuite d’anticorps antirabiques (rage), antitétaniques (tétanos) et antivenimeux, souligne Sanofi Pasteur.

L'évocation du précédent Spanghero cache-t-elle une filière halal ? 

Cette affaire risque d’éprouver à nouveau la filière de viande de cheval. Celle-ci avait été durement touchée par la révélation, début 2013 qu’une entreprise de l’Aude, Spanghero, revendait de la viande de cheval pour du bœuf. Cette viande avait ensuite servi à la préparation de millions de plats cuisinés, comme des lasagnes, pour des grandes marques ou la grande distribution.

Certains observateurs estiment que cette multiplication des affaires autour de la viande pourrait être la conséquence de l'explosion du marché halal qui pèse désormais près de cinq milliards d'euros. Ces chiffres sont d'ailleurs contestés notamment par la Grande mosquée de Paris, qui les jugent surévalués. Mais à mesure qu'il grandit et que ses acteurs se multiplient, le marché échappe toujours à une réglementation incontestée, malgré les consignes édictées par les trois plus grandes mosquées de France (Paris, Lyon et Evry).

L'anonymat qui entoure les interpellés accrédite la thèse d'une filière halal suspecte. La montée du sectarime altermondialiste encourage un engouement nouveau. "Chacun son travail, chacun son métier. Vous n'imaginez pas, dans la filière bio, qu'un éleveur certifie lui-même sa viande", se défend Mustafa Mahmoud, qui dirige un organisme de certification en Eure-et-Loir, et qui milite pour que le label halal devienne incontestable. "Il faut des organismes indépendants et un cahier des charges unique, comme pour le 'label rouge'", qui atteste de la qualité supérieure d'un produit en France, ajoute-t-il.
Pour la sociologue Dounia Bouzar, les consommateurs sont victimes du succès du marché halal. "On assiste à des dérives purement mercantiles parce que certains ont bien vu les possibilités de profit", explique l'universitaire, qui déplore que le qualificatif "halal" soit aujourd'hui accolé à toutes sortes de produits alors qu'il devrait être réservé à la viande. Depuis une dizaine d'années, elle constate également "une surenchère identitaire" à laquelle les écologistes radicaux ne sont pas étrangers: des jeunes qui ne respectent aucune autre obligation musulmane et qui, par exemple, boivent de l'alcool, exigent de manger strictement halal.

Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, a insisté pour distinguer la nouvelle affaire du scandale Spanghero. 
Hamon le prouve.
Pas de cheval au gouvernement:
que des bourrins à la réforme
"C’est différent: là il pourrait s’agir d’un problème sanitaire", a-t-il banalisé sur RTL. "Nous avons depuis le début de l’année mis sous surveillance la filière viande et la filière poisson en France" pour rétablir la confiance, a-t-il assuré. Le ministre totalitaire met en évidence son propre échec
"La France est le premier pays en Europe à avoir inscrit dans sa loi l’étiquetage de l’origine de la viande dans les plats préparés. Nous attendons maintenant de Bruxelles qu’elle nous donne le feu vert, je l’espère en janvier prochain", s'est félicité le ministre.
Avec le résultat que déplorent les consommateurs dont il est censé assurer la protection sanitaire...

 

jeudi 21 février 2013

Spanghero poursuivra-t-il des ministres de Hollande dans l'affaire de la viande de cheval ?

L'entreprise française s'estime lésée par son gouvernement

Spanghero menace d'assigner des ministres devant la justice pour non-respect de la présomption d'innocence

L'entreprise de Castelnaudary (Aude), où des investigations se sont poursuivies mercredi, a été pointée du doigt jeudi dernier par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et les ministres délégués à la Consommation Benoît Hamon et à l'Agroalimentaire Guillaume Garot. Selon le gouvernement, la société aurait sciemment commercialisé de la viande de cheval sous l'étiquetage "boeuf".

"La société Spanghero s'élève contre les propos tenus par différents membres du gouvernement affirmant, à plusieurs reprises, qu'elle serait coupable de tromperie, avant la fin des enquêtes externes et internes en cours", déclare l'entreprise, qui compte environ 300 employés.


Les propos de certains ministres ont "des effets lourdement préjudiciables sur la reprise de l'activité de la société".

Dans un communiqué,  Spanghero les juge "prématurés" tant que l'enquête est en cours.

"La société Spanghero, qui cherche à protéger son activité, ses salariés et sa réputation, se réserve donc désormais la possibilité d'engager toute action judiciaire pour faire cesser ces atteintes répétées à son droit à la présomption d'innocence."



Le ministre de l'Agriculture prend l'entrepreneur de haut  


"C'est une plaisanterie, on accuse qui ? ", a raillé Stéphane Le Foll, méprisant.

"On fait une enquête, on tombe sur une entreprise où on s'aperçoit qu'il y a des étiquettes qui ont changé. Donc il y a tromperie. Qu'est-ce qu'on a dit d'autre ? ", se défend le ministre.

A la casserole !
Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, et le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avaient décidé le retrait de l'agrément sanitaire de Spanghero. C'est "condamner à mort 300 personnes et leurs familles, sans compter tous nos partenaires", avait souligné Christophe Giry, directeur commercial de Spanghero, donnant lecture d'un communiqué élaboré avec le personnel lors d'un comité d'entreprise extraordinaire. 

Le jeudi 14 février, le gouvernement avait ouvertement fait de Spanghero le principal responsable du scandale de la viande de cheval retrouvée dans des plats cuisinés étiquettés viande de boeuf. Spanghero savait qu'elle revendait de la viande de cheval pour de la viande de boeuf, elle s'est rendue coupable de "tromperie économique" et sera poursuivie, avait clamé le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait à son tour stigmatisé l'entreprise. En lui retirant son agrément sanitaire le jeudi soir pour le rétablir le lundi matin, quatre jours plus tard dont un weekend, le gouvernement a pris le risque de ternir l'image de Spanghero et donc de lui faire perdre des parts de marché et de détruire des emplois. 
Le Foll, Hamon, Garot,
tiercé perdant de l'économie française
Le pôle santé publique du tribunal de Grande instance de Paris s'est saisi la semaine dernière de cette affaire après la découverte de la viande de cheval dans des plats cuisinés. 

Une enquête préliminaire pour tromperie a été ouverte.

L'enquête a été confiée au service national d'enquête de la Direction générale de répression des fraudes (DGCCRF) et aux gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp).

Au lendemain de perquisitions et d'auditions dans l'usine de Castelnaudary, les investigations judiciaires se sont poursuivies mercredi, a rapporté une source proche de l'enquête.

Mardi soir, les enquêteurs sont repartis avec des documents et des disques durs d'ordinateur, a-t-on précisé.



Devoir de mémoire



Les entreprises françaises trouvent leur principaux détracteurs au gouvernement Ayrault.


Septembre 2011 - SeaFrance

Alors député d'opposition, Arnaud  Montebourg avait injurié Pierre Fa, patron de SeaFrance et les quatre membres du directoire (Katherine Burro-Fleta, Jean-Claude Dechappe, Jean-Luc Drugeon et Vincent Launay) en les traitant d’«escrocs». "On parle souvent de patrons voyous, là il s'agit d'une entreprise publique, c'est curieux... On ne fera pas de miracle, mais on peut dire à la SNCF que s'ils sont des incapables et qu'ils ont mis des escrocs à la tête de SeaFrance, ils vont l'aider à se relever".
Se sentant légitimement offensés, M. Fa et ces quatre personnes avaient assigné l’élu socialiste pour injure.

"JE regrette ces propos que j’ai tenus, puisqu’ils ont été censurés par la justice civile à travers la condamnation symbolique d’une euro", a-t-il déclaré, avant de lâcher un coup de sabot de l'âne. "JE veux quand même observer que la personne qui s’est plaint[e] en justice de mes propos a un casier judiciaire assez lourd. Il a été le patron de SeaFrance, il avait été condamné dans l’affaire Elf à la condamnation - excusez du peu - de 9 mois de prison avec sursis et 40.000 euros d’amende. Et par ailleurs, cette entreprise SeaFrance, il l’a laissée mourir, avec 800 emplois sur le carreau laissant à la concurrence les parts de marché que nous aurions dû conserver", a-t-il attaqué. "JE considère que cette condamnation civile, finalement, permet de passer à autre chose", avait conclu Montebourg. 
SeaFrance, la dernière compagnie française de ferries à relier Calais et Douvres, a été définitivement liquidée le 9 janvier 2012.

Doux, juin 2012

Alors que les difficultés du groupe volailler apparaissaient au grand jour et que le ministre du redressement productif ne parvenait à rien redresser,
Arnaud Montebourg pointa nommément l’ex-PDG du groupe : "Charles Doux a refusé de faire la moindre concession sur son sort personnel, qu’il a privilégié par rapport au projet de restructuration de Bercy".

16 septembre 2012 - Sanofi 

"
J’accepterai votre plan de réorganisation si les syndicats sont d’accord. (…) Vous allez négocier avec les syndicats et nous veillerons à ce que ce soit le cas, sinon nous verrons comment nous réexaminons le dossier Sanofi",
 menaça le ministre sur M6.


25 septembre 2012 - Hyundai

Demandant la remise en cause d’un accord de libre-échange avec la Corée du Sud, le ministre
 accuse la firme automobile de "dumping commercial et social". "Nous, nous sommes solidaires avec les [
en français, 'solidaires des'] travailleurs de Hyundai et de Kia car le dumping commercial ressemble à du dumping social", accuse-t-il.

Juillet 2012 - Peugeot-PSA-Citroën

Après que le groupe PSA a dévoilé un important plan de restructuration, qui se traduit notamment pas la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois, Arnaud Montebourg contre-attaque le 18 juillet. Il soupçonne Peugeot-Citroën d’être un 
"malade imaginaire" et parle de "dissimulations" ayant conduit à un plan "inacceptable". François Hollande avait donné le ton, déclarant le 14 juillet que le plan de restructuration était "en l'état inacceptable" et devait être "renégocié". De son côté, Nono Montebourg avait ajouté avoir "un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, 
le comportement de l'actionnaire", la famille Peugeot.

François Fillon l'accusa  de jouer contre les intérêts d'une entreprise française.

"Montebourg, c'est l'arrière qui tire dans le dos de ceux qui sont au premier rang du combat" économique, observa François Fillon, jugeant le gouvernement "irresponsable" sur ce dossier.
"Quelle est cette attitude qui consiste à taper sur une entreprise, à la dénoncer, à émettre des soupçons, alors que cette entreprise est aux premières loges dans le combat de la mondialisation", avait-il sanctionné sur Europe 1.

mercredi 20 février 2013

Viande de cheval: que sont devenues les lasagnes ?

Les associations caritatives écouleront auprès des plus défavorisés les plats retirés...


Ont-ils jeté toutes ces lasagnes à la viande de cheval qui ont été retirées des supermarchés français ces derniers jours ou ont-elles été jugées assez bonnes pour des personnes vivant dans la précarité ? 
Ce sera un précédent humiliant, si les banques alimentaires, qui redistribuent de la nourriture à des associations caritatives, s'engagent à récupérer les tonnes de plats surgelés qui ont été jugés non commercialisables en France, parce qu'ils contiennent du cheval et non du bœuf.

Benoît Hamon
, le ministre de la Consommation, a fait retirer l'agrément sanitaire de Spanghero, déclarant que l'entreprise s'est rendue coupable d'une 'tromperie économique'.

Or, "il nous arrive souvent de
récupérer des produits mal étiquetés, mais jamais dans des cas tromperie sur la marchandise", explique Laurence Champier, porte-parole de la Fédération nationale des banques alimentaires, qui sert l'équivalent de 200 millions de repas chaque année en France.

Des tonnes de produits surgelés devraient donc être logiquement détruits.
La Fédération attend toutefois le feu vert des autorités sanitaires
Et c'est pour qui ?
Pour ta pomme !
"Les associations caritatives sont prêtes à en prendre, mais seulement une fois que les autorités sanitaires auront donné leur feu vert et certifié que ces produits sont sains", affirme pourtant Laurence Champier. Les 5100 associations avec qui elle travaille "seront toujours informées de la nature de la viande contenue dans les plats", précise la bonnedame, assurant néanmoins ne pas être  "dans une démarche de récupération pour l'instant".

Le gaspillage est difficile à évaluer à l'échelle de l'hexagone, mais les chiffres européens sont gargantuesques : on sait toutefois que 750 tonnes de viande de cheval ont été achetées par Spanghero, dont 550 tonnes ont servi à la confection de 4,5 millions de plats frauduleux vendus à 28 entreprises dans 13 pays européens. En France, les produits retirés de la vente sont les lasagnes Picard et Nestlé, ainsi que les lasagnes, les hachis parmentier et les moussaka Findus.
La Croix-Rouge refuse

Les "bénéficiaires" des Restos du Cœur pourraient donc bientôt retrouver  dans leurs paniers des produits susceptibles de contenir du cheval. "On reste vigilant tant qu'on n'est pas sûr de la traçabilité de la viande", a indiqué l'association créée par Coluche, qui a distribué 115 millions de repas à 870.000 personnes en 2012. 
Du côté du Secours populaire, on ne désespère pas non plus de faire main basse sur ces stocks rejetés par Benoît Hamon. Son président, Julien Lauprêtre, estime simplement qu' "il faudra que tout soit fait dans les règles, notamment en matière d'étiquetage pour indiquer la présence de viande de cheval".

La Croix-Rouge française, en revanche, marque un minimum de respect pour les pauvres de la "gauche sociale"
L'association "considère que des produits qu'on ne propose pas au grand public ne devraient pas être offerts aux plus démunis". "C'est une question de dignité. On n'a pas envie de les stigmatiser, de souligner que parce qu'on ne mange pas à notre faim, on peut manger des produits que les autres ne veulent pas", a tranché un responsable de l'association.

Lutte contre le gaspillage alimentaire


Ironie du sort, à l’occasion du Salon international de l’alimentation, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot se sont engagés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire... Pour diviser par deux les restes des assiettes des Français d'ici à 2025, les Dupond-Dupont travaillent à l'élaboration d'un pacte national contre le gaspillage attendu au printemps prochain.

En France, le gaspillage alimentaire représente un coût de 400 euros pour une famille de quatre personnes et un volume annuel, par habitant, de 20 à 30 kg de nourriture jetée. Face à ces dérives de la société de surconsommation, les ministres en charge de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire ont lancéun appel à la mobilisation générale.

Il est temps de nous envoyer Najat Vallaud-Belkacem nous démontrer par A+B qu'en empêchant les plus précaires d'entre nous de se gaver de lasagnes le gouvernement est ...cohérent et respectueux !

mardi 19 février 2013

Viande de cheval: ""On est gouvernés par des incompétents."

"Ils ont rendu service à la concurrence", souligne Nadine, 35 ans d'ancienneté chez Spanghero

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane le Foll, a annoncé lundi le rétablissement partiel de l'agrément sanitaire


Les Pieds Nickelés du secteur:
 Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture,
 Benoît Hamon, ministre de la Consommation 
 et Guillaume Garot, sous-ministre de l'Agroalimentaire


Le secrétaire général de la CFDT a demandé lundi au gouvernement de redonner son agrément sanitaire à l'entreprise Spanghero, mise en cause dans le scandale de la viande de cheval, afin de sauver ses emplois.

Spanghero est soupçonné d'avoir écoulé 750 tonnes de cheval à travers des millions de plats surgelés vendus pour du boeuf  dans plus d'une dizaine de pays européens. L'enquête au sein de l'entreprise a révélé un "faisceau d'indices graves, précis et concordants", a déclaré dimanche Stéphane Le Foll. Or, l'enquête vétérinaire conclut maintenant à " la bonne qualité " des produits fabriqués sur le site de Castelnaudary et Le Foll assure disposer à ce stade de " suffisamment d'éléments".

Le ministre de l'Agriculture a décidé de rétablir en partie l'agrément de l'entreprise. Un répit pour les salariés de l'usine Spanghero de Castelnaudary dont la majeure partie de l'activité peut reprendre, à.l'exception d la réception et l'entreposage des surgelés.
C'est un soulagement pour les 300 salariés du site qui ont fait campagne dans les media pour dénoncer l' "abattage" des salariés de l'usine Spanghero. Le travail va pouvoir reprendre progressivement, malgré la persistance de certaines suspicions.
Les représentants du personnel de Spanghero avaient fait le déplacement depuis l'Aude au ministère de l'Agriculture ce lundi soir. Après avoir appris que l'entreprise se voyait rétablir partiellement son agrément vétérinaire, ils se sont dit "soulagés" mais soucieux de rétablir la confiance avec la clientèle.

ECOUTER Nadine gronder contre les branquignols du gouvernement qui se sont rendus responsables de la perte de nombreux clients:




La suspension d'activités chez Spanghero est "une mesure juste et proportionnée", affirmait le ministère de l'Agriculture


Le ministère de l'Agriculture s'est-il emballé sur cette fraude présumée à la viande de cheval ?
Le gouvernement a justifié sa décision de suspension temporaire de l'agrément sanitaire de l'entreprise Spanghero, estimant vendredi qu'il s'agissait alors d'"une mesure juste et proportionnée". Cette mesure, annoncée jeudi, a été prise le temps d'identifier les manquements aux réglementations, selon le ministère. 

Le ministère tente de se valoriser
"Un retrait définitif aurait constitué une mise à mort", s'est justifié après coup un responsable en réponse aux accusations du personnel de Spanghero qui a dénoncé une "condamnation à mort".


Le haut fonctionnaire donne même dans la compassion
"Nous comprenons l'anxiété des salariés de Spanghero, victimes de la tromperie, et nous ne voulons pas entrer dans une polémique avec eux, mais la mesure prise hier est proportionnée", a-t-il ajouté. "Nous avons des éléments factuels précis concernant l'étiquetage des produits", arrivés avec un code douanier correspondant à la viande de cheval et réexpédiés avec une étiquette "Boeuf origine UE". Ce membre du Cabinet du ministre a rappelé que la brigade vétérinaire se trouvait depuis vendredi matin sur place pour une expertise complète des procédures qui devra être rendue au ministre Stéphane Le Foll "en fin de semaine prochaine au plus tard".

L’Agence de sécurité alimentaire britannique (FSA) a en effet révélé que six chevaux - et non pas trois - provenant d’abattoirs britanniques, exportés en France, dans le Pas-de-Calais, et potentiellement destinés à la consommation humaine, avaient été contrôlés positifs à la phénylbutazone.
"Quand ils auront identifié tous les points faibles, ils proposeront des mesures de correction : si l'entreprise et ses dirigeants sont capables de mettre en oeuvre ces mesures dans un délai court, l'agrément sera redonné", a-t-il dévloppé. "Sinon la confiance du consommateur ne reviendra pas. L'entreprise ne pourra pas reprendre son activité tant qu'elle n'aura pas corrigé ses points faibles", a-t-il ajoutté. "Si nous avions procédé à un retrait définitif, ça aurait duré plusieurs mois avant de retrouver l'agrément. Là, ça aurait été une mise à mort", insiste-til, comme sous la dictée de la CFDT.

Restent les accusations de Benoît Hamon: " Spanghero savait !"

Selon le ministre délégué à la Consommation, Spanghero s'est rendu coupable d'une 'tromperie économique' et ses dirigeants seront traduits en justice si la tromperie est avérée, a-t-il ajouté, en promettant 'd'assainir la filière'.
Les autorités de l'Aude ont immédiatement exécuté la mesure jeudi soir.

VOIR et ENTENDRE Benoît Hamon stigmatiser l'entreprise française Spanghero:


L'entreprise Comigel, accusée de " négligences »" par le gouvernement

Spécialisée dans la fabrication de plats surgelés à marque de distributeur, 
l'entreprise française basée à Metz a riposté en faisant valoir jeudi que
la " tromperie organisée " dont elle a été victime était difficilement détectable. La viande livrée par son fournisseur Spanghero était " cuisinée sans décongélation ", rendant impossible " de détecter la tromperie " par sa couleur ou son odeur, et elle portait " l'estampille sanitaire française apposée par Spanghero ", s'est défendu le président de Comigel, Erick Lehagre.

Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon a alors fait porter toute la responsabilité à Spanghero, estimant jeudi que Comigel avait bien été dupée par son fournisseur français, mais qu'elle avait cependant commis des " négligences ". Hamon impliqua donc tout le monde, soulignant que " l'étiquette n'était pas conforme à la législation française " et  estimant aussi que Comigel aurait dû, lors de la décongélation, " se rendre compte que la viande n'était pas de la même couleur que le boeuf".

La PME de Metz (Moselle) et dont l'usine de production des plats incriminés se trouve au Luxembourg, a " porté plainte contre X il y a quelques jours en France et au Luxembourg pour tromperie, falsification et escroquerie ", a-t-elle précisé. Dans son communiqué, Comigel réaffirme " qu'elle a pris l'initiative d'alerter immédiatement les autorités compétentes luxembourgeoises et francaises et d'organiser, par précaution, le retrait des produits ".


A Paris, le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a convoqué une deuxième réunion avec les professionnels de l'agroalimentaire pour évoquer les moyens de rétablir la confiance des consommateurs.

Après avoir jeté l'opprobre sur deux entreprises hexagonales, menacé leur équilibre et mis en péril des emplois, les  trois Pieds Nickelés s'emploient à restaurer leur propre image.