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dimanche 17 mai 2020

Déconfinement: 25 nouveaux foyers épidémiques en France 

O. Véran maintient que "le système pour casser les chaînes de contamination est opérationnel"

La multiplication des contacts qu’implique le déconfinement favorise l'augmentation du nombre de foyers épidémiques  

Les Français doivent apprendre à vivre ensemble avec le virus qui rode encore. C'est la nouvelle doxa sanitaire gouvernementale  à la Covid-19, alors que les pays européens voisins tels que l'Italie ou l'Allemagne, assouplissent leurs consignes restrictives.

"Depuis lundi, nous avons identifié 25 'clusterssur notre territoire," a zézayé le ministre résigné de la Santé, O. Véran, dont l'aisance en langue anglaise pourra faire merveille au pied du mur de sa première conférence internationale, s'il a un trou béant de mémoire dans sa langue maternelle sur "les foyers épidémiques". 
Ce maître de l'humour exemplaire, dans le genre irrespectueux, a donné sa pleine mesure en défiant Eric Ciotti au concours de celui qui a la plus longueà propos de la stature de l'ancien ministre de l'Intérieur, stigmatisant ainsi les personnes de petite taille, harcelant son adversaire sur une différence physique qui n'altère pourtant quant à lui ni son intelligence, ni son sens moral et s'abaissant au niveau de la député LREM Laetitia Avia qui fait voter une loi contre la haine en ligne au moment où elle est traînée en justice par cinq anciens proches collaborateurs pour racisme, sexisme et homophobie.

Parmi les nouveaux foyers épidémiques identifiés figurent des abattoirs

L'un est situé près d'Orléans à Fleury-lès-Aubrais, Loiret. 34 cas de nouveaux coronavirus y ont été détectés, selon une annonce faite samedi par l'ARS (Agence régionale de santé).

Un deuxième foyer de coronavirus a été signalé dans les Côtes-d’Armor, soit, au total, plus de cent cas de Covid-19 détectés dans deux abattoirs français.
A l’étranger, ces lieux de travail sont déjà apparus comme des foyers de contagion du Covid-19, mais la France n'a rien vu venir sur son territoire et l'ARS n'a rien anticipé.
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Plusieurs autres foyers sont situés en façade ouest de la France

En Ile-de-France, l'un est apparu dans un foyer de jeunes travailleurs de Clamart (Hauts-de-Seine). 

Trois autres sont repérés en Auvergne-Rhône-Alpes, et autant en Occitanie, dont un dans le Tarn, parmi le personnel municipal de Carmaux

Les Pays-de-la-Loire comptent aussi trois foyers, notamment à l'hôpital de Saumur (Maine-et-Loire).

Deux foyers sont aussi signalés en Bretagne.
L'un dans un abattoir près de Saint-Brieuc et dans un hôpital de Lannion (Côte d'Armor)

Deux autres concernent la Nouvelle Aquitaine, en Dordogne après des obsèques fin avril dans le village d'Eglise-Neuve-de-Vergt, près de Périgueux, et dans un collège de la Vienne, à Chauvigny.


vendredi 17 octobre 2014

Abattoirs GAD: le repreneur Intermarché fait 312 suppressions d’emplois de plus


"Sans surprise", banalise Le Monde...

Le tribunal de Commerce de
Rennes
a approuvé !
Jeudi 16 octobre, la reprise de l’abattoir de porcs GAD parune filiale d’Intermarché, a sonné le glas dans 312 foyers, à Josselin  dans le Morbihan. Les juges qui avaient prononcé la mise en liquidation judiciaire de l’entreprise bretonne le 11 septembre, n’ont eu que cette offre à examiner lors de l’audience.
SVA-Jean Rozé, la filiale d'Intermarché, a amélioré son offre quelques jours avant le verdict. Et s’est engagé à reprendre 530 des 755 salariés travaillant sur le site de Josselin dans le Morbihan. Soit 23 de plus que dans sa proposition initiale.

La filiale d’Intermarché va ouvrir une bourse d’emplois dans ses sites industriels de l’Ouest de la FranceLa coopérative Cecab, actionnaire majoritaire de GAD, envisage aussi d’ouvrir des postes de reclassement dans ses usines.

Le projet de reprise se solde donc par 225 suppressions d’emplois dans le Morbihan. Un chiffre auquel il faut ajouter les suppressions de postes à Lampaul-Guimiliau dans le Finistère et sur le site de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Ce qui se traduit par un total de 312 emplois rayés de la carte de cette Bretagne qui a fait confiance au PS.

Les députés PS ou EELV : 22 sur 27 (Côte d'Armor: tous (5), sauf Marc Le Fur; Finistère: tous (8); Ile-et-Villaine (8): tous, sauf Isabelle Le Callennec, Gilles Lurton et Thierry Benoit; Morbihan: tous (6), sauf Philippe Le Ray).
Les Bretons du gouvernement : outre S. Le Foll, ministre intérimaire de l'Agriculture, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault en avait quatre: Jean-Yves Le Drian à la Défense, Marylise Lebranchu à la Réforme de l'État, la Décentralisation et la Fonction publique, Stéphane Le Foll (ligérien, mais fils d'un instituteur breton des Monts d'Arrée) à l'Agriculture et Benoît Hamon "adjoint" à l'Économie. Les gouvernements Valls 1 et 2 en ont maintenu 3 (Le Drian, Lebranchu et Hamon (de passage à l'Education, natif du Finistère), outre Le Foll, ex-député de la Sarthe.  

Il n’y a eu, en effet, aucun repreneur pour les deux ateliers qui subsistaient à Lampaul-Guimiliau, Finistère, où le tribunal de Commerce avait officialisé la fermeture définitive de l'usine Gad, il y a un an, le 11 octobre 2013 et où 83 salariés travaillaient encore. L’offre de la SARIA, sollicitée pour reprendre 11 personnes, n’a pas été retenue. SVA-Jean Rozé lui avait refusé la garantie d’approvisionnement de matière première...

Un plan social lourd

Bercy et Le Foll détournent le regard de la fermeture définitive du site GAD à Lampaul-Guimiliau. Le couperet ést tombé alors que Nono Montebourg, le redresseur productif, vit sa vie sous d'autres cieux....

La Cecab, qui détenait 65 % du capital de GAD, avait privilégié la poursuite d’activité de son abattoir historique de Josselin. La décision s’était traduite par 900 suppressions d’emplois, essentiellement à Lampaul-Guimiliau.

Aujourd’hui, avec un total de 1.212 suppressions de postes
le bilan social de GAD est lourd. 

La mise en redressement de cette entreprise bretonne, en février 2013, avait provoqué une vive réaction. Elle venait s’ajouter au dépôt de bilan du volailler Doux et aux difficultés de son concurrent Tilly-Sabco, placé depuis en liquidation.

GAD est victime de la crise de la filière porcine, bien avant  l’embargo russe sur le porc européen (janvier 2014),  comme le suggère Le Monde qui n'est jamais à une approximation partisane près. Si ce dossier illustre les limites du modèle agricole breton, il a aussi pâti d’une gestion hasardeuse de ses actionnaires, accuse le quotidien socialiste.

La Cecab, aussi connue par le passé pour ses conserves de légumes d’Aucy (coopérative CEBAB), ex-première marque de conserves en France (le Français Bonduelle est no 1 en Europe des légumes en conserve et no 2 des légumes surgelés), a pourtant tenté de se diversifier dans le porc. En 2008, elle est entrée au capital de la société familiale GAD et en a pris le contrôle en 2010, en essayant de sauver son site de Josselin dans le périmètre. Mais l’effort de restructuration et de sauvetage s’est fait grâce à un montage financier par endettement (LBO) et cette dette a plombé l’activité, entraînant GAD (1.700 salariés) vers le dépôt de bilan en février 2013.

vendredi 22 août 2014

GAD: Intermarché, repreneur: du lard ou du cochon ?

Les représentants du personnel de Gad rejettent la mise en liquidation judiciaire

L'entreprise GAD durement éprouvée

Les abattoirs Gad, qui ont déjà licencié 889 personnes l'an dernier, sont de nouveau dans la tourmente, ayant été placés en liquidation judiciaire. Si Intermarché a rappelé lundi qu'il est toujours intéressé par une éventuelle reprise, les salariés sont pessimistes.
Malgré ces licenciements secs, la direction a annoncé son intention d'ouvrir une procédure de liquidation judiciaire. Les quelque 1.000 salariés, qui travaillent en majorité sur l'autre site de Gad situé à Josselin (Morbihan), sont tous menacés.

La direction de Gad a justifié sa décision par "des problèmes de trésorerie"mais aussi par les difficultés de la filière porcine et un embargo russe sur les importations de porcs, a indiqué le délégué syndical CFDT chez Gad, Patrick Piguel, selon lequel l'abattoir emploie plus de 1.000 personnes à Josselin, dont près de 750 en CDI (contrats à durée indéterminée). A court terme, l'entreprise faisait face aussi, selon Patrick Piguel, au remboursement d'une échéance d'une dette, s'élevant à 4,5 millions d'euros à payer le 10 octobre.

Intermarché, possible sauveur?

Déjà en proie à des difficultés de trésorerie, Gad, une entité du groupe coopératif morbihannais Cecab, avait été placée en redressement judiciaire en février 2013. En octobre de cette même année, le tribunal de commerce de Rennes avait validé son plan de continuation, entérinant la suppression de 889 emplois, principalement sur le second abattoir de l'entreprise, à Lampaul-Guimiliau. Seules restent dorénavant sur le site finistérien une soixantaine de personnes, travaillant dans des unités produisant lardons et graisse alimentaire, selon une source proche du dossier.

La CFDT a aussitôt réclamé l'intervention de Manuel Valls dans ce dossier. Le syndicat demande au Premier ministre, dans un communiqué commun aux autres syndicats, l'organisation "d'une table ronde (...) afin de réfléchir collectivement à l'avenir de la filière porcine bretonne dans lequel une reprise pérenne du site de Gad Josselin et de ses 1.173 emplois doit trouver sa place". Selon le syndicat, le dossier de liquidation judiciaire devrait être déposé au tribunal de commerce fin août-début septembre.

En attendant la nouvelle réunion du Comité d'entreprise du 22 août, Intermarché a rappelé lundi qu'il est toujours intéressé par une éventuelle reprise des abattoirs. Depuis trois semaines, Gad est d'ailleurs en discussion avec le géant de la distribution. La direction de l'entreprise agroalimentaire espère que le tribunal, tout en prononçant la liquidation de l'abattoir, laissera deux mois à Intermarché ou à un autre repreneur pour finaliser une offre de reprise, tout en maintenant l'activité. Mais, à part Intermarché, aucun autre repreneur potentiel ne s'est manifesté.

Les représentants des salariés de l'abattoir Gad à Josselin (56) ont été reçus au ministère de l'Agriculture ce mardi.
Ce mardi, une délégation de représentants CFDT de Gad a été reçue près de deux heures par le ministre de l'Agriculture Stéphane le Foll ainsi que par des membres des cabinets des ministères du travail et du redressement productif."

Le ministre a confirmé qu'une offre de reprise par Intermarché serait déposée fin août début septembre", a indiqué à la sortie de l'entretien Jean Luc Feillant, secrétaire Upra Agroalimentaire Bretagne qui faisait partie de la délégation. "Nous avons dit au ministre que notre demande dorénavant était de pouvoir rencontrer rapidement le groupe Intermarché pour pouvoir échanger avec lui sur le périmètre de reprise qu'on espère le plus important possible et pour faire lui part des préoccupations des salariés", a-t-il déclaré.

Selon le représentant CFDT, le ministre a assuré qu'il ferait en sorte qu'on n'oublie pas les 80 salariés des deux unités restantes de Lampaul-Guimiliau. "Il faut qu'il y ait un repreneur pour tout le périmètre de la SAS Gad", ajoute Jean-Luc Feillant.
A ce jour, la société SVA Jean Rozé de Vitré (Ille-et-Vilaine), filiale du groupe Intermarché, est le seul candidat potentiel à une reprise, mais a précisé qu’elle était actuellement dans une phase d’étude du dossier qui ne préjugeait pas de sa décision finale. "Ce dossier est toujours dans un processus d’instruction nécessaire et préalable à une prise de décision éventuelle de reprise", a indiqué mercredi SVA dans un communiqué.

L'abattoir porcin Gad de Josselin a été placé en liquidation judiciaire

Stéphane Le Foll : "L’Etat va aider à sauver l’abattoir"

Lors d'une réunion à Paris, le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll assurait aux représentants du personnel qu'Intermarché déposerait une offre de reprise d'ici dix à quinze jours"C’est là que la région, c’est là que l’Etat doivent être là pour aider à trouver les moyens de réindustrialiser ce site. C’est ça qui est l’enjeu", a-t-il déclaré, interrogé lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Les élus du personnels des abattoirs de Gad ont rendu un avis négatif ce vendredi soir la mise en liquidation judiciaire. Désormais, pour sauver le site de Josselin, un repreneur doit déposer une offre sans tarder. "C'est triste de voir cette entreprise mettre la clé sous la porte. Je compatis au sort de ses 950 salariés," s'est ému Jean-Marc Détivelle, délégué FO du site de Lampaul. Il n'a pas manqué de s'insurger contre la position des élus français face à Bruxelles.

Alors qu'Intermarché se fait désirer, le prochain rendez-vous décisif pour les salariés est l'audience devant le tribunal de Commerce qui devrait avoir lieu "probablement dans les premiers jours de septembre", selon  Patrick Piguel, le second délégué CFDT.

  

mercredi 18 décembre 2013

Trafic de viande de cheval: filière prise la main dans le caddie de la ménagère

Coup de filet dans onze départements 

Une vingtaine de personnes a été interpellée ce lundi matin dans le
cadre 
d'une enquête sur un trafic de viande dans le sud de la France.

Vingt-et-une personnes ont été interpellées lundi dans le sud de la France lors d’une vaste opération de gendarmerie visant un nouveau trafic de viande de chevaux, revendus pour la consommation après avoir servi dans l’industrie pharmaceutique, notamment chez Sanofi-Pasteur, filiale du géant pharmaceutique, Sanofi, selon des sources proches de l’enquête.

Environ 200 chevaux utilisés en laboratoire d'expérimentation,
a priori pour produire des sérums, se seraient ainsi retrouvés dans l’assiette du consommateur après falsification des documents vétérinaires. Un site de Sanofi à Alba-la-Romaine (DvG), en Ardèche, les aurait cédés entre 2010 et 2012 à un marchand de chevaux du Gard, qui les aurait ensuite vendus à un négociant de Narbonne, soupçonné d’être l’organisateur du trafic, ont indiqué ces sources, qui ne révèlent pas les identités des interpellés.

Dans une moindre mesure, le trafic concernerait aussi
des chevaux achetés à des centres équestres ou à des particuliers. Il s’étendrait à l’Espagne où l’abattoir de Gérone a été perquisitionné

Impossible de dire encore si ce trafic a mis en péril la santé des consommateurs
, a dit le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garotun incapable qui ne sert que d'escort boy dans les déplacements de Ayrault et qui n'a donc pas vu monter le mouvement des Bonnets rouges bretons contre l'écotaxe, bien qu'il ait été élu de Laval... Cependant, "cette affaire est potentiellement plus malsaine" que l’affaire Spanghero, avec laquelle elle n’a pourtant aucun rapport, a estimé une source proche de l’enquête, mais anonyme.

Le géant pharmaceutique Sanofi a indiqué avoir collaboré à l’enquête et avoir été interrogé il y a quelque temps en qualité de témoin et souligné qu'aucun des collaborateurs n’a pas été mis en cause. L’enquête et les auditions des interpellés au cours de leur garde à vue serviront à établir quand et comment les documents vétérinaires ont été falsifiés et dans quelle mesure Sanofi ignorait de tels agissements, a-t-elle dit.

Interpellations à l'heure des huissiers

A table et bon appétit !
Parmi les personnes interpellées en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Auvergne et Midi-Pyrénées figurent le négociant de Narbonne et au moins un proche, plusieurs autres négociants en viande, des vétérinaires et un informaticien des Alpes-de-Haute-Provence.

Les gendarmes se sont ainsi rendus au petit matin chez le négociant de Narbonne pour l’interpeller, puis se rendre avec lui à l’abattoir municipal. Là, ils ont procédé à des fouilles et emporté des documents. Ils ont ensuite saisi de la viande dans une boucherie de Narbonne, qui pourrait appartenir au mis en cause anonyme, avant de la charger dans un camion frigorifique.
Une centaine de gendarmes a ainsi été mobilisée dans l’Aude, le Gard, l’Hérault, les Alpes-de-Haute-Provence, le Cantal, la Haute-Loire le Puy-de-Dôme, la Drôme ou le Tarn-et-Garonne, pour procéder aux interpellations et mener des perquisitions dans des bureaux ou des abattoirs.

Une dénonciation anonyme

"Nous n’y sommes pour rien", a assuré la directrice du petit abattoir de Narbonne, Myriam Patrice, que la presse n'a ni anonymée, ni rebaptisée. Le négociant placé en garde à vue n’était qu' "un usager de l’abattoir", a-t-elle dit. "Il y louait des bureaux et des frigos et y faisait abattre ses chevaux, sous le contrôle d’inspecteurs vétérinaires".

C’est une dénonciation anonyme adressée fin 2012 à la direction audoise de la protection des populations qui a déclenché l’enquête, aujourd’hui confiée à la section de recherches de Montpellier dans le cadre d’une information judiciaire dirigée par un juge du pôle santé de Marseille.

Sanofi Pasteur a précisé avoir revendu autour de 200 chevaux depuis trois ans, en général à des écoles vétérinaires, des particuliers et des professionnels. Les bêtes, "identifiées avec des puces électroniques, pour la traçabilité", ne présentent pas de danger pour la consommation humaine, a assuré un porte-parole de Sanofi Pasteur, division vaccins du groupe. Il est précisé dans leur certificat de vente "que ces animaux ne doivent pas intégrer la filière alimentaire, non pas parce qu’il y a un danger mais par mesure de précaution", a-t-il expliqué.
Ces chevaux n’étaient pas utilisés pour des tests de laboratoire, mais pour fabriquer des médicaments, des "sérums équins purifiés" servant ensuite d’anticorps antirabiques (rage), antitétaniques (tétanos) et antivenimeux, souligne Sanofi Pasteur.

L'évocation du précédent Spanghero cache-t-elle une filière halal ? 

Cette affaire risque d’éprouver à nouveau la filière de viande de cheval. Celle-ci avait été durement touchée par la révélation, début 2013 qu’une entreprise de l’Aude, Spanghero, revendait de la viande de cheval pour du bœuf. Cette viande avait ensuite servi à la préparation de millions de plats cuisinés, comme des lasagnes, pour des grandes marques ou la grande distribution.

Certains observateurs estiment que cette multiplication des affaires autour de la viande pourrait être la conséquence de l'explosion du marché halal qui pèse désormais près de cinq milliards d'euros. Ces chiffres sont d'ailleurs contestés notamment par la Grande mosquée de Paris, qui les jugent surévalués. Mais à mesure qu'il grandit et que ses acteurs se multiplient, le marché échappe toujours à une réglementation incontestée, malgré les consignes édictées par les trois plus grandes mosquées de France (Paris, Lyon et Evry).

L'anonymat qui entoure les interpellés accrédite la thèse d'une filière halal suspecte. La montée du sectarime altermondialiste encourage un engouement nouveau. "Chacun son travail, chacun son métier. Vous n'imaginez pas, dans la filière bio, qu'un éleveur certifie lui-même sa viande", se défend Mustafa Mahmoud, qui dirige un organisme de certification en Eure-et-Loir, et qui milite pour que le label halal devienne incontestable. "Il faut des organismes indépendants et un cahier des charges unique, comme pour le 'label rouge'", qui atteste de la qualité supérieure d'un produit en France, ajoute-t-il.
Pour la sociologue Dounia Bouzar, les consommateurs sont victimes du succès du marché halal. "On assiste à des dérives purement mercantiles parce que certains ont bien vu les possibilités de profit", explique l'universitaire, qui déplore que le qualificatif "halal" soit aujourd'hui accolé à toutes sortes de produits alors qu'il devrait être réservé à la viande. Depuis une dizaine d'années, elle constate également "une surenchère identitaire" à laquelle les écologistes radicaux ne sont pas étrangers: des jeunes qui ne respectent aucune autre obligation musulmane et qui, par exemple, boivent de l'alcool, exigent de manger strictement halal.

Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, a insisté pour distinguer la nouvelle affaire du scandale Spanghero. 
Hamon le prouve.
Pas de cheval au gouvernement:
que des bourrins à la réforme
"C’est différent: là il pourrait s’agir d’un problème sanitaire", a-t-il banalisé sur RTL. "Nous avons depuis le début de l’année mis sous surveillance la filière viande et la filière poisson en France" pour rétablir la confiance, a-t-il assuré. Le ministre totalitaire met en évidence son propre échec
"La France est le premier pays en Europe à avoir inscrit dans sa loi l’étiquetage de l’origine de la viande dans les plats préparés. Nous attendons maintenant de Bruxelles qu’elle nous donne le feu vert, je l’espère en janvier prochain", s'est félicité le ministre.
Avec le résultat que déplorent les consommateurs dont il est censé assurer la protection sanitaire...