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samedi 4 juillet 2020

Les Verts de Lyon, à l'origine d'un cluster au nouveau Conseil municipal

Gérard Collomb n'a pas souhaité passer l'écharpe de maire à son successeur écolo

Les écolos inventent le coronavirus bio ?
 
L’un des nouveaux élus municipaux Verts à Lyon a été testé positif au Covid 19. Depuis, l’ARS remonte la chaîne de toutes les personnes contact en particulier lors de la soirée électorale. L’élection du maire a été maintenue ce samedi.
Ils vont gérer la ville:  lors de la soirée électorale du 28 juin à Lyon  
Gregory Doucet (en chemise blanche) n’aurait pas été en contact avec 
Gauthier Chapuis, jeune candidat testé positif au Covid-19.

Depuis, l’ARS remonte la chaîne de toutes les personnes contact en particulier lors de la soirée électorale. L’élection du maire a été maintenue ce samedi.

A Lyon, la séance d'installation du nouveau maire et de son conseil municipal programmé pour samedi après-midi, a bien failli être annulée… pour cause de Covid-19. Un jeune candidat de la liste écologiste du neuvième arrondissement, Gauthier Chapuis, a en effet été testé positif au Covid-19 cette semaine. Depuis, les services de l'ARS s'emploient à dessiner les contours des personnes ayant été en contact avec lui et ceci particulièrement lors de la soirée électorale du dimanche 28 juin, qui s'est déroulée au Ninkasi, une brasserie de bière réservée pour l'occasion par les équipes écologistes. 

Les photos prises dans la soirée sont passées au peigne fin pour identifier les personnes restées en contact prolongé avec le malade. Une bonne vingtaine au total, nouveaux élus, militants, collaborateurs et journalistes réunis pendant la soirée autour de Grégory Doucet, le nouveau maire de Lyon, qui analysait dimanche les résultats au fur et à mesure du dépouillement. 

Les conditions sanitaires repassent au rouge pastèque 

"Le conseil municipal d'installation pourra-t-il se tenir samedi?," se sont interrogés les écologistes. « Il apparaît sur les images de la soirée électorale que Grégory Doucet n'a pas été directement en contact avec ce candidat » rapporte son cabinet après enquête. Le reste de l'équipe doit être testé prochainement. L'écologiste, qui bénéficie d'une large majorité au conseil municipal de Lyon sera donc bien intronisé samedi après-midi. Mais il manquera dans ses rangs neuf nouveaux élus, neuf conseillers municipaux écologistes, placés en quatorzaine et qui ont donc confié leur procuration de vote à leurs collègues .

Ce conseil municipal d'installation va également se tenir dans des conditions sanitaires renforcées. Masques strictement obligatoires pour tous à la mairie ce samedi, y compris dans la rue pour l'arrivée des nouveaux élus prévue à vélo. Idem pour la distanciation qui devra être respectée avec plus de rigueur encore. Ce cas de Covid-19 au conseil municipal de Lyon fera d'ailleurs l'objet d'une déclaration à l'ouverture de la séance par Grégory Doucet. 
Et pour finir, le maire sortant, Gérard Collomb qui devait passer, comme doyen d'âge de l'assemblée, l'écharpe tricolore à son successeur, sera dispensé du geste symbolique pourtant très attendu par les photographes et les caméras.

dimanche 31 mai 2020

Les partisans de la chloroquine sont un noyau viral, selon Véran

Ministre clivant, O. Véran les traite de "sacré cluster d'irresponsables"

Le ministre de la Santé partisan, représentant d'une caste hautaine 

Méphisto, sourcilleux
godillot aux pieds plats
Les attaques de "sachants" parisiens font rage contre la chloroquine :
 elle vaut trois francs six sous, ce qui ne fait pas les affaires des laboratoires qui investissent sans lui trouver encore l'alternative lucrative qu'ils escomptent. Ils espèrent bien toucher toutefois le pactole au plus vite.

Le ministre de la Santé a interdit cette molécule offrant ainsi de meilleures chances d'aboutir aux laboratoires, tandis qu'un grand nombre de figures politiques continuent d'en soutenir la prescription, derrière le professeur Didier Raoult. Certains même, comme Christian Estrosi, ont été sauvés du coronavirus par la molécule controversée. 

Olivier Véran en a perdu ses nerfs et tapé du poing sur la table, selon Le Canard Enchaîné.

Le fondement des condamnations de la chloroquine (seule) par des "savants" liés aux laboratoires est battu en brèches et leur  crédibilité ne résiste pas aux témoignages autorisés qui se font jour au fil des guérisons associées à la bi-thérapie prescrite par le professeur de Marseille, un chercheur en virologie qui n'a pas cessé de voir des patients et de les soigner.  
Dès la mise en lumière médiatique de l'infectiologue Didier Raoult, les "mandarins" de Paris ont tremblé: ils n'avaient rien à proposer aux malades admis aux urgences, puis en réanimation, et ont opposé des protocoles rigides à respecter pendant que les malades mouraient, fautes de respirateurs disponibles. Les conseillers des gouvernements , membres des sociétés "savantes" et autres comités  - qui ont pourtant constitué le "conseil scientifique" de Macron - étaient pris en défaut: ils n'avaient pas prévu les masques de protection, ni les tests de dépistages ni les lits en quantités suffisantes, ni les effectifs et n'avaient pas d'autre choix que de railler, puis de polémiquer et enfin de réclamer la tête de celui qui était en mesure de tester et soulager, voire de soigner et guérir les malades de la Covid-19.
 
Le professeur Raoult s'est imposé comme la figure principale de la lutte contre le coronavirus en préconisant la chloroquine en bi-thérapie précoce contre le virus mortel, quand les gens mouraient en nombre dans les hôpitaux publics. La bi-thérapie qui sauvait des vies suscita aussitôt l'hostilité des "savants" qui collaborent avec les laboratoires, au mépris de la confiance que certains ont accordé au directeur de l'IHU Méditerranée infection de Marseille. La polémique suivie d'attaques frontales vise à faire passer au second plan dans l'opinion les défaillances des mandarins et la pénurie de moyens publics face à l'épidémie.  

Une étude, bidonnée par quatre médecins, que publia la revue scientifique britannique The Lancet, a définitivement jeté la suspicion sur les intentions scientifiques des "savants" qui cornaquent Véran, un député LREM que la revue 'people' Gala (Laura Carreno-Muller) a bombardé d'urologue à "neurologue". Cette publication prudente mais tendancieuse, auréolée d'une réputation acquise dans le passé, devait porter le coup de grâce au "savon de Marseille", selon Canteloup, plutôt qu'au SARS-CoV-2, en affirmant non pas seulement son inefficacité, mais la dangerosité de la chloroquine (seule), en dépit des témoignages de rescapés du virus, tel le journaliste Olivier Mazerolle

Un avis rendu public ce mardi 26 mai a tenté de mettre au pilori  le "Gérard Depardieu de la science", selon ses agresseurs de la pensée officielle. Appelé à l'aide par Véran, suite à l'étude britannique, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a recommandé l'arrêt de la prescription de la molécule. Car c'est la Politique qui domine la ScienceL'Organisation mondiale de la santé a suspendu provisoirement l'expérimentation du traitement. Et Donald Trump a suspendu à l'OMS ses allocations... 
<br>Les agresseurs ne s'attendaient pas à une contre-offensive de gauche comme de droite
 
Car, si Didier Raoult est en première ligne pour défendre la chloroquine, Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignant ou encore Philippe Douste-Blazy sont à ses côtés. Pour le sectaire Olivier Véran, c'en est trop.
D'après Le Canard Enchaîné du 27 mai, le ministre des Solidarités et de la Santé s'est abandonné à la colère, face à des journalistes. "J'hallucine totalement face aux réactions de ces hommes politiques", a déploré l'ex-socialiste, comme Agnès Buzyn, "les mêmes qui hurlaient au scandale d'Etat parce qu'on avait laissé une trop grande liberté de prescription au Médiator demanderaient ma tête dans deux mois devant la commission d'enquête si on ne parlait plus de la chloroquine que sous l'angle du nombre de morts par complications cardiaques." 

Dans la foulée, le ministre a applaudi du bout des doigts "ceux qui ont découvert la prudence" comme Ségolène Royalelle qui avait supprimé des Tweets vantant la réussite du traitement prescrit par Didier Raoult. 

Les contradicteurs du ministre ont eu droit à un avertissement de Véran, considéré comme un "kéké" dans la presse... "Devant la commission d'enquête, je me ferai un plaisir de rappeler à leurs auteurs leurs paroles du passé qui ont bien contribué au bordel ambiant", a ainsi riposté le ministre de corps de garde. Et de conclure : "il y a quand même (...) un sacré cluster d'irresponsables politiques." Sauf que le ministre viral ne visait pas l'exécutif !  

Le Bon, la Brute et le Truand

Le politique et la médecine s'affrontent de plus belle.
O. Véran est un fauteur de troubles qui met à mal l'unité nationale souhaitable en période de crise sanitaire.
Tandis que l'urologue - qui s'était déclare "hyperactif" dans Gala plutôt que réflechi - prône la prudence face au coronavirus, et malgré le lancement d'un déconfinement progressif, le professeur en infectiologie estime que les Français sont en sécurité, au moins en PACA !, ne dramatisant pas l'hypothèse d'une deuxième vague de la pandémie de Covid-19 que l'exécutif envisage - après avoir négligé la possibilité de la première, malgré le précédent de 2003

Malgré leurs prospectives divergentes, O. Véran ne balaie pas d'un revers de la main l'expertise internationale de l'infectiologue, puisque le ministre évite de le "mettre au ban". "Je l’ai appelé hier. On en a parlé. Je l’ai prévenu de ma décision. Ce n’est pas ma décision, c’est une décision certes que je prends, mais sur la base des recommandations scientifiques", a ainsi nuancé le ministre fort en gueule - avec un cheveu sur la langue - au sujet de l'interdiction de la chloroquine. Ce qui en touche une au professeur sans bouger l'autre.
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lundi 18 mai 2020

Xavier Bertrand rappelle Macron au respect des gestes-barrière et donc des autres

Le président de Région porte ostensiblement son masque face à un Macron irrespectueux

La consigne présidentielle était le non-respect des gestes-barrière

Pourquoi un état d'urgence sanitaire si le président incohérent s'assoie sur ses consignes
, lors de la cérémonie d'hommage au général De Gaulle ?
Les officiels s'étaient pliés aux ordres de Macron, au péril de leurs vies
















Il y a quatre-vingts ans jour pour jour, Charles de Gaulle, alors inconnu du grand public, freinait l’avancée allemande à la bataille de Montcornet. Il venait d’être nommé à la tête de cette division composée à la hâte, réunion d’unités disparates. "Au moment même où l’ombre de la résignation et du renoncement s’étendait sur notre pays, l‘esprit de la résistance se leva", raconta le président Macron, cambré dans une raideur théâtrale derrière son pupitre, en bordure d'un champ d'éoliennes, escorté d'une poignée d'officiels en contradiction avec ce qu'on attend de personnages responsables et exemplaires.

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a été la seule personnalité politique à garder son masque dimanche, lors de la célébration des combats de Montcornet, dans l'Aisne.
La bataille de Montcornet s'est déroulée le 17 mai 1940 dans l'Aisne entre des unités de la Wehrmacht et de l'Armée française, lors de la bataille de France, pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est une des tentatives de contre-attaque de l'armée française, devenue célèbre parce qu'elle était commandée par le colonel Charles de Gaulle qui prend initialement plusieurs points stratégiques, mais qui se solde par un repli, sur ordre, de la 4e division française cuirassée.
Interrogé par Oise Hebdo, Xavier Bertrand explique que l’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque avant le début de la cérémonie mais qu'il a refusé l'incohérence.
"L'Elysée a fait retirer les masques à l'ensemble des élus présents. Mais ils sont à moins d'un mètre", a expliqué le président des Hauts-de-France à la chaîne locale.
Des photos ont révélé que le président Xavier Bertrand a opposé ses convictions aux volontés du président de la République pendant la cérémonie en hommage au général de Gaullece dimanche, en présence de Macron.

Oise hebdo prend parti

Le président de la région Hauts-de-France
"Xavier Bertrand s’est distingué" [sic] pendant la cérémonie en hommage à de Gaulle organisée dans l’Aisne ce dimanche 17 mai, estime le journal local de Compiègne qui diffuse notamment sur Creil, où se situe la base militaire qui fut le premier noyau épidémique de diffusion de la Covid-19
L’hôpital de Creil a accueilli à la mi-mars le premier patient français mort du Covid-19. Depuis, dix autres sont décédés et cinq soignants sont contaminés. L’établissement de l’Oise a traversé une longue période de "grand épuisement et parfois de la colère".
L'hebdomadaire est connu pour ses Unes morbides

L’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque, précise Oise hebdo. L’élu a préféré rappeler que le Covid-19 est toujours là, hommage ou pas.
Xavier Bertrand a néanmoins échangé quelques mots avec Macron à l’issue de la cérémonie.

"Le masque n'était pas obligatoire sur le site compte tenu du fait que nous étions a l'extérieur et en mesure d'assurer la distanciation physique", a raconté après coup l'Elysée, tentant de sauver la face. "Du reste ceux qui ont souhaité le garder n'en ont pas été privé," commente la présidence...

Une tribune critique du gouvernement par Xavier Bertrand

L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé avait déjà précisé 
sa position face au gouvernement le matin même.
Rendant hommage à Charles de Gaulle dans une tribune publiée dans le JDD, il établit un parallèle entre la défaite de la France en 1940 et la gestion du gouvernement face à la crise du coronavirus.
"Face à la menace, l'Etat n'était pas prêt. Il n'avait pas les équipements nécessaires: les avions manquaient. Pire, les gouvernements de passage avaient menti à la population crédule, leur laissant croire que la France attendait l'ennemi de pied ferme", écrit-t-il dans cette tribune. 
"Lorsque le conflit éclata, nous avons pris les mauvaises décisions" et "le courage des hommes n'a pas suffi pour combattre l'ennemi."

Suivez son regard.
Les décrypteurs de la presse n'ont pas tenté d'expliquer aux Français qui ont su lire entre les lignes...

dimanche 17 mai 2020

Déconfinement: 25 nouveaux foyers épidémiques en France 

O. Véran maintient que "le système pour casser les chaînes de contamination est opérationnel"

La multiplication des contacts qu’implique le déconfinement favorise l'augmentation du nombre de foyers épidémiques  

Les Français doivent apprendre à vivre ensemble avec le virus qui rode encore. C'est la nouvelle doxa sanitaire gouvernementale  à la Covid-19, alors que les pays européens voisins tels que l'Italie ou l'Allemagne, assouplissent leurs consignes restrictives.

"Depuis lundi, nous avons identifié 25 'clusterssur notre territoire," a zézayé le ministre résigné de la Santé, O. Véran, dont l'aisance en langue anglaise pourra faire merveille au pied du mur de sa première conférence internationale, s'il a un trou béant de mémoire dans sa langue maternelle sur "les foyers épidémiques". 
Ce maître de l'humour exemplaire, dans le genre irrespectueux, a donné sa pleine mesure en défiant Eric Ciotti au concours de celui qui a la plus longueà propos de la stature de l'ancien ministre de l'Intérieur, stigmatisant ainsi les personnes de petite taille, harcelant son adversaire sur une différence physique qui n'altère pourtant quant à lui ni son intelligence, ni son sens moral et s'abaissant au niveau de la député LREM Laetitia Avia qui fait voter une loi contre la haine en ligne au moment où elle est traînée en justice par cinq anciens proches collaborateurs pour racisme, sexisme et homophobie.

Parmi les nouveaux foyers épidémiques identifiés figurent des abattoirs

L'un est situé près d'Orléans à Fleury-lès-Aubrais, Loiret. 34 cas de nouveaux coronavirus y ont été détectés, selon une annonce faite samedi par l'ARS (Agence régionale de santé).

Un deuxième foyer de coronavirus a été signalé dans les Côtes-d’Armor, soit, au total, plus de cent cas de Covid-19 détectés dans deux abattoirs français.
A l’étranger, ces lieux de travail sont déjà apparus comme des foyers de contagion du Covid-19, mais la France n'a rien vu venir sur son territoire et l'ARS n'a rien anticipé.
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Plusieurs autres foyers sont situés en façade ouest de la France

En Ile-de-France, l'un est apparu dans un foyer de jeunes travailleurs de Clamart (Hauts-de-Seine). 

Trois autres sont repérés en Auvergne-Rhône-Alpes, et autant en Occitanie, dont un dans le Tarn, parmi le personnel municipal de Carmaux

Les Pays-de-la-Loire comptent aussi trois foyers, notamment à l'hôpital de Saumur (Maine-et-Loire).

Deux foyers sont aussi signalés en Bretagne.
L'un dans un abattoir près de Saint-Brieuc et dans un hôpital de Lannion (Côte d'Armor)

Deux autres concernent la Nouvelle Aquitaine, en Dordogne après des obsèques fin avril dans le village d'Eglise-Neuve-de-Vergt, près de Périgueux, et dans un collège de la Vienne, à Chauvigny.


Des travailleurs saisonniers étrangers circulent en France pendant l'état d'urgence sanitaire

Lieux de spectacles et plages fermés aux Français, mais libre circulation des étrangers... 

Le coronavirus et les étrangers circulent dans la population quant à elle contrôlée, verbalisée et contaminée

Le Monde estime que c'est pour les saisonniers que "le manque de visibilité est terrible". Et la cohérence ?
Les agriculteurs ont souvent recours aux travailleurs saisonniers pour ramasser les fraises, les cerises, les abricots et encore les asperges. Photo d\'illustration.
Pas de gants:  donc ni masque, ni gel ? Bonne dégustation !

Faute de consignes sur ce qui est autorisé ou non cet été, le gouvernement centralisateur qui décide plus que jamais de tout en période d'état d'urgence sanitaire entretient flou et inquiétudes, maintenant hôtels et restaurants notamment dans l’expectative. 

Pour le million de personnes qui, chaque année, font les saisons, l’été 2020 s’annonce donc à haut risque. En 2019, près de la moitié des saisonniers ont exercé leur activité dans les secteurs de la restauration, de l’hébergement et des loisirs, principalement sur les lieux de vacances, selon les données compilées par la Dares, la direction chargée de la recherche au ministère du travail, fin décembre. Et une part non négligeable (15 %) dans le commerce. Environ un quart ont été embauchés pour effectuer des travaux de cueillette de fruits ou les vendanges. Or, si les opportunités de contrats existent bel et bien dans l’agriculture, sur le littoral ou dans les lieux touristiques, il en va tout autrement cette année en raison des conséquences de la pandémie de coronavirus.

Alors qu’hôtels et restaurants font travailler 150.000 saisonniers l’hiver et 300.000 l’été, le marché est aujourd’hui au point mort, en l’absence de consignes gouvernementales. "Tous les recrutements sont suspendus, faute de visibilité, déclare Thierry Grégoire, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH)-saisonniers. Et puis, lorsque nous le pourrons, nous ne rouvrirons pas dans les mêmes conditions." 
Le respect des règles de distanciation, notamment dans les restaurants, va réduire les flux de clientèle, avec sans doute un impact sur les effectifs des établissements. Selon Th. Grégoire, même en cas de réouverture, "environ 75 % seulement des saisonniers du secteur pourraient trouver du travail cet été."

Malgré la pandémie, l'Union européenne favorise la circulation des travailleurs étrangers

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"Le gouvernement vole au secours
des agriculteurs," dixit Les Echos
 
Pour soutenir l'économie, l'UE assure la liberté de circulation des travailleurs saisonniers en les incluant dans les nouvelles directives.
Dès le 30 mars, la Commission européenne a publié de nouveaux conseils pratiques pour garantir la libre circulation aux saisonniers étrangers à l'intérieur de l'UE en sorte qu'ils puissent atteindre leur lieu de travail, au risque de propagation du coronavirus de pays à pays. Le secteur alimentaire est un secteur clé inclus dans ces lignes directrices, notamment en ce qui concerne les travailleurs saisonniers.

Ces lignes directrices visent donc à répondre aux préoccupations des citoyens et des entreprises touchés par les mesures visant à contenir la propagation du coronavirus, ainsi que des autorités nationales qui mettent en œuvre ces mesures. Ces mesures incluent les contrôles aux frontières intérieures et la restriction de la circulation des personnes au sein de l'UE.

Le secteur agroalimentaire de l'UE tente en fait d'assurer l'efficacité de la chaîne alimentaire et la sécurité alimentaire dans toute l'UE pendant cette crise sanitaire sans précédent. Or, il prévoyait que dans les semaines suivantes, il serait néanmoins confronté à une importante pénurie de main-d'œuvre si les travailleurs saisonniers ne pouvaient pas se rendre sur leur lieu  de récolte, de plantation et de soins aux plantes, en raison de mesures trop restrictives.

Les directives de la Commission incitent les Etats membres à mettre en place des procédures spécifiques, rapides et exemptes de charges, pour assurer un passage efficace des travailleurs frontaliers et saisonniers, y compris un dépistage sanitaire proportionné. On note ainsi un "en même temps" désemparant de la Commission qui dit restreindre et faciliter à la fois...

En ce qui concerne les travailleurs saisonniers dans le secteur agricole, les Etats membres devraient échanger des informations sur leurs différents besoins au niveau technique et établir des procédures spécifiques pour assurer le déplacement de ces travailleurs. En outre, les Etats membres devraient traiter ces personnes comme des "travailleurs critiques" [comprendre "à risques"] et communiquer aux employeurs la nécessité d'assurer une protection adéquate en terme de santé et de sécurité. Comment ?
La Commission continuera à identifier avec les Etats membres les meilleures pratiques qui peuvent être étendues à tous les États membres pour permettre aux travailleurs d'exercer leurs professions essentielles sans entraves excessives. Quelle part l'Union européenne accorde-t-elle donc à la protection des populations sédentaires ?

En Nouvelle-Aquitaine, les locaux s'engagent pour éviter l'arrivée de saisonniers étrangers

Des saisonniers récoltent des fraises, en avril 2020.

Pour leur sécurité face au coronavirus, ils acceptent d'être mal payés.
En Lot-et-Garonne ou en Gironde, viticulteurs, fraisiculteurs et producteurs d'asperge ont reçu "un coup de main local d’étudiants ou de restaurateurs d'Arcachon dont les établissements étaient fermés".

Une solution temporaire qui fait espérer aux nombreux agriculteurs français de voir rapidement les frontières rouvrir aux saisonniers étrangers : la pénurie de main-d’œuvre s’aggravant avant l'entrée en pleine saison des récoltes, à la roulette russe, polonaise ou roumaine, la priorité à la santé le cède à l'économie.

La main-d’œuvre étrangère a maintenant débarqué en Nouvelle-Aquitaine, et viticulteurs, fraisiculteurs ou producteurs d’asperges qui "craignaient le pire" pour leurs trésoreries attendent de voir les conséquences sanitaires de leurs choix, puisqu'ils ont dû héberger des étrangers et partager le travail sans sacrifier les gestes barrière contre la Covid-19.
Au temps du confinement et tant que l'UE n'a pas donné son feu vert, les cultivateurs de fraises du Lot-et-Garonne, les producteurs d’asperges des Landes ou de Haute-Gironde mais aussi des viticulteurs du Bordelais ont redouté le manque de main-d’œuvre étrangère, levant les appréhensions de contamination pour eux-mêmes et leurs familles. Ont-ils contribué à la propagation de la Covid-19 ?

Deux mois plus tard, le président de l’Association interprofessionnelle des fruits et légumes du Lot-et-Garonne (AIFLG) évalue la récolte 2020. Le fraisiculteur explique que ses saisonniers venant surtout "d’Espagne, du Portugal ou de Pologne" ont pu rejoindre son exploitation malgré la fermeture des frontières. "On craignait le pire mais on réussit à bien vivre la saison", se satisfait Philippe Blouin. A-t-il été plus raisonnable que les fêtards parisiens qui se sont agglutinés le long du Canal Saint-Martin, bravant les arrêtés interdisant les rassemblements publics

Ailleurs, notamment
en Provence-Alpes-Côte d’Azur, maraîchers et viticulteurs ont attendu l’autorisation gouvernementale. Le régional de l'exécutif, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a annoncé la semaine dernière que des "dérogations supplémentaires" seront lancées pour faciliter la venue des saisonniers. 
Dans le Vaucluse, Frédéric Vève attend ainsi "avec impatience" l’arrivée d’une quinzaine de travailleurs andalous pour récolter ses cerises et préparer ses vignes. Jusqu’ici, le viticulteur avait réussi à combler ses besoins avec des gens du coin. Surveillante scolaire, cantinière, charpentier, etc : "J’ai embauché une dizaine de Français qui n’avaient jamais vu de vignes de leur vie et qui ont fait un travail super." Mais la plupart de ces personnes en chômage partiel vont progressivement reprendre leur activité avec le déconfinement.

"Accueillir nos saisonniers cette année, ça n’était pas de tout repos"
A Reignac, les travailleurs locaux devraient également voir leur contrat "se finir d’ici la fin de la semaine prochaine", précise Jean-Pierre Bouillac. Il faudra attendre la fin du joli mois de mai pour dresser le bilan épidémiologique de ces flux de saisonniers venus de France et d'ailleurs
Les saisonniers étrangers, eux, passeront à d’autres travaux. Et tous continueront d’être logés dans des gîtes ou dans des mobil-homes près de la large propriété, sans garanties que les gestes-barrière sont scrupuleusement respectés en dehors des heures de travail. "Il a fallu rester vigilant et tenter le plus possible de faire respecter les règles sanitaires", assure Jean-Pierre Bouillac, militant agriculteur qui ne voudrait pas d'un "cluster bis" comme parmi les récoltants d'asperges des Landes
A Pâques, l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine avait vu des foyers de Covid-19 émerger "chez des travailleurs saisonniers qui ramassaient des asperges". Chaque fois, l’épidémie s’est déclarée "dans les lieux d’hébergement ou de rassemblement à la pause", pour autant qu'on puisse savoir aussi sûrement, avait prévenu le Dr Daniel Habold. "Le logement des travailleurs saisonniers en promiscuité ne peut plus avoir lieu", avait insisté le directeur du pôle santé publique de l’ARS. Mais la récolte a été maintenue jusqu'à son terme. Le Dr Daniel Habold a-t-il assuré la traçabilité de ces saisonniers des Landes jusqu'en Provence ? 

Dérogations pour les saisonniers étrangers,  contraintes pour les Français

Aucune contrainte de
 quarantaine pour les personnes "en provenance de l’UE, espace Schengen ou Royaume-Uni"... La prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu'au 24 juillet ne s'applique pas à tous: un régime d'exception à bien des égards !
Le texte, qui sera examiné mardi à l’Assemblée nationale, rend obligatoire une quatorzaine pour les personnes arrivant sur le territoire. Des mesures d’isolement seront imposées aux personnes malades sur le sol français, mais sans contrainte. L’application StopCovid ne sera pas disponible le 11 mai comme promis, mais il y aura bien un système flou de traçage vague des "cas contacts" des personnes testées positives. Le cabotin ne navigue plus à vue, il cabote.  Le "capitaine de pédalo" est de retour.
Un Britannique ou un Italien peut entrer en France et traverser le pays en tous sens, mais un Français est verbalisé au-delà de 100 kilomètres à partir de son domicile.