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dimanche 17 août 2014

Politique économique: Valls et Hollande ne peuvent pas mieux

"Hors de question" de changer de politique économique, lance un Valls désarmé
Ce n'est plus de la détermination, mais de l'impuissance
Premier ministre cramé
Le Premier ministre s'en prend au monde entier 
Non seulement il met en cause l'Union européenne et juge également "irresponsables" ceux qui, à gauche, appellent à une autre stratégie, mais  Manuel Valls se fige sur les pattes de derrière, affirmant dimanche au JDD qu'il est "hors de question" pour son gouvernement de changer de politique face à la panne de croissance.  

Un gouvernement qui tient des discours n'agit pas
Tandis que le président Hollande inaugure les chrysanthèmes et parade de célébration en commémoration, se faisant siffler ici et huer là, son premier ministre reprend les mêmes éléments de langage de l'exécutif depuis plusieurs jours parlant de la nécessité de tenir aux Français "un discours de vérité" face à la croissance nulle. Sauf que l'immense majorité des Français ne l'écoutent pas: seuls 18% d’entre eux estiment que l’exécutif peut réduire les déficits publics, 16% améliorer la croissance économique et seulement 15% inverser la courbe des chiffres du chômage.

Mais le chien en arrêt de Matignon, oreilles pointées et queue basse, maintient que "la politique que le président de la République a décidé de mettre en oeuvre nécessite du temps pour produire des résultats". On aura noté qu'il se tient d'ailleurs en retrait, soulignant que la politique qui ne marche pas est celle du président et non la sienne... "Mais il est hors de question d'en changer. Borné, le couple exécutif s'accroche désespérément à sa bouée de sauvetage dégonflée, un soi-disant "pacte" dont personne ne veut: "le pacte de responsabilité et ses 41 millions de baisse du coût du travail vont véritablement entrer en oeuvre maintenant"... Certains  à gauche -de l'aile radicale du PS à l'extrême gauche- dénoncent en effet la part trop belle faite au patronat.

Manuel Valls s'en prend à "certains à gauche [qui] tiennent des propos irresponsables".

Tous appellent le président François Hollande et son gouvernement à rompre avec la politique d'austérité actuelle. Depuis des mois, le Front de gauche, les syndicats CGT et FO, l'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot (EELV) ou encore des "frondeurs" socialistes et jusqu'au Radicaux de gauche qui menacent de quitter la majorité, tout le paysage politique est embrasé.

Désemparé, mais hargneux, le Premier ministre tape également sur l'opposition qui "réclame toujours plus. "Nous faisons 50 milliards d'économies. Je serais curieux de savoir comment elle en ferait 50 supplémentaires", lance-t-il. Ainsi, bientôt arrivé à mi-mandat, et bien qu'il exerce le pouvoir sans partage -seul et aujourd'hui isolé- le couple exécutif socialiste n'assume pas son défonçage des réseaux économique, politique et social français, de coups de freins brutaux en reculades et dérapages multiples.  
Comment ose-t-il encore lancer des défis à l'opposition qu'il a traînée dans la boue, collectivement et individuellement, alors qu'il est l'unique responsable d'un changement calamiteux qui conduit la France et les Français au malheur ?

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