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dimanche 3 août 2014

Economie : la rentrée sera "difficile", annonce Valls

Valls prépare les esprits à la déflation

La rentrée sera "difficile
 en matière de conjoncture économique"

a prévenu un Premier ministre qui accuse dès le 1er août la situation internationale et s'inquiète déjà de septembre, à la sortie d'un séminaire de l'exécutif à l'Elysée, réunion de travail orchestrée avant les deux semaines de vacances du pouvoir. Alors que Hollande attendait patiemment que la croissance reprenne à l'extérieur, le Premier ministre n'a pas caché sa déception : "au niveau européen, la croissance et l' sont en retrait par rapport à ce que nous pouvions attendre." Et Manuel Valls d'agiter le chiffon rouge d'un "risque de déflation réel" ...sur le Vieux continent. 

La France pourrait avoir à souffrir de la conjoncture internationale
Concernant la situation française, il a jugé que le chômage a "atteint un niveau tout à fait insupportable". Fin juin, le pays comptait 3,398 millions de demandeurs d'emploi de catégorie A en métropole, après un huitième mois de hausse consécutif. Il a aussi reconnu "la vie chère, le mal-logement" et l'inquiétude des Français pour "leur avenir et celui de leurs enfants." 

Un état des lieux ressemblant fort à une opération de communication.



La déflation, qu'est-ce-que c'est ?

Ce phénomène, souvent associé au Japon qui la combat depuis 20 ans, est très handicapant pour l'économie puisqu'il paralyse les consommateurs. En effet, ces derniers, face à des prix en baisse continuelle, reportent sans cesse leurs achats pour payer toujours moins cher. Pour s'adapter, les entreprises produisent moins et baissent encore plus leurs prix, puis réduisent les salaires ou licencient. Ce qui pèse alors encore plus sur la consommation et les investissements.

Valls refuse de faire demi-tour au milieu du gué 

L'air grave, l'histrion de Matignon a admis  "une crise de confiance que nous devons impérativement endiguer." Pas question pour autant de donner l'image d'un premier rôle défaitiste. "Le volontarisme ne nous quittera pas, et cela plus encore pour les semaines et les mois à venir", a-t-il promis. A la rentrée, il compte "amplifier le mouvement amorcé ces quatre derniers mois." Et amplifier ce qui ne produit aucun effet depuis plus de deux ans n'est pas de nature à rassurer et redonner la confiance... 

Malgré la grogne des députés frondeurs occupés à fourbir leurs armes, il entend donc tenter d'appliquer les décisions qu'il a prises depuis sa nomination à Matignon. "Notre politique, ce sera le pacte de responsabilité, tout le pacte et encore plus loin que le Pacte, car c'est grâce à lui et au Crédit d'impôt compétitivité-emploi que nous pourrons renforcer notre économie". A la fois les bretelles et la ceinture... 

Désarmé sans aucun plan B, impossible de faire marche arrière
"Le pire serait d'envisager de faire demi-tour au milieu du chemin. Nous perdrions tout, les réformes et les résultats à venir, nous ne changeons pas en fonction des circonstances", admet, acculé, le Premier ministre. 
Quelle perspective? 
"Réformer, réformer inlassablement, lutter contre les blocages, avancer avec détermination, constance, persévérance", a-t-il martelé, tête dans le guidon, mais en roue libre. Que reste-t-il du champion de la gauche qui se voyait grimpant les cols en danseuse?

Il "persévère dans l'échec", souligne Chatel (UMP)

Luc Chatel, secrétaire général de l'UMP par intérim, est stupéfait. Manuel Valls se "contente d'apparaître comme le commentateur passif de la conjoncture économique", dénonce-t-il. Le responsable de l'opposition l'assure : "Les Français ne croient plus aux pactes, mais attendent des actes". Selon lui, le Premier ministre fait le "choix obstiné de persévérer dans l'échec".
 Valls nie avoir désavoué Ségolène Royal

Le Premier ministre Manuel Valls a réfuté avoir désavoué sa ministre de l'Ecologie Ségolène Royal en acceptant le lancement d'une procédure de consultation sur la réalisation de l'autoroute A831, à laquelle elle s'oppose. 

«Pour prendre une décision il faut avoir tous les éléments pour pouvoir décider et prendre la bonne décision», s'est-il défendu. «Je suis comme la ministre, à l'écoute des élus de cette région. Il y a un projet qui pose beaucoup de problème en terme d'intégration environnementale mais pour pour faire le bon choix, étudier les choix alternatifs et de contournement il faut avoir tous les éléments en main.»















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