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lundi 4 août 2014

Service après-vente GPA: un enfant trisomique "ni repris, ni échangé"

Abandon d'enfant trisomique, vrai visage de la GPA

L'abandon d'un enfant trisomique à l'issue d'un contrat de mère porteuse

a suscité l'émoi du monde entier. 

Le rejet de cet enfant handicapé fait voler en éclats le mythe d'une GPA éthique.

L'affaire de la GPA, dans laquelle un couple australien s'est emparé de l'enfant sain et a rejeté son jumeau trisomique qu'il a abandonné à la mère porteuse thaïlandaise, suscite des commentaires plutôt embarrassés: le mythe de la GPA vient d'être pulvérisé en plein vol. Gageons que, le temps passant, la gauche va maintenir que c'est une "avancée" ! 

La GPA apparaît sous son vrai jour 

Les progressistes la présentaient comme une bonne fée pourvoyeuse de bébés Cadum pour gentils couples en mal d'enfants.
Mais voilà que le carrosse du conte de fée se volatilise avant minuit et que "le-couple-à-qui-nul-ne-saurait-imposer-une-souffrance" se métamorphose en odieux client-roi qui prend et jette l'objet du désir.

Les vertueux s'arrangent du refus par la mère porteuse de l'avortement du jumeau handicapé, le présentant comme un acte de ...résistance.

Voilà que l'enfant trisomique devient une victime symbolique qui déclenche un élan international de générosité et le rend bénéficiaire - pour l'aider à vivre - d'une somme dix fois supérieure à celle promise à sa mère infortunée.

D'autres que les promoteurs de la GPA seraient placés face à l'horreur. 
Les stéréotypes se retournent, la logique de la GPA s'inverse, Pierre Bergé peut se remettre au point mousse: un point à l'endroit, un point à l'envers.

Rien ne devait pourtant enrayer la mécanique. 
Le couple BCBG, à l'ancienne -composé d'un homme et d'une femme- était frappé d'infertilité. Il s'agissait donc d'une indication quasiment médicale pour laquelle certaines bonnes âmes seraient tentées d'être accommodantes (le fameux "cas où" le GPA serait acceptable). La mère porteuse avait plus qu'honoré son contrat puisqu'elle avait donné naissance non pas à un, mais à deux enfants. Qui peut le moins peut le plus (?) et pour tout couple en mal d'enfants, c'est une aubaine d'être comblés par une surabondance imprévue.

Nul complot n'a été ourdi pour faire dérailler ce train d'une transgression si bien partie. Mais la nature humaine - qui n'est plus désormais qu'une construction de l'esprit - a brutalement repris ses droits. La réalité de la GPA a soudainement sauté aux yeux des plus illuminés, à savoir qu'il s'agit d'une vraie grossesse et d'un vrai enfant dans le ventre d'une vraie femme

Vouloir, comme Hollande et Taubira, marquer le quinquennat et l'Histoire donne la nausée 

D'abord, la biologie nous enseigne que la procréation assistée occasionne davantage de grossesses gémellaires. Les grossesses multiples deviennent de plus en plus fréquentes. Ainsi, on rencontrera des couples qui, sans même que l'un de leurs jumeaux soit malade, refuseront tout simplement d'avoir deux enfants parce qu'ils n'avaient passé commande que d'un seul auprès de la mère porteuse. Qu'à cela ne tienne: l'avortement sélectif est là pour répondre au choix du client sur l'un des jumeaux, comme cela a été proposé à la jeune Thaïlandaise? Mais l'intervention consiste en une injection létale sur l'un des fœtus qui, une fois mort, restera in utero jusqu'au terme du développement de l'autre fœtus. Et la mère accouche à la fois d'un bébé vivant et d'un bébé mort.Une pratique extrêmement contestable et même contestée …

Ensuite, la mère porteuse reste une femme. Or, la liberté est part intégrante de la nature humaine. En l'occurrence, dès que le diagnostic prénatal de la trisomie a été posé, la vendeuse s'est vue immédiatement proposer l'avortement du jumeau atteint. Mais la nature reprenant ses droits, cette jeune maman de 21 ans, qui avait déjà deux enfants, a refusé d'avorter, fût-ce sélectivement, assumant les risques qui en découleraient pour elle et sa famille.

L'industrie de la GPA se retrouve bien mal en point  

Si la GPA devait néanmoins se révéler "porteuse", il lui faudrait trouver des parades au risque de retours de la nature en boomerang.
D'une part, il conviendrait de renforcer encore l'eugénisme des procréations assistées pour être certain que l'embryon transféré sera exempt de toute maladie, donc lui faire subir toute la batterie des tests génétiques du diagnostic préimplantatoire. D'autre part, il faudra se résoudre à pratiquer des réductions embryonnaires pour ne laisser subsister qu'un seul embryon. Ces exigences d'eugénisme sécuritaire ne seront pas gratuites.

Mais surtout, il sera indispensable de prévoir au contrat que la mère porteuse devra avorter en cas de surproduction, de malfaçon ou défectuosité du bébé produit, ou qu'elle rembourse l'acheteur si celui-ci n'est pas satisfait, ou qu'elle reprenne l'achat si le produit lui est retourné.

Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour imaginer qu'il sera difficile, dans le contrat de GPA qui la lie à ses clients, d'obliger une femme à avorter (ou à ne pas avorter d'ailleurs) sauf à ce que le contrat soit nul.

Au final, on peut se demander si la naissance providentielle de cet enfant trisomique qui suscite un émoi dans le monde entier n'est pas de nature à nous sauver, au moins pour un temps, de toute précipitation dans la légalisation de la GPA.

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