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mardi 26 août 2014

Crise de régime: Valls a pris le risque d'un sabordage en reprenant Montebourg en avril

Hollande s'ampute du bras gauche

Le coup de poker de Montebourg dans Le Monde crée le chaos 
Lundi, la crise d'autorité de Valls précipite le désordre et la presse n'a pas de mots assez durs pour qualifier la cacophonie gouvernementale, véritable "crise de régime", d'un François Hollande qui se "coupe le bras gauche" et doit saisir "la dernière chance" de "sauver son quinquennat".
Les 17 et 20 août, le premier ministre, puis le président de la République avaient réaffirmé leur volonté de ne pas changer de cap économique, quand, dès le samedi 23 dans cet entretien avec Le Monde, le ministre de l'Economie avait plaidé pour "des solutions alternatives". Montebourg appelait plutôt à "faire évoluer nos choix politiques", à "apporter des solutions alternatives", à "donner la priorité à la sortie de crise et faire passer au second plan la réduction dogmatique des déficits, qui nous conduit à l'austérité et au chômage". Le ministre de l'Economie continuait à prendre Angela Merkel, pour cible, lui reprochant de réussir à contenir les dépenses publiques allemandes, là où il échouait, et appelant les états membres de l'U.-E. à "hausser le ton" contre l'intransigeance allemande.

Lundi 25, après 145 jour de gouvernement Valls, un record digne de la IVe République, le premier ministre obtenait du président Hollande la démission de ce gouvernement vérolé par plusieurs ministres contestataires: Montebourg, Hamon et Filippetti notamment.

Les chroniqueurs décrivent un sabordage du régime socialiste 

Jean-Francis Pécresse, dans Les Echos, insiste sur "la longue, spectaculaire litanie des crises politiques jalonnant ce quinquennat depuis l'affaire Cahuzac jusqu'au divorce avec les écologistes", estimant que "si l'exécutif ne change pas de braquet, le pays est condamné à vivre longtemps encore en régime de crise. Et pourquoi pas en crise de régime".

Alexis Brézet (Le Figaro) estime que la France a déjà entré dans une crise de régime: "sur fond de défiance abyssale et de désastre économique, comment ne pas reconnaître dans ce gouvernement devenu fou, ce Parti socialiste fracassé, cette majorité en charpie, tous les ingrédients d'une crise de régime dont les conséquences sont encore incalculables", écrit-il.

Pour Le Monde, la stratégie présidentielle consistant à maintenir le cap d'une politique controversée et d'évincer les ministres qui protestent est  "la dernière chance du président de sauver son quinquennat" et pour le couple de l'exécutif c'est "l'heure de vérité : ont-ils la majorité de leur politique ?"

"Rien ne doit dépasser, alignement total", s'énerve Patrick Apel-Muller dans l'Humanité après le débarquement des mutins. "François Hollande et Manuel Valls ont rapidement et brutalement sanctionné les deux ministres, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, qui avaient finalement dit tout haut ce que pensent une majorité d'électeurs de gauche : l'austérité mène le pays dans le mur..."

"Chacun ou presque sait maintenant que les critiques d'Arnaud Montebourg envers l'austérité européenne sonnent juste", renchérit Laurent Joffrin (Libération). Et d'ajouter, dans une ambiguïté qui lui sied bien comme à la situation, "avec ou sans Montebourg, il faudra répondre aux questions qu'il a posées. L'autorité est nécessaire dans un gouvernement. Elle ne saurait toujours rimer avec austérité."

En se séparant de ministres réclamant une politique plus sociale, Arnaud Montebourg (Economie), Benoît Hamon (Education) et Aurélie Filippetti (Culture), Hollande "se coupe le bras gauche", ironise Hervé Favre (La Voix du Nord) qui ne cherche pas à déplaire à la patronne régionale, l'animatrice socialiste des "frondeurs" du PS.

La démission du gouvernement Valls I consacre la fracture de l'exécutif avec la gauche depuis le PS 

"En agissant ainsi, François Hollande et Manuel Valls prennent évidemment le risque de cristalliser un bloc d'opposition à gaucheles 'frondeurs' du PS, qu'Arnaud Montebourg pourra désormais tenter de fédérer, feraient le pont avec les écologistes et le Front de gauche", souligne Guillaume Goubert (La Croix). Mais "le pouvoir exécutif dispose encore d'une carte: celle de la menace de dissolution en cas de blocage des institutions". Un menace toute théorique, car la majorité présidentielle est trop mince et les rebelles qui ont fait sauter Valls I ne sont pas des kamikazes. 
Pour l'éditorialiste du quotidien de la gauche catholique, "aucun parlementaire de gauche ne peut souhaiter aujourd'hui retourner devant les électeurs tant serait grande la déroute".

2 commentaires :

  1. L'avez-vous vu le flanby sous la flotte a l'Ile de Sein?
    L'Elysée dit: "Cela démontre qu'il est résistant et dur au mal, qu'il peut affronter la tempête"...Quelle bonne leçon de courage petit monsieur le president!!!
    Vous êtes comme ce gros caillou a coté de vous, vous êtes arrivé là on ne sait comment, vous ne bougez pas et on se demande comment vous faites pour ne pas vous casser la tronche!

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  2. Ils ont raison les Bretons, il pleut que sur les cons.

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