POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est inspecteur général. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est inspecteur général. Afficher tous les articles

jeudi 5 mai 2016

François Hollande exfiltre un nouveau collaborateur de son cabinet

Un "placard doré", façon socialiste exemplaire

A l'âge de la retraite et à la faveur du weekend de l'Ascension, 
une ancienne députée européenne des Verts employée au cabinet de Hollande a reçu son bâton de maréchale des mains du président.  

Marie-Hélène Aubert, 60 ans, a été faite inspectrice générale de l'administration du développement durable, au tour extérieur. Il s'agit de l'accès au corps des administrateurs civils à un corps supérieur par inscription sur une liste d'aptitude. Cette liste d'aptitude est établie par un comité de sélection après examen des candidatures...
Cette administration aussi neuve qu'exemplaire tend à se substituer à l'inspection des affaires sociales, repaire des serviteurs de l'Etat récompensés pour leurs bons et loyaux services politiques. C'est ainsi qu'y niche François Chérèque, syndicaliste bien-pensant comme secrétaire général de la CFDT (2002-2012), proche du PS.
Hollande perpétue donc la pratique du 'tour extérieur' mais trouve l'approbation d'un René Dosière, pourtant grand pourfendeur des gaspillages de l’Etat... "Après tout, il est normal d’ouvrir les grands corps à d’autres profils que les énarques, commente ce député socialiste. Mais encore faudrait-il que les personnalités choisies possèdent les compétences requises.
Encore faudrait-il en outre  que les emplois publics généreusement distribués ne soient pas fictifs. Agacé par de fréquentes dérives, Didier Migaud, le président socialiste de la Cour des Comptes, n’avait pas hésité à écrire à François Fillon pour s’interpeller sur la réalité du travail fourni par deux inspecteurs généraux de l’Education nationale nommés au tour extérieur. En dix-huit ans, feu Jean Germain, encore maire PS de Tours, n’avait pondu que dix courtes lettres manuscrites et un mince rapport.
Autre ministre en rupture de gouvernement, Rama Yade avait, elle aussi, trouvé un havre de paix au Quai. Un mois après son départ, elle avait été promue ambassadrice auprès de l’Unesco à Paris, avant d’être contrainte à la démission par son ministre de tutelle, Alain Juppé, pour cause de soutien trop affiché à Jean-Louis Borloo… 
Hochets diplomatiques, placards dorés  et autres comités Théodule, les solutions de reclassement avantageux ne manquent pas et Fadela Amera, qui s’était vu proposer un poste d’ambassadrice auprès de l’Union pour la Méditerranée, a préféré se faire nommer par décret... Dominique Voynet, ex-maire EELV de Montreuil, a été nommée -en Conseil des ministres- inspectrice générale des Affaires sociales. A 55 ans, elle prenait donc la tête de l'IGAS. 
Il faudrait encore citer le très confortable Conseil économique et social ou le Conseil supérieur de l’audiovisuel (à 10.000 euros net par mois). Pour les gagne-petit, l'Inspection générale de l’éducation nationale (4.500 euros net par mois) ou le Conseil économique et social (3.800 euros brut par mois), c'est la misère !
L'Elysée a trouvé un nouveau gisement d'emplois apparu avec la révolution environnementale ! Les nominations de fonctionnaires dans le domaine de l'écologie explosent. Dernière en date des protégées promue par le prince du palais de l'Elysée, Marie-Hélène Aubert, nantaise qui avait intégré le cabinet du président de la République en mai 2012, bien que socialiste de fraîche date (2011). 
Proche de Daniel Cohn-Bendit, elle a démissionné des Verts en juillet 2008,  invoquant "la paralysie et le manque de visibilité des Verts qui ne sont plus le parti 'bosseur et imaginatif, convivial, cohérent et dynamique, résolument européen et planétaire, fer de lance politique du formidable projet écologiste" qu'elle souhaitait.

Un traitement supérieur à sa rémunération à l'Élysée

A 60 ans, cette ancienne députée européenne des Verts (1990-2008) dépendait de la cellule diplomatique du Château, où elle était en responsable des négociations internationales sur le climat, après avoir été membre de l'équipe de campagne de François Hollande dont elle anima le pôle "environnement, développement durable, énergie. 
"En tant qu'inspectrice générale, elle devrait obtenir un traitement supérieur à sa rémunération à l'Élysée, bien qu'officiellement, selon la grille salariale en vigueur au sein de l'administration du développement durable pour les fonctionnaires de catégorie A, le salaire brut soit de 5.556,35 euros.

Ces nominations politiques de fonctionnaires à des postes importants en fin de carrière permettent aux bénéficiaires de jouir d'une retraite plus confortable aux frais des travailleurs soumis à l'impôt. En effet, contrairement aux règles du secteur privé, le calcul de leur pension est réalisé sur leurs six derniers mois en fonction. Marie-Hélène Aubert pourra ainsi mieux profiter de sa retraite que si elle était restée modeste documentaliste dans l'Éducation nationale... sa profession initiale.

samedi 12 janvier 2013

Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus)

Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois 


Le salaire du nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, s'élève aussi à 4500 euros par mois, tandis que celui de la CGT s'affiche à 2300 euros par mois, .

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, qualifiait de " procès d'intention" "les motivations principales" de la commission d'enquête parlementaire qui se penche sur le financement des organisations syndicales d'employeurs et de salariés, en juin 2011 sur RTL.

Le niveau de rémunération du cégétiste équivaut au salaire moyen en France

En réponse à une remarque de Nicolas Perruchot, député du Nouveau Centre et initiateur de la commission d'enquête sur "l'opacité" du financement des syndicats  Bernard Thibault avait  expliqué recevoir "un salaire statutaire" (!), étant "dégagé syndicalement d'une entreprise publique", c'est-à-dire détaché de la SNCF, aux frais des utilisateurs du service public
"J'ai donc une rémunération statutaire de l'ordre de 2.300 euros. Il n'y a pas besoin d'une commission d'enquête; il suffisait d'interroger le PDG de la SNCF pour connaître la rémunération du secrétaire général de la CGT", a-t-il observé. Pourquoi le principal intéressé renvoie-t-il à l'absent de l'entretien ?

La CGT ne lui verse pas de rémunération complémentaire et prend simplement en charge sa voiture de fonction, une Citroën C6. Mais reverse-t-il solidairement aux camarades de l'organisation syndicale ?

C'est la CFDT, en revanche, qui prend en charge le salaire de son leader



Le nouveau patron de la CFDT 
et l'ancien

La rémunération du patron de la CFDT s'élève à 4500 euros nets par mois, sur 13 mois, selon Les Echos.

Le SMIC brut étant à 1 425,67 euros par mois (juil. 2012) pour 35 heures hebdomadaires, soit 9,49 € de l'heure (janvier 2013), le SMIC mensuel net (1er juillet 2012) était de 1 118 euros. 
Chérèque touchait quatre fois le SMIC. Sans compter les avantages divers et en espérant que ses avantages fiscaux ne sont pas ...injustes !

Le Leader de FO (Force ouvrière), Jean-Claude Mailly, gagne presque autant (4300 euros par mois sur 13 mois).

Le nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, se sucre-t-il à son tour, au mépris de la précarité des salariés dans la crise

Bâton de maréchal ou parachute doré ?

Le 3 janvier 2013, le président de la République a récompensé un fidèle serviteur
Déjà élu président du Think-thank Terra Nova le 12 janvier 2013 à la satisfaction de François Hollande (lien PaSiDupes), à 56 ans et à quatre ans de la retraite, François Chérèque a été nommé inspecteur général des Affaires sociales, IGAS, (5e tour) en Conseil des ministres à compter du 7 janvier 2013, au statut de haut-fonctionnaire.
sa rémunération est éloquente : de 53.368,14 € à l’entrée, 69 238 € au bout de quatre ans. 

Le candidat socialiste en meeting, le 3 mars 2011 à Dijon, se posait alors pourtant en défenseur de hauts fonctionnaires
"déplacés comme des pions, moqués comme des petits pois, regardés comme des gêneurs, considérés comme des subalternes" et fustigeait des "nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes" de son prédecesseur.

Le "changement maintenant", c'est un fait, n'a pas encore atteint la haute fonction publique d'Etat non plus.