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samedi 12 janvier 2013

Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus)

Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois 


Le salaire du nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, s'élève aussi à 4500 euros par mois, tandis que celui de la CGT s'affiche à 2300 euros par mois, .

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, qualifiait de " procès d'intention" "les motivations principales" de la commission d'enquête parlementaire qui se penche sur le financement des organisations syndicales d'employeurs et de salariés, en juin 2011 sur RTL.

Le niveau de rémunération du cégétiste équivaut au salaire moyen en France

En réponse à une remarque de Nicolas Perruchot, député du Nouveau Centre et initiateur de la commission d'enquête sur "l'opacité" du financement des syndicats  Bernard Thibault avait  expliqué recevoir "un salaire statutaire" (!), étant "dégagé syndicalement d'une entreprise publique", c'est-à-dire détaché de la SNCF, aux frais des utilisateurs du service public
"J'ai donc une rémunération statutaire de l'ordre de 2.300 euros. Il n'y a pas besoin d'une commission d'enquête; il suffisait d'interroger le PDG de la SNCF pour connaître la rémunération du secrétaire général de la CGT", a-t-il observé. Pourquoi le principal intéressé renvoie-t-il à l'absent de l'entretien ?

La CGT ne lui verse pas de rémunération complémentaire et prend simplement en charge sa voiture de fonction, une Citroën C6. Mais reverse-t-il solidairement aux camarades de l'organisation syndicale ?

C'est la CFDT, en revanche, qui prend en charge le salaire de son leader



Le nouveau patron de la CFDT 
et l'ancien

La rémunération du patron de la CFDT s'élève à 4500 euros nets par mois, sur 13 mois, selon Les Echos.

Le SMIC brut étant à 1 425,67 euros par mois (juil. 2012) pour 35 heures hebdomadaires, soit 9,49 € de l'heure (janvier 2013), le SMIC mensuel net (1er juillet 2012) était de 1 118 euros. 
Chérèque touchait quatre fois le SMIC. Sans compter les avantages divers et en espérant que ses avantages fiscaux ne sont pas ...injustes !

Le Leader de FO (Force ouvrière), Jean-Claude Mailly, gagne presque autant (4300 euros par mois sur 13 mois).

Le nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, se sucre-t-il à son tour, au mépris de la précarité des salariés dans la crise

Bâton de maréchal ou parachute doré ?

Le 3 janvier 2013, le président de la République a récompensé un fidèle serviteur
Déjà élu président du Think-thank Terra Nova le 12 janvier 2013 à la satisfaction de François Hollande (lien PaSiDupes), à 56 ans et à quatre ans de la retraite, François Chérèque a été nommé inspecteur général des Affaires sociales, IGAS, (5e tour) en Conseil des ministres à compter du 7 janvier 2013, au statut de haut-fonctionnaire.
sa rémunération est éloquente : de 53.368,14 € à l’entrée, 69 238 € au bout de quatre ans. 

Le candidat socialiste en meeting, le 3 mars 2011 à Dijon, se posait alors pourtant en défenseur de hauts fonctionnaires
"déplacés comme des pions, moqués comme des petits pois, regardés comme des gêneurs, considérés comme des subalternes" et fustigeait des "nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes" de son prédecesseur.

Le "changement maintenant", c'est un fait, n'a pas encore atteint la haute fonction publique d'Etat non plus.

vendredi 7 décembre 2012

Florange: Hollande-Ayrault se font laminer par la presse

Exécutif et  Mittal associés sous la critique de leur liquidation de Florange
Le délégué CFDT E. Martin
 s'adresse à la presse,
à Florange le 6/12/ 2012

Le pouvoir PS et le groupe Mittal sont vendredi sous le feu des critiques
 
Leur gestion opaque de l'avenir des 600 salariés de Florange suscite une montée de la colère des métallos.

C'est l'annonce jeudi de difficultés techniques concernant ce projet de captage/stockage du CO2, qui pourrait naître en partie sur la base de l'un des hauts fourneaux de Florange, qui a ravivé la colère des syndicats et le flot de reproches adressés au gouvernement.

Les croissants de Montebourg
ont un goût amer

La Commission européenne a en effet annoncé qu'ArcelorMittal a retiré une première version d'Ulcos d'un appel d'offres pour obtenir des financements communautaires. Matignon comme l'industriel ont immédiatement tenté de déminer le terrain, affirmant qu'il ne s'agissait que d'un contretemps, prévu dans leur accord passé la semaine dernière.Après l'accablant rebondissement de l'anéantissement des espoirs Ulcosplusieurs éditorialistes se sont lâchés contre l'exécutif, parlant d'une "déroute" du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et d'un "échec" du président François Hollande.


Tardivement jeudi soir, le chef de l'Etat s'est fendu de quelques paroles apaisantes, tentant d'enrayer la polémique en promettant que les engagements pris par ArcelorMittal envers le gouvernement seraient tenus. "J'en serai, avec le gouvernement, le garant", a insisté F. Hollande.

Le président a notamment promis de veiller à ce que l'industriel fasse en sorte que le projet expérimental Ulcos "voie le jour".



ArcelorMittal "sort le problème technique du chapeau

"Casus belli""écoeurement",  
"trahison":
les mots sont durs, violents,
prononcés par E. Martin,  CFDT
Ulcérés par cette reculade, des métallos CFDT ont mené jeudi une action éclair devant les caméras au pied des hauts fourneaux.

Ils ont affirmé avoir "pris le contrôle de l'alimentation en gaz" des installations et promis qu'ils occuperaient réellement les lieux dès qu'ils seront alertés d'une consigne de la direction de couper le gaz permettant leur maintien en veille.

ArcelorMittal "n'a jamais mis sur la table les problèmes techniques d'Ulcos", s'est emporté vendredi matin Edouard Martin au micro de France Inter.

"On l'a mis au pied du mur. La France a dit chiche, on met 150 millions d'euros sur la table" pour Ulcos et l'Europe s'apprêtait à apporter son financement, et il "nous sort le problème technique du chapeau", a-t-il poursuivi.

"Il va être très difficile que Mittal respecte ses engagements. Ce n'est pas dans sa culture. Il n'en veut pas d'Ulcos, il n'en veut pas de la filière liquide de Florange", a assuré E. Martin.

A Florange, recouverte de neige vendredi matin, des réunions syndicales sont prévues pour décider d'éventuelles nouvelles actions à mener la semaine prochaine.
Des syndicalistes ont notamment l'intention d'installer "leur village gaulois" à proximité des hauts fourneaux lorrains.

Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a estimé la veille que tous les syndicats pourraient "appeler à occuper" les hauts fourneaux, à la suite de l'appel lancé par la CFDT du site. "Il faut bien comprendre cette réaction de colère. On nous a bananés [..."sa mère": escroqués]", a-t-il lancé.


L'opposition mêle  sa voix au concert des critiques à gauche.

Assez discuté !...
Jean-François Copé, président proclamé mais contesté de l'UMP, a déploré vendredi un "manque de visibilité" de la politique gouvernementale

L'ancienne ministre de la Justice
Rachida Dati (UMP) a regretté le "camouflet honteux" infligé par Mittal avec la "complicité" du gouvernement.
Lien PaSiDupes - "Ayrault a-t-il conclu un deal avec Mittal pour sa circonscription "le Premier ministre nie tout conflit d'intérêts.

"Déroute" de l'exécutif

Plusieurs éditorialistes se désolidarisent du pouvoir.

Vendredi 7 décembre, ils ont rompu le contrat avec le président Hollande.
"Ce devait être le symbole de la rupture avec le sarkozysme. La marque d'une autre pratique politique", rappelle Vincent Giret  Eric Decouty dans Libération. Or "après avoir balayé la proposition de Montebourg, son ministre du Redressement productif, de nationaliser le site, après avoir affirmé que Mittal s'était plié aux volontés du gouvernement et après avoir fait la sourde oreille aux critiques syndicales justifiées, le Premier ministre a essuyé hier un revers cinglant", poursuit l'éditorialiste du journal de gauche. "La déroute du Premier ministre signe également l'échec du Président", assène-t-il.

Selon Bruno Dive (Sud-Ouest), protecteur du président et xénophobe, c'est avant tout le fusible Ayrault qui sort "laminé" de cet exercice. "On a connu des Premiers ministres conspués par la rue, d'autres secoués par une canicule, d'autres encore - et tout récemment - piétinés par un hyperprésident", souligne-t-il. "Mais jamais encore on n'avait vu de Premier ministre humilié à ce point par un grand patron, qui plus est étranger".

Le Gandrange de François Hollande

C'est un véritable "coup de pied de l'âne qui a été administré, hier, par ArcelorMittal au gouvernement", renchérit Jacques Camus (La République du Centre), parlant d'un "cinglant camouflet pour l'exécutif". "Florange est en train de devenir le Gandrange de François Hollande", ajoute-t-il et il est "grand temps" que le président "se mette vraiment aux fourneaux".
Sans parler de Vilvorde, un précédent occulté par les media qui ménagent Jospin.
Le 7 juin 1997, Libération titrait : "Jospin n'a pas de 'solution industrielle' pour Vilvorde" (lien)


Pour le Premier ministre actuel Jean-Marc Ayrault, Florange "est en train de tourner au chemin de croix de Lorraine, chaque jour contredisant la version de la veille et renforçant les doutes sur la fiabilité du sidérurgiste indien", considère également Hervé Favre (La Voix du Nord), indulgent pour le pouvoir. Mais la véritable question, selon lui, est de "savoir combien de temps François Hollande pourra rester en retrait derrière son Premier ministre?", suggérant de casser le thermomètre pour juguler la fièvre.

Puisque Jean-Marc Ayrault est "grillé sur le dossier ArcelorMittal", il "doit donc s'effacer et laisser la main" à François Hollande, qui 
pourtant n'en veut visiblement, selon Jean-Michel Servant (Le Midi Libre). "Pour stopper cette spirale infernale, le chef de l'État n'aura bientôt plus qu'un seul choix : se séparer plus tôt que prévu du locataire de Matignon. Et en confier les clés à l'un de ses pugnaces ministres : Valls le droitier ou Montebourg le gauchiste". Ce qui permettrait peut-être, espère l'éditorialiste de "connaître, enfin, la direction que souhaite prendre ce gouvernement socialiste."


mardi 10 juillet 2012

Conférence sociale: Mailly craint un coup-fourré du gouvernement socialiste

Les acteurs sociaux ont-ils des lots à retirer de cette kermesse médiatique ?

La conférence sociale qui débuté le lundi 9 juillet est un "test" sur la méthode que le gouvernement entend employer afin de développer le dialogue et la concertation avant de proposer des réformes, a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Vu la foule de sujets graves abordés en seulement deux demi-journées et la  multitude des participants, l'entreprise est une gageure qui laisse augurer une vaste esbroufe

Jean-Claude Mailly (Force Ouvrière, FO) a d'ailleurs commencé par estimer que la conférence sociale est une occasion pour "poser les revendications de FO": rien de changé sur la méthode, donc, du côté syndical ! 

"Ce n'est pas au gouvernement de décider du tempo", a-t-il encore déclaré sur i-télé lundi matin. 


VOIR et ENTENDRE
les inquiétudes du patron de FO:


Le dialogue n'est pas dans la culture des partenaires sociaux

A tel point qu'il faudrait l'inscrire dans la constitution ! C'est dire qu'il n'existe pas et qu'il faut l'imposer...

VOIR et ENTENDRE l'épreuve de force engagée par les syndicats:
Les syndicats ont visiblement compris que la méthode Hollande  débouchera  sur peu de mesures concrètes. Mais le gouvernement mise sur une communication abondante destinée à gagner la sympathie de l'opinion en la mystifiant avec la complicité des media militants.
Tout en lançant une "grande" conférence sociale à grand renfort d'images et d'interventions dans la presse, le  gouvernement a donc assuré la semaine dernière que l'époque des "sommets spectacle" serait révolue. Histoire de mener son public en pédalo, l'objectif de la conférence est en fait d'obtenir des intéressés qu'ils souscrivent à  une feuille de route sociale qui leur sera imposée pour la durée du quinquennat. 

Or, les centrales syndicales manifestent des signes d'impatience: malgré l'urgence des mesures attendues, le gouvernement Ayrault-zéro continue de se chercher et occupe la galerie quand le pays attend des annonces immédiates.

Même suspicion  à la CGT



De gauche à droite,
 
 Parisot et Benoît Roger-Vasselin (MEDEF) sont assis côte à côte avec Nadine Prigent et   Bernard Thibault de la CGT

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a déclaré que son organisation souhaite des mesures rapides.

"Il nous faut aussi des décisions concrètes, il faut des engagements sur le moyen terme mais il faut aussi des décisions concrètes", a-t-il indiqué, après six semaines de présidence socialiste.
"Il y a une situation suffisamment urgente pour que sur un certain nombre de domaines, le gouvernement ne tergiverse pas ou ne se fasse pas asphyxier par l'attitude patronale", a-t-il jugé, résolument figé dans une optique de lutte des classes.


Les syndicats les plus radicaux sauront-ils attendre septembre ? 
Quant aux décideurs privés, en ont-ils les moyens ? 

mercredi 30 mai 2012

Ayrault-Hollande hésitent sur la revalorisation du SMIC

Voilà que ce ne serait plus une priorité du gouvernement



Ayrault a lancé mardi le festival de Matignon
 



La mise à plat de la revalorisation du SMIC continue...


Le spectacle de ses consultations en vue des réformes sociales du quinquennat a commencé sous les projecteurs. Huit stars syndicales se succèderont sur les marches du palais
Le Premier ministre, entouré par quatre ministres, Michel Sapin (Travail), Marisol Touraine (Affaires sociales), Arnaud Montebourg (Redressement productif), et Marylise Lebranchu (Fonction publique), a consacré une heure à chacune des centrales syndicales: cinq ouvrières (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et trois patronales (Medef, CGPME, UPA). 
Outre une loi contre les plans sociaux et le décret sur la retraite à 60 ans en souffrance, la revalorisation du SMIC figurait à la sélection de cette table ronde à Matignon.

Une hausse du SMIC, hantise des PME 

Avec elles, la patronne du MEDEF, Laurence Parisot, veut mettre la pédale douce et espère convaincre le gouvernement socialiste de ne pas compromettre la compétitivité des entreprises. 

Une hausse du SMIC "est toujours dangereuse" pour l'emploi et doit être "a minima", a prévenu le numéro un de la CGPME, Jean-François Roubaud. 

La CGT et FO demandent une vraie hausse
"Certains considèrent que j'en demande trop, je rappellerai tout simplement que le seuil de pauvreté en France est à 954 euros et que le SMIC est à 1 100 euros", a lancé Jean-Claude Mailly de Force Ouvrière (FO)
Mais, pour la CFDT, le problème est d'abord qu' "il y a trop de salariés au SMIC et qui le restent".

Le gouvernement hésite toujours entre coup de pouce et doigt d'honneur

Martine Aubry a répondu à BFMTV-RMC: "la situation aujourd'hui dans notre pays, vous la connaissez: on est quasiment en récession. Mais en même temps, le SMIC a perdu en pouvoir d'achat par rapport au salaire moyen. Il faut que le Smic puisse rattraper ce pouvoir d'achat, en plusieurs fois, car on ne peut pas le faire en une seule fois", a finement argumenté le premier secrétaire du PS.
Son ampleur sera fonction "de ce que le patronat sera prêt à faire pour négocier les minima conventionnels dans les conventions collectives, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas au SMIC", a-t-elle admis. 
"L'ampleur de ce coup de pouce dépendra de cette discussion", a insisté Martine Aubry, visiblement soucieuse à la fois de faire porter le chapeau au patronat et de pointer la faiblesse de la "gauche molle". 
Actuellement, environ 10% des salariés français touchent le SMIC, soit quelques 2,3 millions de personnes. Et sans parler des travailleurs, au moins six millions de personnes vivent de minima sociaux.

vendredi 26 août 2011

A la crise, la CGT et la FSU veulent ajouter la chienlit


Et en temps de guerre, cela ne s'appelerait-il pas "trahison" ?

Thibault a de nouveau appelé à une journée de mobilisation des salariés

La CGT compte jeter les victimes de la crise dans la rue début octobre contre la politique d'austérité, aggravée selon lui par les nouvelles mesures de lutte contre les déficits annoncées par le gouvernement.

Le secrétaire général de la CGT sert-il les intérêts de la nation ?

Le meneur syndical n'estime pas que les Français doivent faire front ensemble à la crise

Il a estimé Vendredi 26 août qu'il y avait "de fortes probabilités" pour que l'intersyndicale (CGT, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires) qui se réunira le 1er septembre décide d'une journée de manifestations et d'éventuels arrêts de travail.
"La situation appelle une intervention forte des salariés", a-t-il dit lors d'une conférence de presse au siège de la centrale syndicale, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L'heure est-elle à la polémique ?
A l'instar de la Ch'tite Aubry, le dirigeant syndical se range du côté des malfaisants.
Il fait des bons mots à contre-temps, assurant que le dispositif annoncé mercredi vaut au gouvernement non pas "la note triple A, mais triple zéro", car il se contente de mesures visant à "rassurer les marchés" et s'avère "dangereux" pour la croissance. Selon lui, "On ne peut pas sortir de cette crise en donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers".

La crise donnera-t-elle des ailes au mouvement syndical ?

Ils vont s'efforcer de surfer sur la crise

La rentrée s'annonce délicate pour les syndicats français qui se sont mal remis du conflit des retraites de 2010 où d'imposantes manifestations n'ont pas réussi à faire céder le gouvernement et qui apparaissent relativement divisés.

Les syndicats peinent à accorder leurs violons
Bernard Thibault s'est trahi en révélant que l'intersyndicale avait su s'adapter à la situation
en reportant au 1er septembre la réunion initialement prévue mercredi dernier pour décider ou non d'une mobilisation.
" Les avis progressent ", assure-t-il, contre toute évidence, puisque la CFDT reste réticente à faire descendre les salariés dans la rue.

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a estimé jeudi à l'issue de son entretien avec le Premier ministre que "le plan de rigueur n'est pas le bon, car il est inégal", les salariés étant mis à contribution.
Il ne s'est pas prononcé sur un éventuel mouvement social, assurant aux journalistes: "On en est au stade du débat".

Bernard Thibault a dit espérer que les trois organisations (FO, CFDT, CGC) qui n'ont pas rejoint à ce jour l'intersyndicale changent d'avis. "Je ne fais le deuil d'aucune organisation syndicale", a-t-il lâché.

Jean-Claude Mailly, le dirigeant de Force Ouvrière (FO), qui est hostile au principe de manifestations, s'est démarqué des autres organisations en admettant jeudi que le plan anti-déficit présenté par François Fillon "aurait pu être pire".

Il s'est notamment félicité de voir qu'il n'y avait pas de remise en cause des droits sociaux, même s'il a déploré que l'on soit toujours "dans une logique d'austérité".

Bernard Thibault s'est gardé vendredi d'afficher ses désaccords avec Jean-Claude Mailly, lui laissant "la responsabilité de ses propos".

Le Premier ministre a quant à lui ouvert la concertation

Pour la galerie, la plupart des organisations syndicales ont néanmoins demandé à être reçues ensemble, bien qu'ils ne soient pas sur la même longueur d'onde. François Fillon n'avait pas d'autre choix que de commencer à les recevoir une par une pour discuter du plan de rigueur de 12 milliards d'euros sur 2011 et 2012.


dimanche 7 novembre 2010

Actions syndicales suicidaires: leur ridicule tue la France

Mobilisation en berne et divisions syndicales sur les retraites

Un poing tendu à moitié vide samedi
La huitième journée de mobilisation contre la réforme des retraites a été marquée par un net reflux samedi, un effet de la lassitude des manifestants après le vote de la loi et des divisions syndicales, disent-ils. Mais la lassitude ne naît-elle pas de la routine ?


Le mouvement s'épuise après toutes les journées inutiles

La CGT a reconnu que les cortèges n'avaient réuni -en cherchant bien- qu'1,2 million de personnes, là où la police n'en a trouvé que 375.000. Lors de la précédente journée, le 28 octobre, les défilés avaient déjà marqué le pas avec 560.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, et deux millions selon la CGT.
A Paris, Bordeaux ou Marseille, les manifestants étaient samedi trois fois nombreux que lors des grandes mobilisations, Toulouse faisant exception, même si les cortèges y ont baissé en nombre.

L'heure de la retraite a sonné pour tous les archaïques des centrales syndicales
Selon la légende syndicale, les manifs auraient réuni jusqu'à 3,5 millions de personnes, selon les organisateurs, mais 1,2 million, pour les archives de la police.
"Sarkozy, t'as gagné ta retraite en 2012", pouvait-on lire sur une des banderoles ridicules déployées à Bordeaux. Mais ces actions syndicales sonnent en vérité le glas des méthodes syndicales à l'ancienne, ainsi que l'âge de la retraite pour les ringards qui les dirigent, à vie ?
Jean-Claude Mailly (FO): depuis six ans, il est en fin de 2e mandat (2004, 2007)
François Chérèque (CFDT): depuis huit ans, il est en fin de 2e mandat (2002, réélu en 2006)
Bernard Thibault (CGT): depuis ...11 ans (de 1999 à sa réélection de décembre 2009)

Les aberrations syndicales
"Il est normal qu'il y ait une mobilisation légèrement inférieure, compte tenu du fait que la loi a été votée", a commenté le secrétaire général de la CFDT François Chérèque peu avant le départ de la manifestation parisienne.

Son homologue de la CGT, Bernard Thibault, en redemande pourtant. "Il n'est pas aberrant qu'il y ait dans une séquence de long combat du flux et du reflux", a-t-il estimé, positivant que la mobilisation, arrivée à marée basse, avait été exceptionnellement longue.
Sous sa frange de cheveux longs qui lui bornent la vue et le cerveau, Nanard Thibault affirme donc que la contestation doit se poursuivre pour obliger le gouvernement à reculer et faire taire son opposition interne. Les syndicats ont d'ailleurs décidé jeudi dernier d'organiser un nouvelle journée d'action fin novembre.
"C'est jusqu'au bout, c'est jusqu'à obtenir des négociations pour d'autres mesures pour l'avenir de nos retraites", a-t-il maintenu. "Nous allons tout faire pour empêcher ces nouvelles mesures d'entrer en application."

La bêtise socialiste
Une autre bornée s'est portée en avant
Nanard a été appuyé par Titine, le premier secrétaire du Parti socialiste. Depuis Lille, Martine Aubry a une nouvelle fois exhorté Nicolas Sarkozy à ne pas promulguer la loi qui reporte de 60 à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite.
"Nous ne pouvons nous y résoudre et, jusqu'au bout, les socialistes seront avec les Français et avec les syndicats", a-t-elle déclaré en parlant elle aussi d'aller "jusqu'au bout". Jusqu'à la fin des rats...

Jusqu'à ce que morts économique et syndicale s'ensuivent

Le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a estimé que les manifestations et grèves devaient maintenant prendre fin, sous peine de se "tirer une balle dans le pied".
"S'il y avait des mouvements sociaux nouveaux, cela porterait un coup à cette obligation que nous nous devons de mettre en oeuvre pour que la France puisse être un des Etats leaders au niveau international dès la sortie définitive de la crise", a-t-il déclaré sur i>Télé.

Mais, bien que conscients du reflux de la mobilisation, les syndicats râtissent toujours plus large et étendent leurs revendications aux problèmes d'emploi et de salaires. Ils ne brandissent plus l'exemple du CPE, puisqu'il n'a pas mobilisé,mais ils veulent s'adresser directement au patronat et négocier avec lui, une requête appuyée par le gouvernement lui-même.

L'intersyndicale est divisée
Certaines centrales veulent privilégier les négociations sur l'emploi ou les salaires et d'autres continuent de demander le retrait pur et simple de la loi sur les retraites.
Ceux qui refusent de désarmer ne savent quelles armes fourbir lors de la prochaine journée de mobilisation annoncée pour la fin novembre et les dirigeants syndicaux auront fort à faire pour trouver un terrain d'entente lors de la réunion de l'intersyndicale du lundi 8.
Tandis que François Chérèque parle seul: "On définira ensemble le mode de mobilisation", a ainsi déclaré en promettant "l'unité syndicale", Bernard Thibault et Jean-Claude Mailly se sont vivement affrontés à distance samedi, démontrant si nécessaire que l'unité intersyndicale n'a d'égale que celle au sein du PS (lire PaSiDupes).
Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, fait porter la responsabilité de l'enlisement des cortèges à la CGT et à la CFDT.
"Ça signifie quoi ? Ça signifie qu'aujourd'hui il y a des dissensions entre les organisations syndicales", a-t-il admis. Du fait même, FO reconnaît que sa radicalité ne pallie nullement ses propres faiblesses: "Si la CGT voulait vraiment cogner sérieusement et exiger le retrait, ce qu'elle n'a jamais demandé, il fallait aussi accepter d'appeler à la grève".
Bien qu'il ait finalement entraîné la CGT dans la grève reconductible, certes sous la pression de sa fédération de cheminots contestattaires, Bernard Thibault l'a renvoyé à ses "erreurs".
"Depuis le début du mouvement, FO cherche à diviser le mouvement qui a pris de l'ampleur", a-t-il riposté. "Ils ont fait une erreur en étant à côté dès le départ, maintenant ils cherchent à rattraper le temps passé en se présentant comme étant les plus radicaux."

vendredi 30 avril 2010

1er mai: FO fait bande à part

Mailly dénonce les "manifs ricochets"

1er mai de la discorde
"Les manifestations à répétition ne feront pas trembler le gouvernement" ,
a estimé ce matin le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly concernant le projet de réforme des retraites. FO, qui, à titre exceptionnel, avait manifesté le 1er mai 2009 avec l'ensemble des autres syndicats, a fait de nouveau cavalier seul cette année. FO est-il un syndicat de dialogue ? Lire PaSiDupes
Sur Europe 1, Mailly-le-Terrible qui doit prendre la parole lors d'un meeting à 11h00 à Aix-en-Provence mais sera absent du défilé parisien cet après-midi, a critiqué la stratégie des "manifs ricochets qui finissent par tomber à l'eau".

"Si on fait des manifs à répétition jusqu'à l'été, ce n'est pas ce qui va faire trembler le gouvernement par rapport à sa réforme des retraites", a-t-il jugé. Cela revient à "mettre des baskets jusqu'au mois de juin et après on enfile les tongs", a-t-il ironisé.

Jean-Claude-le-Terrible est nostalgique

"La seule fois où ça a marché, c'était en 2006, quand on s'est bagarré ensemble contre le CPE (contrat première embauche, annoncé puis retiré par le gouvernement Villepin). Ca a marché parce qu'il y avait une revendication claire et partagée par tout le monde et parce que dans la rue il y avait énormément d'étudiants et lycéens", a analysé Mailly.

Le Terrible Jean-Claude dénonce les camarades

Selon lui, sur le dossier des retraites, les centrales syndicales "n'ont pas obligatoirement la même analyse" et certains syndicats sont prêts à accepter un allongement de la durée de vie au travail, a-t-il accusé. En effet, réfractaire à l'exemple étranger, la FO refuse de se laisser influencer et de s'adapter à la conjoncture.

Seul contre tous, Mailly-le-Terrible est critique

Concernant les fonctionnaires, Mailly est convaincu que la question du mode de calcul est un faux problème car, en définitive et malgré les différences, "entre un fonctionnaire et un salarié du privé, le taux de remplacement est quasiment identique". Le syndicalisme est-il anxiogène: mène-t-il au suicide ? Lien PaSiDupes

Le syndicaliste n'en oublie pas le gouvernement pour autant

FO s'inquiète surtout de la volonté du gouvernement de créer un caisse pour "se désengager de son obligation de payer ces retraites", et faire apparaître une comptabilité publique conforme aux obligations de la France dans l'euro, et "s'il y a un problème pouvoir baisser les retraites" des fonctionnaires.

Tout le monde en a pris pour son grade.

mardi 27 janvier 2009

FO : donner "le sentiment que le pays est bloqué" serait "l'idéal"

Mais que la grève est jolie !

Mailly, un irresponsable syndical ravi

Ses propos laissent sans voix.
Voici l’essentiel des propos proprement scandaleux qu’il a tenus, dans un entretien à La Tribune de mercredi 21:
Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, estime que "l'idéal serait qu'il y ait le sentiment que le pays est bloqué pendant une journée", le 29 janvier, pour rendre la grève visible à Nicolas Sarkozy.
"Le président de la République s'apercevra alors qu’une journée de grève ça se voit !", déclare J.-C. Mailly, en référence aux propos de Nicolas Sarkozy, selon lesquels "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit".

A la question de savoir si la mobilisation sera massive, comme on le dit déjà sur France Info (Radio France), le secrétaire général de FO répond pour la base: "Oui, car elle répond à une attente des Français", "inquiets sur leur pouvoir d'achat, la dégradation de l'emploi et la hausse du chômage".

FO ne souhaite manifestement pas la paix sociale

"On ne peut plus leur dire qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses de l'Etat. Le gouvernement a débloqué des aides en direction des banques, des entreprises, des agriculteurs. Dans le même temps, les salariés voient qu'ils n'ont rien eu depuis longtemps", souligne-t-il.
Intox : un tissu de mensonges
> FO dresse ainsi les salariés contre les agriculteurs. > De plus, les sommes évoquées ne sont pas des dons gracieux aux banques ou aux entreprises mais des prêts destinés à soutenir l’activité économique de leurs clients et à empêcher ou retarder les licenciements. > Quant au RSA, par exemple, c’est moins que rien.

Mailly appelle à un conflit dur

Pour J.-C. Mailly, "c'est l'ampleur de la manifestation et des arrêts de travail qui va conditionner la suite". "Si le gouvernement ne répondait pas à une forte mobilisation, il serait irresponsable. Les huit organisations syndicales se reverront le 2 février pour décider des suites à donner au mouvement", a-t-il mis en garde.

FO lutte contre la crise économique par la crise sociale…

Pour des lendemains qui chantent dans la souffrance, vive la grève du jeudi 29
Si FO est sado, les Français ne sont pas maso et les grévistes devront y réfléchir à deux fois.

Les Français ajouteront-ils la grève à la crise, jeudi 29?

Eric Woerth préconise de se serrer les coudes et de se remonter les manches

> Le ministre du Budget, Eric Woerth, a jugé mardi que les grèves et la manifestation étaient un mode d'expression inapproprié en période de crise, à l'avant-veille d'une journée de mobilisation nationale.
> Les syndicats de la fonction publique et du privé ont en effet appelé à une journée de grève nationale, jeudi 29
. On annonce qu’elle pourrait être particulièrement suivie, et sans doute mieux que la dernière manifestation nationale lycéenne qui a été un fiasco. Le pays pourrait être paralysé par une faible minorité de salariés, puisque le taux de syndicalisation n’est que de 8% dans le secteur public et de 4% seulement dans le privé.
> Interrogé sur France Inter, Eric Woerth a dit "respecter le droit de grève" mais regretter "vivement ce mode d'expression absolument traditionnel face à une situation qui est absolument exceptionnelle".

L’opposition organise un « grand défouloir » onéreux

C’est dire que les syndicats qui se tirent dans les pattes sur le terrain vont défiler ensemble, mais sur des mots d’ordre différents, pour se compter avant les élections de représentants des personnels, en mars à la SNCF.

  • Le député socialiste Laurent Fabius a dit s'attendre sur i-Télé à une forte mobilisation jeudi. "Il va y avoir, je l'espère, des centaines de milliers de personnes pour dire: 'On n'est pas d'accord avec Nicolas Sarkozy'." C’est un peu court en démocratie. Le problème avec le PS, c'est qu'il brandit la crise, mais que pour la combattre, il combat le gouvernement et que pour y faire face, il ne veut surtout pas "se serrer les coudes" et "se remonter les manches".

  • Jean-Claude Mailly ironise.
    Le secrétaire général de Force ouvrière se livre à une analyse fine de ce qu’il qualifie de " jeu de rôle" au sein de la majorité. "Il y a le Père Fouettard, c'est (le porte-parole de l'UMP, Frédéric) Lefebvre, il y a le Père Peinard, c'est le ministre du Travail (Brice Hortefeux) et il y a le Père Trouillard, c'est le ministre du Budget."
    Selon lui, la journée de jeudi sera l'expression d'une "vraie colère" (saine?) des salariés qui veulent se faire entendre par le gouvernement et le patronat. La lutte des classes…
    "On veut un plan de relance axé sur la consommation. Cela suppose par exemple une augmentation du Smic (...), une vraie prime transports qui n'a été faite qu'à moitié (...), une relance de la négociation dans la fonction publique", a-t-il déclaré sur Europe 1.
  • Jean-Claude Mailly menace.
    Il a en outre prévenu que le recours à la réquisition de certains grévistes pour assurer le service minimum lors des grèves entraînerait "un point de conflit dur". C’est en effet la réponse du berger gouvernemental à la bergère syndicale qui lutte pour le pouvoir d’achat en bloquant l’économie. Ainsi des cheminots contournent-ils cette loi, qui est d’ailleurs appliquée dans les hôpitaux, en recourant au droit de retrait dès que possible ou en ne faisant grève que 59 minutes, tout en étant payés mais en bloquant à tour de rôle l’ensemble de l’activité.
    FO a " expliqué il y a deux ans au président de la République […] qu’ 'il y a des lignes à ne pas franchir'. Faire de la réquisition, ce serait un point dur." Ce syndicat qui représente une minorité de travailleurs se permet le franchissement des lignes qu’il interdit aux élus d’une majorité de Français et Françaises.

  • En conséquence, Eric Ciotti, le député UMP des Alpes-Maritimes a déposé il y a dix jours une proposition de loi visant à élargir le champ du service minimum obligatoire en ayant recours, notamment, à la réquisition d'agents grévistes.


    Les propos du ministre du Budget sont dénaturés par l’*P
    Eric Woerth ne fait pas de la provocation comme l’agence de presse le suggère.
  • Le ministre a dissuadé mardi les personnes qui s'apprêtent à suivre la grève interprofessionnelle de jeudi, estimant sur France Inter que "il y a d'autres moyens pour se faire entendre" que de faire grève. "On ferait mieux de se serrer un peu les coudes", ce que la presse militante déforme en « les mécontents devraient "se serrer les coudes" et "se remonter un tout petit peu les manches" ».
  • Si c’était la même chose et si l’agence de presse A* ne faisait pas de la désinformation, pourquoi le journaliste rédige-t-il une phrase dans laquelle il insère une partie des termes exacts du ministre mais en en changeant le sujet grammatical et donc le sens, comme par inadvertance?
    >Dire qu’« on » doit se remonter les manches ne signifie pas la même chose que les « mécontents » doivent se remonter les manches ! Le ministre ne fustige donc pas les grévistes, mais incite l’ensemble des Français à se remonter les manches, ce qui n’est pas du tout la même chose.
    >D’autant qu’on imagine mal que le ministre du Budget ait pu suggérer aux «mécontents » de "se serrer les coudes"…

    Et quand « on lui objecte que les personnes qui comptent manifester expriment une inquiétude face à la crise », « il ne rétorque pas », mais il souligne le caractère irresponsable de cette dépense stérile d’énergie au détriment de la production et du pouvoir d’achat en temps de crise. Il s'adresse aux Français qui pourraient se laisser entraîner par une minorité tonitruante pour leur dire qu'ils ont mieux à faire ! "Qu'ils se démènent, (...) qu'ils bougent, qu'ils ne le fassent pas nécessairement uniquement en défilant ou en râlant! (...) Qu'ils deviennent un acteur de la sortie de crise. Et devenir un acteur de la sortie de crise, c'est quand même, me semble-t-il, se remonter un tout petit peu les manches et se mettre à travailler plutôt à l'unité du pays".

    Eric Woerth face au conservatisme syndical

    Il incite à une prise de conscience

    > "Je trouve qu'il y a d'autres moyens de le dire que de descendre dans la rue un peu traditionnellement comme on le fait depuis 30 ou 40 ans en France avec les mêmes banderoles"

    > "Bloquer un pays, faire en sorte que les transports ne fonctionnent pas, ennuyer les gens quand ils sont encore extraordinairement craintifs et qu'ils ont peur de l'avenir, c'est rajouter de la peur à la peur, de la crainte à la crainte".

    De la crise à la crise.