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vendredi 19 juin 2015

France télévisions: le grand n'importe quoi des nominations partisanes d'écologistes radicaux

Stéphane Sitbon-Gomez, une éminence pas très cathodique 

A 27 ans, novice dans l'audiovisuel, il devient directeur du cabinet de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions

Delphine Ernotte choisit l'ancien bras droit de Cécile Duflot comme directeur de cabinet. Encore une nomination presque aussi contestée que celle de sa patronne, en date du 23 avril dernier. Comment une telle nomination à un tel poste, le 20 mai 2015, se justifie-t-elle quand on est un rejet de l'écologie politique radicale ?
Sa silhouette pourtant frêle inquiète. Au siège de France Télévisions, personne ne connaissait Stéphane Sitbon. Ce diplômé de Science Po a été successivement membre de l’exécutif des Jeunes Verts, assistant de la secrétaire nationale, directeur de cabinet de celle-ci à la région Ile-de-France, puis membre de l’équipe de campagne du parti pour les élections européennes de 2009 et régionales l’année suivante. "Un vrai apparatchik", rigole-t-il. 
Depuis le 20 mai et la publication d'un article de L'Obs annonçant que l'ancien conseiller de Cécile Duflot devient directeur de cabinet de Delphine Ernotte, elle-même nouvelle présidente de France Télévisions, la maison s'interroge sur la compétence, les prérogatives et surtout les intentions de ce vieil adolescent. 

"Avec lui, on est clairement dans la politisation de l'état-major"

C'est l'inquiétude d'un très haut cadre anonyme du groupe, qui rappelle son engagement dans ce parti dès l'âge de 14 ans, puis dans l'élection présidentielle de 2017. Depuis six ans, il écrit les discours de Cécile Duflot, dont on serait bien en peine de citer une phrase marquante. En 2012, il codirige la calamiteuse campagne présidentielle d'Eva Joly. La candidate écologiste aux lunettes vertes avait alors recueilli 2,31 % des voix. En 2014, sa patronne et lui quittent précipitamment le gouvernement, ravivant dans leur parti la question de la participation au pouvoir. "Son génie restera d'avoir fait de Cécile quelqu'un qui compte, et de l'avoir transformée en ministre", estime Patrick Farbiaz, conseiller politique avisé de nombreux leaders écologistes: attaché parlementaire de Noël Mamère, le 11 janvier, lors d'une suspension de séance du congrès des Verts dans la salle de la CFDT à Paris, il cria " Vive le Hamas, le Hamas vaincra ! " Mamère (ex-PS et actuellement EELV) réagit en affirmant que ce que Proche-orient.info avait publié était faux parce que rapporté "par un journaliste juif" ! Ils avaient reçu les soutiens d'Olivia Zémor (CAPJPO), Arlette Laguillier (LO), Mouloud Aounit (MRAP).

L'ancien président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, a la réputation de laisser une liberté éditoriale confortable aux équipes de l'information. "Ces dernières années, on a tapé sur Sarko, on a tapé sur Hollande", se flatte un journaliste de la rédaction. "Qu'en sera-t-il avec un directeur de cabinet de la présidente issu des Verts? Quand on connaît le sectarisme et la désorganisation de ce parti, ça ne fait pas rêver..." 

Le titre même de Stéphane Sitbon intrigue les salariés de France Télévisions : "directeur de cabinet", un poste qui n'existait pas, et qui renvoie plus à l'organigramme d'un ministère qu'à celui d'une grande entreprise.
En politique, la finesse est soeur de la prudence, une vertu dont essaie d'user ces derniers jours le nouveau bras droit de Delphine Ernotte. Depuis l'annonce de sa nomination, Stéphane Sitbon n'a pas pris la parole en public.

Stéphane Sitbon rase les murs depuis l'annonce de sa nomination

Il passe son temps à la découverte des dossiers de l'audiovisuel. Il assiste, en compagnie de Delphine Ernotte, à des réunions avec des directeurs de programmes, où, à la surprise de certains, il n'hésite pas à donner son avis. Il consulte, téléphone aux animateurs de France 2 et de France 3 directement sur leurs portables, caressant les uns, donnant des frayeurs aux autres. Récemment, il rencontre Nagui et lui dit apprécier l'émission musicale Taratata. Les sourcilleux se demandent qui rétribue le nouveau dirigeant du groupe. Rémy Pfimlin occupe pleinement ses fonctions et ne lâche pas les rênes: Delphine Ernotte ne prend officiellement ses fonctions que le 22 août et n'était pas censée embaucher avant cette date.

Malgré les échecs qui lui collent aux basques aux côtés de Duflot et Joly,
la gauche radicale continue de le présenter comme le "Mozart des Verts", mais tous se penchent désormais sur son CV, sans comprendre le lien avec la télévision. 
Débarqué en politique en 2001, Stéphane Sitbon se tourne d'abord vers la figure tutélaire de la section verte de son chaotique XXe arrondissement de Paris: un certain Guy Philippon. A 86 ans, après avoir participé au lancement de l’Alternative rouge et verte (Arev), idéologiquement issu du PSU aujourd'hui,  mais "stalinien dans ses méthodes" d'après un membre de la section, il accueille avec paternalisme ce collégien de 14 ans. Il s’est laissé convaincre de raconter sa vie, d’écrire son autobiographie sous la forme d’un dialogue avec Stéphane Sitbon-Gomez, qu’il a contribué à former. Celui-ci écrira au sujet de sa rencontre avec son mentor: "J'ai lancé une bouteille à la mer. J'ai la certitude - et sûrement le secret espoir - qu'elle ne sera jamais saisie." La suite ? Sitbon se fait véritablement aspirer par la politique. Au service de Cécile Duflot, les camarades l'ont vu rire mais aussi pleurer. Couche-tard et lève-tôt, il manque de s'évanouir d'épuisement au congrès des Verts, à La Rochelle, en 2011. Au ministère du Logement, il sera médicalement prié de faire une pause, pour cause d'affaiblissement général.

Le conseiller de Cécile Duflot possède un logiciel politique depuis la naissance, là où la patronne se cherche encore une ligne, entre radicalité, réformisme et petites photos sur Twitter. Petit-fils d'un journaliste du Nouvel Observateur juif tunisien et proche du Parti communiste local, fils d'un père un peu loufoque impliqué dans la lutte pour la légalisation du cannabis et les mouvements autonomes, le plus jeune de l'arbre généalogique peut se décliner comme féministe, internationaliste, écologiste et égalitariste.
Parmi les oeuvres qui l'ont forgé, celles de l'opéraïsme, courant italien marxiste des années 1960 pour lequel le socialisme s'apparente à une nouvelle forme de capitalisme. Proche de penseurs français comme Dominique Méda (conseillère de la candidate Ségolène Royal) et le sociologue Jean-Marc Salmon (ci-contre à droite), 62 ans et soixante-huitard maoïste, le conseiller politique apprécie les travaux de ces sociologues fortement éloignés du courant social-démocrate.

Stéphane Sitbon possède quelque chose de plus utile qu'une culture universitaire, des réseaux. Au gouvernement, tous ceux qui l'ont approché découvrent un garçon moins sectaire que son étiquette politique ne le laisse entendre. Sur la forme, le jeune homme est vraiment sympa. Il connaît les leaders européens des mouvements alternatifs comme Podemos en Espagne, les journalistes politiques, les grands patrons du secteur de la construction, les membres du cabinet de François Hollande, les jeunes bobos du nord-est de la capitale et les communicants bien introduits sur la place de Paris.
Dans cette catégorie, un homme l'a fait roi : Denis Pingaud. Ex-journaliste, ex-attaché de presse de Laurent Fabius à Matignon, Pingaud, 63 ans (ci-contre), conseille José Bové sur sa communication et apparaît également sur les radars écolo. Il n'est autre que "l'homme de l'ombre" qui a orchestré la campagne de Mathieu Gallet pour la présidence de Radio France, son communicant privé à 90.000 euros par an de prestations. Dans le milieu des années 2000, il fait la cour à Dany Cohn-Bendit, oeuvre dans les lieux les plus discrets de la campagne présidentielle d'Eva Joly en 2012, tel le cabinet d'avocats d'Emmanuel Pierrat, où se retranche une partie du staff de la candidate dans les moments difficiles. Mutique, cassant, cynique, pénétré et manipulateur, Pingaud est décrit par ses interlocuteurs comme possédant les défauts usuellement liés à sa fonction.
C'est lui le pilier de l'entreprise de lobbying tous azimuts lancée en faveur de Delphine Ernotte au début de 2015, faisant équipe avec Xavier Couture, ancien dirigeant de Canal +, s'appuyant sur David Kessler, ancien conseiller pour la culture de François Hollande, et Robert Zarader, consultant ami du chef de l'Etat. A l'Elysée, Pingaud se prévaut également du relais de Gaspard Gantzer, ci-contre, au centre, le responsable de la communication présidentielle. Lequel ne nie pas l'amitié, mais se défend d'avoir eu "quelque rôle que ce soit" dans la nomination d'Ernotte. 

Une infiltration écologiste des institutions

Entre Pingaud et Sitbon, la relation s'accélère ces derniers mois. Après le départ de ce dernier du ministère du Logement, où Pingaud passait une tête de temps en temps, les deux hommes continuent de se fréquenter. On les voit déjeuner ensemble, on les croise marchant dans les rues de Paris. Il est question que l'un travaille pour Balises, l'agence de communication de l'autre. Dans M, le magazine du Monde, qui publie un portrait du controversé Mathieu Gallet, président de Radio France conseillé par Pingaud, Stéphane Sitbon élève une statue à son chasseur de têtes : Pingaud "a un vrai sens de la communication, sans les travers des pubards. [...] Des anciens de la Ligue communiste révolutionnaire qui sont restés à gauche, il n'y en a pas tant que ça !".
Sitbon, mal calibré pour ce poste, mais capable de surprendre
Déjà empêtré dans le déminage des dépenses somptuaires de son client Mathieu Gallet, Pingaud entraîne Sitbon dans une autre galère politico-médiatique. Le jour même de l'annonce de la nomination du nouveau directeur de cabinet de Delphine Ernotte, le député Républicain Thierry Solère pose une question au gouvernement, dénonce l'opacité des méthodes du CSA et raille la "perle rare", "un militant écologiste de 27 ans".  

Jusque dans les rangs écologistes, la promotion de l'ex-nouvelle star a un arrière-goût aigre. 
Sergio Coronado, Sitbon et Duflot
Le député Sergio Coronado, qui adore sincèrement son cadet et précise que la personne de "Stéphane" n'est pas en cause, ne peut que reconnaître : "Il apparaît que la désignation d'Ernotte n'est pas conforme à ce qui est prévu dans les textes." Le 26 mai, en réunion de groupe EELV, le même député interroge ses camarades : "Eu égard aux articles de presse, peut-on ne pas réfléchir sur cette nomination ?" Cécile Duflot esquive : "Vous comprendrez bien que je n'intervienne pas dans ce débat."

Cécile Duflot botte en touche sur la nouvelle fonction de son ancien conseiller, Stéphane Sitbon.
Le débat prend sa source au CSA. Attaquée en justice au sujet de ses pratiques obscures, l'institution est décriée pour la sinuosité de son président, Olivier Schrameck. 

Depuis le 1er octobre 2014, le nouveau directeur général s'appelle Frédéric Lenica. Ancien directeur de cabinet de Cécile Duflot au Logement, Lenica est aujourd’hui directeur général du... Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Il a travaillé avec Stéphane Sitbon pour mener à bien la loi Alur sur l'immobilier, une loi usine à gaz du quinquennat. A la soirée des 30 ans de Canal +, le 4 novembre 2014, au Palais de Tokyo, Lenica confie toute son admiration à un des invités de la fête : "Stéphane m'a appris tant de choses sur la politique..." 
L'amitié passée a-t-elle joué au moment du choix de Delphine Ernotte par le CSA? La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, camarade de promo à l'ENA de Lenica, estime que ces spéculations relèvent du "délire complotiste"...

Le débat se prolonge en direction de l'Elysée. François Hollande a toujours revendiqué ne pas vouloir se mêler, à l'inverse de Nicolas Sarkozy, de la présidence de France Télévisions. Il a donc réformé la méthode de désignation, laissant le CSA en première ligne. Une certitude, pourtant : le président de la République voulait une femme. Alors va pour Ernotte. Laquelle choisit, comme plus proche collaborateur, le plus important conseiller de Cécile Duflot, ancienne ministre devenue rebelle et tête de pont d'un parti majoritairement opposé à un retour au gouvernement ! Rien ne va plus. 
"La nomination de Sitbon est pour nous un acte politique, affirme Christian Kert, député Républicain siégeant à la commission des Affaires culturelles. On ne peut pas penser que c'est un acte gratuit : Ernotte a forcément dû demander la validation de la tutelle."

La nomination de Delphine Ernotte elle-même fait débat: 
le président du CSA, Olivier Schrameck, est accusé de partialité mais s'en défend. "Nous ne sommes pas en position favorable pour demander des passe-droits, vu notre situation politique depuis la sortie du gouvernement!" oppose Jonathan Sorel, bras droit de la secrétaire nationale des Verts et copain d'adolescence de Sitbon. La réalité : l'étoile montante de la gauche alternative s'est converti aux codes de la gauche affairée, avec la chance professionnelle de sa vie au final.
Mal calibré pour ce poste ? Sans aucun doute, mais capable aussi de surprendre? Ancien des cabinets Fabius, ancien secrétaire général des sociétés du multimillionnaire Stéphane Courbit, copain de François Hollande, Thierry Lajoie, ci-contre, dirigeant d'entreprise membre du Parti socialiste, croise Sitbon quelques mois en 2012-2013, lors d'un contrat ponctuel pour le cabinet de la ministre Duflot. Il livre son verdict : "C'est le gars le plus protéiforme que j'aie rencontré de toute ma vie." Comparable à Jacques Attali ou Alain Minc. En somme, des personnalités susceptibles de travailler plus que les autres et de passer de la production d'idées au Meccano politicien.
Qu'est-ce qu'ils ont tous après leur noeud?
Un Meccano auquel Stéphane Sitbon participe une dernière fois le 12 mai, lors d'une réunion interne d'Europe Ecologie-les Verts, à la mairie du IIe arrondissement de Paris, consacrée à la constitution des listes pour les régionales. Il était temps pour lui de sortir de la politique et de sa tambouille d'arrière-cuisine : huit jours plus tard, sa nomination est officialisée.

samedi 12 janvier 2013

Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus)

Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois 


Le salaire du nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, s'élève aussi à 4500 euros par mois, tandis que celui de la CGT s'affiche à 2300 euros par mois, .

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, qualifiait de " procès d'intention" "les motivations principales" de la commission d'enquête parlementaire qui se penche sur le financement des organisations syndicales d'employeurs et de salariés, en juin 2011 sur RTL.

Le niveau de rémunération du cégétiste équivaut au salaire moyen en France

En réponse à une remarque de Nicolas Perruchot, député du Nouveau Centre et initiateur de la commission d'enquête sur "l'opacité" du financement des syndicats  Bernard Thibault avait  expliqué recevoir "un salaire statutaire" (!), étant "dégagé syndicalement d'une entreprise publique", c'est-à-dire détaché de la SNCF, aux frais des utilisateurs du service public
"J'ai donc une rémunération statutaire de l'ordre de 2.300 euros. Il n'y a pas besoin d'une commission d'enquête; il suffisait d'interroger le PDG de la SNCF pour connaître la rémunération du secrétaire général de la CGT", a-t-il observé. Pourquoi le principal intéressé renvoie-t-il à l'absent de l'entretien ?

La CGT ne lui verse pas de rémunération complémentaire et prend simplement en charge sa voiture de fonction, une Citroën C6. Mais reverse-t-il solidairement aux camarades de l'organisation syndicale ?

C'est la CFDT, en revanche, qui prend en charge le salaire de son leader



Le nouveau patron de la CFDT 
et l'ancien

La rémunération du patron de la CFDT s'élève à 4500 euros nets par mois, sur 13 mois, selon Les Echos.

Le SMIC brut étant à 1 425,67 euros par mois (juil. 2012) pour 35 heures hebdomadaires, soit 9,49 € de l'heure (janvier 2013), le SMIC mensuel net (1er juillet 2012) était de 1 118 euros. 
Chérèque touchait quatre fois le SMIC. Sans compter les avantages divers et en espérant que ses avantages fiscaux ne sont pas ...injustes !

Le Leader de FO (Force ouvrière), Jean-Claude Mailly, gagne presque autant (4300 euros par mois sur 13 mois).

Le nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, se sucre-t-il à son tour, au mépris de la précarité des salariés dans la crise

Bâton de maréchal ou parachute doré ?

Le 3 janvier 2013, le président de la République a récompensé un fidèle serviteur
Déjà élu président du Think-thank Terra Nova le 12 janvier 2013 à la satisfaction de François Hollande (lien PaSiDupes), à 56 ans et à quatre ans de la retraite, François Chérèque a été nommé inspecteur général des Affaires sociales, IGAS, (5e tour) en Conseil des ministres à compter du 7 janvier 2013, au statut de haut-fonctionnaire.
sa rémunération est éloquente : de 53.368,14 € à l’entrée, 69 238 € au bout de quatre ans. 

Le candidat socialiste en meeting, le 3 mars 2011 à Dijon, se posait alors pourtant en défenseur de hauts fonctionnaires
"déplacés comme des pions, moqués comme des petits pois, regardés comme des gêneurs, considérés comme des subalternes" et fustigeait des "nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes" de son prédecesseur.

Le "changement maintenant", c'est un fait, n'a pas encore atteint la haute fonction publique d'Etat non plus.

lundi 16 juillet 2012

François Hollande recrée l'ORTF et soumet France 2

Le service public de télévision à la main du système PS

Ces deux journalistes impartiaux interrogeaient les candidats de la présidentielle 2012
et leurs sympathies n'avaient échappé à personne...

Nathalie Saint-Cricq est promue responsable du service politique de France 2 au sein du service France (groupe France Télévisions), à compter du mois d'août 2012. 
Elle succède à Fabien Namias (aujourd'hui de retour sur Europe 1) et se trouve placée sous la responsabilité directe de François Lenglet (ci-dessus à droite)rédacteur en chef du service France. 
Elle a été nommée par Thierry Thuillier, directeur général adjoint en charge des rédactions et des magazines d'information de France Télévisions. Nathalie Saint-Cricq (IEP) était précédemment rédacteur en chef des émissions "Des paroles et des actes" et "A vous de juger" sur France 2.
Elle travaillera en étroite collaboration avec François Lenglet, qui vient d'être nommé rédacteur en chef du service France de France 2. Celui-ci (1961) est passé par  L'Expansion dans les années 1990,  Les Échos (2000-2008, La Tribune (2008-2011), puis BFM Business et BFMTV (2011-2012).
VOIR et ENTENDRE un reportage de la gauche vertueuse accusant la droite de main-mise sur France Télévisions:

Dans un courrier
 à François Hollande,  Nicolas Sarkozy 
 rappelle une phrase prononcée en février par le candidat PS sur le remplacement de hauts fonctionnaires qui seraient " liés au système UMP ".
" Aucun de ceux qui aujourd’hui exercent des responsabilités et qui sont loyaux n’ont à s’inquiéter. Mais, en revanche, ceux qui sont liés à ce système auront forcément à laisser la place à d’autres ", avait déclaré François Hollande sur BFMTV le 19 février 2012. Le député de Corrèze accusait alors le président-candidat d’avoir mis en place "un Etat UMP ",  "un système " dans la police et la justice.


Par ces propos, François Hollande visait " en particulier, mais pas seulement, le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice ", décryptait Nicolas Sarkozy dans sa lettre. 
" S’agissant de ce dernier, les nominations que vous critiquez ont reçu un avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature ", écrit-il. " Vous pouvez maintenant tenter de contester cette déclaration devant les millions de Français qui ont regardé notre débat, mais c’est un fait que vous l’avez prononcée ", conclut-il.

Le candidat de l’UMP avait reproché au candidat socialiste " de nous faire un beau discours, on en avait la larme à l’œil, mais c’est le même François Hollande qui, quand il s’enflamme en mimant François Mitterrand dans les meetings, dit : ‘Je ne garderai aucun des magistrats, aucun des policiers, aucun des préfets…’ "
Vous avez fait une erreur d’interprétation, (…) est-ce que vous avez une phrase là-dessus ? ", l’avait coupé François Hollande. " Pas une, plusieurs ", avait assuré Nicolas Sarkozy, avant de lui promettre de lui envoyer par courrier ces phrases en question. C'est chose faite. 

Comme la
trahison par le président Hollande de la parole donnée par le candidat.