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jeudi 29 novembre 2018

Gilets jaunes : l'extrême gauche prend le train en marche et politise le mouvement

La CGT et Mélenchon feront de la récup' sur les Champs-Élysées samedi 1er décembre avec les "gilets jaunes"

La CGT s'infiltre

Alors que continuent les occupations de ronds-points et de centres stratégiques pour la défense du pouvoir d'achat et contre la hausse des taxes sur les carburants, après quinze jours, l'organisation syndicale d'extrême gauche appelle "tous les citoyens" à manifester le 1er décembre pour défendre le pouvoir d'achat.


Sortant de sa réserve, la CGT cherche à mettre la main sur le combat social des Gilets jaunes. Mardi, la première organisation syndicale dans le secteur public a appelé "tous les citoyens, les salariés actifs et retraités" qui ne l'étaient pas déjà, avant elle, à manifester le 1er décembre pour exiger "des réponses immédiates et précises" du gouvernement auquel le syndicat marxiste ajoute le patronat. La CGT formule ses propres revendications, exigeant notamment une hausse du SMIC à 1800 euros, une prise en charge des transports par les employeurs, une TVA réduite à 5,5% pour les "produits de première nécessité", ainsi qu'une "fiscalité juste, tenant compte des revenus".
"La responsabilité du gouvernement" dans la situation actuelle est "énorme", souligne la CGT, qui estime que le "surnom de président des riches" donné à Emmanuel Macron est "bien justifié". 


Le syndicat critique également la politique fiscale sur les carburants, et considère, à l'instar d'autres personnalités comme l'ancienne ministre socialiste de l'Environnement, Ségolène Royal, que le gouvernement "instrumentalise les enjeux environnementaux" au profit du redressement de ses comptes publics.Sans pour autant les nommer, le communiqué de la CGT revient ainsi sur la "colère légitime" exprimée par les 'gilets jaunes" depuis avant le 17 novembre dernier ! 

Mais le syndicat radicalise le mouvement en appelant les citoyens à "ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes". Le texte de l'organisation reprend en cela les craintes exprimées par le passé par son secrétaire général, Philippe Martinez, qui s'inquiétait de voir le mouvement soutenu par le Rassemblement National, son équivalent à l'extrême gauche. Pointant du doigt les risques de "récupérations" politiques, le secrétaire général avait notamment déclaré que les déclarations du maire de Béziers, Robert Ménard, en soutien aux manifestants était "absolument [scandaleuses]". A la "peste brune" répond le "choléra rouge"...

La centrale communiste entend investir le terrain des "gilets jaunes".
Accusant ses adversaires d'animer le mouvement citoyen, Philippe Martinez avait jugé vendredi qu'il était "impossible d'imaginer la CGT défiler à côté du Front National" à l'occasion des mobilisations du deuxième weekend, le 24 novembre. Pour le syndicat marxiste, la question des taxes sur les carburants reste mineure: "le fond du fond, c'est les salaires", avait-il expliqué, tentant d'attirer le mouvement citoyen sur son terrain en ajoutant que seules des "augmentations de salaires" permettraient aux Français de se doter de véhicules propres.

Pour l'heure, l'appel de la CGT n'a pas encore rencontré le soutien d'autres organisations syndicales. Les militants de la 25e heure s'ingèrent dans le mouvement à quelques jours seulement des élections professionnelles dans la fonction publique, prévues le 6 décembre. En récupérant le mouvement apolitique des Gilets jaunes, la CGT cherche donc à défendre sa position  syndicale dans la fonction publique face à ses concurrents comme FO ou Solidaires. L'organisation tentera de résister à l'influence croissante de la CFDT, qui lui a déjà ravi la première place dans le secteur privé en 2017.

Jeudi 22 novembre, dans les Bouches-du-Rhône, près de la ville communiste de Martigues, le dépôt de bio-carburant de La Mède était bloqué par des "gilets jaunes" et des salariés du site en grève à l'appel de la CGT.

L'extrême gauche politique tente aussi de noyauter le mouvement des Gilets jaunes  

Alors que RFI titre sur l'engagement "solitaire de François Ruffin aux Gilets jaunes", Jean-Luc Mélenchon (LFI) a affirmé jeudi qu'il manifestera - discrètement (car il pourrait en être éjecté) - samedi sur les Champs-Elysées aux côtés des "gilets jaunes". "Oui mais je m'arrange pour que ma présence soit la plus efficace possible, c'est-à-dire que j'évite les concentrations de caméras autour de moi", a minaudé Mélenchon.

Le politicien a aussi souhaité une mobilisation sans violences, après celles qui ont émaillé la manifestation du 24 novembre sur la célèbre avenue parisienne et que Castaner, demi-ministre bouffon de l'Intérieur, a attribuées à "l'ultra-droite", alors qu'aucun des interpellés n'y appartient.

Si Mélenchon était entendu, la preuve serait faite à nouveau que ces violences de rue - visant les commerces de luxe comme Dior - sont bien provoquées par l'extrême gauche anarchiste que la presse qualifie d'ultra-gauche pour ne pas impliquer le PCF et LFI.


Une bijouterie Dior a été dévastée et pillée lors des affrontements avec les forces de l'ordre. Les dégradations sur le magasin dépassent le million d'euros


"Je suis pour une orientation absolument, radicalement, totalement, et dans tous les cas, non violente. La violence ne nous a jamais servis. Elle sert de prétexte à nos adversaires et c'est tout", a déclaré le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône. Il sera d'ailleurs sur les Champs-Elysées et non pas sur la Canebière à Marseille...

Il a condamné l'approche biaisée des media, soulignant que "ce n'est pas une bonne idée de (se) focaliser sur quelques violences que tout le monde déplore", comme l'ont pesamment fait CNews et LCI, ainsi que, dans une moindre mesure, BFMTV. Samedi, "on va entendre sur toutes les chaînes d'info 'le mouvement s'essouffle' et si quelqu'un brûle un cageot, il y aura dix caméras autour pour le prendre au 1er plan", a déploré Mélenchon. Et le même cageot brûlera d'ailleurs toute la journée, toutes les sept minutes...

Des porte-parole de la "délégation" officielle des "gilets jaunes" doivent être reçus vendredi par le Premier ministre Edouard Philippe, à la veille de "l'acte 3" de leur mobilisation, sur les Champs-Élysées et en régions, le 1er décembre.
Mais les Français n'en attendent pas davantage que de l'entretien pour rien avec Rugy.

VOIR et ENTENDRE une partie de la rencontre (75mn) filmée par le Gilet jaune Eric Drouet, à la demande de la base :
  

mardi 13 septembre 2011

Isabelle Prévost-Desprez, une juge politique de combat

L'Etat est-il 'violable' à l'envi,
mais la presse et la magistrature intouchables ?


La démocratie d'influence
s'auto-détruit
à vouloir se substituer
à la démocratie élective

L'opposition ne manque pas de ressources

Isabelle Prévost-Desprez est juge et partie dans l'affaire
La présidente du tribunal a cru pouvoir mettre en cause le Chef de l'Etat en déclarant à deux journalistes du Monde qu'elle avait deux témoins pour assurer que le président de la République était allé en personne chercher de l’argent en liquide chez Liliane Bettencourt. Les deux lascars s'étaient empressés de publier ces allégations, parmi d'autres, dans un thriller politique. L'un, Fabrice Lhomme, s'était déjà distingué dans cette affaire, lorsque Mediapart en faisait ses choux gras, et l'autre, Gérard Davet, s'est porté en avant, quand le premier a transporté l'affaire avec lui au journal Le Monde qui l'a relancée.

Mais la juge a reçu un camouflet avec deux démentis, l'un de celle qui était supposée avoir assisté à la scène, l'infirmière, et l'autre de celle qui aurait prétendument reçu ses confidences, la greffière de la magistrate. L’affaire Bettencourt aurait donc pu se rendormir à Bordeaux, mais Isabelle Prévost-Desprez est une militante et ne lâcha pas prise: la campagne des primaires socialistes servant de caisse de résonnance, l'affaire a redémarré sans crier gare sur la place publique comme un incendie mal éteint attisé par des pompiers pyromanes.

Le feu est reparti où on ne l'attendait évidemment pas
La juge d’instruction parisienne Sylvia Zimmermann a probablement auditionné Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, et Bernard Squarcini, patron de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), soupçonnés d’avoir espionné Gérard Davet, l’un de ces deux journalistes du Monde chargés d'alimenter ce sulfureux dossier. Ces hauts fonctionnaires auraient donc enfreint la loi du 4 janvier 2010 sur la protection des sources des journalistes.
Or, Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur soi-même, est venu éclairer la lanterne des malveillants, expliquant que l'Etat ne peut rester les "bras ballants" quand fuitent ses services et qu'il se doit de procéder à des « repérages de communications » pour identifier le traitre.

Ce double rebondissement est symptomatique de ce que le Parti socialiste attend de ses primaires, une pré-campagne dans la campagne présidentielle
Le premier spectacle des six marionnettes socialo-radicales, organisé pendant trois longues heures et sur le service public, n'est pas seulement en temps d'antenne exorbitant. Il confirme que les candidats n'ont rien à dire pour se distinguer mais que cette primaire est une opportunité pour accabler le pouvoir: le gentil Hollande a tenté de se construire une stature présidentielle en adressant ses attaques au Chef de l'Etat plutôt qu'à ses concurrents, incitant ceux-ci à l'imiter et détournant ainsi le débat de son objectif des primaires.
Lien PaSiDupes
Le probable candidat Nicolas Sarkozy doit donc s’attendre à bien d'autres attaques frontales et plein écran. Aussi n’est-il pas surprenant que quelques poids lourds du gouvernement – François Baroin, Valérie Pécresse et Alain Juppé – jouent leur rôle de cordon sanitaire contre l'infection de gauche, alors que le chef de l’État se tient aux commandes, occupé à la fois par la situation au Proche Orient et par la crise économique et financière internationale -et singulièrement européenne-, au service de tous les Français.

Le PS, par la voix de François Hollande, en a entre autres profité pour accuser le pouvoir de main-mise sur la justice.
Classique, direz-vous. Mais alors qu'il est aux prises avec des affaires judiciaires fort peu reluisantes, Jean-Noël Guérini (" prise illégale d'intérêts ", " trafic d'influence " et " association de malfaiteurs " ) et Sylvie Andrieux à Marseille ou Robert Navaro à Montpellier (malversations et abus de confiance), soutien de François Hollande à la primaire socialiste et membre de son équipe de campagne depuis août 2011, l'ex-premier secrétaire passif du PS s'est payé le luxe insensé d'assurer qu’il y aurait " à l’Élysée, au côté même du président de la République, une cellule qui, avec la police, avec la justice, ferait pression pour que des affaires soient lancées et d’autres étouffées ". Au moment où la militante de l'USM, la juge Prévost-Desprez, fait des siennes, l'accusation ne manque pas de sel et ces accusations sont graves de la part d'un candidat à la fonction suprême…

D'autant que le PS porte encore les stigmates des écoutes téléphoniques pratiquées dans les années 1983-1986 par une cellule placée auprès du président François Mitterrand et dirigée par Christian Prouteau. Le PS renvoie la pareille à la majorité: il sait d'expérience que le parti au pouvoir est tenté d'imposer des freins à la justice pour qu’elle se hâte lentement. Ce fut le cas dans l’affaire Urba… jusqu’au vote d’une amnistie. Le PS refait donc le coup, sans pouvoir administrer la preuve de ce qu'il avance.

Le remake socialiste est en cours de tournage
Avec l’affaire Bettencourt
, le PS met en scène Éric Woerth, à l’époque ministre du Travail, et Nicolas Sarkozy, au cours de l’été 2010.
Selon le scénario, un témoin, Claire Thibout, comptable vénale de Mme Bettencourt,la richissime vieille dame de l'histoire, inscrit au PV la remise d’argent en liquide, via Éric Woerth, pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Mais, en vérité, la greffière admet avoir peut-être interprété ses propos ! En effet, l’infirmière de la vieille dame aurait d'abord confirmé, mais seulement...hors PV. Puis, à la suite, selon elle, de menaces de mort, elle ne voudrait plus rien dire. La justice est ainsi à la merci des élucubrations d'acteurs en quête de notoriété. Mais lorsque les artistes sont des fonctionnaires du théâtre national, on se dit que la réforme de la justice ne peut rien quand la politique gangrène ses membres.

La juge Prévost-Desprez – qui a entendu ces deux employées dans le cadre du supplément d’information délivré pour abus de faiblesse – l’a permise, voire encouragée. A-t-elle d'ailleurs résisté au plaisir de la restituer, affirme-t-elle, dans le livre des deux journalistes. Voici l'exposé de son sentiment : " Ce qui m’a frappée, c’est la peur des témoins. Ils avaient peur de parler sur procès-verbal à propos de Nicolas Sarkozy. "
Puis vient la bombe incendiaire : " L’infirmière de Liliane Bettencourt a confié à ma greffière après son audition par moi : j’ai vu des remises d’espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais le dire sur PV. […] Bref, ce procès représentait pour l’Élysée un risque majeur. […] Il était impératif de me débarquer. " C'est la somme des troubles personnels et des ragôts douteux de protagonistes sans foi ni loi pour en arriver à se poser en victime.
Lien PaSiDupes

Isabelle Prévost-Desprez n'est pas une débutante
Elle a instruit à Paris plusieurs dossiers sensibles comme l’Angolagate (avec Philippe Courroye, aujourd’hui procureur de Nanterre où elle est présidente de Chambre) ou l’affaire du Sentier II, dans laquelle elle avait mis en examen -mais un peu vite - le patron de la Société générale, Daniel Bouton.
À Nanterre, elle a eu aussi à juger l’affaire du piratage du compte bancaire de Nicolas Sarkozy. La juge s'était illustrée en décidant que ce dernier n’étant pas une victime comme les autres, il ne pouvait prétendre à des dommages et intérêts: selon cette juge de choc, la justice n'est donc pas la même pour tous !

Isabelle Prévost-Desprez ne manque pas d'assurance
Mais ce petit chef du Tribunal de Nanterre, protégé de l'USM et de Régnard, est semble-t-il expéditif et un peu léger.
Ainsi, dans l’affaire Bettencourt, ses révélations sont-elles visiblement en carton-pâte, plutôt qu’en béton. Lorsqu’elle reçoit, au cours de l’été 2010, le témoignage de sa greffière, qui elle-même le tient de l’infirmière, le respect de la procédure voulait qu'elle consigne les deux témoignages au PV. Hors procédure, leurs affirmations n’ont évidemment aucune valeur juridique et semblent ajoutées dans l''intérêt' de la cause. Entendues la semaine dernière par la PJ, à la demande des juges bordelais, les deux femmes ont d'ailleurs démenti la juge Isabelle Prévost-Desprez.

À quel jeu la magistrate joue-t-elle ?
Croit-elle tenir le rôle de toute une vie dans cet emploi de victime d’une affaire d’État qui la dépasse ? Après toutes ses précédentes répliques, ne clame-t-elle pas qu'ON voulait la “ débarquer” ? Il semble bien plutôt que, dans cette intrigue tortueuse où sa tirade portait sur un éventuel 'abus de faiblesse', elle se soit écarté de son texte pour se livrer à des digressions sur un éventuel 'trafic d’influence' ou un 'financement politique' illicites. Aucune de ces deux infractions imputées à Éric Woerth ne pouvait certes laisser indifférent le gouvernement auquel il appartenait. D’autant que l’élu UMP était spécialement exposé, puisqu'il devait mener à bien la réforme des retraites.

Les rebondissements du feuilleton Bettencourt laissaient incrédule, tant ils étaient partisans.
Les 'révélations'du site trotskiste Mediapart et du journal socialiste Le Monde n’en finissaient pas de distiller des 'informations' exclusives, mais sans preuves. En juillet, Le Monde publia des extraits de PV du gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, sans que personne ne s'étonnât ou s'indignât de trouver ces pièces du dossier dans la presse.
La séparation des pouvoirs, ça va bien un moment, tant que la justice instruit et ne s'étale pas dans les media. A l’Élysée, on considéra alors que le temps n’était plus à l'angélisme.

Qui organise ces fuites ?

Les services jouent leur rôle d'auto-protection et ciblent bientôt un membre du cabinet de la Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie. Décision est prise Place Beauvau, en liaison avec le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, d’adresser une réquisition à l'opérateur Orange pour obtenir les “fadettes” de ce fonctionnaire. Grâce à ces relevés téléphoniques, on découvrit de fréquents appels entre le conseiller de la ministre de la Justice et un certain Gérard Davet, le journaliste du Monde.
La DCRI s'en serait tenue à l'identification du correspondant privilégié du haut fonctionnaire. Sauf que l’instruction de la juge Sylvia Zimmermann démontrerait que la DCRI s’est d’abord intéressée aux relevés téléphoniques du journaliste, et non pas à ceux du serviteur de l'Etat.

Comme la juge, cette direction n'aurait pas respecté la procédure
La DCRI aurait en effet enfreint la loi du 4 janvier 2010 sur le secret des sources des journalistes, qui dispose : « Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie. » Mais suppose-t-elle qu'on puisse impunément porter atteinte directement ou indirectement au services de l'Etat ?
Lien PaSiDupes

La presse est mieux protégée que l'Etat
Alors que, sans entraves, le juge jouit de son indépendance et le journaliste de libertés exorbitantes, la loi ne met pas le pouvoir à l'abri des trahisons internes et des fuites. Elle ne prévoit que les cas extrêmes d'atteinte à la sûreté de l’Etat ou de menace terroriste.
La loi n'envisage donc pas la déstabilisation politique de l'opposition. Ce n'est pas tant que le législateur ne parviendrait pas à imaginer l'opposition capable de bassesse, mais bien plutôt qu'il se réserve la liberté de s'y livrer à son tour le moment venu.

Le secret des sources maintient une double faille dans l'Etat
Dans un entretien accordé à Libération, le délégué général de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité l’a dit clairement : « Si nous avions été consultés, nous aurions rendu un avis défavorable [pour obtenir les listings téléphoniques du journaliste]. » Les services de l'Etat sont donc ouverts à tous les vents mauvais et cafards visqueux.

Les pseudo-révélations de la juge Prévost-Desprez ont cependant permis à la majorité de donner de la voix. Faiblement.

samedi 14 mai 2011

Le foot, moyen d'intégration de Blacks et de discrimination anti-blancs

Les acteurs politiques discriminent les Blancs
Le président du MoDem, François Bayrou, a jugé dimanche l’affaire des quotas dans le football "révélatrice d’un certain nombre de dérives de la société française", même si, au fond, on ne peut pas parler de "racisme" dans ce dossier.
C'est à voir, car si le député des Pyrénées atlantiques est ravi: "Il suffit d’aller sur les terrains de football de tous niveaux, de l’équipe de France jusqu’aux poussins dans les quartiers, pour voir que le football est précisément, au contraire, sans doute l’endroit où la diversité est la plus grande", il fait peu cas des Européens.
En réaffirmant sa vive opposition au principe d’instauration de quotas,
l'ex-candidat de 2007 à la présidentielle discrimine les jeunes Blancs talentueux qui sont écartés sur le critère de la couleur de leur peau.

Devoir de mémoire
VOIR et ENTENDRE comment l'émission On n'est pas couché situe le problème les explications du socialiste Georges Frêche sur le "lynchage médiatique" dont il fait l'objet à la suite de ses statistiques éthniques dans l'équipe de France: 9 Blacks sur 11 joueurs, est-ce le reflet de la société française ?

Lien PaSiDupes: l'équipe de France, chasse gardée black


Le foot français est-il raciste ?

VOIR et ENTENDRE
des éléments de réponse avec Jean-François Lamour, député UMP de Paris et Liem Hoang Ngoc, député PS européen.

"On est tous égaux ?
Quotas ou maquignonnage ?
"Quand y a des bons joueurs, ben y faudrait les prendre, quoi !"
Les fédérations sont dépouillées de leurs pouvoirs et conservent seulement leur rôle social. "Pas besoin de quotas", affirme le député européen PS; pas besoin de rendre justice au talent des jeunes européens.
La question des quotas des bi-nationaux est-elle bien posée ?

VOIR et ENTENDRE l'ancien ministre des Sports, Jean-François Lamour (UMP), et Patrick Lozès (président du Conseil représentatif des associations noires de France, CRAN, et partenaire de Mediapart) qui s'en prend nommément à tout le monde (Laurent Blanc et Christine Jouanno) sur la base de l'article du site trotskiste, qui généralise des propos attribués à certains cadres de la FFF, introduit le FN dans la polémique et envisage d'être candidat à la présidentielle 2012...

Suffit-il vraiment d'être le meilleur, quand on est Blanc ?

« Le football a été un moyen essentiel d'intégration »

Issue de la diversité, Rachida Dati le clame haut et fort sur Canal +, le jeudi 5 mai 2011.

L'ancien Garde des Sceaux a aussi souligné qu'en revanche elle n'avait pas vu la Fédération de tennis « tendre les bras à des gamins en difficulté ». « La politique de la ville dans certaines municipalités socialistes se résumait à la construction de terrains de foot», a-t-elle ajouté.
Concernant la binationalité, elle a fait valoir qu'il s'agissait de «prendre des jeunes», de les former pour ensuite les «intégrer dans l'équipe de France de football jeunes ». « S'ils ne sont pas sélectionnés», a-t-elle poursuivi, ils décident alors de rentrer dans leur pays d'origine pour jouer par exemple la Coupe du monde.
« On investit sur des joueurs qui, à un moment, vont nous lâcher. Est-ce que c'est raciste (de se poser la question)? Non », a conclu l'ancien ministre de la Justice.
Lien Le Parisien

VOIR et ENTENDRE un extrait de la stigmatisation du racisme anti-blanc par Alain Finkielkraut en octobre 2006 au cours de l'émission de France 3 Culture et dépendances, avec la participation de Élisabeth Lévy et Aude Lancelin:

Lorsque le petit Tigana (1m68) fut sélectionné en équipe de France, les joueurs étaient encore les meilleurs du moment, Noirs ou Blancs
, et non pas choisis sur leur masse musculaire pour favoriser la diversité, mais au détriment de la technicité. C'est sur ses qualités techniques que Jean Tigana est devenu entraîneur de l'OL et des Girondins de Bordeaux, en remplacement de Laurent Blanc.Il insiste sur un important travail technique lors de ses entrainements et met en place un système de jeu offensif unanimement reconnu qui profitera également au Fulham FC.

Les Bleus se sont constitués en mafia communautaire.

Ainsi émergent les cas de Vieira et surtout de l'ambitieux Lilian Thuram, dont Mediapart exploite l'engagement politique partisan.
Lien PaSiDupes
VOIR et ENTENDRE
les révélations copieuses et lourdes de sens de Christophe Dugarry lesquelles valent bien celles de Mediapart:
VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour, sur RTL: "Il y a quotas et quotas " !
Il y a racisme et racisme: le racisme anti-noir et le racisme anti-blanc !


D'autres quotas manquent à la liste...

dimanche 3 avril 2011

UNEF et MJS rivalisent dans l'injure vertueuse

Tract nauséabond de l'UNEF avec le concours de la Sorbonne
Ce dont est capable l'élite socialiste de demain...

Un tract odieux de l’UNEF est diffusé sur les différents sites de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne depuis une semaine. Il appelle à un prétendu « festival étudiant contre le racisme ».

Un amalgame primaire particulièrement douteux
Ce tract présente une illustration associant par montage photo les personnalités de Madame Le Pen, Présidente du Front National, du Président de la République et de Brice Hortefeux, ancien Ministre de l’Intérieur. Cette illustration est associée au slogan diffamatoire suivant : « Face aux politiques et aux idées de la haine, solidarité ! ».

Le contenu du tract est véritablement infamant
Au verso, il apparaît immédiatement que ce festival est un attrape-nigauds visant à « pointer du doigt les politiques migratoires xénophobes menées par le gouvernement » (sic).

Le Mouvement des étudiants (MET) s’indigne de l'implication de la Sorbonne

Le logo de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne figure sur ce torchon, en bas à gauche du document diffusé, alors que ce festival est clairement une supercherie prétexte à propagande politique. Cette caution des autorités universitaire remet en cause gravement la neutralité du service public assuré par l’université.
Le MET écrit à Jean-Claude Colliard

Le syndicat étudiant demande des explications au Président de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
  • Les représentants étudiants l'invitent à justifier l’apparition du logo de l’université sur le tract de l’UNEF et à certifier que le budget de son université n'a en aucune façon financé ce tract.
    Le MET a également demandé quelles sanctions le Président de l’université compte prendre au cas où il se serait laissé abuser par l’UNEF.
  • Enfin, le MET demande à Jean-Claude Colliard s’il compte maintenir les autorisations d’occupation des locaux de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour la tenue du « festival contre le racisme », puisqu'il n'est en réalité qu'un moyen sournois de l’UNEF de s’octroyer une véritable tribune politique, dans l’irrespect des institutions françaises, mais aussi de drainer des jeunes désoeuvrés et "faire du chiffre", au risque de créer des incidents.

    Les socialistes vertueux se complaisent dans l'infamie

    Sa Cynique Majesté Royal avait promis l'avènement d'une "République du respect", mais ne condamne pas ce type d'outrance.
    La Ch'tite Aubry avait annoncé une politique du bien-être, mais cautionne la malfaisance de ses jeunes intellectuels favorisés.
    Jamais aucune sanction ne tombe, ni aucun regret n'est exprimé.

    Cet autre montage ci-contre, en date de février 2011, à l'approche des cantonales, indique pourtant quel degré de bassesse les jeunes socialistes ont atteint, à ce jour. Lien PaSiDupes
    N'existe-t-il aucun socialiste qui aurait le sens de l'honneur et se respecterait suffisamment pour "stigmatiser" ces agissements qui "salissent" la fonction présidentielle et "abiment" la France ?

  • mercredi 30 mars 2011

    Les religions craignent d'agiter les laïcs


    Les musulmans instrumentalisent-ils la charité des autres ?


    Les représentants des religions de France se sont laissés piéger

    Ils se sont discrètement réunis à l'appel des musulmans qui se disent a priori stigmatisés par un débat qui n'est pas ouvert, et déclarent en choeur leur désapprobation d'un dialogue sur la laïcité.
    Ils ont choisi de communiquer par le biais d'une tribune publiée dans La Croix ce mercredi 30 mars.

    A l'appel du CFCM, présidé par Mohammed Moussaoui
    Les six grandes religions de France, réunies en Conférence des responsables de culte en France (CRCF), prennent leurs distances avec le débat controversé sur la laïcité, souhaité par les Français, dans une déclaration commune rendue publique mercredi, mais préalablement diffusée auprès de certains organes choisis.

    Dans cette tribune rédigée "sans aucun esprit polémique ou partisan", fallait-il le préciser, catholiques (Mgr André Vingt-Trois), protestants (pasteur Claude Baty), orthodoxes (Métropolite Emmanuel), musulmans (président du CFCM, Mohammed Moussaoui), juifs (Grand Rabbin Gilles Bernheim), et bouddhistes (révérend Olivier Wang-Genh) estiment que "la laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble". Une appréciation que personne ne remet en cause et que la réflexion qui doit être menée vise précisément à confirmer, encourager et faciliter.
    Les responsables de culte semblent envahis par le préjugé et s'expriment dans un troublant unanimisme qui laisse perplexe sur leur liberté de jugement, lorsqu'ils livrent leur tendancieuse exhortation, digne d'un appel à une journée d'action syndicale : "Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis", mettent-ils en garde.

    Visiblement obnubilés par leurs préoccupations politiques et leurs intérêts séculiers, nos religieux prétextent une prochaine élection, alors que nous sortons tout juste d'une autre en 2011 et que nous avions déjà voté en 2010, repoussant donc ainsi réflexion et action aux calendes grecques.
    Ils estiment "capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation". Le statu quo arrange les hiérarchies insensibles au trouble des fidèles.

    Tous jésuites !

    D'un côté, ils prônent le dialogue
    : "le débat est toujours signe de santé et de vitalité." (...), admettent-ils,
    mais de l'autre, le refusent: ils se révèlent clairement partisans en contestant ouvertement au pouvoir politique le droit d'agir. Ils l'interpellent d'ailleurs: "Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ?", stigmatisent-ils, charitablement.

    1ère rencontre de la CRCF

    Quatre mois avant les cantonales
    , la Conférence des responsables de culte en France s'est tenue le mardi 23 novembre 2010 pour la première fois au siège de la Fédération protestante de France. Un communiqué a été publié à l'issue de cette rencontre.

    "Dans la diversité de leurs traditions et de leurs convictions, les responsables de culte en France ils ont échangé dans un climat d'écoute attentive et d'amitié, rappelant d'emblée qu'ils adhéraient sans réserve au principe de laïcité qui est un des fondements de notre République. Ils ont fait leur, les propos du philosophe Paul Ricoeur : « ce qu'on appelle généralement la religion a à faire avec la bonté. ... aussi radical que soit le mal, il n'est pas aussi profond que la bonté. Et si la religion, les religions, ont un sens, c'est de libérer le fond de bonté des hommes, d'aller le chercher là où il est complètement enfoui. »"

    S'adressant aux religieux et aux fidèles tentés par le fanatisme religieux
    "Celles et ceux qui prétendraient utiliser l'élan religieux dans un but de domination, ou pire de légitimation de la violence, le trahissent. Dans notre société, les religions doivent favoriser activement le dialogue dans le respect mutuel, en s'appuyant sur la liberté et la justice qui sont à la base du vivre ensemble. Les rencontres que les responsables religieux ont décidé d'avoir régulièrement, chez les uns et les autres à tour de rôle, leur permettront de partager leur réflexion et d'approfondir leur connaissance mutuelle. Par là, ils entendent contribuer, à leur mesure, au développement d'un climat de confiance dans notre pays".

    Pasteur Claude BATY, président de la Fédération protestante de France Accompagné du Pasteur Laurent SCHLUMBERGER, membre du Conseil de la Fédération protestante de France, président du Conseil national de l'Église réformée de France

    Rabbin Gilles BERNHEIM, Grand Rabbin de France Accompagné du Rabbin Moshé LEWIN, porte-parole du Grand Rabbin de France

    Métropolite EMMANUEL, président de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France Accompagné de M. Carol SABA, porte-parole de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France

    M. Mohammed MOUSSAOUI, président du Conseil français du culte musulman Accompagné de M. Anouar KBIBECH, secrétaire général du Conseil français du culte musulman

    Cardinal André VINGT-TROIS, président de la Conférence des Évêques de France Accompagné de Mgr Laurent ULRICH, vice-président de la Conférence des Évêques de France

    Révérend Olivier WANG-GENH, président de l'Union bouddhiste de France

    jeudi 27 janvier 2011

    Les hauts fonctionnaires de la ville de Paris sont-ils grassement payés ?

    Débat autour de la gestion de la ville de Paris par Delanoë

    Delanoë ramène à la décence les salaires des hauts fonctionnaires de la mairie

    Le maire de Paris tente d’apaiser l’indignation suscitée par les révélations de la Chambre Régionale des Comptes en septembre.


    Dans un rapport, celle-ci dénonçait
    la multiplication et l’envolée des hauts salaires à la Ville de Paris
    .

    Dans
    un courrier adressé aux présidents des cinq groupes politiques du Conseil de Paris, Bertrand Delanoë annonce qu’il va réduire en moyenne de 15 % la prime départementale versée aux 60 plus hauts fonctionnaires de la Ville.
    Pour les 10 plus hautes rémunérations, la prime (qui pouvait atteindre les 40 000 € annuels) va être réduite de 20 %.

    Au final, la Ville va donc réaliser une économie de 280 000 € et moraliser les inégalités salariales pratiquées par le pouvoir socialiste. Cette réduction sera appliquée dès l’an prochain.

    Le maire PS est ainsi poussé à demander à la secrétaire générale d’engager une réforme du régime indemnitaire des cadres dirigeants afin que leurs rémunérations correspondent mieux à leurs fonctions réelles...

    VOIR et ENTENDRE les débatteurs réunis par BFM Business, en novembre dernier: Pierre-Yves Bournazel (UMP), conseiller de Paris et conseiller régional d'Ile-de-France, le sénateur Pozzo di Borgo (groupe Centre et Indépendant du Conseil de Paris) et Julien Bargeton, 1er adjoint (PS) à la maire de Paris pour le 20ème arrondissement et rapporteur de la mission d'information de la ville de Paris.
    Le parti-pris flagrant de la journaliste - Caroline Brun (chroniqueuse dans les émissions de Pascale Clark et directrice éditoriale du quotidien gratuit Metro - n'échappera à personne, non plus que sa participation intrusive: est-ce ce qu'on appelle "insolence de la presse" ou plutôt son engagement militant ?



    Débat sur la gestion Delanoë de la ville de Paris partie 1/3 envoyé par PierreYvesBournazel.

    SCRIPT 2e partie

    Pierre-Yves Bournazel
    Et ça fait dix ans que vous êtes aux responsabilités et il y a de nouvelles erreurs que vous avez commises qui ont été épinglées dans votre gestion.


    Julien Bargeton
    Non.

    Pierre-Yves Bournazel
    Et qu'à un moment donné, il faut se poser la question de savoir combien d'investissement on fait pour la ville de Paris, avec quel fonctionnement. Et là je crois qu'il faut rationaliser les dépenses de fonctionnement de la ville de Paris.Dix mille agents supplémentaires en dix ans, c'est quand même lourd ...

    Julien Bargeton
    (Inaudible).

    Pierre-Yves Bournazel
    C'est quand même lourd. C'est quand même très lourd. Il faut quand même, au moment où vous augmentez les impôts des Parisiens, s'interroger sur la manière dont on peut mieux évaluer les objectifs et les résultats des fonctionnaires dans leurs missions de service public parce qu'il ne faut jamais oublier que les fonctionnaires sont garants de l'intérêt général et de la continuité du service public et que c'est vis-à-vis des contribuables aussi que vous, vous devez rendre des comptes. Et cela, vous l'avez souvent oublié dans votre gestion.

    CAROLINE BRUN
    Alors on va poursuivre ...

    Julien Bargeton
    La ville de Paris est la seule à avoir mis en place un budget en mode loi organique relative aux lois de finances alors que nous ne sommes pas obligés.Nous avons demandé à l'État de pouvoir passer en mode loi organique relative aux lois de finances ...

    CAROLINE BRUN
    On fait une petite pause...

    Julien Bargeton
    L'État ne nous l'a pas accordé ...(Brouhaha).

    CAROLINE BRUN
    On fait une courte pause et on va revenir très longuement sur ce sujet juste après la pub et les infos.

    CAROLINE BRUN
    Alors je voudrais revenir sur un élément qu'on a eu juste avant la coupure, dans le rapport de la Chambre régionale des comptes il y a l'idée que, au fond, un certain nombre de titres de directeurs généraux ne correspondent pas aux fonctions réellement exercées - et c'est une partie des critiques que vous avez formulées Pierre-Yves Bournazel tout à l'heure en parlant de politisation de l'administration - alors, Julien Bargeton, est-ce que tous les hauts fonctionnaires ont des fonctions, enfin font effectivement le travail qui correspond à leurs fonctions et donc qui pourrait éventuellement justifier une rémunération élevée ou est-ce qu'effectivement il y a un problème de... ? Un peu comme dans la fonction publique, où, quand on a acquis un grade, on ne le perd jamais. Et donc est-ce qu'il y a des gens qui n'exercent pas les fonctions qu'ils devraient exercer et pour lesquelles ils ont des salaires élevés?

    Julien Bargeton
    Non! Je ne connais pas de fonctionnaire à la ville de Paris - je parle pour tous les agents - qui ne fasse pas son travail, tous les agents de la ville de Paris sont occupés à ce qu'ils doivent faire et sont rémunérés pour cela. Après, il y a la question de la grille par rapport aux collectivités locales et par rapport à l'État, c'est le débat qui nous a intéressé tout à l'heure. Donc il n'y a pas de fonctionnaire qui ne soit pas chargé d'une mission et qui ne travaille pas.Ensuite la question que vous posez est la question du maintien dans le temps d'un certain niveau de rémunération, etcetera, quand on évolue, cela vaut pour l'État d'ailleurs, cela vaut aussi pour les hôpitaux, cela vaut...

    CAROLINE BRUN
    Pour toute la fonction publique!

    Julien Bargeton
    Pour toutes les fonctions publiques territoriales également, et hospitalières, et d'État, c'est-à-dire effectivement comment on attache mieux et davantage des éléments de rémunération aux fonctions qui sont exercées. Et donc on assume le fait que lorsqu'on change de fonctions, on perde certains éléments de rémunération. C'est cela le sujet. Et effectivement il y a des personnels qui ont des rémunérations parfois élevées, mais lorsque vous dirigez des directions de taille très importante, il est légitime de percevoir la rémunération qui s'y attache; ensuite il y a un travail de cotation de…

    CAROLINE BRUN
    Quand vous changez de fonction, il y a moins de raisons?

    Julien Bargeton
    Non! Mais il y a un travail de cotation de poste qui est en cours, il y a un travail de cotation de poste qui est en cours. C'est un terme un peu technique, pardonnez-moi, cela veut dire, finalement de dire: est-ce que toutes les directions valent le même niveau de primes en fonction du nombre de personnes, en fonction des enjeux, en fonction des risques, etcetera ? C'est un travail qui est très lourd, parce que ça ne concerne pas que les directeurs, ça doit concerné aussi les sous directeurs, les chefs de bureaux, etcetera et, donc, on doit avancer sur cette question de dire: Voilà quel est le niveau de responsabilité d'un poste et quel est le niveau de rémunération qui va avec.

    CAROLINE BRUN
    C'est ça…

    Julien Bargeton
    Mais je ... Il faut le dire très clairement, c'est effectivement une question qui se pose à l'ensemble des fonctions publiques.

    Pierre-Yves Bournazel
    Oui! Je voulais dire que c'est... ce que vous venez de dire, on peut l'entendre, mais simplement il y a aujourd'hui des gens qui ont des titres de directeurs et qui ne sont pas directeurs de l'administration, or ils ont été formés par la ville, ils sont administrateurs de la ville de Paris, ils ont un véritable cursus dans la ville de Paris et, aujourd'hui, ils se trouvent placardisés, c'est ce que dit le rapport de la Chambre Régionale des Comptes...

    Julien Bargeton
    Placardisés ça veut dire quoi? Ils sont...

    Pierre-Yves Bournazel
    Ca veut dire qu'ils ont des missions qui ne correspondent pas à leur niveau de compétences et vous le savez très bien. Et...

    Julien Bargeton
    Non! Mais de quoi vous parlez en...

    Pierre-Yves Bournazel
    Il y a un certain nombre de gens qui ont le grade de directeur et qui ne sont pas à la tête de direction de la ville de Paris et qui, en fait, sont chargés d'une mission. Vous voulez que je vous parle par exemple d'un certain nombre de gens au design, les postes ancrés?

    CAROLINE BRUN
    Mais...

    Pierre-Yves Bournazel
    Oui! Je...

    CAROLINE BRUN
    Pierre-Yves Bournazel...

    Pierre-Yves Bournazel
    Je voudrais juste insister sur un point!

    CAROLINE BRUN
    Oui!

    Pierre-Yves Bournazel
    Moi j'ai fait une recherche 1 parce que, quand j'ai lu ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes, je me suis dit: mais alors, s'il y a une placardisation, qui sont ces nouveaux directeurs?

    Julien Bargeton
    On a la même recherche!

    Pierre-Yves Bournazel
    Et donc j'ai fait une recherche - qui a d'ailleurs été publiée dans une interview du « Parisien» il y a quinze jours - et je me suis rendu compte que trente-six pour l'instant - parce que vous savez, les recherches, c'est long-, pour l'instant, trente-six directeurs d'administration ou de société d'économie mixte, qui gèrent les plus gros budgets de la ville de Paris, ce sont des gens issus des cabinets ministériels ...

    Julien Bargeton
    Non! C'est faux.

    Pierre-Yves Bournazel
    Monsieur Jospin ou membres du Parti socialiste...

    CAROLINE BRUN
    Alors ... Non! Mais deux questions...

    Pierre-Yves Bournazel
    Je dirais même...

    CAROLINE BRUN
    Est-ce que c'est faux ou est-ce que c'est normal... ?

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! C'est vrai.

    CAROLINE BRUN
    Je dirais ...

    Julien Bargeton
    Je vais prendre simplement...

    CAROLINE BRUN
    Attendez! Juste une...

    Julien Bargeton
    Je vous en prie!

    CAROLINE BRUN
    Est-ce qu'on ne peut pas considérer que Bertrand Delanoë s'entoure légitimement de gens ... ?

    Pierre-Yves Bournazel
    Oui! Alors justement je finis juste là-dessus ...

    CAROLINE BRUN
    Qui partagent son avis?

    Pierre-Yves Bournazel
    Juste un mot là-dessus !

    CAROLINE BRUN
    De même que la mairie de Paris était chiraquienne sous Chirac,Tibéri sous Tibéri...

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! Je vais vous dire une chose ...

    CAROLINE BRUN
    Et on peut remonter plus loin.

    Pierre-Yves Bournazel
    Juste un mot! Juste un mot...

    CAROLINE BRUN
    Oui!

    Pierre-Yves Bournazel
    Et après, je laisse le débat se faire. Non! Pour deux raisons: d'abord, parce que dans la ville de Paris, il y a déjà des gens compétents, je l'ai dit, qui pourraient être directeurs et qui sont aujourd'hui placardisés, qui n'occupent pas ces fonctions parce qu'on a fait venir de l'extérieur de nouveaux directeurs, ça fait augmenter la masse salariale et ils ont été recrutés sur un seul critère, la préférence socialiste. Ils étaient tous issus des cabinets ministériels de Monsieur Jospin. Il y en a même certains qui sont membres du Parti socialiste et membres de la commission nationale des conflits du Parti socialiste. Ça veut dire très clairement qu'il y a eu un critère de sélection de ces gens qui étaient extérieurs de la ville de Paris qui est extrêmement politicien. Il n'y a rien d'illégal! Mais je trouve que dans la manière de gérer la ville de Paris, il y a quelque chose qui n'est pas transparent et qui ne correspond pas à l'éthique que je me fais de la politique.

    CAROLINE BRUN
    Alors, Julien Bargeton, est-ce que... ?

    Julien Bargeton
    Cette chasse aux sorcières est vraiment indigne pour les gens qui la lancent! Par définition la ville de Paris est une collectivité locale, nous l'avons dit tout à l'heure un peu spécifique, mais c'est une collectivité locale et, donc, elle dispose de ressources humaines en interne, il y a donc beaucoup ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Vous en avez rajoutées!

    Julien Bargeton
    Beaucoup de gens, non, beaucoup de gens qui sont en poste et qui sont issus de l'administration parisienne et y compris directeurs, et y compris secrétaires généraux adjoints, et qui étaient sous-directeurs dans les précédentes mandatures, et c'est bien normal puisque, comme collectivité locale, nous disposons de...

    Pierre-Yves Bournazel
    Le directeur de...

    Julien Bargeton
    D'un personnel compétent, etc., et qui est effectivement...

    Pierre-Yves Bournazel
    Le directeur du développement économique ...

    Julien Bargeton
    Et qui poursuit sa carrière ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Trente-six!

    Julien Bargeton
    Comme dans l'administration, on poursuit sa carrière ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Je vous en cite trente-six minimum directeurs!

    Julien Bargeton
    On poursuit sa carrière, et, effectivement, il y a aussi des personnes qui viennent de l'extérieur. Mais moi je trouve que c'est plutôt un signe d'intérêt, ça fait...

    Pierre-Yves Bournazel
    Oui ! Mais ils viennent du Parti socialiste.

    Julien Bargeton
    Non! Ils ne viennent pas du Parti socialiste ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Mais c'est vrai ...

    Julien Bargeton
    On ne demande pas la carte ...

    Pierre-Yves Bournazel
    J'ai la liste! Vous voulez que je vous la donne la liste?

    Julien Bargeton
    On ne demande pas la carte. C'est vraiment...

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! Vous ne la demandez pas la carte, non.

    Julien Bargeton
    C'est vrai du Maccartisme aux petits pieds!

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! Ce n'est pas bien ce que vous dites.

    Julien Bargeton
    Pardonnez-moi ...

    Pierre-Yves Bournazel
    J'ai la liste des gens ...

    Julien Bargeton
    C'est-à-dire que cette ... cette chasse aux sorcières ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Ce n'est pas une chasse aux sorcières ...

    Julien Bargeton
    En plus, vous ne remettez jamais ...

    Pierre-Yves Bournazel
    C'est une chasse à votre gestion.

    Julien Bargeton
    Vous ne remettez jamais en cause la compétence des agents ...

    Pierre-Yves Bournazel
    C'est votre gestion.

    Julien Bargeton
    Vous, vous en prenez…

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! Parce que je m'en prends à Bertrand Delanoë ...

    Julien Bargeton
    Aux personnes, alors même...

    Pierre-Yves Bournazel
    Et à vous ...

    Julien Bargeton
    Non! Avant même que ce sont des personnes qui viennent de l'extérieur... (Brouhaha) ...

    CAROLINE BRUN
    Alors, attendez, que pense le centriste du débat sur la politisation?

    Julien Bargeton
    Effectivement enrichissent par leurs compétences, par leur expérience ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Je m'en prends à votre gestion, c'est vous qui les avez choisis.

    Julien Bargeton
    Certains ont fait du cabinet, c'est une réalité, mais c'est loin...

    Pierre-Yves Bournazel
    Membres du Parti socialiste ...

    Julien Bargeton
    C'est loin d'être le cas de tous, ils ne sont pas...

    Pierre-Yves Bournazel
    C'est une politisation totale.

    Julien Bargeton
    Il n'y a pas... Ce n'est pas une politisation, c'est un...

    CAROLINE BRUN
    Yves Pozzo di Borgo !

    Pierre-Yves Bournazel
    Vous avez fait ce que vous avez dénoncé ... (brouhaha) ...

    CAROLINE BRUN
    Essayez de les réconcilier, le Centre est toujours là pour ça.

    Yves Pozzo di Borgo
    Oui! Moi je crois, si je peux me permettre, c'est vrai que vous avez tout à fait raison, un maire qui arrive il est normal qu'il ait ses amis politiques dans son cabinet, c'est d'ailleurs ...

    CAROLINE BRUN
    Sous Chirac ça été exactement pareil!

    Yves Pozzo di Borgo
    Dans son cabinet! Et ils sont d'ailleurs très nombreux. Je vous signale d'ailleurs que nous, au groupe, nous avons demandé d'avoir les lettres de mission de tous les membres du cabinet, ça nous a été refusé. Et donc je vous annonce que je vais saisir la Commission d'accès aux documents administratifs pour qu'on puisse avoir ces lettres-là, pour savoir exactement ce que font tous ces membres de cabinet, parce qu'il y en a beaucoup...

    Julien Bargeton
    II y en a ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Un nombre très conséquent, un nombre ...

    Julien Bargeton
    Pour la première fois, nous avons adopté une délibération ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Si vous me permettez, Monsieur...

    Julien Bargeton
    Qui indique les plafonds pour les cabinets. C'est la première fois, ça n'existait pas...

    Yves Pozzo di Borgo
    Excusez-moi! Mais en au...

    Julien Bargeton
    Il y a un ...

    Yves Pozzo di Borgo
    On aimerait avoir les lettres de missions et cela, on ne l'a pas. C'est le premier point. Et donc c'est tout à fait normal qu'un maire ait ses amis politiques au cabinet. Seulement moi... J'ai devant moi simplement la liste de dix directions, ce sont tous des membres qui viennent d'un cabinet socialiste ...

    Julien Bargeton
    Et ils ne sont pas compétents, ils ne sont pas compétents. Vous remettez en cause leurs compétences?

    Yves Pozzo di Borgo
    Je n'ai pas dit ça !

    Pierre-Yves Bournazel
    Il n'y en avait pas des gens compétents à la ville de Paris?

    Yves Pozzo di Borgo
    Seulement, seulement...

    CAROLINE BRUN
    Est-ce qu'il y a des gens compétents à Droite?
    Voilà!

    Yves Pozzo di Borgo
    Attendez! Excusez-moi. Il y a deux choses: il y a les membres de cabinet...

    CAROLINE BRUN
    C'est la question que vous posez.

    Yves Pozzo di Borgo
    Et vous êtes très nombreux membres de cabinet, vous avez quand même les ministres, même le ministre de Bercy, pourtant ministre des Finances, n'a pas un nombre de cabinets comme...

    Julien Bargeton
    C'est faux!

    Yves Pozzo di Borgo
    Mais...

    Julien Bargeton
    Mais c'est complètement faux.

    Yves Pozzo di Borgo
    C'est faux ...

    Pierre-Yves Bournazel
    Non! C'est vrai, il a raison, ils sont beaucoup ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Mais ce n'est pas vrai! Mais c'est complètement fou, le nombre de chargés de missions auprès du maire de Paris mais c'est surréaliste, est-ce que...

    Pierre-Yves Bournazel
    Il y a quarante membres !

    Yves Pozzo di Borgo
    Mais non!

    Pierre-Yves Bournazel
    Donc…

    Yves Pozzo di Borgo
    Et puis il y a quarante membres. Dans un ministère de Bercy, c'est vingt...

    Pierre-Yves Bournazel
    Vingt! Oui.

    Julien Bargeton
    Non!

    Yves Pozzo di Borgo
    Excusez-moi, Monsieur Bargeton ...

    Julien Bargeton
    Non!

    CAROLINE BRUN
    Mais ce sont vingt officiels ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Vingt! Oui, officiellement vingt... (Brouhaha) ...

    CAROLINE BRUN
    Et quelques informels. Oui! Oui.

    Yves Pozzo di Borgo
    Mais globalement, heureusement, vous n'avez pas...

    Julien Bargeton
    Eh bien on a pris une délibération pour le plafonner...

    Yves Pozzo di Borgo
    Ca, sans compter...

    Julien Bargeton
    Ils sont aujourd'hui trente-cinq ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Sans compter...

    Julien Bargeton
    Et le plafond de quarante. Voilà!

    Yves Pozzo di Borgo
    Monsieur Bargeton, sans compter ce que dit la Chambre régionale des comptes, il y en a plus de cent soixante, cent soixante-trois qui ont été recrutés sans l'accord du Conseil de Paris et qui sont ses adjoints, alors arrêtez de dire ça...

    Julien Bargeton
    Ce n'est pas vrai! Ils sont...

    Yves Pozzo di Borgo
    Écoutez-moi! C'est dans le rapport ...

    Julien Bargeton
    Nous avons voté une délibération ...

    Yves Pozzo di Borgo
    De la Cour des comptes ...

    Julien Bargeton
    Non!

    Yves Pozzo di Borgo
    Lisez-le!

    Julien Bargeton
    Non! Nous avons voté une délibération, soyez précis ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Lisez-le! Premier point.

    Julien Bargeton
    Nous avons voté une délibération, il y a cent trente ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Non! Mais premier point...

    Julien Bargeton
    Il y a un plafond de cent trente chargés de mission ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Monsieur Bargeton...

    Julien Bargeton
    Pour les adjoints ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Premier point...

    Julien Bargeton
    Et il y a aujourd'hui cent vingt-cinq ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Il est tout à fait normal...

    Julien Bargeton
    Donc... et c'est la première fois qu'on vote cette délibération ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Monsieur Bargeton, il est tout à fait normal que le maire ait un cabinet politique, mais il est excessif. Deuxième point, c'est là où ce n'est pas normal, c'est que tous les postes de directeurs - et c'est pour ça qu'on crée des postes de directeurs qu'on met dans les placards de l'administration de la ville de Paris -, qui sont des gens compétents, ils sont sur la touche et ils sont dans des placards et on les met à la place des amis politiques ...

    Julien Bargeton
    Ce n'est pas vrai! Ce n'est pas vrai.

    Yves Pozzo di Borgo
    C'est là le problème. Je dis...

    Julien Bargeton
    Ce n'est pas le cas de ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Écoutez! J'ai devant moi la liste de dix directeurs qui viennent tous de cabinets Jospin ...

    Julien Bargeton
    Tous des cas de ...

    Yves Pozzo di Borgo
    Enfin excusez-moi Monsieur Bargeton ... (brouhaha) ... ce n'est pas un reproche, je dis simplement - et le maire de Paris s'en est lui-même rendu compte d'ailleurs au Conseil de Paris ...

    CAROLINE BRUN
    Un tout petit peu mot de conclusion, parce que là je sens qu'on ne va vous mettre d'accord, Pierre-Yves Bournazel, mais on conclut.

    Pierre-Yves Bournazel
    Non, Je voudrais juste dire une chose…

    CAROLINE BRUN
    Non! Mais on conclut.

    Pierre-Yves Bournazel
    Je voudrais juste dire une chose en conclusion, je voudrais ... Non! Je voudrais dire que moi ce que je ...

    CAROLINE BRUN
    Non, vous n'aurez pas le ...

    Pierre- Yves Bournazel
    Ce n'est pas les fonctionnaires, c'est la gestion de Delanoë ...

    CAROLINE BRUN
    Vous n'aurez malheureusement pas le temps de le dire ... (brouhaha) ... Merci à tous.

    Rappelons que la gestion socialiste de la Ville de Paris crée de plus en plus de polémiques

    Bertrand Delanoë est ainsi accusé du financement de la CGT.
    Selon Capital (lien), la mairie de Paris n'en a pas fini avec les emplois fictifs. Dans une lettre, révélée par le mensuel en octobre 2010, la CFTC accuse la Ville de Paris de financer des heures syndicales au bénéfice de la CGT.
    L'inspection générale de la capitale chiffrerait à 1,2 million d'euros par an le coût de ces emplois. Selon Le Figaro (lien), le rapport de l'inspection générale indiquait en 2005 : " ce genre de mise à disposition s'analyse comme une fiction qui consiste à considérer qu'un fonctionnaire est en activité, occupe un emploi et a droit à la rémunération afférente à son grade, alors qu'il est au service d'un organisme distinct de la collectivité qui l'emploie".

    samedi 16 mai 2009

    Caterpillar : Besancenot, maître-chien du syndicalisme

    "Les patrons de Caterpillar sont des chiens"
    le trotskiste les garde en laisse
    Dirigeants privés de liberté

    La radicalisation empêche la négociation

    L'intérêt des salariés est-il seul en cause
    ou la crise est-elle instrumentalisée
    à des fins politiques?

    Le constructeur américain d'engins de chantier Caterpillar a annoncé lundi 11 mai la mise en oeuvre de son plan social prévoyant 733 licenciements sur ses sites isérois, choisissant le passage en force, suite à des mois de bras de fer entre une minorité de salariés jusqu'au-boutistes et une direction intraitable jusqu’à l'échec d'ultimes négociations lundi 11 mai.
  • Patrick Cohen, élu CGT du comité d'entreprise, est surpris de la résistance de la direction américaine. Il s'est dit "dégoûté" par le "passage en force de la direction", indiquant que l'intersyndicale allait réfléchir à une éventuelle suite judiciaire. "La direction maintient ce qu'elle a mis en place depuis le début. Elle n'a jamais eu la volonté de négocier depuis le début ", a déclaré M. Cohen à sa sortie de cette réunion de la dernière chance.

    La direction avait un temps émis la possibilité de réduire le nombre de licenciements à 600 sous réserve de la signature de cet accord. Mais le projet d'accord avait été rejeté à la majorité des 2.551 salariés des sites de Grenoble et d'Echirolles (Isère) le 6 mai.
    "Faute d'un accord sur l'aménagement du temps de travail", a, quant à elle, précisé la direction de Caterpillar, "nous allons mettre en oeuvre le plan social comme annoncé dans le livre III", prévoyant 733 licenciements.

    Le blocage syndical

    La décision d'appliquer le plan social fait en effet suite à une ultime réunion lundi en préfecture entre la direction et les élus du comité d'entreprise (CE), qui ont refusé d'émettre un avis sur le plan social, après le refus de la direction de lever les sanctions à l'encontre de 19 salariés, pour des actions commises lors du conflit social.
    Or, l'avis du CE, positif ou négatif, n'est que consultatif mais il est indispensable pour valider la procédure, conformément à la réglementation, car, selon la jurisprudence en droit du travail, un défaut d'avis des élus du CE vaut "avis négatif", a expliqué un juriste.

    Une réglementation favorable aux salariés
    En refusant d'émettre un avis, les élus du CE ont en fait suspendu la négociation en préfecture.

    Des méthodes syndicales indignes
    SUD imprime sa marque dans les négociations. Comme à la SNCF où le syndicat anti-libéral exploite les lacunes de la réglementation en instaurant des grèves tournantes de 59 minutes pour échapper aux retenues de salaires tout en paralysant le système, à Caterpillar, les élus des syndicats innovent. Les syndicalistes prétendent qu'ils font l'objet de "menaces" de la part de syndiqués excédés, bien que les séquestrés soient les dirigeants plutôt que les représentants syndicaux !… Ils font fait valoir leur "droit de retrait", conformément au code du travail, en raison de la présence d'un "danger grave et imminent pour leur santé". Et leur liberté, ça va ?

    En février, la direction de Caterpillar, confrontée à une chute vertigineuse de son carnet de commandes sur fond de crise, avait annoncé le plan social. L’intersyndicale qui réclamait 450 suppressions d'emploi au maximum, l’avait aussitôt rejeté, mais on observe qu’entre février et mai, les raisons invoquées se sont faites plus sournoises.

    Besancenot, meneur politique ou syndical ?
  • => Des coups de force malgré le soutien légal
    Les opposants au plan ont ensuite multiplié les actions coup de poing, dont la plus marquante fut la séquestration fin mars pendant 24 heures de quatre cadres de l'entreprise.


  • De son côté, la direction de Caterpillar n'a pas hésité à faire des recours en justice, désireuse d'appliquer un plan nécessaire à la survie du site.
  • Le gouvernement était même intervenu en vain pour favoriser la signature d'un protocole de fin de conflit devant ramener à 600 le nombre de suppressions d'emploi, mais qui a ensuite été rejeté par les salariés.
  • =>Le trotskiste politise le conflit syndical

  • Le porte-parole du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), Olivier Besancenot, venu soutenir à Vénissieux (Rhône) Raoul Jennar, tête de liste NPA pour le Grand sud-est aux Européennes. La politique prend manifestement le pas sur l’action syndicale, mais le meneur politique mélange les genres, comme le souligne Bernard Thibault, sans que Jean-Claude Mailly ne s’en émeuve…

    Retour aux Européennes : "Pour nous, c'est un massacre industriel orchestré avec la complicité des pouvoirs publics. La dignité, elle est du côté des travailleurs", a-t-il ajouté en exprimant une "solidarité totale" aux "Cater".

    La « république du respect » n’est pas pour le trotskiste

    Chien errant, Besancenot perd son contrôle et insulte ses interlocuteurs, pour s’étonner ensuite de l’échec des négociations.
    « Les patrons de Caterpillar sont des chiens (...) Ils ont fait croire pendant des mois et des mois qu'il y avait éventuellement des négociations et ce qu'ils annoncent à la fin, c'est ce qu'ils ont annoncé au début", a déclaré lundi soir le chef de meute.

    Que reste-t-il du "gendre idéal" du syndicalisme?