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dimanche 20 février 2011

Nouvelle égérie du NPA: Myriam Martin

Le facteur Besancenot répartit les tâches
Un "congrès de merde"

Réuni à Montreuil à partir du vendredi 13 dernier, le premier congrès du NPA a tourné à la débandade. Après le grand souk à Europe Ecologie-Les Verts, à son tour le NPA a affiché sa grande misère.

La direction n'est pas non plus parvenue à dégager une quelconque orientation commune et de nombreux délégués ont quitté la salle en conspuant « un congrès de merde » et en menaçant de probables « nouveaux départs »." C'est pas en trois jours qu'on peut faire une fausse synthèse un peu caoutchouc" sur des positions différentes, a soutenu Gaël Quirante, un "identitaire" (deuxième en partant de la gauche sur la photo).

Ainsi, le NPA se déchire-t-il toujours - depuis 2009 - sur la candidature d’une musulmane voilée aux Régionales.
Mélenchon fustigea le NPA pour sa candidate voilée: lien PaSiDupes
En revanche, deux textes insignifiants, intitulés « nos réponses à la crise » et « solidarité avec les peuples tunisien et égyptien », ont obtenu un vote très majoritaire ! Lien PaSiDupes sur l'ingérence du NPA et d'Europe Ecologie dans la crise tunisienne
Dès que les petits intérêts personnels ne sont plus en cause, les egos hexagonaux se taisent et l'idéologie reprend ses droits... La révolution, c'est bon pour l'exportation au Proche Orient, mais pas pour la consommation intérieure du NPA.

Comme partout à gauche, la présidentielle déchire les trotskistes

Unis contre le PS, mais divisés sur les questions électorales

Dimanche, à l'issue du congrès, Jean-Luc Mélenchon dénonça, sur son blog, un NPA qui se satisfait du "maintien de l'ordre à gauche" : "le PS devant pour toujours et la LCR au chaud derrière : voilà le rêve ! Car la LCR [devenue NPA] est toujours là", a lancé le quasi-candidat du Front de gauche à la présidentielle, déplorant un "gâchis" pour l'unité.
Tendu vers la Présidendielle en début de congrès, O'Besancenot avait renvoyé son concurrent, le président du Parti de gauche, dans les cordes : "Il a la main tellement tendue qu'elle est presque crispée" sur sa propre candidature !

Une partie des délégués ne souhaitait pas que le NPA s’engage dans une préparation de la présidentielle, tandis que d’autres soutenaient la candidature du facteur de Neuilly en 2012.
Entre "identitaires" - incarnant le noyau dur trotskiste - et partisans de l'unité de tous à la gauche du Parti socialiste, l'idée d'un "appel" a minima pour une "candidature de rassemblement" des anticapitalistes à la présidentielle, voulue par Olivier Besancenot, n'a pas abouti. Cette proposition était de toute façon vue par beaucoup comme un leurre masquant la candidature du facteur de Neuilly en 2012, alors que Jean-Luc Mélenchon est déjà dans les starting-blocks.

Hémorragie et débauchage
A l'issue du congrès, sept membres de la direction sortante, des "unitaires" favorables à un rapprochement sous conditions avec le Front de gauche, ont donc décidé de quitté le NPA en pleine hémorragie de militants. Avec un autre camarade, Leïla Chaïbi (collectif L'Appel et la Pioche) a ainsi décidé de rejoindre le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon où "les portes sont ouvertes", a-t-elle annoncé.
Lien PaSiDupes sur la disparition de dirigeants trotskistes de la photo (avril 2010)

Venue en observatrice au congrès, Clémentine Autain (La Fédération) pratique la méthode Coué pour l'avenir, jugeant qu'"en 10 ans, on a gagné une chose: tout le monde désormais doit se prévaloir de l'unité" dans la gauche radicale.

En 2012 comme en 2007, la candidature unitaire restera pourtant un rêve inaccessible pour ceux qui se situent à la gauche du PS, alors que dans les sondages, une telle candidature totalise environ 12% entre Jean-Luc Mélenchon (5 à 7%), Olivier Besancenot (4 à 7%) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière, 0 à 2%).
Et si, chez Mélenchon, on va jusqu'à parier sur un "score à deux chiffres" en 2012, le clan Besancenot, lui, continue de croire en ses chances.

Répartition des rôles

Un homme candidat: Besancenot
C'est en juin que le NPA devrait finalement se décider sur 2012 et malgré le "piège de la personnalisation" qu'il dénonce, le "camarade Olivier", poussé par la direction, devrait rempiler pour un troisième tour, après 2002 (4,2%) et 2007 (4,1%).

Une femme pour les media
Selon les informations d'Europe 1, Myriam Martin devrait suppléer le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, devant les media.
Lassé de sa surexposition médiatique, le facteur de Neuilly-sur-Seine aurait appelé de ses vœux la désignation de la quadragénaire. Un 3e militant viendrait d'Argenteuil pour les épauler, dès fin mars.

Membre du comité exécutif du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Myriam Martin, 41 ans, professeur de lettres-histoire-géographie en LEP, était tête de liste NPA pour le Grand Sud-Ouest aux élections européennes de juin 2009.

Elle avait travaillé main dans la main avec le Che-Besancenot pour tenter de coordonner les actions des salariés de Caterpillar, Continental avec ceux de Free Scale comme ceux de Molex. Ils avaient organisé une manifestation nationale contre le fléau des licenciements en exigeant leur interdiction.
Lien PaSiDupes


Alors que le parti se délitait sous ses yeux, la jeune femme fit ses gammes et interpréta sa petite musique
, soulignant le caractère « très polyphonique » de son organisation et reconnaissant un congrès « compliqué et difficile »...
Lien PaSiDupes vers les 4 courants principaux du NPA

samedi 16 mai 2009

Caterpillar : Besancenot, maître-chien du syndicalisme

"Les patrons de Caterpillar sont des chiens"
le trotskiste les garde en laisse
Dirigeants privés de liberté

La radicalisation empêche la négociation

L'intérêt des salariés est-il seul en cause
ou la crise est-elle instrumentalisée
à des fins politiques?

Le constructeur américain d'engins de chantier Caterpillar a annoncé lundi 11 mai la mise en oeuvre de son plan social prévoyant 733 licenciements sur ses sites isérois, choisissant le passage en force, suite à des mois de bras de fer entre une minorité de salariés jusqu'au-boutistes et une direction intraitable jusqu’à l'échec d'ultimes négociations lundi 11 mai.
  • Patrick Cohen, élu CGT du comité d'entreprise, est surpris de la résistance de la direction américaine. Il s'est dit "dégoûté" par le "passage en force de la direction", indiquant que l'intersyndicale allait réfléchir à une éventuelle suite judiciaire. "La direction maintient ce qu'elle a mis en place depuis le début. Elle n'a jamais eu la volonté de négocier depuis le début ", a déclaré M. Cohen à sa sortie de cette réunion de la dernière chance.

    La direction avait un temps émis la possibilité de réduire le nombre de licenciements à 600 sous réserve de la signature de cet accord. Mais le projet d'accord avait été rejeté à la majorité des 2.551 salariés des sites de Grenoble et d'Echirolles (Isère) le 6 mai.
    "Faute d'un accord sur l'aménagement du temps de travail", a, quant à elle, précisé la direction de Caterpillar, "nous allons mettre en oeuvre le plan social comme annoncé dans le livre III", prévoyant 733 licenciements.

    Le blocage syndical

    La décision d'appliquer le plan social fait en effet suite à une ultime réunion lundi en préfecture entre la direction et les élus du comité d'entreprise (CE), qui ont refusé d'émettre un avis sur le plan social, après le refus de la direction de lever les sanctions à l'encontre de 19 salariés, pour des actions commises lors du conflit social.
    Or, l'avis du CE, positif ou négatif, n'est que consultatif mais il est indispensable pour valider la procédure, conformément à la réglementation, car, selon la jurisprudence en droit du travail, un défaut d'avis des élus du CE vaut "avis négatif", a expliqué un juriste.

    Une réglementation favorable aux salariés
    En refusant d'émettre un avis, les élus du CE ont en fait suspendu la négociation en préfecture.

    Des méthodes syndicales indignes
    SUD imprime sa marque dans les négociations. Comme à la SNCF où le syndicat anti-libéral exploite les lacunes de la réglementation en instaurant des grèves tournantes de 59 minutes pour échapper aux retenues de salaires tout en paralysant le système, à Caterpillar, les élus des syndicats innovent. Les syndicalistes prétendent qu'ils font l'objet de "menaces" de la part de syndiqués excédés, bien que les séquestrés soient les dirigeants plutôt que les représentants syndicaux !… Ils font fait valoir leur "droit de retrait", conformément au code du travail, en raison de la présence d'un "danger grave et imminent pour leur santé". Et leur liberté, ça va ?

    En février, la direction de Caterpillar, confrontée à une chute vertigineuse de son carnet de commandes sur fond de crise, avait annoncé le plan social. L’intersyndicale qui réclamait 450 suppressions d'emploi au maximum, l’avait aussitôt rejeté, mais on observe qu’entre février et mai, les raisons invoquées se sont faites plus sournoises.

    Besancenot, meneur politique ou syndical ?
  • => Des coups de force malgré le soutien légal
    Les opposants au plan ont ensuite multiplié les actions coup de poing, dont la plus marquante fut la séquestration fin mars pendant 24 heures de quatre cadres de l'entreprise.


  • De son côté, la direction de Caterpillar n'a pas hésité à faire des recours en justice, désireuse d'appliquer un plan nécessaire à la survie du site.
  • Le gouvernement était même intervenu en vain pour favoriser la signature d'un protocole de fin de conflit devant ramener à 600 le nombre de suppressions d'emploi, mais qui a ensuite été rejeté par les salariés.
  • =>Le trotskiste politise le conflit syndical

  • Le porte-parole du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), Olivier Besancenot, venu soutenir à Vénissieux (Rhône) Raoul Jennar, tête de liste NPA pour le Grand sud-est aux Européennes. La politique prend manifestement le pas sur l’action syndicale, mais le meneur politique mélange les genres, comme le souligne Bernard Thibault, sans que Jean-Claude Mailly ne s’en émeuve…

    Retour aux Européennes : "Pour nous, c'est un massacre industriel orchestré avec la complicité des pouvoirs publics. La dignité, elle est du côté des travailleurs", a-t-il ajouté en exprimant une "solidarité totale" aux "Cater".

    La « république du respect » n’est pas pour le trotskiste

    Chien errant, Besancenot perd son contrôle et insulte ses interlocuteurs, pour s’étonner ensuite de l’échec des négociations.
    « Les patrons de Caterpillar sont des chiens (...) Ils ont fait croire pendant des mois et des mois qu'il y avait éventuellement des négociations et ce qu'ils annoncent à la fin, c'est ce qu'ils ont annoncé au début", a déclaré lundi soir le chef de meute.

    Que reste-t-il du "gendre idéal" du syndicalisme?
  • vendredi 24 avril 2009

    Caterpillar: les syndicats devront rendre compte des séquestrations

    Les dirigeants séquestrés de Caterpillar portent plainte
    Pas de prise d'otage sans poursuites

    Les quatre cadres de Caterpillar ont déposé plainte pour séquestration: ils avaient été pris en otages 24 heures fin mars par des salariés au siège de l'entreprise à Grenoble. Alors que la menace de procédures de ce type planait depuis quelques temps, il s'agit du premier cas rendu public en France depuis le début de la crise économique et sociale.
    «Ces cadres ont déposé plainte contre X, car ils n'ont pas souhaité fournir les identités des salariés qui les retenaient dans leur bureau, ni le constat d'huissier», a souligné une source judiciaire ajoutant que la plainte était en cours d'instruction. Les démarches ont été effectuées mercredi auprès du commissariat de police de Grenoble, précise le «
    Dauphiné libéré» qui révèle l'information dans son édition de ce vendredi.

    Ces violences physiques ne seraient pas sanctionnées


    Un connaisseur du dossier, cité par le «Dauphiné libéré», se montrait dubitatif quant à l'aboutissement des poursuites, soulignant que les cadres ayant pu maintenir un contact téléphonique avec l'extérieur, ne pouvaient être juridiquement considérés comme séquestrés. Ce n'était pas Guantanamo: et alors ?

    En outre, les cadres retenus, parmi lesquels le directeur général de Caterpillar France, Nicolas Polutnik n'avaient pas souhaité l'intervention des forces de l'ordre, avant d'être libérés par les salariés, le 1er avril, au bout de 24 heures. Avait-il le choix dans le contexte de violences physiques ?

    Les précédents ne dégagent encore aucune tendance

    Avec la multiplications des privations de liberté, les temps vont changer.
    Avant le début de la crise, d'autres séquestrations de cadres notamment à l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) en février 2008 ou de trois dirigeants d'EDF Guyane en 2007 avaient fait l'objet de plaintes. La première a été classée sans suite et la deuxième a débouché sur des condamnations. Les séquestrés de Caterpillar avaient été retenus le 31 mars: il reste quelque trois semaines.

    Aucune des récentes séquestrations qui ont eu lieu notamment à
    Scapa , 3M ou Molex n'a officiellement pour l'heure donné lieu à des poursuites pénales, malgré les appels du patronat à étudier au cas par cas des possibilités de plainte.
    Les séquestrés de Caterpillar avaient été retenus le 31 mars: ils ont mis 3 semaines pour se tourner vers la justice:
    Scapa (7 mars), Sony, (12 mars), 3M (25 mars) ou Molex (20 avril) ont au moins trois semaines pour se déterminer...

    "Dix-sept d'entre nous ont reçu hier matin une lettre stipulant leur mise à pied conservatoire. Ils pourraient être licenciés pour faute grave. Ils partiraient donc sans rien, c'est inimaginable". Pierre Piccarreta, délégué syndical CGT, prévient que son syndicat n'aura pas les états d'âmes des cadres séquestrés.

    mercredi 15 avril 2009

    Une faible majorité de Français justifie les séquestrations de patrons

    Il reste beaucoup à faire à la LDH en matière de prévention
    Séquestration : l’obsession sociale du moment

    C’est l’action à la mode, sur laquelle tout le monde possède un avis éclairé et moderne, mais l’épouvantail agité par chaque bord de la classe politique. Il s’agirait de l’obsession de tout syndicaliste encarté, la cauchemar du moindre patron. Et
    une exception française regardée avec curiosité par le magazine «Time», qui crée, sur le modèle de ‘kidnapping’) le terme «bossnapping» pour la nommer.

    Un sondage tendance

    Une majorité de Français estime "justifiées" les séquestrations de cadres et de patrons. Mieux les preneurs d’otages ne doivent pas selon eux être sanctionnés par la justice, apprend-on dans le baromètre BVA-BPI-Les Echos-France Info.
    D'après cette enquête publiée aujourd’hui mercredi, 55% des sondés considèrent comme justifiées : ces séquestrations seraient justes et efficaces.

    La proportion montre à 63% chez les personnes en âge d'être actives, entre 25 et 64 ans.
    Dans leur ensemble, les personnes interrogées estiment à 64% que ces actions ne doivent pas être sanctionnées par la justice car elles sont "souvent le seul moyen dont disposaient des salariés pour se faire entendre". Elles sont 30% à penser le contraire.

    Les Français ne savent pas à quoi ils ont échappé

    Selon cette même enquête, six Français sur dix (60%) jugent que la politique économique du gouvernement est mauvaise. Ils sont 32% à penser qu'elle est bonne et 8% ne se prononcent pas.

  • Le sondage a été réalisé les 10 et 11 avril auprès de 1.074 personnes. Les sondés sont parfois âgés seulement de 15. Ils peuvent donc être mineurs et sans moyens d’appréciations, sans les connaissances requises ni l’expérience du monde du travail ! C’est dire que les sentiments exprimés sont largement dictés par les media.

    => Les mesures gouvernementales contre la crise ont été prises sans délais.
    Nettement avant le contre-plan conservateur du PS... Les autorités ont prévenu les Français que les mesures prises ne produiraient les effets escomptés qu’en avril et mai. C’est pourquoi les syndicats essaient de prendre le gouvernement de vitesse. Ils lancent et couvrent des opérations de prises d’otages depuis la mi mars.
    Le 12 mars dernier, Serge Foucher, PDG de Sony France, et son DRH, Roland Bentz, étaient "retenus" une nuit, pour ne pas dire "séquestrés" ou "pris en otages" par des salariés en colère (lien), sur le site de l'usine de Pontonx-sur-l'Adour (Landes, terre socialiste), où ils négocient un plan social avec les salariés (des indemnités de licenciement plus élevées). Après Sony, Caterpillar (zone socialiste), Scapa…

    => Les patrons
    Quant aux organisations patronales appellent au respect de la loi, mais les patrons hésitent à porter plainte.
    Mercredi 8 avril, les trois principales organisations patronales -Medef (patrons), CGPME (cadres) , UPA (artisans)- ont fait part de leur inquiétude dans un communiqué. «La crise économique à laquelle nous sommes confrontés génère beaucoup de souffrances individuelles et collectives, pour des salariés, bien sûr, et aussi pour des chefs d’entreprise. Il ne s’agit nullement de les contester ou de les minimiser. Mais quelle que soit la gravité des situations rencontrées, il ne peut pas être accepté que l’on déroge à la loi». Selon eux, «les réponses à apporter à des conflits sociaux doivent se trouver par la négociation libre et consentie entre les parties, par l’intervention des pouvoirs publics dans le cadre de leurs prérogatives, le cas échéant par recours à la justice».

  • Les mesures de relance contre la crise économique internationale sont progressives et collent au besoin. Elles doivent produire leurs effets maintenant. C’est pourquoi ce sondage a été commandé prématurément, avant que les Français n’aient pu les apprécier à leur juste valeur.

    La crise rend fou les Français


    Doit-on conclure que la fin justifie les moyens et que la violence est juste ? Le site Internet 20minutes.fr propose un décryptage de la légalité de ces actions,.

    Mais les responsables (bien qu’évidemment « non coupables » !) sont l’opposition, aussi bien anti-libérale et radicale que républicaine mais équivoque, ainsi que sa presse militante et toxique.
    Ils combattent la relance et nuisent à la France et aux Français.

    Derrière
    l’aspect spectaculaire se cache une réalité complexe.
    La vigilance constante des Renseignements généraux et des préfectures locales, qui explique qu’aucun incident n’a été relevé lors d’une séquestration. L’efficacité à court terme, aussi, d’un mode d’action qui permet souvent d’accélérer des négociations interminables et de gonfler les indemnités de licenciement des salariés. A long terme, en revanche, la séquestration n’a jamais évité une délocalisation ou la fermeture d’une entreprise.
    Ni les manifestations de rues, ni les séquestrations de patrons, si elles sauvent des emplois à court terme ne sauveront à moyen terme les entreprises.

  • vendredi 3 avril 2009

    Magic Royal: "avec moi, Gandrange, Caterpillar et Heuliez seraient sauvées"

    Qu’ajouter à çà ? C’est une déclaration du 1er avril ?…

    Mémorial du Titanic

    "Avec moi, ces entreprises seraient sauvées"

    La Gelée Royal l’a affirmé mercredi à propos d’Arcelor-Mittal à Gandrange, Caterpillar à Grenoble (PS) et Heuliez (Deux-Sèvres), mais la liste de ses exploits exclut la CAMIF, laissée pour compte, à Niort…
    Elle accuse pourtant sans vergogne: "Gandrange existerait encore parce que des projets de mutation industrielle du futur existaient dans l'entreprise et n'ont pas été écoutés".


    Caterpillar : quand la Gelée Royal remue les lèvres

    Caterpillar, le constructeur américain d'engins de chantier, qui emploie 2.500 personnes dans ses deux usines françaises de Grenoble et d’Echirolles (Isère), a annoncé le 13 février dernier la suppression de 733 emplois en France pour faire face à la baisse des commandes d'équipements dans les secteurs du BTP et des mines. Au total, le groupe américain, qui emploie 113.000 personnes dans le monde, a annoncé 24.000 suppressions d'emploi depuis l'automne. Caterpillar licencie 814 salariés aux Etats-Unis.
    « Quand Nicolas Sarkozy dit que les commandes ont baissé de 80%, ce n'est pas une fatalité », estime l’amère Royal après coup, en soutien à son collègue concerné, Michel Destot (1946, PS), maire delanoëiste de Grenoble. "Au moment où on relance les grands travaux dans le cadre de la lutte contre la crise économique, il y a des grands travaux considérables à lancer sur les transports publics, les bâtiments publics sur les énergies renouvelables".

    Mais c’est sans Désirdavenir Royal que le chantier actuel des négociations entre représentants du personnel et direction de Caterpillar France se poursuit à la Direction départementale du travail et de l'emploi à Grenoble autour du plan de sauvegarde des emplois menacés. Les discussions, qui pourraient durer une semaine, sont axées sur les primes et indemnités de licenciement, précisait-on.

    L’intervention de Sa Cynique Majesté Royal arrive, mais un peu tard...
    "La direction a répondu favorablement à notre demande, à savoir le paiement des trois jours de grève quelque soit la décision des salariés à poursuivre la grève", a annoncé Pierre Piccarreta, le délégué CGT, lors d'une AG jeudi 2 avril à l'usine de Grenoble. En contrepartie, les salariés grévistes se sont engagés à ne pas bloquer les accès aux deux sites de production.

    Quand la Gelée Royal se recentre sur le Poitou-Charentes


    Elle a bien parlé.
    "Ce qui est en jeu aujourd'hui est de réussir la mutation économique de l'industrie dans la croissance verte", explique-t-elle.

    Heuliez (2000 emplois dont 1000 dans les Deux-Sèvres -dont elle fut députée- , en Poitou-Charentes) pourrait, selon la présidente de région, "être leader mondial du véhicule électrique". Son "carnet de commande est plein" et les villes de la région "ont commandé 600 voitures". Mais voilà, la présidente de Poitou-Charentes est absente de sa région : le siège social d’Heuliez se situe à Cerizay … Elle a bien parlé !

  • Mais il y a un mais…
    Les 435 salariés du site de Rorthais (Mauléon dans les Deux-Sèvres) fabrique les bus Heuliez Bus (117.3 millions € de chiffre d'affaires en 2006, qui ne sont verts que par la couleur de la carrosserie.

    Alors, Sa Cynique Majesté Royal appelle le gouvernement au secours.
    Elle rencontrera Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, pour s’attribuer le mérite du sauvetage de l’entreprise. Car elle demande que "toutes les administrations publiques commandent des voitures électriques françaises. On a montré l'exemple dans la région, il devrait y avoir un sursaut national des citoyens et des entreprises".

    Certes, 'il faut "réussir la mutation économique de l'industrie dans la croissance verte". C'est bien dit, çà !
  • Mais il y a encore un mais
    L'entreprise a certes annoncé un véhicule urbain électrique, la Friendly, laquelle n’en est qu’au stade de projet d’étude, ce qui jette un gros doute sur l’affirmation éhontée de la présidente de région qui assure : «On a montré l'exemple dans la région » Heuliez n’est donc pas bénéficiaire de ce volontarisme médiatique.

  • Et un autre mais
    Puisque la région montre l’exemple, ses habitants et les personnels territoriaux roulent probablement en cabriolet. Puisque l'Opel Tigra se vend mal, depuis octobre 2007, Heuliez s'est placé en procédure de sauvegarde, malgré l’activisme de la p’tite présidente qui ne reste pas les « bras ballants », à l’en croire. Et qui sait le playboy André Hadjez, au bras duquel Paris Match nous l'a montrée, l'emporte-t-elle cheveux au vent à Marbella.

    Pourtant, elle a bien dû peser sur Argentum Motors qui en juillet 2008 s'engagea à verser 10 millions d'euros et 10 millions supplémentaires au cours des 5 années à venir en échange de 60% du capital d'Heuliez. Or, l’accord qui n'a pas aboutis. Etonnant, non ?


    Est-ce bien la peine d’avoir un tel « produit d’appel » en "tête de gondole" régionale ?