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dimanche 11 octobre 2020

PMA pour toutes : nombreux rassemblements contre la "PMA sans père" dans plusieurs villes de France

Contre-manifestations de pro, le jour des rassemblement contre la PMA

Ce samedi 10 octobre, le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label "Marchons Enfants !", appelait tous les citoyens à se mobiliser contre le projet de loi bioéthique permettant notamment l'ouverture de la PMA à toutes les femmes. 










Les opposants à la "Manif pour tous"  sont venus en nombre contrecarrer le rassemblement des anti 

Répondant à l’appel du collectif d’associations Marchons Enfants!, dont la Manif pour tous, les manifestants étaient 1.700, selon les organisateurs, à Versailles, plusieurs centaines à Paris, Toulouse, Lille, Rennes, Bordeaux, Lyon ou encore Clermont-Ferrand.

Avant l’examen du projet de loi au Sénat

A Paris, place Vendôme, devant le ministère de la Justice, les opposants ont scandé « Macron, ta loi on n’en veut pas », ou encore « PMA et GPA, on n’en veut pas. En France l’humain ne se vend pas ». A la tribune, plusieurs associations se sont relayées pour dénoncer un texte qui « menace les enfants », l’association anti-IVG Alliance Vita demandant pour sa part « l’arrêt de l’engrenage eugéniste ».

Les forces de l'ordre bloquent les opposants à la manifestation anti-PMA. Ce samedi, le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label "Marchons Enfants !", appelait tous les citoyens à se mobiliser contre le projet de loi bioéthique permettant notamment l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.


En réaction, de nombreux activistes de gauche et LGBT, défenseurs de la loi, ont organisé des contre-manifestations, notamment à Toulouse. 

L’appel de "Marchons Enfants" a attiré un millier de personnes, samedi 10 octobre, Place du Salin à Toulouse, sous des drapeaux verts où l’on pouvait lire "Liberté égalité paternité". 

Ce samedi, le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label "Marchons Enfants !", appelait tous les citoyens à se mobiliser contre le projet de loi bioéthique permettant notamment l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.

De l’autre côté du palais de Justice, sous le drapeau arc-en-ciel des mouvements homosexuels, avec le soutien, notamment de Act Up, et de l’ultra-gauche, dont le NPA (révolutionnaire trotskiste), une contre-manifestation, non déclarée en préfecture, a été organisée avec des slogans de haute volée. "Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde" ou "Mieux vaut famille gay que famille triste".

"Dieu est gay," assure une pancarte

Inutile de souligner que ces deux mondes ne partagent pas les mêmes idées. Et malgré un important déploiement de force de l’ordre, compagnies de CRS et policiers de la compagnie départementale d’intervention, les activistes pro ont essayé de bloquer le cortège des anti place du Salin. La police les a invités fermement à se disperser ce qui, contre toute évidence, selon les pro de mauvaise foi, a déclenché un premier incident provoqué, disent-ils, relayés par Midi Libre, par certains membres de l’encadrement "très identitaire" de "Marchons enfants". La police a effectué une charge rapide pour séparer les opposants.

Lacrymogènes pour disperser

Les forces de l'ordre bloquent les opposants à la manifestation anti-PMA.Il n’y a plus eu d'affrontement direct entre anti et les quelques trublions pro, la police toulousaine veillant à éviter aux deux groupes de se croiser. Place des Carmes, puis à Esquirol, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour obliger les soutiens à la cause homosexuelle et à la PMA, procréation médicalement assistée, à se disperser dans le rester de l'arrêté préfectoral. "Leur manifestation n’avait pas été déclarée en préfecture contrairement à l’autre mouvement", glisse au passage un responsable policier. Le cortège favorable à la loi bio éthique, fort quand même de plusieurs groupes de quelques dizaines d'individus a pu effectuer une marche au départ du rassemblement du palais de justice jusqu’au Grand-rond, dans les deux sens.

Les opposants à la manifestation ont été bloqués par la police

Les opposants à la manifestation déclarée ont été bloqués par la police -  

Dans l’après-midi, notamment au croisement de la rue de Metz et d’Esquirol, les partisans de chaque camp se sont copieusement insultés, en paroles et en gestes, les doigts bien tendus… Il n’y a pas eu de nouveau dérapage physique, ni de dégradation. A part les autocollants généreusement distribués et collés un peu partout où on peut lire : "NPA GPA, sans père Non". La police n’a procédé à aucune interpellation.

Le cortège de "Marchons pour les enfants" s’est dispersé vers 17 heures après d’ultimes prises de parole devant le monument aux morts. A 500 mètres de là, sur le boulevard Carnot, quelques grenades lacrymogènes ont été à nouveau lancées pour éloigner, une dernière fois, leurs opposants.

Ils manifestent contre la loi bioéthique

Le collectif d’associations « Marchons Enfants » qui regroupe La Manif pour tous, Alliance Vita, l’association des familles catholiques et le CPDH, comité protestant évangéliste pour la dignité humaine avait lancé un appel au rassemblement autorisé. A Paris, Lyon, Bordeaux mais aussi à Toulouse où au plus fort de l’après-midi, près de deux milliers de personnes ont marché sous les hués et quolibets des membres des mouvements pro-homosexuel ou de l’ultra-gauche. Des opposants dispersés par la police.
« Marchons Enfants » refuse la PMA, procréation médicalement assistée, sans père, et la GPA, la gestation pour autrui. Ils s’opposent donc à la loi bioéthique votée au cœur de l’été par l’Assemblée. « Par seulement 17 % des députés, au milieu de la nuit, un scandale ! », reproche un manifestant. 
Le mouvement ironise sur un président Macron qui allonge le congé parental des pères « mais qui facilite, encourage même la naissance d’enfant sans père ».
À Toulouse, Robert Ménard, le maire de Béziers et son épouse Emmanuelle, députée de l’Hérault, participaient au rassemblement, écharpe tricolore barrant leur poitrine. La députée a invité les participants à écrire aux sénateurs « pour leur faire prendre conscience des dangers de cette loi, » puisque le projet doit leur être présenté pour amendement(s) avant de revenir pour une seconde lecture à l'Assemblée. 

La mise en danger d’autrui est punie par la loi.

Comment un gouvernement peut-il décider de mettre lui-même des enfants en danger en promouvant la PMA pour les femmes seules ?

Les connaissances acquises sur le sujet permettent de savoir que les enfants privés de père, sont en danger. Nos gouvernants ne peuvent l’ignorer. C’est donc délibérément qu’ils sacrifient le développement des enfants pour satisfaire certains adultes, au nom du concept "désir d'enfant", sans père, en contournant les lois de la nature, mais au nom de la Science.

Force est, à ce stade, de constater une colonisation du gouvernement par le féminisme radical dominant dont le but, proclamé, est de « libérer » ses adeptes de l’homme, dénigré comme "dominant" et "violeur", et de l’enfant, objet du désir de maternité, quelles que soient les conséquences qui en résultent pour ces derniers et pour la société.
Un nouvel ordre social se mettrait ainsi en place, sans respect des lois de la Vie et uniquement au service du féminisme radical.

L’objectif du féminisme radical (allié aux associations de type lesbien) est, en effet, de couper complètement le lien entre l’homme et les enfants, c’est à dire, supprimer la parentalité masculine et détruire la famille traditionnelle vouée aux gémonies comme archaïque, selon les femmes de progrès.

Le projet de loi va dans le sens de la femme pouvant s’en pourvoir si elle en a l’usage, mais sans engagement ni contraintes pour elle, ni engagement auprès de l'enfant à naître. La situation idéale étant cependant alignée sur la recommandation exprimée lors de la marche « NousToutes » du 23 novembre 2019 : « soyons lesbiennes pour nous délivrer du mâle »

Les enfants sans père seraient réduits à une moitié de leur identité personnelle, privés de la connaissance, et aussi de la pratique de vie, de l’autre moitié d'eux-mêmes, à jamais détruite. Leur situation serait pire que celle des enfants qui sont actuellement privés de père, soit par accident, désordre culturel et social ou par la volonté de certaines mères, mais qui savent qu’ils ont eu ou ont encore ce père.  

Ces « femmes seules », éventuellement demandeuses de PMA sont rarement des femmes véritablement seules. Or, des statistiques et l’actualité ont prouvé que les enfants dont l’homme qui cohabite, occasionnellement ou en permanence avec la mère n’est pas le père biologique ont sept fois plus de risques d’être maltraités (des études nord-américaines disent cent fois) que les enfants qui vivent avec leurs deux parents biologiques. L’actualité, occultée à dessein, nous le prouve avec les enfants martyrs tels que Marina, Fiona, etc. tués par leur mère et leur « beau-père ».

D’une façon générale, la monoparentalité accroît le nombre d’enfants maltraités, d’abord par la force des choses, parce que l’on sait qu’un seul parent ne peut pas faire face à tout, puisque deux parents n’y parviennent pas de façon satisfaisante, en raison de la multitude des tâches à accomplir de nos jours et des décisions complexes à prendre. Mais aussi, l’enfant sans père maltraité par sa mère, n’a pas de recours auprès d’un deuxième parent. Il doit subir. Ce n’est pas anodin puisque les mères seraient, d’après l’étude OMS confirmée par des travaux nord-américains, responsables des maltraitances dans plus de 60 % des cas (leur plus grande présence auprès des enfants est à prendre en compte pour leur responsabilité).

D’autre part, référons-nous au magazine « Pour la science » qui signale la reprise d’une étude ancienne suivie alors par l’INSERM (docteur Robine), qui estimait à 30 % le nombre d’Européens qui souffrent de difficultés psychologiques suffisantes pour leur rendre difficiles les activités du quotidien, donc les relations avec leurs enfants. Les demandeuses de PMA considèrent pour leur part que l'absence de père facilite la prise de décisions: elles feraient mieux que les magistrats isolés à qui on reproche des jugements malheureux pris en solitaire.  

Les pressions du lobby  « NousToutes »

Les plus violentes féministes radicales, réunies sous les banderoles de « NousToutes » lors de la marche contre les féminicides et contre les violences faites aux femmes du 23 septembre 2019 se sont aperçues qu’elles pouvaient instrumentaliser les enfants. A partir de la notion (déjà répandue par les ministres successives de l’enfance) du fait que la violence conjugale était toujours masculine et que la maltraitance des enfants découlait uniquement de cette violence conjugale masculine (rappelons qu'ils sont tous "dominateurs et violeurs"), le mouvement a demandé avec insistance le retrait de l’autorité parentale aux pères violents. C’est à dire, selon la doxa, potentiellement à tous les pères. En situation de divorce, les pères se voient refuser la garde de leurs enfants. Mais ils peuvent contribuer aux frais de leur éducation...

En plus de l’instrumentalisation des enfants et de leur mise en danger, soulignons la disproportion qui existe entre la réalité et le volume considérable donné par le féminisme radical à la campagne organisée autour des « féminicides » et autres « violences faites aux femmes », avec la complicité des media en pénurie de matière. C’est le cas notamment, avec le Grenelle et la marche du 23 novembre 2019. 
 
On voit bien que le féminisme radical instrumentalise les « féminicides » pour en faire une arme offensive contre la masculinité, sans garantir un mieux pour les enfants objets de leur désir de maternité.  
Les féministes dénaturées ont installé un climat de rejet du masculin - déjà dans l''"écriture inclusive",  le langage dit « non sexiste » ou « dégenré »  ! - suffisamment violent pour justifier l’éradication des pères (par le retrait de l’autorité parentale dans l’immédiat, ensuite grace à la PMA pour les femmes seules.

C’est une manœuvre qui ne peut plus se cacher. Elle est dans le droit fil des précédentes étapes qui se déroulent depuis plusieurs décennies, et qui se poursuivront sans aucun doute, si nous restons passifs comme ce fut le cas jusqu’à aujourd’hui. Que l’on n’oublie pas, par ailleurs, que les coupables ne sont pas les femmes, mais les féministes radicales minoritaires.
Et le droit à la paternité est-il garanti ?

dimanche 7 juillet 2019

Schiappa veut lancer un "Grenelle des violences conjugales"

Le "Grand" débat national fait des petits ? En modèle réduit pour les sous-fifres

Vers de nouveaux "Monologues du vagin" ?
 
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Sous la pression d'associations, le gouvernement va lancer un "Grenelle des violences conjugales" en septembre, annonce Marlène Schiappa, le 7 juillet. Cerise sur le vagin, Brigitte Macron s'engagera personnellement dans l'ouverture du dossier, assure la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les genres.

Environ 2.000 personnes, selon les organisateurs, 1.200, d'après la police, se sont en effet rassemblées samedi place de la République pour exiger des mesures immédiates contre les féminicides, à l'appel d'un collectif de familles et proches de victimes qui, dans une tribune, avait exigé du gouvernement un "Grenelle des violences faites aux femmes".

L'objectif est d'interpeller toute la société et d'enrayer le phénomène des féminicides. Selon ce collectif, 74 femmes ont été tuées par leur compagnon ou leur ex-compagnon depuis le début de l'année, sans distinction d'origine ethnique, puisque c'est tabou.  
"Nous lançons autour du Grenelle une mobilisation nationale avec une grande consultation citoyenne et une campagne", précise la secrétaire d'Etat.

La République n'a "pas su (...) protéger" les victimes de meurtres commis par des conjoints ou anciens compagnons, a reconnu Macron samedi soir dans un message sur Facebook, égrenant les prénoms d'une cinquantaine de femmes. "La violence qui vous a coûté la vie nous écœure, nous révolte", assure le récupérateur du mouvement actuellement lourdement médiatisé. 

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Le "Grenelle contre les violences conjugales", qui sera introduit par Edouard Philippe, un boxeur, "et réunira les ministres concernés, acteurs de terrain, services publics, associations, familles de victimes", s'ouvrira le 3 septembre, "le 3/9/19, en écho au numéro 3919", la ligne téléphonique consacrée aux femmes victimes de violences, souligne l'ex-blogueuse Marlène Schiappa.

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Marlène Schiappa s'adressera jeudi "à l'ensemble des préfets de France pour les mobiliser," annonce-t-elle dans son entretien avec le JDD. "Dès la semaine prochaine, je recevrai de nouveau toutes les associations financées par l'Etat [les hommes et les femmes] pour avancer. 
Ce processus se conclura le 25 novembre, pour la Journée contre les violences envers les femmes", précise la secrétaire d'Etat, une orfèvre en actions à petits frais sans lendemains. A cette date, deux années plus tôt, en 2017, Emmanuel Macron avait érigé l'égalité femmes-hommes en "grande cause du quinquennat".

Depuis, "le gouvernement agit sans relâche", n'hésite pas à affirmer Marlène Schiappa face aux critiques, puisque 74 victimes sont à déplorer en six mois, après deux années pleines de macronisme. Et de citer le lancement d'une plateforme de signalement, le "recrutement de 73 psychologues - si encore ils ne sont pas redéployés - dans les commissariats" où exercent pourtant des femmes, l'augmentation des moyens du standard 3919 "pour donner un objectif de réponse à 100%" des appels. "Et l'inspection générale de la justice a été saisie le 21 juin" pour enquêter sur d'éventuels dysfonctionnements, rappelle-t-elle.

Alors que les Gilets jaunes réclament un Grenelle social

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Muriel Robin et sa femme, Anne Le Nen, au centre,
avec Carole Bouquet à la chandelle
Si l'on prend en compte les couples officiels comme les non-officiels (du mariage à la relation épisodique), 130 femmes sont mortes en 2017 en France, tuées par leur conjoint ou ex, contre 123 en 2016, selon les dernières données du ministère de l'Intérieur.
Le Grenelle doit permettre de "construire des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain", raconte l'intarissable sous-ministre. Pour autant, "il ne suffit pas de signer un chèque pour qu'il n'y ait plus de féminicides", prévient la secrétaire d'Etat, sous la dictée du collectif. Elle prend l'exemple des "téléphones grave danger", remis pour six mois aux femmes menacées: "880 sont financés par l'Etat, seuls 302 sont actifs ! Les autres dorment dans un placard quelque part, faute de décisions de justice"
Le brushing de Nicole Belloubet en est tout ébouriffé...

18 avocates de la 'Fédération nationale Solidarité Femmes' (FNSF)dénoncent de leur côté "les carences du système judiciaire", dans une tribune également publiée par le JDD. Gestionnaires du 3919, elles regrettent que le parcours des victimes s'apparente toujours à "un parcours de combattante".

mercredi 7 février 2018

Egalité des genres et viol : Daval vs Darmanin, le parti-pris de Schiappa et Haas

La procureure Schiappa prend le parti des femmes en fonction des hommes accusés de violences sexuelles

La conception à géométrie variable de l'égalité femmes-hommes

L'activiste féministe à la tête du secrétariat d'Etat est une 'imposteuse' 
Marlène Schiappa est rattrapée par ses bavardges à tort et à travers, notamment sur les affaires Daval et Darmanin. La guerre des sexes qu'elle a ouverte, avec Caroline de Haas (Osez le féminisme), à la faveur du grand remue-ménage de l’affaire Weinstein parmi les starlettes en quête d'un rôle à tout prix, semble connaître une trêve. Pour comble d'infamie entachant la sincérité des furies, cette pause dans leur curée correspond aux mises en cause de l’islamologue Tariq Ramadan qui vient d’être mis en mis en examen et placé en détention provisoire à la suite de dénonciations de viols par deux plaignantes, et de Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, pour des faits que la plaignante qualifie de viol par surprise. 

Le membre du gouvernement se voit renouveler "la confiance et la solidarité" du président de la République, du Premier ministre et de l’ensemble de ses collègues en tout genre du gouvernement. Depuis, le président Macron a par ailleurs engagé Nicolas Hulot, numéro trois du gouvernement, à tenir face aux deux accusations de viol(s) dont il se défend, lui aussi. Le mot d'ordre : pour assurer le renouvellement annoncé des pratiques publiques, faire le dos rond à deux têtes...

Marlène Schiappa s’indignait hier encore de "l’impunité des crimes sexuels en France". Mais la troll des réseaux sociaux est soudainement saisie d'un engourdissement général, passé du cerveau au reste du corps: voilà que la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, héraut de l’égalité entre les femmes et les hommes, qui était accablée par une diarrhée verbale et écrite et aujourd'hui frappée de mutisme profond

Par respect pour les femmes violentées, de nombreux marcheurs de l’Assemblée nationale ont offert une "standing ovation" à Gérald Darmanin, mardi 30 janvier: puisqu'il n'est pas mis en examen, il est honoré par les acclamations de godillots. Ca doit lui faire chaud partout : pourvu qu'il ne se croit donc pas encouragé à saisir les prochaines occasions que procure sa lourde charge au Budget: les exilées fiscales et autres phobiques administratives. D'autant que - en même temps- il conserve la "totale confiance" du gouvernement, alors que s’ouvre l’enquête préliminaire pour les faits dénoncés par Sophie Spatz. 

Militante féministe qui conseille et oriente les victimes supposées de violences, vers des associations, des collectifs et des avocatEs, Caroline de Haas réagit à l'accusation de viol de l'ex-call-girl Sophie Spatz à l'encontre de Gérald Darmanin.

Haas dénonce aussi le parti-pris de la "patronne du Parquet", la garde des Sceaux de Macron, Nicole Belloubet, pour sa solidarité avec Darmanin et estime que si un homme désapprouve #balancetonporc, c'est que le quidam a peut-être quelque chose  à se reprocher : les hommes, tous coupables ?


Le féminisme radical menace-t-il l'égalité entre les genres et la démocratie ?
Dans le même temps, une pétition mise en ligne par des féministes de combat, et Haas est de ces activistes chassant en meute, intimidant et accusant d'extrémisme, estimant une mise en cause pour viol incompatible avec le maintien d’un ministre à son poste. Les enseignements tirés de cette pétition seront peu-être exploités sereinement dans un contexte tendu de guérilla inter-genres, mais elle ne semble pas, pour l'heure, rencontrer le succès escompté, ni auprès des hommes, ni parmi les femmes équilibrés. Les excès de ces excitées produisent l'effet inverse de celui espéré, mais une activiste sans cause à défendre durablement se condamnerait à l'aléatoire d'une reconversion. Il n'est donc pas assuré que ces sexistes déjà si mal dans leurs peaux recherchent des solutions apaisées. 
Un classement officiel sans suite ne serait une double peine que pour les victimes authentiques et certainement pas pour celles (et ceux) dont c'est le fonds de commerce politico-médiatique. 

Faire avancer la justice (et le droit) et reculer les hommes
Comme Haas, sa protégée, Sophie Spatz, ne reconnaît "aucune intention de nuire". Elle n'aurait d'autre objectif que "les services enquêteurs puissent travailler sereinement […] afin que justice soit rendue"

Pour prendre la mesure de l'urgence d'une instrumentalisation du tribunal médiatique, il faut comprendre que les féministes veulent atteindre  le judiciaire qui, s'il s'en emparait, ouvrirait la voie menant au législateur par le biais de cette affaire. Il faut remonter le temps jusqu'en 2009. 
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Ancienne call-girl, condamnée en 2004 pour des faits de chantage, appels malveillants et menace de crime, la plaignante avait approché différents responsables politiques pour faire réviser cette condamnation, pourtant définitive puisque confirmée en appel. Gérald Darmanin, alors âgé de 26 ans (aujourd’hui plus jeune ministre du gouvernement), était l’un d’entre eux. 
Le jeune chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP va, selon les dires de la plaignante, lui offrir une oreille si attentive que l’exposé de son cas sera suivi d’une invitation à dîner, puis d’une virée en club libertin et enfin d’un rendez-vous dans une chambre d’hôtel : cet enchaînement ne plaide pas, on en conviendra, en faveur de la thèse d'un "effet de surprise". Ce d’autant que la promesse d’intervention, à l’issue du dîner, laissait clairement entrevoir une contrepartie sexuelle : "Je ne suis pas une gamine, j’ai compris tout de suite", confiera la plaignante au journaliste du Monde, la professionnelle du sexe consentant finalement à une relation sexuelle, tout en disant s’être sentie "prise en otage", en raison du besoin qu’elle avait de l’intervention promise. 

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Haas et sa protégée évacuent le fait que la sollicitation première est la responsabilité de la quémandeuse. Il n'est pourtant pas assuré que son consentement soit retenu contre elle, puisque lele procès s'engagera sur une base incertaine et discutable :  la plainte sera déposée pour viol et non pour harcèlement sexuel, infraction que l’on aurait pourtant pu invoquer, devant une relation sexuelle "extorquée" en échange de promesses ou de faveurs. L'homme piégé n'a pas de recours : il est entendu par la loi que l'homme est un potentiel prédateur... 
C’est prostrée, en proie au douloureux sentiment de "s’être fait avoir" que son mari dit l’avoir accueillie à son retour au domicile, au petit matin. Sophie Spatz dénonce une première fois les faits en novembre 2009 : elle écrit alors à l’assistante parlementaire de Jean-François Copé, pour ce qui, à l'origine, ne devait pas connaître d'autre ampleur que politique, en interne. 

Mais, dans sa réponse officielle du 10 décembre,
 le groupe UMP qui ne cherche pas étouffer l'affaire, lui conseille d’intenter une action en justice. Or, Sophie Spatz ne se rendra à aucune des convocations des policiers : le dossier sera logiquement refermé et la plainte classée sans suite. La plaignante n'avait pas été prise en mains par des féministes. 

Marlène Schiappa est dépassée par les accusations sur lesquelles elle s'est plu à polémiquer

Une aubaine pour les féministes.
En apprenant la nomination de Gérald Darmanin en mai 2017, la mémoire revient, la blessure se rouvre et la colère envahit Mme Spatz, à la faveur de la révélation par le New York Times et le New Yorker, en octobre 2017, qu'une douzaine de femmes accusent Harvey Weinstein, un producteur de cinéma américain renommé, de harcèlement sexuel, agression sexuelle ou viol. 
"Hystérique", selon ses propres termes, elle se promet d’obtenir la démission du jeune ministre, appelle l’Élysée, s’y rend, écrit à François Bayrou, éphémère garde des Sceaux… 

Au mois de juin 2017, elle rencontre la féministe engagée qui sera son sauveur, mais aussi son coach, Caroline de Haas. Celle-ci prend l’affaire en main, convainc Sophie Spatz (et  son mari) que le consentement n’en était pas un et que la "surprise" pourrait permettre de qualifier le viol. 
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Haas n'est pas une débutante : militante aux Scouts unitaires, aussi bien qu'à Amnesty International, aux Petits frères des pauvres ou à l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), elle participa en 2009 à la fondation de l'association Osez le féminisme !
En mai 2011, elle s'exprime sur l'affaire Dominique Strauss-Kahn, déclarant que "
la manière dont cette saga a été commentée en France par les média et les figures politiques met en lumière un sexisme débridé, dont nous connaissions l'existence".
En 2013, en réaction à la publication d'une pétition signée par "343 salauds", qui défendent la liberté d'utiliser les services de prostituées, elle crée le site 343 connards, qui permet d'envoyer des tweets à tous les signataires de cette pétition. Elle créera aussi un site internet destiné à encourager les internautes à dénoncer le machisme dans leur entourage.
Mais, lors des débats qui suivent les agressions sexuelles du Nouvel An 2016 par des migrants à Cologne, Caroline De Haas répondit à ceux qui lient les agressions à l'arrivée de migrants en Allemagne par un tweet ainsi libellé : "Allez déverser votre merde raciste ailleurs"...
Quand, en janvier 2018, le ministre Gérald Darmanin est accusé de viol, Caroline de Haas s'empara de l'affaire et incita la jeune femme à re-porter plainte pour viol "par surprise", et chargea des amies avocates féministes de défendre l'accusation, pendant qu'elle-même en assurait la promotion dans les media (cf. RTL, ci-dessus). Une pétition de militantes féministes exigea la démission du ministre visé par une enquête préliminaire du Parquet de Paris.
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Florence Rault, avocate au barreau de Paris, s'indigna sur le blog VuDuDroit de cette méthode considérée comme peu respectueuse du travail de la justice : "[...] la meute est lancée et réclame à grands cris la démission du ministre, c’est-à-dire sa mort politique et sociale" et désigna Caroline de Haas comme "une des grandes prêtresses du néo-féminisme agressif". Dans un billet publié sur ...Mediapart, Caroline De Haas affirme : "Je suis sidérée par la réaction du Premier ministre qui, sans attendre que la justice soit rendue, a décidé qui avait raison ou tort dans cette affaire." "Il a toute ma confiance," a-t-il dit de l’accusé. [...] Le Premier ministre a donc déjà tranché. Il ne présume pas Gérald Darmanin innocent. Il affirme qu’il l’est. Avant la justice."
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Le risque politique couru Gérald Darmanin est donc modéré
Le tapage laissera des traces, en revanche. Si le dossier ressemble à ce qu’en dévoilent les media, la qualification de viol, fût-elle "par surprise" a bien peu de chances d’être retenue. Si des faits de harcèlement étaient qualifiés, ils seraient prescrits et ce, en dépit de la loi du 27 février 2017 qui doublait la prescription de ce délit, la portant de 3 à 6 ans. Mais un tel procès importerait moins aux harpies que de préparer le lit du sexisme féministe. 

Marlène Schiappa, "pompière' incendiaire

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Paradoxalement, dans le cas de Gérald Darmanin, elle rappelle que la présomption d’innocence vaut pour tous, citoyens comme politiques, mais,  au micro de RTL, se prenant pour la procureure, la sous-ministre n’hésite pas à requalifier en "assassinat" le meurtre de son épouse Alexia par son conjoint Jonathann Daval, alors même que le procureur de la République, Edwige Roux-Morizot, avait affirmé que la préméditation n’avait pas été retenue. 

"Porter la voix de la raison au milieu de cette folie médiatique" (et gouvernementale)
Dans le même élan juvénile, la secrétaire d’Etat se crut justifiée et autorisée - en dépit du principe constitutionnel de séparation des pouvoirs - à s'indigner du fait que des considérations sur la personnalité de la victime aient été avancées par la défense, ce qui reviendrait à "légitimer les féminicides", néologisme dû à son entourage d'intello-bobos. 
"Ce n’est pas une dispute, ce n’est pas un drame passionnel, c’est un assassinat !", s’emportait, hystérique, la membre du gouvernement au micro de RTL le jeudi 1er février. La prétérition ("je dis ça pour le cas général et pas pour cette affaire en particulier") n’y change rien : la qualification du crime venait d’être revue.

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Christophe Castaner dut monter au front pour se désolidariser de la meute des femmes soutiens-gorges au poing et rappela qu’ "un ministre n’a pas à commenter une affaire judiciaire". A fortiori lorsque le commentaire dénie aux avocats de la défense le droit de parler des déclarations de leur client et, dans une vision en noir et blanc de la relation auteur-victime, requalifie le crime. 

Le soir-même, la procureure Edwige Roux-Morizot dénonçait "l’indécence" de certaines déclarations médiatiques, la violation du secret de l’instruction et l’oubli de la présomption d’innocence. Mêlant fermeté du ton et sobriété, elle appela à "porter la voix de la raison au milieu de cette folie médiatique". L’utilisation du terme de "meurtrier" (et non d’assassin) présumé, comme en écho aux propos de Marlène Schiappa, prenait valeur de condamnation de  l'égarement de la ministre, sans que Haas ne sente pour autant le souffle du boulet. 

Résultat de recherche d'images pour "caroline de Haas et Vallaud Belkacem"Les experts psychiatres devraient s’inquiéter et partager cette indignation... Alors que la caractérisation du passage à l’acte est l’un des principaux enjeux d’un procès d’assises, les experts seront-ils désormais fautifs d'expliquer le crime par une interaction fatale entre auteur et victime, en l'espèce, la domination de l'époux par l'épouse ? L'emprise de l'une sur l'autre restera-t-elle tabou, du fait de la véhémence des réseaux féministes, avec le soutien d'individus du genre masculin de l'espèce molle, tels que Patrick Cohen, qui déterminent leurs convictions au doigt mouillé ? Sera-t-il "politiquement incorrect" de disculper l’auteur(e) et de blâmer la victime, en toute circonstance ? 

Le risque majeur actuel pour les 
hommes est l'inégalité face aux femmes en matière de justice.
Comme Hélène Roux-Morizot, souhaitons que la justice reprenne sa place et que la vérité triomphe des media et de l'activisme associatif ou en réseau.