POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Cantona Eric. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cantona Eric. Afficher tous les articles

dimanche 1 octobre 2017

Fiscalement, le mercenaire français du foot, Eric Cantonna, est solidaire ...des Portugais

L'exemplarité trotskiste commence par les autres...

Eric Cantona s'est instal­lé au Portu­gal avec femme, Rachida Brakni, et enfants.

Le footballeur était probablement à découvert, "dans le rouge".
Il est au Portugal pour faire des ménages: le monde à l'envers ! Il a en effet accepté de poser nu avec sa femme pour le magazine Elle, féministe, pas macho pour un sou (photos 2 et 3, ci-dessous).

Le besoin poussa-t-il Eric Cantona à s'établir au Portugal ? 
A-t-il tenu à participer à sa reconstruction après la crise économique et financière internationale de 2008 ? Ou a-t-il réussi à exploiter un pays en état de faiblesse ? 
Toujours est-il que le couple pavoise en révé­lant s’être installé en famille à Lisbonne, au Portu­gal. Un chan­ge­ment de vie que sa compagne – la comé­dienne et réali­sa­trice Rachida Brakni – se plut à évoquer en août 2016.

Dans un entre­tien qu’il accor­dait au jour­nal anglais The Guar­dian, Eric Cantonna révé­lait avoir quitté la France pour le Portu­gal. "Je m’en fous de la France," décla­rait-il. En termes de foot­ball, je suis anglais. J’ai dans mes veines ce sang noble qui coule […] Je me sens vivant [à Lisbonne]." Lisbonne au Royaume Uni ?

Image associée
Un démé­na­ge­ment que sa compagne,  Rachida Brakni, née à Paris de parents algériens, n'a pas non plus hésité  à commenter, elle aussi, mais dans les colonnes de Télé­rama (groupe Le Monde). "J'aime profon­dé­ment mon pays, mais j'ai ressenti le besoin de le quit­ter quand il a commencé à être ques­tion de déchéance de natio­na­lité, avouait-elle. Il y a des gens sur qui l'envi­ron­ne­ment, l'ambiance, les déci­sions poli­tiques glissent. Pas sur moi. […] J'habite Lisbonne depuis avril. Je revien­drai en France parce que j'aime ce pays et qu'il est peuplé de gens merveilleux qui font contre­poids. Mais là, comme en amour, j'ai besoin de mettre de la distance pour mieux reve­nir." L'un et l'autre sont difficile à suivre.Résultat de recherche d'images pour "cantona pose nu pour Elle"
En tenue de combat
pour la "mixité sociale"

Dans Version Femina, Rachida Brakni s'est également étendue sur sa vie au Portugal avec leurs deux enfants (Emir, 7 ans et Selma, 3 ans, outre deux autres enfants d'Eric, Raphaël et Joséphine, issus de sa précédente histoire avec Isabelle Ferrer)"Le week-end ou entre deux dates, je file à la maison. Je m'

orga­nise avec Éric et, dans mes tour­nées, je demande à être libre pendant les vacances scolaires, explique l’ac­trice, qui donnerait ainsi à croire qu'elle est extrêmement demandée. Je gère mon temps pour profi­ter d'eux au maxi­mum." Loin de regre­ter ce choix, Rachida Brakni trouve à Lisbonne une nouvelle forme de quié­tude, raconte complaisamment Femina. "Mon fils et ma fille sont au lycée français, on vit au bord de la mer, à deux heures de Paris seule­ment; il y a le soleil, la bonne bouffe, la mixité sociale", conclut-elle." En 2016, quand ils s'épanchaient dans la presse et lorsque des centaines de migrants arrivaient chaque jour en Grèce ou en Italie, le Portugal était parvenu à en accueillir… trente-deux.
Outre sa situation géographique, l'état financier, économique et sociale du pays, avec ses programmes d’austérité drastiques, n’a pas aidé à rendre le Portugal attractif. Seuls les nantis y ont trouvé leur compte.

Des bavards qui ne disent pas tout de leur rapport au fisc

Le Portugal a des charmes cachés,
comme pour Florent Pagny, plus réservé.
L'exhibitionnisme naturel du footballeur se trouva frustré par l'arrêt de sa carrière. Il se tourna donc des vestiaires vers les caméras de cinéma sous lesquelles il a en effet déjà donné (presque) toute sa mesure... 

Alors, comment expliquer qu'il soit l'acteur français le plus vu dans le plus simple appareil et dans des situations pour le moins scabreuses?
  
Bercy l'aurait mis à poil. 
La solidarité sociale, Cantona connaît, à en croire ce qu'il écrit, contre la misère, l'injustice et le débat sur l'identité nationale, dans son livre d'images consacré aux mal-logés, pour la fondation Abbé Pierre. Mais il y a loin de l'édition à la réalité. 
"On est là pour rappeler que tout ça n'est pas naturel. On est dans un pays riche, c'est inacceptable." Et pourtant, dit-il, cette situation n'est pas inconnue : "Ca nous crève les yeux à tous (...) C'est ce qui m'inquiète le plus ; on voit déjà, et on s'habitue". "On trouve des excuses à tout, à tout le monde, à ce que les gens crèvent dans la rue. On s'habitue à zapper, à s'abrutir, à supporter la manipulation, le bourrage de crâne. Faut se battre contre cette facilité-là." Et se bat-il au Portugal ?
D'aucuns assure qu'en réalité le pouvoir d'attraction qu'exerce le Portugal sur ce grand sensible est sa fiscalité.  Par un décret-loi en date du 23 septembre 2009, le Portugal a en effet reconnu aux étrangers le statut fiscal de résident non habituel qui permet de bénéficier d’un taux spécial d’imposition pour certains revenus de source portugaise et de bénéficier d’exonérations sur les revenus de source étrangère.

Tout footballeur est au-dessus des lois de son pays tant aimé, 
comme de la morale citoyenne


Eric Cantona a un droit à la révolte ! Ainsi avait-il vivement réagi à la polémique d’évasion fiscale qui toucha de grands noms du football mondial parmi lesquels Cristiano Ronaldo ou Paul Pogba, mais aussi Anelka. Selon l’ancienne gloire du football, les joueurs n’ont pas à se montrer plus exemplaires que les multinationales, qui utilisent les mêmes pratiques. Son vendeur de lingerie, oui.


Une ficelle de string est encore trop grosse. "Prenez des grands noms, des sommes astronomiques, mettez-les dans les journaux et jetez-les en pâture au tribunal populaire", rage Eric Cantona, de mauvaise foi, dans une nouvelle vidéo du Commissionnaire du Football sur Eurosport. L’ancien joueur devient violent à la seule évocation du scandale des Football Leaks qui a épinglé plusieurs grands noms du football mondial pour évasion fiscale. 
Le monde du football international trembla en effet un instant après les révélations du consortium European Investigative Collaborations, composé d’une douzaines de media européens. Simultanément, des journaux à travers l’Europe dévoilèerent une vaste opération d’évasion fiscale touchant de grands noms du football mondial. Les noms de Cristiano Ronaldo,  Ballon d’or pour la quatrième fois, Paul Pogba, José Mourinho ou encore Radamel Falcao ont été éclaboussés. A Jersey, Cantona sentit passer le coup.
L’enquête n’est pas sans rappeler la découverte des Panama Papers, vaste organisation d’évasion fiscale touchant de très nombreuses personnalités de la banque, du monde de la culture ou encore de la classe politique. Sujet tabou à géométrie variable.

"C’est marrant à quel point on pense que les footballeurs, parce qu’ils gagnent beaucoup d’argent, parce qu’ils sont idolâtrés [sic], doivent être plus exemplaires que les autres. Que vous le vouliez ou non, le foot sera toujours un miroir de notre société", raconte le trotskiste, sans suite dans les idées. Monsieur Durand et madame Michu peuvent bien payer pour les footballeurs qu'ils idolâtrent...


Pour cette ancienne gloire, les cachotteries des joueurs mondiaux ne sont pas plus condamnables que celles des grosses sociétés, dont on parle beaucoup moins. "Si on autorise les multinationales à faire de l’optimisation fiscale et que certaines banques encouragent l’évasion fiscale, on ne peut pas reprocher au monde du foot d’utiliser les mêmes ficelles", fait-il valoir. 
Les "vrais gens" décrits par son camarade trotskiste, Ken Loach, n'ont qu'à avoir un conseiller fiscal...

Cantona montre aux acteurs politiques comment mettre en branle leur virilité
Au risque de nous lasser de ses raisonnements spécieux, car un affichage n'est pas une garantie de qualité du produit, King (size) Eric explique que c’est aux hommes politiques de prendre leurs responsabilités. Et qu'il en est lui-même dégagé... 
"Ce n’est pas une question morale; c’est une question légale. Si c’est interdit, condamnez-les. Mais condamnez-les tous ! Si c’est légal, mais qu’on n’aime pas ça, changeons la loi. C’est aux hommes politiques de se greffer une paire de c….. et de résoudre ce problème." Bref, Cantona n'a pas pour elles l'usage qu'il destine aux autres et se refuse à lui-même.

Ses films engagés apparaissent comme d'autres vastes escroqueries intellectuelles.

Résultat de recherche d'images pour "Looking for Eric"
Arrêtons-nous sur 'Looking for Eric', film de Ken Loach (ci-contre) qu'il coproduisit en 2009. Il y vole au secours d'Eric [narcissisme oblige] Bishop, un postier, comme Olivier Besancenot, et fan de football, comme tout le monde à Manchester. Ce travailleur découvre notamment que le plus âgé des enfants de sa femme fréquentent des gangsters et cache une arme dans sa chambre. Pas banal, en effet... Lors de ses moments de détresse, il a des pensées suicidaires, des hallucinations (sous l'effet du cannabis ou de l'alcool) qui lui valent la visite de son héros, le footballeur Éric Cantona, soi-même, philosophe à la "pensée complexe" à ses heures, qui l'aidera à reprendre sa vie en main dans un monde hostile d'inégalités sociales et d'exploitation par le capital. 
Image associéeL'empathie du coproducteur avec les difficultés des plus défavorisés n'a pas manqué de séduire le jury du Festival de Cannes qui est bon juge en sincérité...
Mais, pour Cantona, cette empathie, c'est bon pour la fiction, car sa capacité à partager les souffrances de l'Autre, si aiguë soit-elle au cinéma, ne le submerge pas dans son quotidien personnel : se mettre à la place de son voisin, c'est bon pour les petites b*tes; la solidarité est plus belle dans l'art...

jeudi 9 juin 2016

Euro 2016 en France : des retombées à 95% pour l’UEFA

Les concessions de la France à l’UEFA: la mieux disante ?

L’Etat français, où l’Euro 2016 commence vendredi, ne décide de quasiment rien


"Pouvons-nous encore décider nous-mêmes de quelque chose ?" interrogeait l’un des coorganisateurs de l’Euro 2020, lors d’une réunion de préparation avec les représentants de l’UEFA. L’Etat français,lui a répondu : non, ou si peu. Il en est ainsi depuis 2004: le championnat d’Europe de football n’est plus mis en œuvre par le ou les pays d’accueil mais directement par la confédération européenne, sorte d'ONG qui, bien qu'illégitime, a pris le pouvoir. 

Un seul et même homme a la main mise sur chaque Euro de foot, l'un après l'autre, Martin Kallen, entré par le marketing au sein de l’UEFA il y a plus de vingt ans. "L’avantage est qu’on peut contrôler plus étroitement les ressources, travailler de manière davantage coordonnée et efficace en termes d’organisation et de budget", garantit le Suisse.

"On fait le maximum avec le gouvernement," assure Kallen. Le Directeur Général de l'Euro 2016 l'a dit : "Ce sera une grande fête. Dans cette optique, Martin Kallen a annoncé que les 'fan zones' seront maintenues, et que le travail continuera en lien étroit avec le gouvernement de Hollande pour que l'organisation de cet Euro inédit -non pas parce que placé sous la menace du terrorisme islamiste (vous n'y êtes pas!)- , mais du fait qu'il est le premier avec 24 équipes au lieu de 16, soit une réussite."

VOIR et ENTENDRE le maître d'oeuvre de l'Euro en France :  
Lorsque la domination de l'UEFA s'est imposée aux pays d'accueil, c'était en 2004, au Portugal. La Fédération portugaise détenait encore 46 % des parts de la société organisatrice, contre 54 % à l’UEFA. Douze ans plus tard, Euro 2016 SAS est détenue à 95 % par l’UEFA et à 5 % par la Fédération française de football (FFF).
Depuis les Jeux olympiques d’Albertville en 1992, tous les grands événements sportifs organisés en France l’avaient été par une association à but non lucratif ou un groupement d’intérêt public. En mettant sur pied une société commerciale, l’UEFA assume, jusque dans la forme juridique, l’objet véritable des grandes compétitions sportives, ni franchement non lucratif ni tout à fait d’intérêt public. Les esprits naïfs y perdent ce que la franchise y gagne.
Michel Platini, Martin Kallen (à gauche) et Theodore Theodoridis, secrétaire général adjoint de l'UEFA, observent une minute de silence au siège de la confédération après les attentats du 13 novembre à Paris. Photo transmise par Alquier Communication.
Michel Platini, Martin Kallen (à gauche) et Theodore Theodoridis,
secrétaire général adjoint de l'UEFA, observent une minute de silence
au siège de la confédération, après les attentats du 13 novembre à Paris.
"On a donné à l’UEFA une place qui n’aurait pas dû lui revenir"

Les recettes escomptées par l’UEFA s'élèvent à environ 2 milliards d’euros
, un profit gonflé par l’extension de 16 à 24 du nombre de participants. Le bénéfice net devrait osciller entre 700 et 900 millions d’euros, redistribués durant quatre ans aux fédérations et aux clubs. Malgré ses 5 % dans la SAS, la FFF ne sera pas directement intéressée aux résultats financiers de cet Euro. Si les bureaux de la société sont au Trocadéro, les bénéfices sont délocalisés en Suisse, notamment grâce à la vente des droits de retransmission télévisée. "On est une société de services, on ne fait pas de bénéfices", raconte Martin Kallen, directeur général de la SAS. "Les revenus que l’on génère servent à couvrir les coûts," assure-t-il avec la gravité d'un banquier suisse.

A la clôture des comptes, la marge d’exploitation de l’Etat français sera moins étincelante que celle de l’UEFA.  La France assume les premiers postes de dépense, sécurité et construction ou réfection des stades, et jouira de revenus directs homéopathiques. L’UEFA ne lui a pas même fait cadeau des 20.000 places achetées en faveur de "personnes en difficulté", celles qui bénéficient déjà de la manne des institutions (nationales et territoriales à tous les niveaux cumulés du millefeuille) pour un montant de 500.000 euros. 
Les bienfaits de l'UEFA sont, en revanche,  retombés sur les villes hôtesses. Si le déséquilibre financier est frappant, la posture d’exécutant dans laquelle la puissance publique a accepté d’être reléguée l’est encore davantage. Deux lois ont été votées au Parlement pour satisfaire les desiderata de l’UEFA: l’une aide la construction ou la rénovation de stades en urgence; l’autre  exempte d’impôts la SAS et ses salariés.
Les profits de l'UEFA sont défiscalisés: alors la France, paradis fiscal, par la grâce de la majorité socialiste ?
Le ministre des sports Patrick Kanner, le premier ministre Manuel Valls, le maire de Bordeaux Alain Juppé et le président de l'UEFA Michel Platini, après un comité de pilotage de l’Euro 2016, à Bordeaux, le 23 octobre.
Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner,
le premier ministre Valls, maire de Bordeaux, Alain Juppé,
et Michel Platini, Président de l'UEFA (2007-2015)
L’article 24 du projet de loi de finances rectificative (PLFR) risque de susciter les plus vives controverses. Et cela a commencé dès mercredi 12 novembre, lors de l’audition du ministre des finances, Michel Sapin, et du secrétaire d’Etat chargé du budget, Christian Eckert, par la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Cet article  du PLFR prévoit désormais d’exonérer fiscalement les structures chargées de l’organisation en France d’une compétition sportive internationale. 
Au départ, l’UEFA est la principale bénéficiaire.  L'instance dirigeante du football en Europe a  en effet obtenu l’ensemble des droits sur l’organisation de l’Euro 2016 de football, par l’intermédiaire de sa filiale Euro 2016 SAS qu’elle détient à 95 % – les 5 % restant étant détenus par la Fédération française de football (FFF).
Ce serait donc à cette filiale, présidée par un proche collaborateur de deux premiers ministres socialistes: Pierre Mauroy, en tant que chef de cabinet, et Pierre Bérégovoy, en tant que conseiller pour la sécurité intérieure et le renseignement, Jacques Lambert, ancien coprésident du comité d’organisation du Mondial de football 1998, que s’appliquerait cette mirifique niche fiscale préservant à la fois bénéfices et rémunérations des impôts et taxes qu’elle devrait normalement acquitter. Euro 2016 SAS compte actuellement 55 salariés. Elle devrait en employer 650 lors du tournoi, et table sur une recette approchant 2 milliards d’euros. Un manque à gagner équivalent pour le budget de la France.
Pour se donner un ordre de grandeur, depuis le 1er juillet 2015 et pour réduire le "trou de la Sécu", 455.000 familles, considérées comme les plus aisées sont frappées par une chute de 50% à 75% de leurs allocations familialesEn plus de la diminution de la prime de naissance. En 2013, la CNAF avait signé avec l'État une convention sur 5 ans (2013-2017) qui prévoyait d'accroître de 275.000 le nombre de places d'accueil de jeunes enfants sur la période. 100.000 places en crèches devaient notamment être créées. Dans son dernier bilan, la Cnaf annonce que 13.421 places en crèches l'ont été l'an dernier (8.918, si l'on tient compte des 4.503 places supprimées en 2015). Soit, depuis 2013, un total de 41.811 nouvelles places, un chiffre qui reste loin des objectifs. En 2012, la majorité socialiste avait déjà abaissé le plafonnement du quotient familial et cette réforme avait déjà rapporté 1,1 milliard d'euros, à elle seule.
"On a donné à l’UEFA, pour l’Euro 2016, une place qui n’aurait pas dû lui revenir. (...) Le vrai problème, c’est que nous avons perdu la main, en quelque sorte, sur l’organisation de cette coupe d’Europe", pestait il y a un an le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Gilles Carrez (LR). Tous les quatre ans, quelques parlementaires s’insurgent en des termes similaires, irrités par les mises en demeure, parfois publiques, de l’UEFA. "Il y a une certaine arrogance, voire une arrogance certaine dans les propos de cette association (fondée en 1954). Il n’y a pas de possibilité de négocier avec elle sur aucun sujet", déplorait en 2006 l’élue démocrate-chrétienne suisse Madeleine Amgwerd.
La désignation du pays organisateur du Championnat d'Europe de football 2016 a eu lieu le 28 mai 2010 à Genève en Suisse. La ministre en charge des Sports était Roselyne Bachelot, une proche de François Fillon.
"Les rapports sont plus déséquilibrés qu’avant"

Après la Coupe du monde 1998, la Cour des comptes avait déjà pointé des rapports de force "défavorables aux responsables nationaux", l’Etat s’étant laissé enfermer "dans sa position de solliciteur". Toutefois, des marges de manœuvre existaient encore, notamment sur la répartition des recettes.
"Il y avait eu des négociations acharnées, longues et pénibles, mais très bénéfiques à la France et au Comité français d’organisation (CFO), se souvient Philippe Villemus, directeur marketing de l’épreuve. La Coupe du monde 1998 était certainement la dernière de l’ancien temps. Le comité d’organisation défendait les intérêts de la France, essayait d’arracher le plus de recettes possible."
Devenu professeur d’économie à la Montpellier Business School, Philippe Villemus observe, désabusé, l’évolution de ces grandes compétitions : "Tout est davantage contractualisé. Les rapports sont encore plus déséquilibrés qu’avant. L’ensemble des droits est du côté de la fédération internationale, et l’ensemble des obligations et des devoirs revient à l’Etat et aux villes organisatrices."

Directeur général du CFO de la Coupe du monde 1998 et président d’Euro 2016 SAS, Jacques Lambert  fait le lien entre ces deux époques. Il personnifie aussi ce renversement de paradigme. Chargé au siècle passé de défendre l’intérêt financier de l’Etat pour dresser un bilan équilibré – il fut même bénéficiaire –, il se décrit aujourd’hui comme "le missi dominici personnel de Michel Platini [patron de l’UEFA et jadis coprésident du CFO] en France", "le représentant personnel du comité exécutif de l’UEFA".

"Pas des fous furieux accrochés à leur milliard"


Restent, pour résister à l’UEFA, quelques parlementaires et les villes hôtesses.

Malgré un front allant de la droite au Parti communiste (lequel a pourtant eu une ministre des Sports, Marie-George Buffet). Les premiers, en minorité au parlement, n’ont pas réussi à faire réagir le gouvernement, soucieux de faire respecter la parole donnée par son prédécesseur et qui a étendu l’exemption fiscale à tous les autres événements sportifs dont l’attribution sera décidée d’ici deux ans – afin de ne pas donner l’impression de protéger uniquement le football et de garantir la tranquillité fiscale au Comité international olympique (CIO) pour attirer les JO 2024 à Paris. A l’échelle des dépenses engagées par la puissance publique pour l’accueil de l’Euro, l’exemption fiscale, estimée à 50 millions d’euros sur trois ans, est ..."symbolique", selon la presse gouvernementale, et devrait être largement compensée par les recettes de TVA, impôt injuste qui taxe les plus défavorisés sur un sport dit "populaire". A noter à ce propos que le prix des places de l'Euro 2016 est officiellement fixé à moins de 30 euros (!), mais plus sérieusement autour des 60 euros, minimum, et depuis juin 2016, il faut pouvoir payer au moins 140 euros au minimum et peuvent atteindre 800 euros (et plus?) au marché noir...

Les dix villes, quant à elles, ont haussé le ton à l’été 2014, menaçant même de ne pas signer les contrats les liant à l’UEFA. La négociation, en direct avec Michel Platini, leur a rapporté 2 millions d’euros chacune. Elles en espéraient 10. Une obole ? Non, "une première historique", se félicite Jean-François Martins, adjoint trentenaire chargé du Tourisme et des Sports à la mairie de Paris (un MoDem rallié à Anne Hidalgo), lequel sera gracieusement habillé en costume Smuggler, comme la maire Anne Hidalgo. Les villes tentent maintenant d’obtenir une participation de l’UEFA à la sécurisation des fan-zones, qui risque d’être plus coûteuse que prévu.

"Ce ne sont pas des fous furieux accrochés à leur milliard d’euros, assure Jean-François Martins au sujet de ses interlocuteurs d’Euro 2016 SAS. Ils sont soucieux de la marque laissée par l’événement. Ils sont dans une attitude plus positive qu’on ne l’a jamais eue."

"Les règles du jeu sont claires depuis le début"
Député bruxellois qui a dirigé le comité d’organisation de l’Euro 2000, organisé par les fédérations belge et néerlandaise, Alain Courtois est le dernier homme à avoir organisé un Euro sans la surveillance de l’UEFA. "L’UEFA n’était même pas représentée au comité d’organisation, se souvient le premier échevin de la capitale belge. On pouvait faire un peu ce que l’on voulait, même si l’on rapportait à l’UEFA. Elle nous garantissait une partie des droits de retransmission, des droits commerciaux et des ressources de billetterie. Nous avions fait un bénéfice de 12 millions d’euros." C'était il y a seize ans.

L’UEFA n’était pas pour autant une association caritative. 
Elle prévenait qu’un déficit éventuel – comme celui, léger, de l’Euro 1996 en Angleterre – serait entièrement à la charge des fédérations organisatrices. La société de marketing ISL (International Sport Leisure, également associée à la FIFA et au CIO jusqu’à sa faillite en 2001, et plus tard au centre d’une enquête pour corruption) pinaillait déjà sur l’utilisation de l’expression "Euro 2000", allant jusqu’à obtenir son retrait du site officiel du gouvernement et saisissant des ballons promotionnels de la gendarmerie belge.

Il n’était pourtant pas encore question d’obtenir une exemption fiscale
Alain Courtois se remémore avec nostalgie un cahier des charges moins contraignant pour les pouvoirs publics. Aujourd’hui, il prépare le passage à Bruxelles de l’Euro 2020, qui se jouera dans 13 villes européennes. Sur 32 pays intéressés pour accueillir la compétition, seulement 19 ont déposé un dossier après avoir étudié les conditions fixées par l’UEFA, fait-il observer. "Mais lorsqu’on est candidat, on connaît les conditions..."

Martin Kallen ne dit pas autre chose : "Les règles du jeu sont claires depuis le début. De plus, il est évident que le pays hôte bénéficie de toutes les retombées économiques et fiscales liées aux emplois et au surcroît d’activité générés par l’organisation du tournoi, mais également à la venue du million et demi de touristes attendus. Enfin, il bénéficie également d’une exposition médiatique internationale majeure." Sans compter les retombées politiques

"Pour beaucoup d’Etats, organiser un grand événement sportif est un enjeu politique". "Les villes-candidates sont prêtes à accepter l’ensemble des desiderata des fédérations, complète la députée communiste Marie-George Buffet, ministre des sports pendant la Coupe du monde 1998. C’est l’instrumentalisation des grands événements par les politiques qui pose le premier problème.
C’est d’ailleurs cette compétition qui est à l’origine de l’inflation des coûts d’organisation et, désormais, du "dumping fiscal", estime l’économiste du sport Wladimir Andreff, professeur à l’université Paris-I : "Chaque candidat doit surenchérir sur les autres s’il veut obtenir l’événement."

L’investissement du secteur public dans l’organisation des grands événements sportifs ne divise pas la classe politique française.
De gauche à droite, les acteurs politiques soulignent les effets positifs sur le moral et la pratique sportive, source de progrès en matière de santé et de cohésion sociale, quand des Benzema et des Cantona ne saisissent pas cette opportunité politique de la fracturer par des polémiques insensées (cf. les libellés PaSiDupes à ces deux noms. Egalement celui du comique ambigu Jamel Debbouze). 
Or, le coût pour le contribuable de cet engouement pour le sport ne baissera pas tant que les Etats ne se mettront pas d’accord pour fixer des limites aux organisateurs
Mais les apprentis élyséens de l'intox ne doivent pas non plus se faire d'illusions: les emplois créés pour l'Euro 2016 seront essentiellement précaires.

jeudi 2 juin 2016

Venin politique de Jamel Debbouze, solidaire du racisme de Benzema

"Benzema et Ben Arfa payent la situation sociale de la France d'aujourd'hui", affirme Jamel Debbouze

Ben Arfa mérite plus que d'être réserviste
, selon un nouveau spécialiste foot, Jamel Debbouze.  


Debbouze, mariolle ordinaire?
Le parti-pris communautariste de l'humoriste franco-marocain n'amuse personne. Jamel Debbouze regrette l'absence de Karim Benzema et d'Hatem Ben Arfa de la liste des 23 Français retenus pour l'Euro. C'est son droit... Mais ses attendus, non! 

Sans reprocher 
à Didier Deschamps d'avoir succombé à des pressions racistescomme n'a pas hésité à le faire le trotskiste Éric Cantona,  l’humoriste et acteur a regretté l’absence de Karim Benzema et Hatem Ben Arfa à l’Euro, "deux convives très importants qui manquent à l’appel", selon  Jamel Debbouze , dans un entretien accordé à France Football. 

Jamel Debbouze a ensuite confirmé la
 subjectivité de sa position. 
"Sportivement, comment fait-on pour se priver de joueurs extraordinaires comme eux ? Benzema est l’un des meilleurs attaquants du monde. Ben Arfa, lui, est le meilleur joueur français de la saison en Ligue 1; c’est incontestable, tout le monde l’a vu." C'est vrai, puisque tout le  monde l'a vu? 

Un parti-pris clairement communautariste 


"Il n’a pas sa place en réserve, estime-t-il. Ces gamins représentent en plus tellement de choses, notamment en banlieues," assume le comique. Le sélectionneur forme-t-il l'équipe nationale pour assurer la paix sociale ? Benzema a-t-il  déjà été sélectionné pour des raisons politiques, en dépit d'une petite forme ?

"N’avoir aucun de "nos" représentants en équipe de France…" (...) 
Cette déclaration trahit Jamel Debbouze: confond-il équipe de France et équipe du Maroc ? Y est-il encouragé par la présence au gouvernement de ministres franco-marocaines (d'abord Najat Vallaud-Belkacem, puis Audrey Azoulay), au point que le frère et conseiller spécial du président algérien a dénoncé une "marocanisation de la vie politique française" à la suite de la promotion de la seconde à la Culture, déjà conseillère à l'Elysée et fille de l’ancien conseiller du roi du Maroc.

Hollande n'en fait-il jamais assez pour le Maroc ?

Ce n'est pas l'avis de l'Algérie.
Lors de la nomination d’Audrey Azoulay, Alger aurait déploré une manœuvre de "lobbying" de la part du Maroc, au sein d’une scène médiatique française qu'il estime "infestée" de politiciens, de journalistes et de stars d’origine marocaine, rapporte le site d’information Mondafrique.  Celui-ci indique que l'Algérien Saïd Bouteflika aurait fait part, hors micros, de sa désapprobation auprès de l’un des conseillers de François Hollande.
Comme Cantona, Jamel Debbouze politise l'affaire Benzema

"Tant qu’on ne permet pas aux quartiers d’évoluer et qu’on en fera pas des Sillicon Valley, qu'on ne leur permettra pas de s’épanouir humainement, socialement et économiquement, on "leur" en voudra toujours d’être ce qu’ils sont, assure Debbouze qui semble pourtant incarner la promotion sociale facile de la diversité, alors que, pour des raisons politiques, il ne lui a jamais été tenu rigueur d'aucun de ses écarts personnels. 
"Karim Benzema [accueilli au collège Saint-Louis-Saint-Bruno à Lyon], et par extension [sic] Hatem Ben Arfa [dont la mère est de nationalité française], payent la situation sociale de la France d’aujourd’hui," assure-t-il.

Debbouze, un de "Indigènes de la République" déjà indigné par la récupération politique de la tuerie de Toulouse
Ségolène Royal avec Jamel Debbouze, à gauche, 
avant son accident du 17 janvier 1990 à Trappes,
dans lequel est décédé le fils du chanteur 
réunionnais Michel Admette, suivi 
d'une procédure judiciaire contre lui, 
alors âgé de 14 ans, pour homicide involontaire. 
Elle s'est conclue par un ...non-lieu.
Bien qu'issu de la génération 'beur', instrumentalisée par le PS dans les années 1980, Debbouze a soutenu Ségolène Royal, bien que fille d'officier supérieur de l'époque coloniale, comme il soutient maintenant son concubin, François Holande, dont le père est connu pour son engagement à l'extrême droite. 

Il avait aussi pris fait et cause pour Mohamed Merah
, le terroriste islamiste français qui a revendiqué les attentats de mars 2012 à Toulouse et Montauban, lesquels ont coûté la vie à trois militaires français, puis à un professeur d'une école juive et trois enfants.
"C'est terrible, ce qu'on est en train de faire avec cette histoire de Toulouse. Au lieu de dire que Mohamed Merah est un marginal, que son acte est un acte isolé, on lui donne une idéologie qu'il n'avait pas au départ, c'est certain. Je les connais les Mohamed Merah, il y en a plein des Mohamed Merah, mais qui ne deviennent pas des Mohamed Merah. Là, on est en train de mettre dans la tête de jeunes qui ont le potentiel de Mohamed Merah de devenir des Mohamed Merah. Car, d'un coup, ce Mohamed Merah a défié le Raid tout entier", racontait Jamel Debbouze. Et où? En Belgique ! Pour le site belge LeSoir.be.
Dès 2005, les "Indigènes de la République" ont dénoncé un "consensus raciste"


Comme Sophia Aram, Debbouze ne se prive pas de dénoncer la République blanche
Selon eux, ces "gentils messieurs blancs" organisent la banalisation de la coupure générationnelle pour éloigner "les beurs intégrables" de la culture de leurs parents. Est-ce l'accusation la plus sérieuse ?

Debbouze a fait un bout de marche avec les "Indigènes de la République".Le comique a soutenu l'"Appel des indigènes de la République pour la tenue d’assises de l’anticolonialisme", 
avec pétition de Houria Bouteldja (ci-contre) ou, un mois plus tard, celle de Tariq Ramadan.

Ce mouvement islamo-gauchiste a été initié par des militants de diverses obédiences anti-impérialistes et altermondialiste, des associations s'opposant à la loi de 2004 sur l'interdiction du port de signes religieux à l'école, ainsi que des trotskystes et des syndicalistes, ainsi que des mouvements musulmans ou communautaires, des anti-sionistes et pro-palestiniens. Ils souhaitent simplement "dénationaliser" l’histoire de France... Et coloniser l'équipe de France ?

L'agit-prop résiste aux faits

Les voici, mais la vérité rend hargneux les malveillants.