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vendredi 17 mai 2019

Gilets jaunes : les manifestants gardent du souffle pour l'Acte XXVII de samedi

La contestation continue samedi pour la 27e fois, notamment à Reims, Saint-Nazaire ou Nancy

Les Gilets jaunes ont de nouveau prévu de manifester samedi à Paris et en province

A Paris, plusieurs rassemblements concurrents sont prevus, dont un au depart de la Defense pour finir a Montmartre.

Macron mise sur un pourrissement, ajoutant au mépris le cynisme. 
Six mois, jour pour jour, après le début du mouvement, les Gilets jaunes ont de nouveau prévu de manifester samedi à Paris et en province pour l'acte 27, alors que ces dernières semaines ont été marquées par une baisse progressive et naturelle des effectifs de la mobilisation. Selon le ministère de l'Intérieur, environ 19.000 militants ont manifesté samedi dernier en France, soit le plus bas chiffre comptabilisé depuis le 17 novembre. Les Gilets jaunes ont eux compté 45.240 personnes

On notera sans surprise que Le Point (famille Pinault) présente des chiffres qui jettent à nouveau une suspicion de manipulation de l'opinion par la presse  : le magazine choisit en effet pour référence un samedi qui contredit l'information tendancieuse d'un essoufflement. S'il est réel, il n'est pas aussi systématique qu'indiqué avec une insistance s'apparentant à une 'fake news' officielle : "l'acte 26 samedi dernier avait réuni 18 600 manifestants en France selon le décompte officiel contesté par les porteurs de chasuble, qui en dénombraient 37 500".


A Paris, ce samedi, plusieurs rassemblements parallèles sont prévus, dont un au départ de la Défense pour finir à Montmartre. Un autre envisage de défiler sur les Champs-Elysées, mais l'avenue est, depuis plusieurs semaines, interdite à la manifestation.

La préfecture de police de Paris a décidé d'interdire les rassemblements dans un périmètre comprenant le Palais de l'Elysée et l'Assemblée nationale et sur les Champs-Elysées, comme chaque semaine depuis les incidents du 16 mars dans la capitale. Les abords de la cathédrale Notre-Dame sont également interdits par mesure de sécurité.


Un appel national est lancé pour un importante manifestation à Reims

Un appel national pour se rendre dans cette ville a été publié sur les réseaux sociaux.
Un événement Facebook prévoit néanmoins une manifestation sur les Champs-Elysées. "Le 18 mai, on regagne notre droit de manifester sur les Champs-Elysées sans glyphosate! On se bat pour protéger notre écosystème contre les gros pollueurs!", peut-on lire. 
Le collectif ajoute être prêt à attaquer l'arrêté de la préfecture devant le tribunal administratif.

Deux autres événements Facebook ont été lancés à Paris. 
L'un "contre la hausse du carburant avec les femmes en tête". 
Un second contre "le racket organisé", organisé par le groupe Paris Banlieue des Gilets jaunes. 

D'autres rassemblements sont prévus, par exemple à Besançon ou à Saint-Nazaire, où la préfecture a pris un arrêté interdisant la manifestation non déclarée des Gilets jaunes dans le centre-ville. 
A Lyon, les Gilets jaunes ont décidé de manifester sans se déclarer. "Chaque semaine, quand on déclare la manifestation, le préfet nous promet que tout se passera bien, qu'on ne se fera pas gazer et chaque semaine, ça se passe mal. Alors on a décidé de ne pas déclarer la manifestation et de changer de stratégie, de revenir aux sources", a indiqué à l'Agence France-Presse Fabrice, membre du pôle media des Gilets jaunes de la région lyonnaise.

Maxime Nicolle va faire du parapente pour promouvoir le RIC 
Cette figure du mouvement a annoncé mercredi soir dans un Facebook Live qu'il se rendra samedi à une manifestation de parapente "pour le RIC" à Saint-Hilaire-du-Touvet, près de Grenoble
Le blogueur Etienne Chouard est également annoncé. "Etienne Chouard et Maxime Nicolle font décoller ensemble le RIC [référendum d'initiative citoyenne, NDLR]! Bien connu, le petit village de St HILAIRE du Touvet dans les Alpes, est la Mecque du VOL LIBRE... Après midi PLEIN AIR...et bain de SOLEIL! 'La CIBLE c'est le RIC'", est-il écrit sur l'événement Facebook.

Les figures des Gilets jaunes s'efforcent ainsi de remobiliser les troupes cette semaine. 
"A partir du moment où vous vous dites, j'arrête, c'est que vous avez échoué", a expliqué Maxime Nicolle dans un Facebook Live mercredi soir. Dans une vidéo, il a appelé dimanche  à "arrêter les cortèges à thème". "Je ne cautionne pas du tout ces marches qui deviennent de plus en plus ridicules", a fustigé le chauffeur routier. "Plein de gens, et j'en fais partie, sont en train d'être dégoûtés du mouvement", a-t-il observé.
"On peut se planter, on peut être un peu moins dans la rue, on peut être fatigué, on peut être dépité, on peut avoir des coups de mou. Mais à partir du moment où on dit 'j'arrête', on a perdu", a-t-il fait valoir auprès de ses partisans.

Quant à Eric Drouet, il a partagé sur son groupe Facebook "La France en colère" (306.000 membres) un visuel incitant les Gilets jaunes à continuer les mobilisations : "Si vous abandonnez maintenant, tout ça aura servi à pas grand chose. Pensez à tous ces gens morts et blessés pour la cause", peut-on lire. 

Autre personnage important du mouvement, Jérôme Rodrigues a également adressé un message sur Facebook : "On mesure l'union d'une famille à sa capacité à traverser ensemble les étapes difficiles. La famille, on lâche rien. C'est un combat, on reste debout."

La campagne des européennes mobilise l'attention et les énergies.
Après 27 semaines de manifestations, le mouvement se cherche des modes d'action renouvelés. Cette semaine, la presse avait décrypté des propos d'Eric Drouet en les présentant comme une lassitude absolue : "il y a plein de gens qui sont en train d'être dégoûtés du mouvement, et j'en fais partie", avait-il pesté. 
Il mettait en fait en cause le principe des manifestations déclarées : "Les manifestations déclarées, j'en ai ras le cul. [...] Il faut arrêter de leur faciliter la tâche [au gouvernement et à la police]", a-t-il lancé. 
"Il faut se bouger [les fesses]; il faut reprendre les ronds points."

lundi 25 février 2019

Mondial de l'Agriculture de Paris: tas fumeux de paroles d'un président hors-sol en stand-up

Que retenir ? Macron a battu le record de durée d'un président au Salon de l’agriculture

A-t-il "réinventé" l'agriculture européenne pour autant ?


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Après avoir posé un lapin aux maires de France réunis en Congrès à Paris les 20, 21 et 22 novembre 2018, cette visite incontournable d'un président aux agriculteurs était une figure imposée à l’approche des élections européennes.

On n'en retiendra rien, sinon que le quadra a fait durer le plaisir des chaînes d'info en continu en passant plus de 14 heures, retransmises en direct sur la durée, ce 23 février à Paris (XVe), délaissant Brigitte pour caresser des croupes et prononcer des paroles définitives dont le porte-manteau Vuitton n'a que faire.

Macron a encore beaucoup parlé

Ca a commencé par un discours, bien que ce ne soit pas l'usage : les paysans, les pieds dans la glèbe, préfèrent les actes aux paroles. A défaut de mesures, la presse a relevé des phrases-chocs. 

Ainsi Macron en a-t-il remis une couche sur le glyphosate :
"Quand je regarde le vignoble français, je pense que nous pouvons en faire le premier vignoble du monde sans glyphosate, dans 80 pour cent des cas cette transition va d’ailleurs s’effectuer sous 3 ans" (Emmanuel Macron)
Si ce produit de Monsanto a ses détracteurs, il a aussi ses défenseurs dans le monde agricole. Mais ce puissant herbicide total systémique, c'est-à-dire non sélectif - qui fait que 22 "pisseurs involontaires de glyphosate" portent plainte en Ariège et en Bretagne - , considéré comme "cancérigène probable", selon l’Organisation Mondiale de la Santé.  
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Salon de l'Agriculture 2017
Or, voici ce qu’a déclaré le président de la République : "J’ai rappelé ma volonté de sortir du glyphosate le plus rapidement possible, sous 3 ans, et il ne faut pas voir cet objectif comme une contrainte et il ne faut pas tomber à l’égard de cet objectif sous [sous ?] de faux débats. C’est au contraire une opportunité, l’opportunité pour de nombreuses filières d’évoluer profondément." C'est leur responsabilité : qu'elles se débrouillent; c'est leur problème...

Le président en campagne (re)dresse les murs et les haies à travers le paysage politique

Sourire en coin d’un proche : "C’est un très beau discours, d’une campagne qui n’existe pas." Elle n'existe pas, puisqu'elle n'est pas ouverte officiellement. Mais le président braconne des voix. 

Macron vient parler de l’Europe agricole. En ouverture du Salon de l’agricultureil prononce un plaidoyer pour une "PAC réinventée". Sans surprise, le propos est résolument europhile, lorsqu’il martèle que "le vrai risque" ne vient pas de "la concurrence" entre Etats membres., et protectionniste aussi, au moment d’évoquer les menaces "extérieures" au continent. Il se présente même comme un "patriote de notre agriculture". Du miel pour son auditoire ou une partie d'entre elle : la Confédération paysanne n'est pas béate...

Macron n'a rencontré que "les Français (qui) sont des veaux", selon l'expression l'ancien chef d'Etat, le général de Gaulle.

Macron transforme ce salon en meeting de "campagne" qui ne s'assume pas. 
Accueilli par la claque de militants LREM, le chef de l’Etat prend tout son temps dans ce laboratoire que rien? ni personne ne peut venir polluer : aucun Gilet jaune n'a été admis. Le Gilet jaune Eric Drouet s'est présenté à l'entrée du hall principal, mais il n'a pas été autorisé à souiller fouler le tapis rouge et à débattre avec le président.

Trois rangs de gardes du corps forme une bulle se déplaçant sur rail
La foule des quidam tenue à distance peut être aperçue. Mais les chaînes d'information ne propose que des images et coupent le son : la technique consiste à faire parler, en studio, des chroniqueurs et autres experts et analystes agréés, sur des images du Salon - parfois proposées en boucle, notamment pendant le déjeuner du président sur place - , quitte à les interrompre brutalement, lorsque l'imposent les images proposées par les services de com' de l'Elysée.
Le déroulé millimétré du parcours présidentiel entre les stands a été mitonné par ses conseillers.  Il prend son temps et n'hésite d'ailleurs pas, narquois, à s'en amuser. "Parlez-en à mes équipes, qui trouvent que je ne vais pas assez vite", glisse-t-il au journaliste accrédité qui lui demande s’il espère battre son record de l’an passé (douze heures), comme si c'était l'essentiel.

Macron serre des mains à la pelle, s’attarde pour répondre aux questions bio de "personnes" bienveillantes dont on donne à penser qu'elles seraient là par hasard. Forcément: les intervenants sont disposés à intervalles réguliers et signalés au président, à chaque station, par la présence d'une figure récurrente sur son "itinérance agricole" du jour : une grande femme souriante, aux cheveux longs et noirs.
Il embrasse les enfants qui ne demande rien, savoure les "tenez bon!" des "dé-veaux" parsemant son passage, mais aucun intervenant coriace n'émerge de la sélection des intervenants. Qu’une bonne dame dise sa colère contre le "toujours plus" d’impôts ou qu'un brave monsieur râle contre les 80 km/h qui lui "pourrissent la vie", et la réponse est invariablement la même : "Je n’ai pas changé le pays en vingt mois, mais je ne lâcherai rien"...  L'immuable "ne vous inquiétez pas" appelle les "gens qui ne sont rien" à souffrir en silence.

Séquence émotion d'usage : un retraité handicapé en larmes. L'homme est probablement sincère, mais l'instrumentalisation de sa détresse soulève le coeur et donne envie de vomir. 
La visite s'arrête là. Macron n'a pas de limites et "ça suffit".

samedi 24 février 2018

Salon de l'Agriculture: sifflé et hué, Macron s'énerve et va à l'affrontement avec des agriculteurs

Contact rugueux du président des villes avec les agriculteurs


Le président des villes est arrivé tôt samedi matin sous bonne escorte, avant la foule des "illettrés" et "fainéants", Porte de Versailles à Paris, où il a voulu battre un record, avec l'aide d'un service renforcé de protection rapprochée et après une planification serrée de ses moindres faits et gestes, le chef d'Etat s'est fait siffler et huer plusieurs fois par des agriculteurs en colère, avant d'avoir un échange tendu avec des céréaliers.

Il était sûr de son affaire. Quelques minutes après son arrivée dans le hall principal du Salon international de l'agriculture (SIA), Emmanuel Macron a été copieusement sifflé par des agriculteurs remontés comme des coucous. 

Tenus à distance devant le stand Interbev, les "paysans" en question portaient des tee-shirts disant qu'ils sont "fauchés comme des blés", ainsi que des pancartes dénonçant les "mensonges" du président. La manifestation n'a duré que quelques minutes, faisant assez de bruit toutefois pour attirer l'attention des milliers de visiteurs présents, à l'exception des media qui s'étaient déplacés à des dizaines de journalistes. Le chef de l'Etat - qu'ils disent ouvert au dialogue - a continué son chemin, comme si de rien n'était...
Le banquier de l'Elysée avait consacré plusieurs minutes à échanger avec des exploitants déguisés en animaux pour protester contre le dumping des produits importés. 

La discussion, assez vive, a principalement porté sur le Mercosur...
Mais elle s'est soldée par un dialogue de sourds entre les deux partis qui ne s'écoutaient pas, 
exposant leurs arguments mais campant sur leurs positions. Le fond sonore lointain était alimenté par de rares supporteurs qui tentaient de couvrir la bronca issue des opposants à la politique d'Emmanuel Macron, quelques applaudissements timides répondant aux huées.

Vif échange avec des céréaliers

Passant son chemin en direction du stand d'Inaporc,
le chef de l'État s'est fait de nouveau siffler dans la matinée, cette fois par des céréaliers qui protestaient contre la décision de fin du glyphosate. Emmanuel Macron a alors dévié son parcours pour aller à leur rencontre : cette fois, il avait préparé la riposte ! 
S'en est suivi un vif échange, les travailleurs de la terre reprochant au président de ne pas supporter la contestation. "Vous, vous êtes calmes ? Vous m'avez sifflé dans le dos depuis tout à l'heure et vous me donnez des leçons ?", leur a-t-il rétorqué, visiblement excédé, affirmant qu'"un engagement a été pris" sur le glyphosate. En fait, un compromis qui constitue une reculade sans répondre à l'inquiétude des céréaliers dans l'avenir. 

Une fois exfiltré d'Inaporc, Emmanuel Macron s'est ensuite offert le long bain de foule prévu en direction du Cniel (laitiers). Là, il a multiplié les poignées de main, enchaîné les selfies, distribué quelques bises et même signé un autographe pour un enfant qu'il a pris dans ses bras pour la photo, lui qui, à 40 ans, n'en a pas.
Lors de cette longue déambulation, qui devait être paisible à ce stade, le président a été interpellé par plusieurs exploitants et par l'élu LR de Courbevoie Arash Derambarsh, engagé contre le gaspillage alimentaire, avec qui il a échangé quelques mots.

Revenant un peu plus tard sur les sifflets et huées, Emmanuel Macron a minimisé le phénomène, les minimisant : "il n'y en avait pas tant que ça", a-t-il estimé, subjectivement... "Les gens cachés qui sifflaient, je suis allé au-devant d'eux, ils ont arrêté de siffler et on s'est expliqué. Moi je vais toujours expliquer la politique que je mène", s'est-il félicité. "Je n'ai vu personne qui m'a sifflé à côté, a-t-il osé affirmer, non sans mauvaise foi. [Il était protégé par plusieurs rangs de policiers de sa garde, plus tendus que jamais, et les agriculteurs ne pouvaient l'approcher]. J'ai vu des gens qui se cachaient à 500 mètres pour siffler, a-t-il rapporté. 
 Le DG des poulets de Loué dans la Sarthe, Yves de La Fouchardière, offre une poule rousse au président, après la grippe aviaire.
"Une achetée, une offerte" ?
Et de relativiser : ils étaient très minoritaires. J'ai cassé les parcours et les codes pour aller au-devant d'eux et ils se sont arrêtés de siffler, on s'est expliqué, et je crois qu'ils ont compris", a conclu, satisfait de lui, le locataire de l'Elysée, qui s'est vu offrir une poule par un exploitant irrévérencieux de Loué, en l'absence de Brigitte.
Avec cette poule aux oeufs d'or, le président s'est fait piéger.
Cette société est en effet à l'origine d'une polémique qui a fortement irrité les personnels de police : sa nouvelle campagne de publicité repose sur la comparaison poulets-volailles/ poulets-gendarmes. Sur les affiches, on peut notamment voir une volaille contrôlée par un homme en uniforme équipé d’un radar, avec le slogan "Un bon poulet est un poulet libre".
Pour le syndicat des gardiens de paix, Unité SGP, la campagne est simpliste et ridiculise la police. Même son de cloche, du côté du syndicat de policiers Alliance. Son représentant, David Olivier Reverdy, estime que les forces de l’ordre rencontrent déjà assez de problèmes. "On a plus besoin de soutien, tant nos collègues sont victimes tous les jours d’actes de violences." Macron accorde son soutien aux volaillers.

Crime de lèse-majesté : une vache insolente a donné libre cours à sa colère sur le tapis rouge:
On a noté la fébrilité des policiers à oreillettes, désemparés par l'événement qui s'est produit sur le chemin du président-souverain vers le restaurant privatisé pour sa personne, ses équipes et 18 éleveurs de différentes régions...
Emmanuel Macron rencontre Haute, la mascotte du salon.
Le président n'a pas manqué de poser  au côté de la mascotte du Salon, Haute, une vache de race Aubrac et une occasion manquée de rompre avec les usages d'un autre temps. Le chef de l'Etat a tapoté l'animal à plusieurs reprises, sous les flashs des nombreux photographes qui l'attendaient pour ce moment incontournable auquel le président du renouveau s'est plié.
En vérité, Macron fut sifflet et hué tout au long de sa déambulation :
Accompagné de plusieurs responsables politiques bien-pensants concernés par le secteur, les ministres de l'Agriculture et de la Cohésion des Territoires Stéphane Travert (LREM) et son prédécesseur Jacques Mézard (PS), le député LREM de Paris, Hugues Renson, le patron des sénateurs LREM François Patriat, ex-socialiste, ainsi que le néo-député LREM de la Creuse et rapporteur du texte sur les Etats généraux de l'alimentation Jean-Baptiste Moreau, agriculteur et dirigeant de coopérative, Emmanuel Macron a également discuté - dans cet entre-soi - avec l'éleveur de 'Haute' et la famille de ce dernier.

Le banquier passe ses nerfs sur deux agriculteurs en colère




Face à face tendu entre un Président de la République agressif et un agriculteur en colère. 
Alors que ce dernier demandait à Emmanuel Macron de rester calme, le Président lui a rétorqué: "Attendez.. Vous, vous êtes calmes ? Vous m'avez sifflé dans le dos depuis tout à l'heure ! [Ce que dément son interlocuteur qui prend pour tous les autres...] On est chez nous tous, ça s'appelle la France et la République."

ENTENDRE l'échange dans lequel Macron fait la leçon à l'agriculteur qui souhaite lui parler : 
Fort de sa garde rapprochée, Macron se flatte :
Il fanfaronne face aux sifflets : "Ceux que je crains le plus, c’est pas les dix zigs qui sont à 500m planqués et qui utilisent des sifflets - ceux-là dès que vous allez les voir ils se dégonflent. Ceux qui ont même plus l’énergie de protester, c’est ceux-là qui m’intéressent."
Après les "fainéants", "gens qui ne sont rien" ou les "illettrés, outre le mensonge sur le nombre des contestataires actifs et bruyants, la dernière de Macron, en termes de respect, les "dix zigs" (ou 'zigotos', mecs qui se font remarquer)... Condescendant ?

lundi 4 décembre 2017

Mélenchon dénonce France 2, média "menteur" du service public

Mélenchon étrille 'L’Emission politique' 

Jean-Luc Mélenchon accuse France 2 de lui avoir tendu un "traquenard médiatique"

"Ici les journalistes Léa Salamé [présentatrice], François Lenglet et Nathalie Saint-Cricq  [la cheffe du service politique de France 2] ont abusé de leur autorité pour truquer des chiffres et mentir délibérément", a accusé lundi le chef de file de la France insoumise (LFI) sur son blog, à la date du 4 décembre, à la suite de son passage dans cette émission, le jeudi 30 novembre.
L'ancien candidat de l'extrême gauche éliminé au 1er tour de la présidentielle 2017 raconte d'abord par le menu sa prestation télévisuelle, un récit qu'il présente comme "l’unique moyen" dont il dispose "pour achever de transformer en une déroute morale dans le grand public ce traquenard une nouvelle fois organisé contre moi par France 2". D'après lui, les "bassesses", "tromperies" et "mensonges" qu'il dit avoir subis une fois sur le plateau constituent la preuve que l'émission s'est transformée en "règlement de compte entre une équipe de gens prête à toutes les mystifications pour frapper le principal opposant politique à ses employeurs." 'L’Emission politique' a remplacé 'Des paroles et des actes' animée par David Pujadas, à l'approche de la campagne présidentielle 2017.
 
Il dit son fait à la journaliste franco-libanaise, pour commencer. 
"Quand elle m’a pris à parti sur mon patrimoine de riche, moi le fils d’un postier et d’une institutrice, j’aurais pu lui en jeter de bien bonnes à la figure en matière de patrimoine et de famille," riposte le député des Bouches-du-Rhône, qui a très peu goûté les questions de la journaliste sur le sujet et la qualifie de "personne sans foi ni loi"

François Lenglet ne sort pas indemne de ses questions mezzo vocce.
Il doit quant à lui se justifier d'avoir "proféré deux mensonges en toute connaissance de cause", sur les impôts supplémentaires prévus par la France insoumise et la TVA des voitures. "Il ment sciemment. Il joue une comédie", dénonce Mélenchon.

La seule vue de Mme Saint-Cricq fait disjoncter Mélenchon
Au départ, la patronne de l'info cumule plusieurs handicaps, selon l'anti-libéral. La famille Saint-Cricq est l'un des deux actionnaires majoritaires du groupe Nouvelle République du Centre-Ouest, qui édite le journal du même nom, quelques autres titres de presse écrite, et possède 40 % des parts de la chaîne TV Tours Val de Loire. Son frère, Olivier Saint-Cricq, est à la tête du directoire du groupe. Et elle est aujourd'hui la compagne du journaliste Patrice Duhamel.
L'échange avait donc été très tendu sur le plateau. Dans son post de blog, le leader de gauche sort carrément le bazooka : "La séquence finale PS/UMP avec Saint-Cricq et son comparse [Jean-Baptiste Marteau] a été une plongée en apnée dans l’égout de la politicaille psycho-minaudante dont cette dame est la figure de proue." Jean-Luc Mélenchon voue une rancune tenace à la journaliste qu'il a longtemps fréquentée lorsque lui était au PS et qu'elle couvrait l'actualité de la rue de Solférino. "Madame Saint-Cricq n’étant pas le moindre problème du fait qu’elle ne comprend pas la moitié des sujets dont on discute [misogynie non larvée] et qu’elle gouverne avec cette hargne caractérielle qui est la signature des faibles, une équipe de gens tétanisés par ses foucades et humeurs", flagelle-t-il.
Elle est en effet responsable d'échanges organisés avec des non-journalistes ce qui est aussi bien vrai des autres chaînes de radio [France Info] ou de télévision [BFMTV] où l'identité des intervenants est masquée derrière des étiquettes génériques et floues d'"expert" ou de "spécialiste" sans référence à leurs engagements partisans. Mélenchon qualifie ces "rencontres avec les Français" de "supercherie où des guignols viennent jouer un rôle sous une fausse identité".
Jean-Luc Mélenchon fait référence à la manie qu'a France 2 de ne pas détailler le pedigree de certains invités en les présentant comme des Français lambda.

Les questions d'une invitée, Laurence Debray, sur les difficultés rencontrées au quotidien par les Vénézuéliens, ont fait s'exclamer le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône : "J‘en ai par-dessus la tête de ce genre de numéro. Chaque fois que je vais quelque part, je me tape 'Venezuela' ."
"Quel genre de 'dialogue' imaginer quand, sous couleur de 'Français de la société civile', on vous confronte à une illuminée comme cette madame Laurence Debray ?, interroge le sexagénaire, non sans raison, encore que l'exemple soit en l'occurrence mal choisi, si le patronyme n'évoque personne chez le "Chávez français". "J’aurais pu finir chacune de ses phrases à sa place".
Pas de questions qui fâchent pour Monsieur Mélenchon...

Le dominant des Insoumis déplore qu’il n’y ait "rien sauf le lourd appareil judiciaire et l’extrémité de la plainte en diffamation"

Il appelle donc à la création d’ "un tribunal professionnel" des media pour sanctionner symboliquement "les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs”. Ce tribunal spécial pourrait être  saisi et aurait un pouvoir de sanction symbolique.
Le dominant de la gauche radicale évoque aussi le lancement d’une pétition en ce sens : ses réseaux n'ont pas assez de Twitter pour vilipender en meute déviants et  opposants. 
"Je vais donc lancer avec mes amis une pétition en ce sens. Une telle instance, m'a-t-on dit, existe en Belgique”, poursuit le député de Marseille, une référence au Conseil de déontologie journalistique créé en 2009 à Bruxelles.

Privé de la connaissance à l’avance des sujets qu’allait aborder François Lenglet, le spécialiste économique de France 2, Mélenchon s'est senti blessé par l'outrecuidance d'une invitée au nom pourtant célèbre, Laurence Debray, fille unique de l'intellectuel, ex-castriste et théoricien de la guérilla marxiste-léniniste, Régis Debray, 77 ans, et de l'historienne vénézuélienne et guérillera proche de Fidel Castro, Elizabeth Burgos, 76 ans. 
Il reproche à la filleule de l'actrice Simone Signoret de l'avoir interpellé sur la situation au Venezuelal'accusant de "réciter les éléments de langage de l’extrême droite vénézuélienne comme un piano mécanique".
L'extrémiste de gauche assassine sa contradictrice en la qualifiant de "personnage rongé de narcissisme, prenant en otage le nom et l'histoire de son père pour le salir en public". Elle se positionne en effet comme l’exact contraire de ce que sont ses parents. Cette contre-révolutionnaire qui se tenait en embuscade de Mélenchon est dans la contradiction politique et dans la controverse affective.

Le tribun de la gauche extrême s'insurge également contre sa confrontation-surprise avec des agriculteurs défendant l’usage du glyphosate.
Or, le conseil des gouvernements européens a tranché : le pesticide est encore autorisé pour cinq ans en Europe.

Venu pour "un super débat sur les deux doctrines économiques en présence”, 
l'extrémiste regrette le choix uniformément antagoniste d'autres intervenants, notamment cinq Jeunes agriculteurs (JA) favorables au glyphosate rencontrés dans une séquence reportage et des erreurs sur les chiffres du contre-budget proposé par les Insoumis.

La direction de l’information de France Télévisions s'est défendue. 
Elle "rejette fermement les accusations de 'guet apens' et de 'traquenard' et soutient pleinement l’équipe de l’Emission politique, dont certains membres ont fait l’objet d’attaques ad hominem"
La direction de l’information a en outre affirmé que Jean-Luc Mélenchon "a fait l’objet de la même préparation dans le cadre de l’émission que les autres invités qui l’ont précédé". 
Elle souligne d'ailleurs que le patron de la France insoumise "n’en est pas à sa première participation à l’Emission politique et a déjà été soumis aux mêmes séquences et au même traitement que les autres invités". 

La Société des journalistes de France 2 a jugé "indigne d‘un responsable politique" les propos du député et a défendu les journalistes de l’émission.
"La SDJ de France 2 apporte son soutien à Nathalie Saint-Cricq, Léa Salamé, et François Lenglet, cibles d'attaques odieuses et inacceptables de la part de Jean-Luc Mélenchon", a-t-elle déclaré sur Twitter.

Revenant longuement sur l’émission de jeudi soir, Mélenchon estime en revanche que les trois journalistes ont notamment "faussé l’identité de personnes convoquées sur le plateau pour incarner 'des Français moyens' " qui ont défendu les pesticides et des "voleurs du fisc". "Auprès de qui se plaindre ? Où faire redresser la situation ? Quelle sanction faire appliquer pour dissuader de recommencer ?", interroge-t-il.

De nombreux Insoumis ont saisi le CSA, dès vendredi 

Suite à l'émission pré-enregistrée mercredi, le politologue Thomas Guénolé, engagé à La France insoumise, a pris l’initiative de protester contre "la présentation malhonnête de l’information”", par France 2, "spontanément" suivi par un groupe de militants. 
Le CSA a confirmé lundi avoir reçu "plusieurs centaines" de signalements contre l’émission. 

Ils pointent deux des invités, jeudi : Pauline Laigneau annoncée comme une directrice de PME (créatrice de la bijouterie en ligne Gemmyo), 
et Laurence Debray, comme une historienne lambda de 41 ans, qui a toutefois travaillé comme trader au New York Stock Exchange, pour le Crédit lyonnais et HSBC, qui déteste Chávez et Mélenchon et s’est mariée avec un fils Servan-Schreiber, Emile, l'un des quatre garçons de Jean-Jacques (JJSS), le patron de presse  (L'Express) et ministre de Giscard, et qui est "conseil en intelligence collective".

La première proposait l'an dernier dans Le Point de "jeter aux orties le 'Code du travail', des prises de position qui n‘ont pas été explicitées, tandis que la seconde est décrite en septembre dans le JDD comme macroniste. 
 
Avec l'appui d’articles de presse, ils accusent la première d’être "ouvertement tenante d’une position ultra-libérale" et qualifient la seconde d’ "ex-banquière et macroniste"

Mélenchon n'est pas non plus un 'bleu' en matière de mensonge et de manipulation de l'opinion...


Mais, en même temps, il n'est pas responsable d'une chaîne publique d'information.

mardi 24 octobre 2017

Glyphosate : Ségolène Royal se lâche contre Nicolas Hulot

Cette peste de Royal aurait évidemment fait autrement et mieux...

Sur le  glyphosate, pesticide décrié comme elle, l'ancienne ministre de l'Ecologie a tenu à tacler son successeur

Royal Ségolène, octobre 2017,
après quatre mois de travaux
L'ancienne ministre de l'Ecologie n'a pas retenu ses coups contre Nicolas Hulot dans l'émission Punchline ('Le mot de la fin', en français) animée par Laurence Ferrari sur CNews, lundi 23 octobre.
Lors de la passation de pouvoirs en juin dernier, si Ségolène Royal (PS) avait délivré à Nicolas Hulot, son successeur  un brevet de  "très bon ministre", mais elle avait aussi tiré une "petite sonnette d'alarme, pour l'aider", non sans "paternalisme", sur plusieurs sujets dont la résistance à Bercy - sans compter le ministère de l'Agriculture -, la Guyane et le glyphosate.

Nicolas Hulot est trop mou (plus mou que le "président normal"?)

Depuis, 
Royal a changé de ton.
"Il n'y a pas de raison que la France ramollisse sa position parce que sinon ça sera le château de carte: tout va s'écrouler."

Elle en profite pour vanter sa propre période.  
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"Si la France, qui a reçu la COP21, qui est exemplaire dans le domaine environnemental, passe de l'opposition à l'autorisation, même sur une période très courte, c'est un très mauvais signal et les pollueurs chimiques vont en profiter", a notamment mis en garde Ségolène Royal.

En matière de mollesse, Royal est pourtant la reine. Si ses déclarations sont cassantes, elles ne sont pas nécessairement suivies d'effets.
Fin août 2008, alors que le bureau national du PS annonçait son accord avec l'idée d'une taxe carbone, Ségolène Royal se déclara hostile à la contribution climat-énergie et fut alors taclée par les Verts : signataire du Pacte écologique de Nicolas Hulot durant la campagne présidentielle de 2007, elle fut alors accusée de manquer à sa parole.
En 2011, elle se déclara pour un arrêt de la construction du réacteur nucléaire de troisième génération EPR de Flamanville. "Moi, j'arrête Flamanville", avait juré la candidate à la primaire socialiste, dans l'hypothèse où elle accèderait à l'Elysée, vendredi 23 septembre face à la rédaction de Libération. Celle qui se posait en résistante face à "un lobby EDF qui bloque tous les projets d'énergies renouvelables" accepta de participer au gouvernement de Hollande, bien qu'en 2012, celui-ci, comme candidat, se soit déjà déclaré favorable à la poursuite de sa construction.
En octobre 2014, alors que sa mise en place avait été repoussée à début 2015, Ségolène Royal mit fin à l'écotaxe qu'elle défendait.
Elle reviendra également, fin 2014, sur l'interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France.

La sexagénaire ressort ses 
sacs plastique sur la voie publique

Elle avait alors peiné à imposer les sacs biodégradables sur le marché et prétend aujourd'hui qu'elle les aurait fait progressivement passer dans les moeurs dès juillet 2016
Le gouvernement espérait le remplacement des sacs en plastique par les sacs biosourcés, c'est-à-dire composés de matières végétales, à 30 % en 2017, 40 % en 2018, 50 % en 2019 et 60 % en 2025. Mais, ce n'est pas le cas et par chance.
Or, les impacts environnementaux de la fabrication d’un sac biodégradable sont plus importants que ceux d’un sac plastique. A base notamment d'amidon de maïs, ils sont liés aux cultures agricoles (soumises aux contraintes d'approvisionnement en eau, aux aléas climatiques ou à l'épandage de pesticides, etc.), alors que les impacts environnementaux des sacs plastiques sont liés au pétrole. Or utiliser des ressources liées à la nourriture humaine peut poser des problèmes et pas seulement dans les pays en voie de développement. Il faut de grandes surfaces agricoles, des engins de récolte, des silos de stockage, etc. Enfin, dans une filière d’incinération, les sacs biodégradables brûlent moins bien et apportent moins d’énergie lors de la combustion.
Depuis le 1er janvier 2017, sont néanmoins interdits, sur les marchés, chez le primeur, le fromager ou le poissonnier, y compris dans les grandes surfaces, les sacs plastique ultrafins à usage unique utilisés dans les rayons fruits et légumes, en application de la loi sur la transition énergétique, dont l'amère Royal fait grand casIronie de cette alternative écolo, les sacs biosourcés sont à 32% de fécule de pomme de terre... Et il en faut des étendues. Sans OGM, de surcroît !
Dans la pratique, "nous écoulons nos stocks de sacs plastique avant de mettre les nouveaux en place," ont commencé à opposer les commerçants sous la pression de leurs clients. Plutôt que les sacs homologués 'Royal', d'autres sont passés aux sacs en papier kraft. Mais certains rechignent: "les sacs biodégradables, nous les payons 1,20 euro le paquet de 50 contre 1 euro les 100 pour les sachets de base, c'est une grosse différence...", soit 7 centimes l'unité, a calculé une commerçante.

VOIR et ENTENDRE Ségolène Royal marquer sa différence avec Nicolas Hulot :
L'écologie punitive, ça fait se lever un "vent de révolte"
En février 2008, l'amère Royal sentait se lever un "vent de révolte"; en 2017, elle ne sent plus rien.
Plusieurs mesures répressives ont été prises par l’Etat pour limiter la commercialisation de sacs à usage unique en plastique. Et le pouvoir socialiste n'a rien à envier à Bruxelles en matière de réglementation pointilleuse et irritante. Depuis le 1er juillet 2016, seuls des sacs plastique réutilisables, d’une épaisseur de plus de 50 microns, ou composés d’autres matières que le plastique (papier, tissu…) peuvent être distribués en caisse. Et depuis le 1er janvier 2017, cette interdiction s’applique aussi aux autres sacs mis à disposition dans les lieux de vente (rayons fruits et légumes, fromagerie, boucherie…). Pour ces derniers, seuls restent autorisés les sacs en plastiques compostables en compostage domestique et biosourcés, avec une teneur minimale en matière végétale qui augmente dans le temps, on l'a vu, le reste provenant toujours de dérivés du pétrole.En définitive, les sacs en plastique sont donc toujours présents et aucune étude ne montre que leur distribution aurait été significativement réduite depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.Selon le ministère de l'Écologie, 17 milliards de sacs plastiques sont encore utilisés chaque année en France. 100 milliards en Europe. Quant aux coton-tiges de Ségolène Royal, c'est comme le string qu'elle interdisait à l'école... 
Il n'empêche qu'elle ressasse toujours ses propres déconvenues en tentant de les faire passer pour des réussites.

Royal a la tête dans le sac. Les "fact checkers" pourraient le lui retirer mais, si libres et indépendants soient-ils, les journalistes sont soucieux de conserver leur abattement fiscal de 7.650 euros, à l'heure du harcèlement fiscal des classes moyennes, des fonctionnaires ou des retraités. 
Outre que le transformation du sac "biodégradable" perturbe le compost naturel (il met entre 6 et 12 mois), lors de la Journée mondiale sans sac plastique du 3 juillet, l'association France Nature Environnement s’est interrogée sur le bilan des interdictions françaises mises en œuvre depuis 1 an dans les lieux de distribution.

On aura en outre noté que l'ambassadrice chargée des pôles arctique et antarctique a dû consacrer plus de temps à la chirurgie esthétique qu'aux bébés phoques, pendant ces quatre derniers mois. En effet, Royal combat les effets de la nature sur elle et elle s'est visiblement faite retendre les chairs et sià l'automne (de sa vie), elle paraît dix ans de moins qu'au printemps dernier, elle ne peut plus sourire. Une fonction dont la grincheuse n'abuse pas.
A Laurence Ferrari sur le plateau de Punchline ce lundi 23 octobre, Ségolène Royal a révélé avoir été confrontée à un cas de harcèlement. Evidemment au ...sein de son ministère. Que du bio, mais dégradant.