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mardi 24 octobre 2017

Glyphosate : Ségolène Royal se lâche contre Nicolas Hulot

Cette peste de Royal aurait évidemment fait autrement et mieux...

Sur le  glyphosate, pesticide décrié comme elle, l'ancienne ministre de l'Ecologie a tenu à tacler son successeur

Royal Ségolène, octobre 2017,
après quatre mois de travaux
L'ancienne ministre de l'Ecologie n'a pas retenu ses coups contre Nicolas Hulot dans l'émission Punchline ('Le mot de la fin', en français) animée par Laurence Ferrari sur CNews, lundi 23 octobre.
Lors de la passation de pouvoirs en juin dernier, si Ségolène Royal (PS) avait délivré à Nicolas Hulot, son successeur  un brevet de  "très bon ministre", mais elle avait aussi tiré une "petite sonnette d'alarme, pour l'aider", non sans "paternalisme", sur plusieurs sujets dont la résistance à Bercy - sans compter le ministère de l'Agriculture -, la Guyane et le glyphosate.

Nicolas Hulot est trop mou (plus mou que le "président normal"?)

Depuis, 
Royal a changé de ton.
"Il n'y a pas de raison que la France ramollisse sa position parce que sinon ça sera le château de carte: tout va s'écrouler."

Elle en profite pour vanter sa propre période.  
Résultat de recherche d'images pour "Pacte ecologique Segolene Royal candidats presidentielle"

"Si la France, qui a reçu la COP21, qui est exemplaire dans le domaine environnemental, passe de l'opposition à l'autorisation, même sur une période très courte, c'est un très mauvais signal et les pollueurs chimiques vont en profiter", a notamment mis en garde Ségolène Royal.

En matière de mollesse, Royal est pourtant la reine. Si ses déclarations sont cassantes, elles ne sont pas nécessairement suivies d'effets.
Fin août 2008, alors que le bureau national du PS annonçait son accord avec l'idée d'une taxe carbone, Ségolène Royal se déclara hostile à la contribution climat-énergie et fut alors taclée par les Verts : signataire du Pacte écologique de Nicolas Hulot durant la campagne présidentielle de 2007, elle fut alors accusée de manquer à sa parole.
En 2011, elle se déclara pour un arrêt de la construction du réacteur nucléaire de troisième génération EPR de Flamanville. "Moi, j'arrête Flamanville", avait juré la candidate à la primaire socialiste, dans l'hypothèse où elle accèderait à l'Elysée, vendredi 23 septembre face à la rédaction de Libération. Celle qui se posait en résistante face à "un lobby EDF qui bloque tous les projets d'énergies renouvelables" accepta de participer au gouvernement de Hollande, bien qu'en 2012, celui-ci, comme candidat, se soit déjà déclaré favorable à la poursuite de sa construction.
En octobre 2014, alors que sa mise en place avait été repoussée à début 2015, Ségolène Royal mit fin à l'écotaxe qu'elle défendait.
Elle reviendra également, fin 2014, sur l'interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France.

La sexagénaire ressort ses 
sacs plastique sur la voie publique

Elle avait alors peiné à imposer les sacs biodégradables sur le marché et prétend aujourd'hui qu'elle les aurait fait progressivement passer dans les moeurs dès juillet 2016
Le gouvernement espérait le remplacement des sacs en plastique par les sacs biosourcés, c'est-à-dire composés de matières végétales, à 30 % en 2017, 40 % en 2018, 50 % en 2019 et 60 % en 2025. Mais, ce n'est pas le cas et par chance.
Or, les impacts environnementaux de la fabrication d’un sac biodégradable sont plus importants que ceux d’un sac plastique. A base notamment d'amidon de maïs, ils sont liés aux cultures agricoles (soumises aux contraintes d'approvisionnement en eau, aux aléas climatiques ou à l'épandage de pesticides, etc.), alors que les impacts environnementaux des sacs plastiques sont liés au pétrole. Or utiliser des ressources liées à la nourriture humaine peut poser des problèmes et pas seulement dans les pays en voie de développement. Il faut de grandes surfaces agricoles, des engins de récolte, des silos de stockage, etc. Enfin, dans une filière d’incinération, les sacs biodégradables brûlent moins bien et apportent moins d’énergie lors de la combustion.
Depuis le 1er janvier 2017, sont néanmoins interdits, sur les marchés, chez le primeur, le fromager ou le poissonnier, y compris dans les grandes surfaces, les sacs plastique ultrafins à usage unique utilisés dans les rayons fruits et légumes, en application de la loi sur la transition énergétique, dont l'amère Royal fait grand casIronie de cette alternative écolo, les sacs biosourcés sont à 32% de fécule de pomme de terre... Et il en faut des étendues. Sans OGM, de surcroît !
Dans la pratique, "nous écoulons nos stocks de sacs plastique avant de mettre les nouveaux en place," ont commencé à opposer les commerçants sous la pression de leurs clients. Plutôt que les sacs homologués 'Royal', d'autres sont passés aux sacs en papier kraft. Mais certains rechignent: "les sacs biodégradables, nous les payons 1,20 euro le paquet de 50 contre 1 euro les 100 pour les sachets de base, c'est une grosse différence...", soit 7 centimes l'unité, a calculé une commerçante.

VOIR et ENTENDRE Ségolène Royal marquer sa différence avec Nicolas Hulot :
L'écologie punitive, ça fait se lever un "vent de révolte"
En février 2008, l'amère Royal sentait se lever un "vent de révolte"; en 2017, elle ne sent plus rien.
Plusieurs mesures répressives ont été prises par l’Etat pour limiter la commercialisation de sacs à usage unique en plastique. Et le pouvoir socialiste n'a rien à envier à Bruxelles en matière de réglementation pointilleuse et irritante. Depuis le 1er juillet 2016, seuls des sacs plastique réutilisables, d’une épaisseur de plus de 50 microns, ou composés d’autres matières que le plastique (papier, tissu…) peuvent être distribués en caisse. Et depuis le 1er janvier 2017, cette interdiction s’applique aussi aux autres sacs mis à disposition dans les lieux de vente (rayons fruits et légumes, fromagerie, boucherie…). Pour ces derniers, seuls restent autorisés les sacs en plastiques compostables en compostage domestique et biosourcés, avec une teneur minimale en matière végétale qui augmente dans le temps, on l'a vu, le reste provenant toujours de dérivés du pétrole.En définitive, les sacs en plastique sont donc toujours présents et aucune étude ne montre que leur distribution aurait été significativement réduite depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.Selon le ministère de l'Écologie, 17 milliards de sacs plastiques sont encore utilisés chaque année en France. 100 milliards en Europe. Quant aux coton-tiges de Ségolène Royal, c'est comme le string qu'elle interdisait à l'école... 
Il n'empêche qu'elle ressasse toujours ses propres déconvenues en tentant de les faire passer pour des réussites.

Royal a la tête dans le sac. Les "fact checkers" pourraient le lui retirer mais, si libres et indépendants soient-ils, les journalistes sont soucieux de conserver leur abattement fiscal de 7.650 euros, à l'heure du harcèlement fiscal des classes moyennes, des fonctionnaires ou des retraités. 
Outre que le transformation du sac "biodégradable" perturbe le compost naturel (il met entre 6 et 12 mois), lors de la Journée mondiale sans sac plastique du 3 juillet, l'association France Nature Environnement s’est interrogée sur le bilan des interdictions françaises mises en œuvre depuis 1 an dans les lieux de distribution.

On aura en outre noté que l'ambassadrice chargée des pôles arctique et antarctique a dû consacrer plus de temps à la chirurgie esthétique qu'aux bébés phoques, pendant ces quatre derniers mois. En effet, Royal combat les effets de la nature sur elle et elle s'est visiblement faite retendre les chairs et sià l'automne (de sa vie), elle paraît dix ans de moins qu'au printemps dernier, elle ne peut plus sourire. Une fonction dont la grincheuse n'abuse pas.
A Laurence Ferrari sur le plateau de Punchline ce lundi 23 octobre, Ségolène Royal a révélé avoir été confrontée à un cas de harcèlement. Evidemment au ...sein de son ministère. Que du bio, mais dégradant.

vendredi 22 septembre 2017

Des agriculteurs refusent d'être désarmés face aux herbicides de la concurrence

Trois cents agriculteurs sur les Champs-Elysées pour défendre le glyphosate

Ils ne veulent pas dormir demain sur la paille


Environ 300 agriculteurs se sont rassemblés vendredi matin à l'aube à Paris pour protester contre une interdiction annoncée par le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, du glyphosate, un herbicide, notamment présent dans le Roundup

Des agriculteurs ont déversé de la paille sur la chaussée derrière l'Elysée
Rassemblés à l'angle des Champs-Elysées et de l'avenue de Marigny, ils ont déversé sur la chaussée de la paille, sur laquelle, vêtus de noir, ils se sont allongés.
"Macron tue les agriculteurs", pouvait-on lire sur une pancarte. 

La préfecture de police de Paris a demandé dans un tweet aux automobilistes de contourner le secteur Concorde-Champs-Elysées en raison de cette manifestation.

Macron fera voter contre le renouvellement de la licence

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Le pouvoir a annoncé fin août qu'il voterait contre la proposition de la Commission. Il compte faire partie de la majorité qualifiée (55% des États membres représentant 65% de la population de l'Union) requise dans ce dossier.

La France entend donc s'opposer le 4 octobre prochain au renouvellement de l'autorisation par l'Union européenne du glyphosate, un herbicide présent notamment dans le Roundup de Monsanto, a-t-on appris le mois dernier. 
Un positionnement qui fait suite à plusieurs campagnes de dénigrement d'un produit nécessaire aux exploitants agricoles occidentaux. 
Ainsi, Générations Futures se fonde sur des études stigmatisant des produits industriels sans nommer les marques... 
Cette association de défense de l'environnement (ex-MDRGF, Mouvement pour les droits et le respect des générations futures) est agréée par le ...ministère de l'écologie. Reconnue d'intérêt général, elle n'en est pas moins suspecte de conflit d'intérêts politiques.
François Veillerette, son fondateur, directeur et porte-parole, instrumentalise ces résultats. Ce professeur sans élèves conclut qu'il y a "urgence pour l'Union européenne à renoncer à l'usage de cette molécule (...) et à faire évoluer en profondeur son modèle agricole devenu trop dépendant des pesticides de synthèse". Or, le glyphosate est un herbicide, ce que, dans ses amalgames, semble ignorer ce professeur et président de Greenpeace France (2002-2005), puis vice-président (2008-2009).
Il a également créé le Réseau Environnement Santé (qui fédère plusieurs associations écologistes : Générations Futures, WWF, Fondation Sciences Citoyennes, Fac Verte, Appel de la jeunesse, etc…), afin d'aborder la question de la santé environnementale sous tous ses aspects, il s’est aussi engagé sur la question des perturbateurs endocriniens ainsi que sur la problématique des gaz de schiste.

Cette figure de proue du lobbying anti-pesticides en France a aussi été conseiller régional en mars 2010 avec Europe Écologie et vice-président EELV de la région Picardie (2010-2015).Tête de liste EELV dans l'Ois aux Régionales 2017, il a vécu la déroute écologiste avec la liste LVEG conduite par Sandrine Rousseau, par ailleurs victime d'agression sexuelle par Denis Baupin.

En juillet, la Commission européenne a proposé le renouvellement pour dix ans de la licence du glyphosate qui expire fin 2017. Cette substance active entre notamment dans la composition du Roundup, le produit phare de Monsanto. Le vote sur l'autorisation de cet herbicide controversé pourrait avoir lieu le 5 ou 6 octobre lors d'un comité d'experts.
Cette décision suscite la colère de certains syndicats agricoles, notamment de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA).

vendredi 18 mars 2016

Ségolène Royal dézingue Valls en ciblant Stéphane Le Foll

Le porte-parole du gouvernement n'a-t-il pas droit à la parole dans le périmètre Royal ?  

La parole éclatée du gouvernement

La ministre de l'Environnement réclame l'exclusivité dans son domaine.
Jalouse de ses attributions, Ségolène Royal n'a pas apprécié que son homologue à l'Agriculture s'empare de ses sujets de prédilection et l'a méchamment rappelé à l'ordre sur BFMTV ce jeudi 17 mars, critiquant les prises de position de Stéphane Le Foll sur Notre-Dame-des-Landes et les pesticides.

A quelques heures d'intervalles, le 21 février 2016, les ministres Ayrault et Royal ont affiché leurs divergences sur le périmètre de la consultation locale sur lequel F. Hollande s'est engagé le 11 février dernier, qui sera organisé d'ici la fin de l'année et qui décidera de l'avenir de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le ministre des Affaires étrangères, ancien Premier ministre et ex-député-maire de Nantes s'est déclaré en faveur d'une consultation limitée au département de la Loire-Atlantique. "Il faut que ce soit le périmètre le plus proche du territoire impacté", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur France 3.
A l'inverse, Ségolène Royal s'est prononcée en faveur d'un référendum  élargi aux autres départements de la région. "Au départ, tout le monde était contre ce référendum et maintenant, ce référendum est réclamé", avait souligné la ministre de l'Environnement, faisant référence aux quatre départements limitrophes de la Loire-Atlantique qui avaient exigé d'être inclus dans cette consultation locale. "S'ils réclament de voter, on ne va pas s'en plaindre", avait-elle estimé, lors de l'émission Le Grand Rendez-Vous sur Europe 1/Le Monde/i-télé.

Le 15 mars, le premier ministre, Manuel Valls, a tranché en faveur d'une consultation en juin et limitée à la seule Loire-AtlantiqueUn arbitrage conforme au souhait des plus fervents partisans du projet, notamment le ministre des Affaires étrangères et ancien maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault.
"On a choisi ce périmètre pour que le oui l’emporte, c’est le seul critère", a tempêté le maire (sans étiquette) de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud, co-président de l’association des élus opposés à l’aéroport.

Royal fait du projet controversé d'aéroport en Loire-Atlantique son domaine réservé

L'ex-épouse répudiée a jugé que les ministres n'ont pas à "donner des indications" sur ce que serait leur vote au référendum local. "Ce n'est pas aux membres du gouvernement de se prononcer", a jugé la ministre de l'Environnement. Stéphane Le Foll venait en effet de prendre position en favorable du projet, tandis que le secrétaire d'État à la Réforme et à la Simplification, l'écologiste Jean-Vincent Placé, avait également fait de même, en appelant en revanche à voter contre. "On ne peut pas à la fois restreindre (la) consultation au département de Loire-Atlantique et ensuite, quand on n'est pas de ce département de Loire-Atlantique, commencer à donner des indications (de vote), surtout quand on est membre du gouvernement", gronde Ségolène Royal.

Le Premier ministre a indiqué mardi que le référendum aurait lieu "avant l'été, au mois de juin"  et qu'il serait limité au seul département de Loire-Atlantique. Or, les opposants le considèrent comme plus favorable à l'adoption du projet et dénoncent donc un arbitrage partisan de Manuel Valls. Interrogée sur les propos de Jean-Vincent Placé (voir Emmanuel Cosse, manifestant contre NDDL, ci-dessus, et actuelle ministre du gouvernement), Ségolène Royal explique : "ce n'est pas que ça me choque, mais c'est un peu incohérent avec l'ordonnance", prise jeudi, qui prévoit la consultation en Loire-Atlantique. "Ceux qui ne sont pas dans ce département normalement n'ont pas leur avis à donner", estime-t-elle.

Le ministre n'est pas sur la même ligne que sa collègue
Il était favorable à un référendum élargi aux départements limitrophes et souligne qu'en tant qu'"organisatrice" et "médiatrice", Ségolène Royal doit "garder une attitude impartiale par rapport à cette question-là et faire en sorte que l'organisation de la consultation se fasse dans les meilleures conditions".

L'ordonnance sur le référendum, qui modifie le code de l'Environnement, doit être transmise pour consultation au Conseil national de la transition écologique (CNTE) qui réunit représentants d'ONG, collectivités, syndicats, patronat et parlementaires. "Si au cours de cette consultation, il y a des idées qui émergent et qui peuvent permettre d'avoir un critère objectif de consultation au-delà du département, pourquoi pas ?", estime Ségolène Royal. "À ce moment-là, nous en rediscuterons avec le Premier ministre pour dire : 'voilà ce qui ressort de la consultation, voilà comment je vois les choses, on en parle et on reprend une décision'", explique-t-elle.

La ministre de l'Environnement a également défendu son pré carré sur les pesticides

L'amère Royal a réagi sèchement à la lettre adressée par Stéphane Le Foll aux parlementaires, leur demandant d'éviter "l'interdiction brutale" de certains insecticides. Alors que l'Assemblée examine le projet de loi sur la biodiversité, le ministre de l'Agriculture a adressé aux députés un courrier pour leur demander de ne pas "interdire en France ce que les autres pays (de l'UE) autorisent". Les parlementaires doivent notamment se prononcer sur l'avenir des insecticides néonicotinoïdes, "tueurs d'abeilles" déclarés toxiques pour l'environnement et la santé. Dans sa lettre datée du 11 mars, Stéphane Le Foll estime également que les voies "alternatives ne présentent aucune garantie supplémentaire pour les pollinisateurs, bien au contraire".

Un procédé qui a "un peu surpris" Ségolène Royal, qui assure toutefois n'être "par du tout en colère". "Ça fait parti du débat, plus rien ne m'étonne en politique", explique-t-elle. Mais la ministre a souligné sur BFMTV que les néonicotinoïdes sont "non seulement nuisibles pour les pollinisateurs [comme les abeilles], mais qu'on se rend compte maintenant que ça a des perturbations aussi sur le cerveau des êtres humains". 

La peste prend de haut le sujet et le grand escogriffe 
"Je comprend sa préoccupation au sens où il défend les agriculteurs qui lui disent qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Moi, je connais beaucoup d'agriculteurs qui commencent à faire autrement", a souligné l'énarque, estimant sa qualification supérieure à celle de son collègue d' 1 m 89 mais bac +2 (titulaire d'un BTS en produits agricoles et pourtant chargé de cours à l'université de Nantes de 1998 à 1999). Et de préciser: "On sait que maintenant il y a des substituts aux néonicotinoïdes et au glyphosate", un autre produit phytosanitaire dont elle "espère que bientôt ce sera interdit aussi pour l'agriculture car les premières victimes ce sont les agriculteurs, leurs familles et leurs enfants".

"Il vaut mieux dire clairement les choses et ensuite que les décisions soient prises dans l'intérêt général et surtout en regardant le futur, pas le passé", a méchamment taclé Ségolène Royal fustigeant "les combats d'arrière-garde sur le maintien notamment des pesticides". "Aujourd'hui, il y une femme sur 10 qui est touchée par le cancer du sein et on continuerait à faire comme si de rien n'était par rapport aux pesticides ? c'est inacceptable".

lundi 22 octobre 2012

Les tumeurs des rats nourris au maïs OGM ne sont pas claires

Les lacunes des travaux du Pr Séralini jettent un fort doute sur la suspicion de toxicité d'un maïs transgénique

Forte concentration
de malades imaginaires chez les activistes écolos...

Les conclusions de l'étude controversée ont été réfutées coup sur coup par l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) et le Haut Conseil des biotechnologies (HCB)

Le coup médiatique du Pr Gilles-Éric Séralini est un flop
130 organisations (dont des associations...) de la société civile avaient signé comme un seul homme un appel commun dans lequel elles exigeaient la transparence et réclamaient la suspension provisoire des autorisations du Maïs NK603 et du Roundup. 

Or, il apparaît que la mise en cause du maïs transgénique NK603 commercialisé par la firme américaine Monsanto serait un nouveau coup bas militant. Les deux organismes ont appelé chacun de leur côté à engager des études supplémentaires sur les effets à long terme de la consommation d'OGM associés à des pesticides.
Le Haut Conseil des biotechnologies a jugé ce matin que "les conclusions d'effets délétères de la consommation de maïs NK603 ne sont pas soutenues par l'analyse des résultats présentés dans l'article", publié dans la revue scientifique Food and Chemical Toxicology.
Même tonalité dans l'avis rendu cet après-midi par l'Anses. 
"La faiblesse centrale de l'étude réside dans le fait que les conclusions avancées par les auteurs sont insuffisamment soutenues par les données de cette publication", a déclaré son président, Marc Mortureux en concluant qu'il n'est pas possible "d'établir scientifiquement un lien de cause à effet entre la consommation du maïs OGM et/ou du pesticide et les pathologies constatées [tumeurs cancéreuses, pathologies hépatiques et rénales]."

Les deux organismes en concluent logiquement qu'il n'y a pas lieu de "remettre en cause les précédentes évaluations" du maïs NK 603 et d'interdire son importation, comme l'exigeait hier matin le Pr Séralini, en Europe où il est essentiellement consommé par les animaux d'élevage.

Le Comité économique éthique et social du HCB recommande qu'une "étude de long terme, indépendante et contradictoire

Faut-il en déduire que les conclusions Séralini seraient partisanes et sujettes à caution ? 
Les pouvoirs publics sont appelés à veiller à la sécurité sanitaire du maïs NK603. Avec comme objectif "de répondre aux interrogations de la société" sur l'innocuité de ce maïs OGM, a précisé sa présidente, le Pr Christine Noiville.

Malgré la très faible valeur scientifique de l'étude du Pr Séralini, l'ANSES trouve quand même le moyen de louer son " originalité", tout en recommandant d' "engager des études et des recherches sur la question des effets à long terme des OGM associés aux préparations phytopharmaceutiques". Autrement dit aux pesticides.

Une étude critiquée par six académies

Le 19 septembre dernier, le Pr Séralini affirmait, à la satisfaction des nombreux media qui l'ont relayé sans esprit critique, que ses travaux, d'une durée inhabituelle de deux ans, montraient un risque accru de tumeurs mammaires et d'atteintes hépato-rénales chez les rats nourris avec ce maïs transgénique, associé ou non à l'herbicide Roundup, également produit par Monsanto et contre lequel le maïs NK603 est génétiquement résistant.

Une interprétation contestée par le Pr Jean-Christophe Pagès, qui préside le comité scientifique du HCB: "Certains groupes de rats mâles traités ont une survie un peu meilleure que le groupe témoin, et les différences observées sur les femelles sont dues au hasard." Même constat pour les pathologies du foie ou des reins: dans le premier cas, les données fournies par le Pr Séralini ne permettent pas de conclure à un risque toxique; dans l'autre, elles sont contradictoires. "Nous avons été interpellés par le fait que les données publiées avaient été choisies par les auteurs qui ont refusé à deux reprises de nous transmettre leurs données brutes", dénonce le Pr Pagès. Une démarche inhabituelle en science, où les auteurs d'une publication ont généralement à cœur de mettre toutes les données de leurs travaux à la disposition de leurs pairs.

Trop stupéfiant
pour être honnête

Sur LCI, le sulfureux Séralini a jugé "intolérables" les conclusions du HCB 
Les jours précédents, il s'était défendu en expliquant que son étude avait «des limites statistiques comme toutes les études faites avec dix rats» par groupe étudié. «Mais l'Efsa (l'agence européenne de sécurité des aliments, NDLR) a autorisé des maïs transgéniques sur la foi d'études avec 5 ou 6 rats, des travaux produits par l'industriel lui-même, qui ne communique pas les données brutes de l'étude», déplore le biologiste.

Un argument rejeté par le Pr Pagès: "Dix rats sont suffisants pour mener une étude à court terme sur trois mois, mais pour mesurer un effet à long terme, il faut des lots de 50 animaux." Et encore, à condition d'employer des rats moins prompts à développer spontanément des cancers... "Avec la souche Sprague -Dawley utilisée dans l'étude de Séralini, il aurait fallu 80 à 100 rats par groupe" pour pouvoir aboutir à des conclusions statistiquement valables, expliquait Jean-Pierre Cravidi, toxicologue à l'INRA qui a présidé le groupe d'experts spécifiquement mis en place par l'ANSES.
Un «non-événement scientifique»

Au début du mois, l'Efsa, à qui le Pr Séralini s'obstine à ne pas vouloir communiquer ses données, avait abondamment critiqué son travail, le jugeant "insuffisant" pour remettre en question l'innocuité du maïs NK603 et interdire son importation dans l'Union européenne. Les agences sanitaires allemandes, australiennes et néo-zélandaises avaient conclu dans le même sens.

Vendredi, pour la première fois dans leur histoire, six académies nationales (agriculture, médecine, pharmacie, sciences, technologies et vétérinaire) ont publié un texte commun dans lequel elles se montrent très sévères, qualifiant l'étude de Séralini de "non-événement scientifique" dont "les nombreuses insuffisances" ne permettent "aucune conclusion fiable."

Sitôt connus les avis du HCB et de l'Anses, qu'il avait saisis il y a un mois, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé que le gouvernement français souhaite une "remise à plat du dispositif européen d'évaluation, d'autorisation et de contrôle des OGM et des pesticides." Jugeant qu' "il n'y a pas lieu de revenir sur les autorisations accordées au maïs NK603 et à l'herbicide Roundup", le ministre s'est appuyé sur la recommandation de l'Anses en faveur d'études supplémentaires, pour réaffirmer "la détermination du gouvernement à maintenir le moratoire en France des OGM autorisés à la culture dans l'Union européenne". Un héritage du Grenelle de l'Environnement réuni par Nicolas Sarkozy que la majorité actuelle, pour une fois, ne conteste pas…

Le Pr Fellous conteste depuis longtemps l'"indépendance" d'un confrère anti-OGM


Des media complices des anti-OGM
Le 21 janvier 2010, sur France 5, le Pr Séralini avait avait été invité à évoquer longuement une étude très controversée qu'il avait menée sur l'impact de trois variétés de maïs transgénique sur la santé des mammifères. Dénonçant "le parti pris anti-OGM" de l'émission "Santé Magazine", présentés par Michel Cymes, Marina Carrère-d'Encausse, le Pr Fellous avait adressé, en tant que président de l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), un courrier à la chaîne et au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Le Pr Séralini était dépeint comme un "chercheur avant tout militant anti-OGM qui se prétend indépendant alors que ses études sont financées par Greenpeace", organisation supra-nationale d'activistes incontrôlables, tenant des propos "d'activiste".

Les magistrats qui ont condamné le Pr Fellous pour propos diffamatoires à l'encontre du Pr Séralini sur "sa dépendance à l'égard de Greenpeace, dont il recevrait une aide financière pour ses travaux", ont en revanche estimé que les autres propos poursuivis ne l'étaient pas, mais relèvent "du débat scientifique."


On découvre que tout ce qui est expérimental n'est pas scientifique.