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vendredi 16 septembre 2016

Sisco, Corse : violences autour du burkini, mais des sursis

Les violences communautaires de Sisco n'étaient que... "malentendu", 
selon Libération

Seul l'initiateur de la rixe de Sisco a été condamné à de la prison ferme.

Beaucoup de bruit pour un "malentendu", au tribunal de Bastia, Haute Corse.
L'acteur principal de l'altercation de Sisco a été condamné à deux ans de prison ferme. Le procureur Besson a requis la peine la plus lourde -30 mois de prison, dont 24 mois ferme et une mise à l’épreuve de 2 ans- contre  Mustafa B., le chef de bande, déjà condamné à de multiples reprises et décrit comme l’élément déclencheur des événements: provocation par privatisation de la crique à usage familial pour femmes pudiques et réactions d'indignation de la population locale. 
La censure a été relancée en juillet dernier par un éditorial du journal Le Monde: "Résister à la stratégie de la haine" sous la signature de Jérôme Fenoglio, lequel explique sans rire que pour lutter contre l’islamisme il ne faut pas… publier l’identité des terroristes afin d’éviter leur "glorification posthume". On a ainsi systématisé le camouflage de l’identité des auteurs des barbaries islamistes : un musulman qui veut assassiner "un tas de kouffars" sera rebaptisé 'François' et Fatima deviendra Lucile. Pour plus de sûreté, on se bornera à écrire qu’un individu ou même un "homme" a commis tel égorgement de vieillard en prière dans son église ou tel massacre collectif. ! Mustafa B. s'appelle Bennhadou.

Tous les autres prévenus, dont deux de ses frères -absents à l’audience- sont condamnés à des peines de sursis de 8 mois à 10 mois, au terme d'une audience de treize heures achevée au petit matin.  Un quatrième membre de la fratrie n’a quant à lui jamais été interpellé et n’a pas pu être jugé: il s'est soustrait à la justice en fuyant au bled, le Maroc.

M. Besson a aussi requis un an de prison avec sursis à l’encontre de Lucien Straboni, un boulanger de Sisco déjà condamné dans une affaire d’extorsion, et 8 mois avec sursis à l’encontre de Paul Baldi, employé municipal du village. Les deux hommes étaient aussi poursuivis pour leur implication dans les heurts qui avaient fait quatre blessés et nécessité l’intervention d’une centaine de membres des forces de l’ordre au soir du 13 août.

VOIR et ENTENDRE les témoignages recueillis au moment des violences aujourd'hui occultées par la presse et minimisées au procès:
 

La "rixe de Sisco" n'aura donc été qu'une "lamentable affaire"

Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif corse,
Jean-Guy Talamoni, nationaliste indépendantiste,
président de l'Assemblée corse,
et le maire de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, 
étaient au tribunal de Bastia, jeudi,
pour peser sur le procès.
Si c'est le représentant du gouvernement, le procureur de la République de Bastia, Nicolas Bessone, qui le dit... Sur la même ligne, le bâtonnier de Bastia, Jean-Sébastien de Casalta, met en cause les fantasmes locaux et nationaux transfigurés en "grimace détestable". Tous s'accordent pour minimiser, voire ridiculiser, l'affaire du burkini au cap Corse, à la sortie de Sisco (Haute-Corse), samedi 13 août. Une histoire de rétrécissement et d’inflation, de proportions et de perspectives qui varient selon les prismes. Aussi bizarre que puisse apparaître l'interprétation de faits, soutenu par sa presse, le point de vue du gouvernement prévaut.

Les prévenus marocains ne répondent pas à la convocation de la Justice 
Rétrécissement numérique d’abord. Des quatre frères B. (Benhaddou) participants actifs à l'affrontement communautaire, un seul est présent dans le box ce jeudi. C'est que Mustapha, 33 ans, est le seul des cinq prévenus à avoir été incarcéré. Ses frères, Jamal et Abdelilah, ne se sont pas présentés, et le quatrième n’a pas été formellement identifié, même s’il fait peu de doute qu’il s’agisse de Moucine, en situation irrégulière, qui a donné une fausse identité lors de son audition et a disparu dans la nature -retour au Maroc pour échapper à la justice de la République. Mustapha Benhaddou  a tenté de convaincre les juges que le quatrième homme est un quidam rencontré par hasard et venu se joindre à la famille marocaine.

Seuls deux, parmi la centaine de villageois engagés dans les heurts, sont convoqués à la barre, pour un coup de pied et un coup de poing, alors que dans cette soirée folle du 13 août, on a renversé et brûlé trois voitures et tenté de pousser dans le ravin les fauteurs de troubles étrangers au village. Mais, comme le souligne d’emblée la présidente, Anne David, le tribunal ne juge pas les foules, mais "des actions individuelles". Ce qui ne l’empêche pas de juger que les hommes ont été pris d'une "furie collective" et d'engager leur responsabilité.

Une volonté politique de minimiser les faits 
"On a frôlé la catastrophe à plusieurs reprises," ce jour-là à Sisco, avait pourtant reconnu le procureur, mais tous s'accordent maintenant pour présenter les faits comme grossis sous l'effet de l’émotion qu'ils ont suscitée dans la population locale et dans l'opinion nationale, jusqu'à l'ampleur excessive prise par le procès. Mot d'ordre: jeter le voile de l'apaisement sur une provocation religieuse à la République.

VOIR et ENTENDRE 
le compte-rendu que "Corsica Sera" consacre le 14 août au "différend" opposant trois familles maghrébines résidant sur Bastia et des villageois corses: 

Des faits d'affrontement communautaire et de violences en réunion jugés à l'aune des 10 jours d’ITT pour le plus touché des cinq blessés,
consignés dans un épais dossier de 300 pages et
considérés comme négligeables: il n'y a pas eu mort d'homme.  Selon Me Philippe Ohayon, l’un des deux avocats de Jamal Benhaddou, ce qui n'aurait dû être qu’une simple "comparution immédiate"  aurait pris une "dimension invraisemblable".
C'est aussi Me Ohayon qui défendit en 2011 deux trafiquants de drogue "nantais" interpellés ("deux hommes" pourtant anonymés) avec 94 kilos de cocaïne et qui conseilla Hocine A., le braqueur d’un camion de cigarettes à Poses aux assises de l’Eure en 2012.

Cet avocat est un parent de la journaliste Danièle Ohayon: journaliste sur le service public de France Info depuis 1988 (le second mandat de Mitterrand), soit 25 années de fonctionnariat sur le service public. Pendant dix-huit mois, elle partagea alors le bureau d'Edwy Plenel, un trotskiste qui tutoie François Hollande, et la vie d’Alain Brossat, un des idéologues de la LCR - père de Ian Brossat, élu communiste né à Fontenay-aux-Roses (comme Stéphane Hessel et où 240 ménages sont redevables de l'ISF), dans les  Hauts-de-Seine, conseiller de Paris et adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement.-très lié à Daniel Bensaïd et donc à Krasny (surnom de Plenel).

Beaucoup de volume pour rien à propos de tensions inter-communautaires ? 

Tellement rien que le gouvernement a renoncé à implanter des centres d'hébergement dans certaines régions
Annoncé le 9 mars par le premier ministre, Manuel Valls, sans autre précision, le premier destiné à la déradicalisation d'islamistes en devenir va ouvrir dans la précipitation et les tâtonnements fin septembre à Pontourny, joli domaine verdoyant et paisible de Beaumont-en-Véron (ci-contre), dans le canton de Chinon, entre Bourgueil et Chinon, à 25 km de Saumur, en Indre-et-Loire. Il dépend de la ville de Paris et la ministre des Affaires sociales et de la Santé de Hollande, Marisol Touraine, fut députée de la circonscription. 

Les maires des communes environnantes ont appris la nouvelle par la Matinale de France Inter... "Nous n'étions pas du tout informés, assure le maire divers droite de Beaumont. J'ai appris ça ce matin en buvant ma tasse de thé. Passé l'émoi, j'ai appelé le préfet pour savoir ce qu'il en était: il n'était pas plus au courant. Le pilotage du dossier, c'est le cabinet du premier ministre", m'a-t-il dit.
"Le préfet Pierre N'Gahane est venu il y a quelques semaines. De nombreuses pistes étaient ouvertes pour le devenir de ce centre. Nous devions nous revoir mi-avril. Et là, on apprend ça, comme ça. Le maire de Beaumont est comme moi : sous le choc. Il a été brutalement surpris. Le gouvernement assumera", s'indigne Jean-Luc Dupont, maire de Chinon.Et la gérante du château d'Isoré, situé à 2 kilomètres de Pontourny, de commùenter: "la centrale nucléaire de Chinon à 2 km, ça ne peut pas être pire."
Pontourny n’est "pas une prison," ni même une caserne.
Alors, le château est-il un établissement de cure ou un centre de vacances ? C’est un "établissement médico-social", où interviendront des psychologues, des enseignants ou chercheurs de l’Education nationale, et des éducateurs. Outre les prestataires extérieurs, le centre compte une trentaine de salariés, pour 25 pensionnaires au maximum. Un seuil de remplissage qui sera atteint début 2017. 
Le directeur du centre, Olivier Chasson, raconte comment, quand il parle au téléphone avec eux, ses futurs "volontaires" manifestent "l’envie de sortir de ce qu’ils sont": "ils parlent d’eux, je parle de moi, on parle de la vie, on se dit des mots simples", assure le GO (Gentil Organisateur), voix posée, crâne rasé et barbe de trois jours. Jusqu’à l’an dernier, Pontourny était un centre d’éducation pour les mineurs étrangers isolés. Que deviendront ces jeunes de l'aide sociale à l'enfance ?

Les jeunes radicalisés sont une aubaine... pour le centre de Beaumont-en-Véron.
 
Le 15 avril dernier, la maire Anne Hidalgo (PS) a brutalement annoncé  la prochaine fermeture du centre éducatif et de formation professionnelle de Pontourny. Il pouvait héberger une quarantaine de jeunes mineurs isolés, mais le seul et unique CEPF qui propose des contrats d'apprentissage aux jeunes qu'il héberge devait fermer ses portes en juin dernier et près de 50 emplois étaient en jeu. 

Il ne pourra plus accueillir que vingt-cinq jeunes en voie de perdition islamiste (avant l'été, il devait être une quarantaine de jeunes à problèmes), mais les jeunes djihadistes en herbe sauveront des emplois : qui a dit qu'ils ne sont pas une chance pour la France ?

Pas d'emplois à sauver en Corse ?
Mais, pas plus que l'Ile-de-France, la Corse ne participera pas à la solidarité régionale. 
Aucun centre de prévention, d'insertion et de citoyenneté n'est implantable dans l'Ile de Beauté.
La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) pointe en effet le caractère raciste de la violence qui atteindrait un niveau supérieur à celui des autres régions françaises. Six mois après l’annonce de l’ouverture de centres de déradicalisation –officiellement, centres de prévention, d’insertion et de citoyenneté– dans les régions françaises, l'état socialiste a exclu la Corse de la liste de ses implantations.

L'ouverture du CPIC suscite de fortes résistances
Les habitants de Beaumont-en-Véron, où s'ouvre le premier centre de déradicalisation, 
ont manifesté à Chinon, samedi 28 mai 2016:
racistes ou fachos ?
Plusieurs dizaines de riverains de l'association "Radicalement digne de Pontourny" ont déjà manifesté devant l'allée menant au site. "Nous sommes plutôt rassurés en ce qui concerne les personnes qui seront à l'intérieur... Mais ce centre va être une cible pour Daesh", s'inquiète le président de l'association, Michel Carrier.
 
"Les mesures de sécurité sont tout à fait insuffisantes", renchérit un riverain, Frédéric Château qui pointe une clôture "défoncée qui ne peut empêcher ni les intrusions extérieures, ni les fuites de l'intérieur".
Dix-huit caméras surveilleront le site et ses abords 24 heures sur 24, un système infrarouge protégera l'enceinte et les gendarmes pourront intervenir "en quelques minutes" si nécessaire, rassurent les représentants de l'Etat... sans toutefois parvenir à rassurer.  

L'État avance à l'aveugle dans son plan de déradicalisation

Face à la montée de l'islamisme radical, l'ouverture de ce premier centre pionnier paraît dérisoire face aux 11.811 cas qui ont été signalés. Soit 70 % de plus en sept mois.
Face à la montée de l'islamisme radical, l'État avance à l'aveugle dans son plan de déradicalisation. Selon un dernier bilan, près de 12.000 Français ont été identifiés comme des menaces intérieures potentielles sur l'ensemble du territoire du fait d'un présumé repli identitaire apparent, d'une apologie assumée du terrorisme ou de leur hostilité affichée aux institutions de la république laïque. Un bond de 69,8 % des signalements par rapport à février dernier. Le contingent a quadruplé depuis mars 2015, où l'on détectait 3.100 cas. Face à cet effet de masse, conjugué au spectre des inévitables retours en France de combattants français enrôlés par Daesh, la machine à déradicaliser démarre cahin-caha avec l'ouverture du premier Centre de prévention et d'insertion par la citoyenneté (CPIC). 

Le site expérimental du domaine de Pontourny accueillera en chambre individuelle
une vingtaine de "têtes retournées" volontaires, âgées de 18 à 31 ans, garçons et filles mélangés. Ce centre expérimental suscite évidemment peur et colère chez les riverains dans un contexte où les tentatives de déradicalisation donnent peu de satisfaction. Au coeur des prisons, l'agression de surveillants par un détenu de l'unité de prévention de la radicalisation de la maison d'arrêt d'Osny (Val d'Oise) a illustré les failles existantes. Plus généralement, le sociologue Gérald Bronner, qui fera partie des intervenants du Centre de Beaumont-en-Véron qu'il qualifie fièrement de "première mondiale", reconnaît tranquillement que "personne n'a pour le moment trouvé LA bonne méthode".
La radicalisation de jeunes "déséquilibrés", comme ces barbares potentiels sont qualifiés dès lors qu'ils sont passés à l'acte, est désormais prise en compteun an après les attentats du 13 novembre 2015 en France, revendiqués par l'organisation terroriste État islamique. Les équipes mises en place par le gouvernement essaient, tâtonnent et placent beaucoup d'espoir dans la réussite de cette expérience. Compromis entre rigueur et permissivité, le séjour de 10 mois (pourquoi dix et pas neuf) à Pontourny recèle encore des zones d'ombre avant même l'accueil des premiers pensionnaires dans des chambres claires et spacieuses aménagées dans les communs du château et ressemblant à s'y méprendre à celles de résidences pour étudiants.
Vêtus de tenues qui leur seront fournies par l'administration, les résidents disposeront du parc planté d'arbres centenaires, de salles de réunion, d'un foyer et d'une salle de sport.

Les "volontaires" assisteront une fois par semaine au lever des couleurs après leur réveil quotidien fixé à 6h45. "Nous voulons faire un travail avec les symboles de la République et le drapeau en est un", explique Pierre Pibarot, le directeur du Groupement d'intérêt public "Réinsertion et citoyenneté". "C'est une démarche visant à susciter le débat. Il s'agit de développer ou de re-développer leur esprit critique", insiste le ré-éducateur.
Au programme du centre: religion, histoire, philosophie, éducation aux media internet (avec ou sans les sites djihadistes ?]... Chaque "volontaire" bénéficiera d'un accompagnement médical, social et psychologique. Ils devront également s'inscrire à des activités sportives ou créatives et s'investir dans la préparation de leur réinsertion sociale et professionnelle. "La pratique religieuse sera libre pendant le temps personnel", précise Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR).
Vingt-cinq jeunes en rupture de société pour 2.700 ruraux. 

Elément de langage officiel: marche-arrière toute, la médiatisation du procès serait disproportionnée
 
Pas moins de huit avocats se sont mis sur les rangs pour plaider pendant près de quatre heures.
"Arrêtez de photographier [la crique réquisitionnée par les familles maghrébines pour les bains de mer des femmes musulmanes], je vais monter et en crever un": selon des témoins, c’est "une banale altercation", avec menace de mort, qui a dégénéré à Sisco le 13 août, week-end de l'Ascension, et pour laquelle trois des Marocains en Corse sont jugés à Bastia.
Citant des témoins, l’avocat d’une partie civile, Gilles Antomarchi, rappelle que tout est parti de quelques photos prises depuis le bord de la route. Installé avec sa famille depuis le matin dans une petite crique, Mustapha Benhaddou n’apprécie pas les photos du paysage et le fait savoir bruyamment. Jeudi, le détenu est le seul membre de sa famille présent devant la cour: ses deux frères ne se sont pas présentés, faisant passer par leurs avocats le message qu’ils ne sentent pas en sécurité en FranceMustapha Benhaddou reste flou dans ses réponses, mais assure que des jeunes qu’il interpellait pour qu’ils ne prennent pas de photos leur auraient lancé "Rentrez chez vous, vous n’avez rien à faire ici, les Arabes".

Jiri Neumann, 18 ans, partie civile dans le dossier, le dément fermement. Mustapha Benhaddou dit regretter de l’avoir un peu "secoué et giflé", mais nie tout usage d’un couteau, d’une machette ou d'un fusil-harpon. La rixe s'envenime, quand des villageois alertés descendent porter secours aux jeunes " secoués". Deux d’entre eux ont comparu libres: Lucien Straboni, 50 ans, et Pierre Baldi, 22 ans, employé de la mairie de Sisco.

"Aux armes !", mais rien de grave...
Devant le palais de justice, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour les soutenir, portant pour beaucoup un tee-shirt blanc barré d’une tête de Maure, emblème de la Corse, et de l’inscription "Siscu – Simu tutti a fianc’ a voi" ('Sisco – Nous sommes tous à vos côtés").

Pas de quoi fouetter un chat
Le parti indépendantiste Corsica Libera du président de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni avait appelé à ce rassemblement, dénonçant "la prétention grandissante des petits caïds de quartiers" – des termes visant directement les trois frères marocains que le procureur de Bastia, Nicolas Bessone, avait accusés d’avoir provoqué des échauffourées.

Dépaysement refusé
Appelant à la " sérénité des débats", la " sûreté des prévenus" et dénonçant "l’immixtion du politique" dans l’affaire, si anodine qu'elle soit, les avocats d’un des frères marocains avaient demandé le dépaysement du procès, une demande qu’a rejetée le procureur général de Bastia et dont ils ont pris acte sans déposer de recours.
Quelques mois après l’agression de pompiers par des Maghrébins dans un quartier populaire d’Ajaccio le soir de Noël, qui avait été suivie d’une manifestation émaillée de slogans racistes et du saccage d’une salle de prière musulmane, les affrontements inter-communautaires de Sisco avait ravivé les tensions sur l’île et ne pouvaient être tenus pour négligeables.

Le 16 août, le maire de Sisco avait interdit le burkini dans sa commune 
– une décision aussitôt validée ensuite par le tribunal administratif de Bastia, qui a pris le contre-pied du Conseil d’Etat et mis en avant les risques d'affrontements pour justifier sa décision.
On nous assure aujourd'hui que rien de tel ne s'est déroulé et que le maire, le tribunal administratif de Bastia et le Conseil d'Etat se sont égarés. 
Personne n'a vu la trace d'un burkini à Cisco. Une hallucination collective. 
Le burkini, la machette de 30 cm "minimum", une femme seins nus ou le fusil-harpon ne sont qu'élucubration de Marseillaise à peine majeure. "Celle qui en a beaucoup rajouté", décrète le représentant du gouvernement, à la satisfaction de Jean-Sébastien de Casalta, dernier avocat de Mustapha Benhaddou: "Dans cette affaire aussi sensible que confuse, la rumeur a contaminé les témoignages"...

Au final, une tension palpable, mais une cohabitation "sans heurt"
C'est la parole des résidents contre celle des indigènes corses. Non, non, les Benhaddou n'ont pas sorti une batte de baseball d’un coffre de voiture et les fusils-harpons, ils ne savent pas à quoi ça ressemble.  Quant aux journalistes "déséquilibrés" - convertis récents au libéralisme et aux privatisations du domaine public - ils se seraient faits retourner la tête... De futurs pensionnaires volontaires des centres de déradicalisation ?

lundi 29 août 2016

Arrêtés anti-burkini : quatre villes de la Côte d'Azur assignées en justice

Qui mettra un terme au forcing des musulmans radicaux sur notre société ?

La justice de France fait-elle le jeu de l'islam contre les Français ?

Succès de la manifestation anti-burkini à Palavas
Le comité contre l'islamophobie a assigné en justice quatre villes de la Côte d'Azur ayant pris des arrêtés anti-burkini.
Le comité contre l'islamophobie (CCIF) cherche à imposer le burkini en France, sur les plages et dans les piscines, en dépit du problème sanitaire qu'il soulève, et milite donc pour la suspension de leur arrêté anti-burkini, selon ce qui apparaît de la déclaration lundi de l'avocat de l'association.
"J'ai déposé un référé liberté pour la commune de Nice, Roquebrune-Cap-Martin, Menton et pour Fréjus", a indiqué l'avocat niçois Sefen Guez Guez. L'audience aura lieu devant le tribunal administratif de Toulon mardi à 14h30 dans le cas de Fréjus, a-t-il précisé. Les dates des autres audiences ne sont pas encore connues.

Avec Me Sefen Guez Guez, le cas de Nice illustre le commerce florissant d'avocats en mal de notoriété qui, grâce aux juges influencés par le Syndicat de la Magistrature et interprètes partisans de la loi, accèdent soudain à la notoriété tout en participant au travail de sape de leurs confrères militants communautaristes par l’attaque discriminatoire devant des tribunaux administratifs de décisions de certaines municipalités, avec le concours de l'Association de défense des droits de l'homme (ADDH) membre de l’Association Européenne pour la défense des Droits de l’Homme (AEDH): une vaste entreprise, on le voit. Avocat au barreau de Nice, Me Sefen Guez Guez intervient d'ailleurs aussi bien à Wissous, Essonne, où le maire UMP a vu  se dresser contre sa décision le CCIF et son avocat niçoisqui ont déposé un recours au tribunal administratif de Versailles. Profitant que Valls et Cazeneuve n'ont le courage de légiférer que pour imposer la loi travail ou le mariage homosexuel, les juges ont débouté le maire et également condamné la ville à verser 1500 euros aux quinze plaignantes, dont plusieurs habitent la même rue, voire le même numéro

Vendredi, le Conseil d'Etat a suspendu l'arrêté de la commune de Villeneuve-Loubet - sur la base d'un libellé maladroit - et assurant subjectivement que les tenues de baignade intégrales ne troublent pas l'ordre public.

Plusieurs villes voisines, comme Nice ou Menton, qui ont refusé de plier, ont décidé de continuer à verbaliser tant que leur arrêté ne serait pas formellement invalidé par les juridictions administratives.

Des élus veulent une loi qui s'applique à tous ?

La plupart des maires des villes balnéaires de la Côte d'Azur ont interdit cet été le maillot de bain intégral musulman ou "burkini", accédant à la demande de la population qui vit mal cette soudaine et nouvelle provocation après l'attentat islamiste qui a fait 86 morts le 14 juillet à Nice et malgré l'état d'urgence.

Plusieurs élus réclament par ailleurs une loi sur ce sujet. 
Candidat à la primaire des Républicains, Nicolas Sarkozy est aussi à l'écoute et veut une loi pour interdire le burkini.
Dans les Alpes-Maritimes, Antibes est la seule grande commune balnéaire du littoral dont le maire LR, Jean Leonetti, un proche du candidat à la primaire de droite Alain Juppé, n'a pas pris un arrêté similaire.

Dans les communes où l'interdiction avait cours, des femmes simplement voilées ont été invitées à quitter la plage, une situation qui a valu à la France d'être montrée du doigt à l'étranger: notamment le maire de Londres, très marqué à gauche et Pakistanais d'origine, le travailliste Sadiq Khan, pour tout dire.

Ces quatre villes assignées en justice sont Nice (LR), Menton (LR) , Roquebrune-Cap-Martin (LR) et Fréjus (FN).
Hommes et femmes européens en burkinis et poings levés
Douarnenez, dimanche 28 août 2016
Or, une trentaine de militants d'origine orientale, mais aussi européens, hommes et femmes vêtus de la tête aux pieds, se sont baignées à Douarnenez (Finistère) ce dimanche (ci-dessus) en solidarité avec les femmes musulmanes en burkini, sous influence. Ces Bretons habillés de pieds en cape de fichus de couleurs, foulards, robes longues pour aller se baigner - sur la plage des Dames - à Douarnenez, ville que le maire LR a prise à la gauche en 2008. Carhaix, communiste, est à une heure de route et dans les cinq départements de la Bretagne historique, les communistes ont fait 3,74% en moyenne, ce qui les a empêchés de fusionner au second tour et les incite à l'activisme.
"L'idée est venue lors du festival de cinéma", explique sans rire l'une des activistes. "Nous voulons être solidaires des femmes qui portent des burkinis et ne peuvent pas se baigner".

La suspension par le Conseil d'Etat de l'arrêté municipal de Villeneuve-Loubet n'intimide pas les maires.
Nombre d'entre eux refusent de céder: la "France insoumise", diraient les communistes ? Au total, une trentaine d'arrêtés anti-burkini ont été pris en France. Villeneuve-Loubet excepté, ils peuvent continuer à s'appliquer tant qu'une décision n'a pas été rendue à leur encontre.

Le burkini est une provocation politique des musulamans et de l'extrême gauche qui les soutient

Ces quatre villes assignées en justice sont Nice (LR), Menton (LR), Roquebrune-Cap-Martin (LR) et Fréjus (FN).
Or, au total, une trentaine d'arrêtés anti-burkini ont été pris en France. Pourquoi seulement quatre villes ciblées, donc ?

Opposé à une loi anti-burkini, Cazeneuve instrumentaliserait-il le burkini à des fins politiciennes ?
Le gouvernement résiste en effet à l'idée de légiférer. Dans un entretien au quotidien La Croix publiée ce dimanche, le ministre de l'Intérieur a le sentiment qu'une loi anti-burkini serait "inconstitutionnelle" et risquerait de créer "d'irréparables tensions"
Et de prêcher dans le désert. "En revanche, les musulmans doivent continuer à s'engager avec nous pour l'égalité hommes-femmes, l'intangibilité des principes républicains, la tolérance qui fait le vivre-ensemble", a rêvé Bernard Cazeneuve, décidément dépassé par le phénomène.

Le burkini, contraction des mots "burqa" et "bikini" est clairement attentatoire à la liberté de la femme, sans compter qu'il peut représenter un risque de noyade selon les situations locales dont le maire du Touquet fait état. Il suscite de  vives réactions populaire de rejet contre lesquelles ne peuvent aller leurs élus de proximité.
A Leucate, le maire LR Michel Py affirme que son arrêté a "montré son efficacité car depuis sa signature (le 17 août) je n'ai eu qu'un cas. Et à l'intervention de la police, ils ont quitté la plage sans qu'il y ait verbalisation".

Cequi relance la question de la révision de la Constitution, en sorte que cette entrave islamique à la liberté de mouvement puisse être interdit avec le voile intégral, car les pressions médiatiques d'organes de presse sont transparentes et ne reflètent pas la sidération populaire. BFMTV ne trompe personne en ne présentant que des témoins favorables ou indifférents au burkini et les a présentés toutes les sept minutes pendant plusieurs jours. Leur indépendance politique vis-à-vis d'un président Hollande extrêmement discret et fuyant n'est pas  davantage une de leurs valeurs journalistiques que l'objectivité déontologique... 
Or, la faiblesse du pouvoir socialiste libère la parole raciste de la communauté musulmane qui condamne l'impudeur des Européennes en Europe. 

A noter que
les activistes d'extrême gauche n'ont pas pris de bain militant à Cisco (Haute Corse) dont le maire PS - qui interdit les signes religieux ostentatoires -  a également annoncé son intention de maintenir son mesure anti-burkini...

mercredi 17 août 2016

Rixe de Cisco: une famille maghrébine aurait voulu "privatiser" la plage

"Une logique de caïdat," selon le procureur de la République de Bastia

"Une réaction grégaire [sic] à un comportement inadapté." 



A en croire le récit, mercredi 17 août, du procureur de la République de Bastia, c'est sans autre raison que  la situation a dégénéré samedi à Sisco (Haute-Corse), nécessitant néanmoins l'intervention d'une centaine de policiers. Cinq personnes avaient été légèrement blessées durant ces échauffourées er-communautaires. 

Cinq personnes ont été placées mercredi en garde à vue à la section de recherches de la gendarmerie de Borgo, près de Bastia, deux habitants de Sisco et trois frères "d'origine maghrébine" résidant aux alentours de Bastia, selon le Parquet, afin d'"établir l'intégralité des responsabilités".

Cette famille musulmane "a voulu s'approprier la plage", selon Nicolas Bessone, le procureur de la République de Bastia, ce qui a entraîné des affrontements avec des passants et des touristes "au cours de la journée" de samedi. Les enquêteurs ont quant à eux recueilli des témoignages contradictoires. C'est l'audition des gardés à vue qui devrait permettre de déterminer la responsabilité de chacun.


Rixe de Sisco: cinq suspects placés en garde à vue par BFMTV

Une riposte à l'interdiction de privatisation du parc aquatique des Pennes-Mirabeau, dans les Bouches-du-Rhône ? Dans cette hypothèse, il s'agirait d'une provocation musulmane aux habitants et un défi à l'ordre public républicain, en dépit de l'état d'urgence.

"A l'évidence, à l'origine des incidents se trouvent des membres de la famille maghrébine," estime le procureur de la République

Le procureur, Nicolas Bessonne, estime qu'ils ont voulu, dans une logique de caïdat, s'approprier la plage et la privatiser. Ils ont multiplié (...) des incidents avec un certain nombre de personnes: jets de pierre à proximité d'autres personnes pour les intimider, tensions très fortes, insultes, menaces."

Les "personnes d'origine maghrébine" ont provoqué une "altercation", qui a opposé  "un des jeunes du village et des membres masculins de cette famille", explique Nicolas Bessonne. "A partir de là, les versions sont diamétralement opposées."

VOIR et ENTENDRE le "jugement" de Salomon rendu par le procureur de Bastia qui parle de... "torts partagés" :


Un rassemblement de soutien organisé

Un rassemblement de soutien aux deux habitants de Sisco (Haute-Corse) interrogés par des gendarmes a été organisé mercredi devant le camp militaire Henri Martin de Borgo, à 20 kilomètres au sud de Bastia. 
Ils ont été remis en liberté dans la soirée...