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vendredi 31 mai 2019

Européennes : le RN arrive premier dans les principales villes communistes

Le Parti Communiste Français a-t-il reçu le coupde grâce du Rassemblement National de Marine Le Pen ?  

Les bastions communistes se sont-ils rendus au Rassemblement national ?

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Avec un réseau de 759 maires communistes et apparentés, 235 conseillers généraux, 2 397 maires adjoints, 6 596 conseillers municipaux, le PCF est la troisième force politique de France, en termes d'élus de proximité.

Sur les 404 communes de France métropolitaine de plus de 20.000 habitants, 37 de ces communes ont un ou une maire communiste ou apparenté. 67 % de ces communes sont en Ile-de-France, les autres se répartissent entre les départements des Bouches-du-Rhône (4), de l’Isère (3), de la Seine-Maritime (2), du Rhône (2) et du Cher (1). Ces 37 communes totalisent 1.595.151 habitants. 73 % d’entre elles sont gérées dans le cadre de majorités rassemblant les communistes, les Verts et les socialistes, ainsi que des citoyens issus de la société civile.
Toutes les "municipalités communistes" restent marquées par un très fort ancrage à gauche, mais aussi en zone urbaine dense par une abstention et une non inscription électorale plus fortes que la moyenne départementale et nationale.
Il y a les villes qui ont été liées à une histoire industrielle particulière comme Vénissieux, La Courneuve, Saint-Denis, d’autres sont issues d’anciens bassins miniers ou sidérurgiques. Elles sont aussi le produit des différentes vagues d’immigration : Bretons, Savoyards, Auvergnats, Polonais, Italiens, Espagnols, Maghrébins, Africains, Chinois… Or, dans les années 1980-2000, ces villes ont subi des mutations profondes de leur territoire, liées à une désindustrialisation brutale et violente. Moins que d'autres, elles ont su préserver leurs activités traditionnelles et ont cédé la place soit aux friches industrielles et au chômage et à la précarité de masse, en particulier chez les jeunes, soit aux PME-PMI de services.
Dans toutes ces communes, la gauche a été largement majoritaire au second tour de la présidentielle de 2017 et,  dans une part importante d’entre elles, la droite politique - hors Front national - obtient des résultats électoraux faibles. 

Plus de 3.300.000 citoyens vivent encore dans une commune gérée par un ou une maire communiste ou apparenté. Les départements zones de forces en matière de densité de d’implantation municipale du PCF sont : l’Aisne, l’Allier, les Bouches-du-Rhône, le Cher, la Corrèze, les Côtes-d’Armor, la Dordogne, le Gard, l’Isère, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, l’Oise, le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme, la Seine-Maritime, la Somme, la Haute-Vienne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

La perméabilité historique entre l'électorat communiste et l'électorat frontiste se confirme aux européennes de 2019

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Arles, Bouches-du-Rhône 

Six listes sur les 34 en lice recueillent plus de 5% des voix et, avec 4,67%, le PCF n'en est pas. Le Rassemblement national (32,41%), 'Renaissance', soutenue par la République en marche, les juppéistes et le MoDem, (16,37 %).

Dieppe, Seine-Maritime

Le PCF est en troisième position avec 9,67%, derrière le Rassemblement national avec 27,86% et la liste LREM-Modem (18,11%). 

Fontaine, Isère

Dans ce département, le nord a voté Rassemblement national et le sud, LREM.
A Fontaine, c'est la liste Prenez le pouvoir de Marine Le Pen qui a récolté le plus de voix avec 21,31% des suffrages exprimés. La liste d'alliance de LREM et de ses partenaires juppéistes d'Agir et du MoDem de Bayrou s'est classée deuxième en totalisant 17,95% des votes. Ensuite la liste Europe Ecologie arrive troisième avec un total de 15,91% des votes.

La Courneuve, Seine-Saint-Denis

C'est l'une des deux villes, avec l’Ile-saint-Denis, qui ont voté pour la France insoumise (LFI) en première place, avec 16,21% des suffrages exprimés. La liste RN s'est classée deuxième avec 15,49% des voix. Enfin la liste de la majorité présidentielle, renforcée d'Agir (juppéiste) et du MoDem (Bayrou) arrive troisième avec un total de 12,57% des voix. La participation de 32,17% est plus faible qu'au niveau national (51,3%).
Sept autres villes du département, qui constituaient avec d’autres la "ceinture rouge" de Paris, ont voté Europe Ecologie-Les Verts (dont Saint-Ouen, Montreuil, Pantin, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais). Ce département était un fief historique de la gauche. 

Sur les quarante villes qui composent la Seine-Saint-Denis, le RN est arrivé en première place dans 17 d’entre elles dont Bondy (17,1%), Clichy-sous-Bois (22,7%), Aulnay-sous-Bois (18,5%) ou Aubervilliers (16%).

Martigues, Bouches-du-Rhône

La liste de Marine Le Pen a reçu le plus de voix avec 30,99% des suffrages exprimés, devant la liste présidentielle qui se classe deuxième (14,76%). La liste communiste n'arrive que troisième avec un total de 12,14% des votes.

Sa voisine Port-de-Bouc a également cédé, mais de peu : RN 29,96% contre la liste communiste (Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent) qui s'est classée deuxième avec 29,61% des suffrages, suivie de LFI (11,02%), LREM, quatrième (7,92%), EELV (6,37%). La participation atteint 43,87%.

Vénissieux, Rhône

C'est la liste du Rassemblement national qui a rassemblé le plus de voix avec 22,02% des suffrages exprimés. La liste LREM, MoDem et Agir s'est classée deuxième avec 17,01% des voix. Enfin la liste EELV arrive troisième avec un total de 12,15% des voix.
La participation atteint 34,91%: elle est plus faible qu'au niveau national (51,3%).
Un phénomène remarquable dans l'ensemble des villes communistes, à l'exception de Martigues (51,45%, plus élevée qu'au niveau national (51,3%)..

mardi 20 octobre 2015

Huées pour François Hollande en campagne à La Courneuve

Des "Casse-toi Hollande !" ont même pu être entendus

La mise en scène devait être parfaite 

La date est symbolique, dix ans presque jour pour jour après les émeutes de 2005, François Hollande s'est rendu mardi après-midi à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, pour le lancement de l'Agence nationale de développement économique annoncée en février et supposée permettre aux start-ups de la périphérie l'accès aux mêmes aides et conseils que dans les centres économiques. "Une entreprise sur deux seulement survit à trois ans ici, alors qu'au niveau national on est à 66%. On a donc besoin d'accompagner tous ces entrepreneurs", estime Sylvie Saget, d'une pépinière d'entreprises de La Courneuve en Seine-Saint-Denis. 
Les Français étaient tenus loin, hors de portée de voix...

Le président de la République est allé se faire siffler en banlieue.
En termes de communication, il avait mis tous les atouts de son côté, mais l'exaspération des Français est telle que rien n'y fait.
Pour escorte, il n'avait pas hésité à détourner de leur mission  quatre membres du gouvernement: Myriam El Khomri, Emmanuel Macron, Patrick Kanner, en plus de la secrétaire d'Etat chargée du Commerce, de l'Artisanat et de l'Economie sociale et solidaire, Martine Pinville, 57 ans.

Le président en campagne dans les quartiers populaires subit un affront de plus.
La tentative de reconquête des quartiers populaires par François Hollande a tourné court. L'"audacieux" locataire de l'Elysée s'est fait accueillir mardi par des huées à La Courneuvecommune pourtant populaire de Seine-Saint-Denis, ancien département de Bartolone et marquée voici dix ans par des violentes émeutes. En réponse, le président soutient néanmoins qu'il n'y a pas de "quartier perdu dans la République"...
Le président a  été chahuté dès son arrivée. Alors qu'il se dirigeait vers la pépinière d'entreprises prétexte à cette nouvelle incursion dans la campagne des régionales avec les moyens de l'Etat, des habitants tenus loin,  dont de nombreux jeunes, derrière le cordon du service d'ordre, mais déterminés, ont lancé des huées de protestation.

En dépit du rejet populaire, le président a prononcé les mots prévus


Source OCDE
Autiste, François Hollande a assuré qu' "il n'y a pas une France périphérique" et affirmé que son rôle est d'assurer "l'égalité". "On ne peut avoir une France qui serait disparate, un puzzle" face au développement économique, a-t-il raconté, indépendamment des résultats de ses gouvernements, singulièrement la montée constante du chômage (cf. évolution du taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans, priorité du candidat Hollande, ci-contre). 
«Je viens dix ans après ce qui s'était produit, ce drame terrible de Clichy, les émeutes qui avaient eu lieu. On doit mettre de l'apaisement, de la cohérence et de la solidarité», a ajouté le président à la presse avant de serrer quelques mains de riverains et de s'engouffrer rapidement dans le bâtiment.

"Ouvre la porte !" ont crié quelques habitants, dont certains brandissaient des téléphones portables pour photographier les forces de l'ordre en nombre autour du périmètre.

Le service d'ordre a tenu les militants de la CGT à distance

Quelques dizaines  - 
une centaine, pour d'autres organes de presse -  de militants de la CGT étaient tenus à distance par les forces de l'ordredont une trentaine d'Air France, qui voulaient interpeller le président, étaient contenus par les forces de l'ordre à bonne distance de la pépinière. à l'autre bout de la place de La Courneuve où François Hollande est arrivé.

Cette visite intervient moins de deux mois avant un scrutin régional à haut risque pour la gauche. Dix ans après les violentes émeutes dans les banlieues en 2005, Hollande n'a pas craint de tenter de relancer sa popularité sur la mort de deux jeunes dans un transformateur électrique d'accès interdit à Clichy-sous-Bois.

Depuis le début de son mandat, François Hollande s'est rendu une trentaine de fois dans les banlieues  dont une dizaine en Seine-Saint-Denis, qui avaient voté majoritairement pour lui en 2012 face au candidat de droite Nicolas Sarkozy. C'est en revanche sa première visite à La Courneuve. Les temps ont changé et le fait que Hollande s'est aventuré à La Courneuve souligne à quel point Hollande et son entourage sont hors sol.
Impunément, le premier ministre Manuel Valls avait scandalisé en qualifiant les banlieues de territoires où s'exerce un "apartheid social", mais Marine Le Pen est traduite en correctionnelle pour avoir comparé les prières de rue à l'occupation allemande. Maintenant, le président soi-même instrumentalise une tragédie et des violences urbaines à des fins de survie politique: indécent !
Hollande avait annoncé, début février, la création de cette agence  "à l'échelle des territoires". Elle semble viser à favoriser la création d'entreprises, aider les très petites entreprises quel que soit leur lieu d'implantation et à promouvoir l'innovation, mais c'est  clairement un gadget électoraliste. 

Lagarde (UDI) : "Les sans-dents savent montrer les dents"

Le député de Seine-Saint-Denis, 
Jean-Christophe Lagarde, estime que "ça n'a rien d'étonnant".
"Le fait que le président de la République se rende en Seine-Saint-Denis pour une opération de communication est consternant", déplore le président de l'UDI, à la place de Libération. "Les habitants ont le droit à leur dignité, ils ne doivent pas servir de faire-valoir à quelqu'un qui les a trahis", dénonce-t-il. L'élu du département dénonce "les socialistes (pour qui) la banlieue est devenue leur propriété privée (et avec laquelle) ils peuvent jouer"
"Ces sifflets, dit-il, prouvent que François Hollande est coupé de l'électorat populaire et que les sans-dents savent montrer les dents".

"Plus qu'une image désolante pour la fonction qu'il serait censé incarner, cette arrivée sous les huées est la marque indélébile du mensonge de la campagne de 2012 qu'il incarne, en particulier dans les quartiers populaires et qui est à l'origine du discrédit de la parole présidentielle", commente, dans un communiqué, Bruno Beschizza, tête de liste des Républicains en Seine-Saint-Denis pour les élections régionales. 
Et de souligner que "sur un département comme la Seine-Saint-Denis, qui avait pourtant majoritairement voté pour lui à la dernière élection présidentielle, 21 villes sur 40 sont maintenant dirigées par des maires qui appellent de leur vœu l'alternance". 
Jordan Bardella, candidat tête de liste du Front national en Seine-Saint-Denis juge que François Hollande "est hué comme partout en France, dans les villes et les campagnes". "C'est un acte qui peut se comprendre: cela témoigne de l'échec du Parti socialiste dans les banlieues. La page de la banlieue rouge se tourne".

vendredi 11 septembre 2015

Cohérence: l'ONU fustige la France qui expulse des Rom mais accueille des Syriens à bras ouverts à sa demande

L'ONU fustige les expulsions systématiques de Rom en France

Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme appelle la France à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive".
Evacuation au bulldozer du bidonville rom du Samaritain à La Courneuve (93), à la demande de Gilles Poux, maire PCF qui affirme :
"On ne peut plus gérer les bidonvilles rom"



Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme, le prince jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein, a dénoncé vendredi la politique de Hollande menée par Manuel Valls, deux semaines après l'évacuation contestée de l'un des plus vieux bidonvilles du pays. 



La presse avait pourtant véhiculé les éléments de langage de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur qui assurait que l'expulsion s'était déroulée dans le respect scrupuleux des règles, 




aussitôt salué par l'approbation de France Terre d'Asile, mais par le silence complice d'autres, tels DAL ou aussi RESF qui se montre aux côtés des migrants du Pont Charles-de-Gaulle, ci-dessous...
Sous le pont Charles-de-Gaulle, à deux pas de la gare d’Austerlitz et de lieux branchés comme la cité de la Mode ou le Wanderlust, 175 migrants attendaient sous deux rangées de tente et environ 80 sur des matelas et des tapis de fortune. Ils avaient pénétré sur le sol national, en provenance du Soudan et de la corne de l’Afrique, pour la majorité: Somalie, Ethiopie, Erythrée, Tchad.





"Il apparaît de plus en plus clairement qu'il existe une politique nationale systématique d'expulsions de force des Roms", a affirmé le haut-commissaire dans un communiqué, appelant les autorités françaises à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive".
En fonction depuis le 1er septembre 2014, le prince Zeid Ra’ad Al Hussein est le septième titulaire de ce poste de plus haut dirigeant du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) et le premier asiatique, le premier musulman et le premier arabe à l’occuper.


La France donne du fil à retordre au haut-commissaire jordanien empêtré dans l’affaire des viols commis en Centrafrique par... des soldats français

En pleine tourmente de l’affaire Anders Kompass, l’un de ses adjoints qu’il avait suspendu pour avoir transmis à Paris des informations confidentielles sur des enfants violés par des soldats français en Centrafrique, Zeid Ra’ad al-Hussein est venu s’expliquer devant le personnel au Palais Wilson, le siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Il ne s’est pas assis à la tribune. "N’y voyez pas le signe que j’ai démissionné, en tout cas pas encore", a plaisanté le haut-commissaire, comme il le fait souvent pour dédramatiser les situations les plus inconfortables.
Le diplomate jordanien, ancien ambassadeur de son pays au Conseil de sécurité de l’ONU et membre de la famille royale hachémite, affronte sa pire crise. Depuis qu’il est arrivé à Genève l’été dernier, sa première tâche aura été de couper dans les programmes de l’organisation, pourtant de plus en plus sollicitée par les multiples crises dans le monde.

Le haut-commissaire est la voix des victimes. Ces dernières semaines, Zeid Ra’ad al-Hussein n’a pas hésité à dénoncer les pertes civiles causées par les frappes de la coalition menée par l’Arabie saoudite sur le Yémen, s’attirant les foudres des Saoudiens, ou les crimes d’une milice pro-gouvernementale au Burundi. Pour l’ouverture en juin dernier de la 29e session du Conseil des droits de l’homme, il a rappellé une nouvelle fois les Etats à leurs obligations en matière de respect des libertés. Sans aucun pouvoir de coercition, il ne peut compter que sur sa force de persuasion et son autorité morale.

Le haut-commissariat est aussi secoué par les accusations d’Anders Kompass. Le Suédois, qui a obtenu sa réintégration provisoire au grand dam de son chef, assure qu’il a stoppé les abus contre les enfants. Zeid Ra’ad al-Hussein rétorque qu’il aurait d’abord dû protéger l’identité des victimes.
Le débat s'ouvre sur la manière de traiter les informations, le moment de les rendre publiques ou de les transmettre aux gouvernements concernés, les premiers à pouvoir engager des poursuites.

Au Palais Wilson, les partisans d’Anders Kompass drapent le Suédois dans les habits d’un lanceur d’alerte et soupçonne la bureaucratie onusienne d’avoir voulu étouffer les viols "présumés" commis par les soldats français. Anders Kompass accuse en effet le Français Hervé Ladsous, le sous-secrétaire général des Nations unies responsable des opérations de maintien de la paix, d’avoir réclamé sa tête.

Zeid Ra’ad al-Hussein a pour lui sa réputation d’intransigeance contre les abus sexuels commis par les Casques bleus. Chargé d’enquêter par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, il avait rendu un rapport marquant qui prône la tolérance zéro. "Personne n’a le monopole de l’indignation", déclarait-il récemment devant les media, dans une allusion à Anders Kompass. Le Suédois est toujours visé par une action disciplinaire. Une autre enquête, beaucoup plus large, a été ouverte par Ban Ki-moon pour examiner la gestion par l’ONU des viols en Centrafrique.
En attendant les résultats de ces deux procédures, aucun diplomate ne s’en prend ouvertement au haut-commissaire, arrivé à Genève avec une image flatteuse. Tout au plus certains dénoncent des erreurs de communication.
L’organisation est aussi en pleine réorganisation. 
Zeid Ra’ad al-Hussein veut délocaliser une partie du personnel à Addis-Abeba, Dakar, Bangkok ou Amman. La division dirigée par Anders Kompass sera la première concernée par ces mesures d’économie. Le haut-commissaire a prévenu le personnel que la délocalisation annoncée en territoires musulmans (ou bouddhiste: Ban Ki-moon est Coréen) n'est pas négociable : "L’organisation va changer et le mieux est que vous vous y prépariez mentalement plutôt que d’être dans le déni."


vendredi 28 août 2015

La Courneuve communiste vire les Rom de son bidonville

Le plus vieux bidonville rom de France a été évacué à La Courneuve

300 habitants  dans cet immense bidonville dit le "Samaritain" 

L'un des plus anciens de la région parisienne,
il est situé en bordure de l'A86, dans la zone industrielle de La Courneuve et sa population vivait sous la menace d'un démantèlement depuis le 15 août dernier.  
Les expulsions ont commencé ce jeudi à 13 heures, selon la préfecture. Sur place, "l’ambiance est calme, on discute posément avec les occupants, ils savent qu’on ne fait qu’appliquer une décision de justice", a raisonné un membre du cabinet du préfet. C'est que, depuis 2012,  les associations ne viennent plus entraver et donc envenimer les opérations de dispersion. 
"Ça vient de commencer, deux unités de forces mobiles sont déployées", a déclaré le directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis, car on ne dit plus 'CRS'... Ainsi, le ministre Cazeneuve a cautionné le déploiement par le préfet d'autant de gardes obiles que de résidents: un CRS par homme, femme, vieillard ou enfant... 
Le préfet de Seine-Saint-Denis a précisé que le "diagnostic social", étape préalable à l'évacuation, était "achevé" ce jeudi. Et il assure qu'il a servi à "identifier quelques familles qui sont plus vulnérables que d'autres" et qui vont se voir proposer "un hébergement dans des chambres d'hôtel qu'on a réservées" à un coût très élevé pour la communauté.

Pas moins de "douze camions de CRS sont positionnés actuellement devant le bidonville,
au mépris de tout droit car les habitants n'ont pas été prévenus de l'expulsion imminente", a déclaré Saskia Cousin, membre du collectif de soutien au Samaritain.  


France Terre d'Asile a une nouvelle fois laissé faire
sans pousser les cris d'orfraie dont l'association était coutumière avant 2012.

80 familles originaires de Roumanie, soit 300 habitants

Le préfet a satisfait à la requête du maire communiste de la Courneuve
Le campement compte une trentaine d'enfants scolarisés et même une église où officie un pasteur. La semaine dernière, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a d'ailleurs appelé l'État à "prendre en compte la situation des enfants" notamment pour la "prise en charge scolaire", en application de la circulaire Valls du 26 août 2012.
La pétition de 38.700 signatures à ce jour contre l'expulsion n'y a rien fait.


                 Évacuation d'un bidonville rom à La Courneuve par afp 

Mais "la pérennisation du bidonville tel qu'il est structuré n'est pas une solution"
, s'est justifié le maire, Gilles Poux, se prévalant de "la procédure engagée en 2013" et se retranchant derrière le risque sanitaire, comme à chaque fois. Le vice-président de la Conférence des évêques de France a pourtant rappelé le rôle de Médecins du Monde et de la Fondation Abbé Pierre pour faire de ce campement un lieu de vie supportable. 
Le PCF est un spécialiste de l'expulsion de "migrants" au bulldozer:





Le gouvernement se défausse: c'est une demande d’expulsion du maire PCF remonte à 2013
Le campement devait avoir disparu pour la conférence internationale sur le climat, qui se tiendra dans trois mois non loin, au Parc des expositions du Bourget.

Les Rom dispersés dans la nature peuvent toujours postuler auprès de Cambadélis (PS) pour démonter le mobilier de l'université d'été du PS à La Rochelle et assumer la noble tâche du nettoyage du gaspillage socialiste. 

Lien PaSiDupes
: Main d'oeuvre Rom 'low cost' pour l'université d'été PS de La Rochelle