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samedi 13 août 2016

L'Etat doit aller en cassation pour pouvoir fermer les commerces illégaux de la jungle de Calais

Les associations (pro-)clandestins et migrants illégaux font de la résistance à l'Etat républicain

"L’Etat a essuyé une défaite dans son entreprise de régenter [sic] les activités [formulation pudique] du camp de migrants de la jungle de Calais", écrit Libération

Le ministère de l'Intérieur, via la préfecture du Pas-de-Calais, avait dû demander au tribunal administratif de Lille de permettre la fermeture de plusieurs commerces clandestins, ouverts dans la "jungle" reconstituée et étendue. Or, ce vendredi, ie juge de Lille, ville de la frondeuse Martine Aubry, a  débouté  la préfecture du Pas-de-Calais de sa demande en référé d’éradiquer tous les commerces "informels" [sic, Libération) sur le site  sauvage aménagé. Dans un autre article, ce journal assure que "les échoppes de la jungle de Calais [sont] dans le viseur de l'Etat". Certe, Hollande et Le Drian guerroient à l'étranger, mais Valls et Cazeneuve seraient également belliqueux à l'intérieur.

"Cette décision constitue une victoire pour les [10] associations poursuit Libération.
Elle survient alors que ces dernières, non citées (le Secours catholique, l’Auberge des migrants ou Emmaüs, parmi les moins contestables), conseillées par Me Julie Bonnier-Hamon du barreau d'Evry dans l'Essonneet 250 migrants, la situation s’envenime dans la 'Jungle', en raison d’un afflux très important de nouveaux migrants. D’après un comptage réalisé par l’Auberge des Migrants (son secrétaire est François Guennoc, altermondialiste de Greenpeace Boulogne) et Help Refugees (organisation britannique !) du 6 au 9 août, 9.106 personnes vivent sur le site, dont 1.750 dans des structures en dur. Dans l'attente d'un nouveau recensement, la semaine prochaine, la préfecture du Pas-de-Calais s’en tient à 4.500 migrants, dénombrés à la mi-juin.

VOIR et ENTENDRE la visite d'une juge à la Jungle de Calais:


C’est la première fois que l’Etat est désavoué par la justice depuis l’installation sauvage du campement dit de la lande en avril 2015


Cette assertion du journal Libération demandait à être vérifiée.
A la vérité, en février dernier, les associations et migrants ont déjà saisi le tribunal administratif pour contester un arrêté préfectoral d’expulsion d’une partie la jungle de Calais, avant de se pourvoir devant le Conseil d’Etat, suite au rejet partiel de leur requête.
Il s’agit "notamment", écrit la juge, "de plusieurs lieux de culte, une école, une bibliothèque, un abri réservé à l’accueil des femmes et des enfants, des théâtres, un espace d’accès au droit, un espace dédié aux mineurs". Or, Me Bonnier argue que le "périmètre" de cet ensemble et le "critère" des lieux de vie ne sont pas "définis" dans l’ordonnance, ce qu’elle entendait opposer devant le Conseil d’Etat, dont la saisine n’est cependant pas suspensive.
L’ordonnance de la juge lilloise, Valérie Quemener, "n’est pas applicable", selon l'avocate, et son "imprécision doit bénéficier aux migrants". Or, cette ordonnance suspendait explicitement l’arrêté d’expulsion de la préfecture concernant les "
lieux de vie", "soigneusement aménagés", assurait-elle, et répondant "à un besoin réel des exilés", implantés sur la zone sud de la jungle visé par cet arrêté.
L’avocate estimait donc que l’Etat et la préfecture du Pas-de-Calais "ne peuvent pas agir". "Notre demande n’a pas été rejetée", affirma-t-elle alors, niant que le tribunal 
avait "validé" les positions de la préfecture et son arrêté, dénonçant aussi au passage une "mascarade" de la préfecture qui aurait "dénaturé" la décision du tribunal.
L’évacuation partielle de la jungle de Calais s'est poursuivie. Après un premier jour émaillé de violences et d'incendies,
les opérations de démantèlement de la zone sud du camp de migrants ont repris, mardi 1er mars.
La zone sud du camp avait été démantelée: toutes les tentes et cabanes avaient été démontées ou détruites. La BBC s'en est mêlée:

Une partie de leurs occupants s’était repliée sur la zone nord, une autre s’était résolue à rejoindre l’un des Centres d’accueil et d’orientation répartis un peu partout sur le territoire. A noter que les villes d'accueil qui avaient fait parler d'elles en termes de compassion et de générosité, en ont souvent perdu toute trace depuis...

S"agissant ensuite des "échoppes" illégales de la Jungle, le gouvernement ne lâche pas l'affaire
"Les opérations de contrôle administratif et judiciaire des lieux de vente à la sauvette sur le campement de la lande de Calais ont vocation à se poursuivre," a confirmé la préfecture, le juge n’ayant pas contesté leur légitimité. 

Le gouvernement a aussi annoncé qu’il va se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. Vincent Berton, le sous-préfet de Calais, a justifié cette décision: "Le respect de l’ordre public, le respect de l’Etat de droit justifient d’aller au bout de cette procédure, nous allons poursuivre ces contrôles sur ces lieux d’illégalité"

"Les conditions d’urgence et d’utilité requises ne sont pas remplies"

"Le gouvernement a toujours dit que la Jungle n'a pas vocation à perdurer". 
Mais le sort de la zone nord reste en suspens. «Pour l’heure, nous savons que l’Etat n’a pas les moyens (de la démanteler, ndlr): ils sont en manque de policiers et il n’y a pas assez de solutions de relogement", affirme François Guennoc, de L’auberge des migrants.

Peu après la mi-juillet, le gouvernement avait déclenché une vaste opération de contrôle des commerces qui ont surgi dans la Jungle: restaurants, épiceries, artisanat développés par les associations. Dix-huit personnes avaient été placées en garde à vue, soupçonnées de "vente à la sauvette". Quarante-deux procédures judiciaires avaient été réalisées "avec saisie et destruction de plus de 30 m3 de marchandises diverses, dont 19 kg de produits avariés", selon la préfecture. Une quinzaine de personnes seront traduites devant le tribunal de Boulogne-sur-mer le 4 octobre, selon le parquet de cette ville. 

Mais comme d'habitude, les instigateurs et les facilitateurs sont épargnés: l'Etat les craint pour leur faculté à déclencher des mobilisations et des actions à travers le pays et depuis l'étranger, auprès de l'extrême gauche européenne.

Devant le juge administratif, lpréfecture a invoqué une procédure d’urgence classique fondée sur "un risque d’incendie, d’explosion et d’effondrement", 
ainsi qu' "un risque sanitaire", s’inscrivant cette action "dans la continuité". La préfète Fabienne Buccio demandait "l’expulsion sans délai des occupants des 72 lieux de vente illégaux" et la remise en état des lieux par ces mêmes occupants.

Le juge des référés, Jean-François Molla, a contesté l’urgence à statuer  - malgré une telle somme de risques - en ce sens mais il a aussi nié l’opportunité d’appliquer des mesures aussi radicales. Dans son ordonnance, il estime que "les préoccupations exprimées par le préfet (...) sont tout à fait compréhensibles", mais que "les conditions d’urgence et d’utilité requises" par la loi "ne sont pas remplies". 

Il reconnaît que ces commerces "ne bénéficient d’aucune autorisation administrative" et que certains "ne respectent pas les règles sanitaires les plus élémentaires"

"Ces épiceries, cafés, restaurants remplissent d’autres fonctions" que l’alimentation des migrants
. Ces lieux, soutient-il, "constituent des lieux de rencontre apaisés entre migrants". Ce sont en fait des lieux de débat, des points de rassemblement et d'agitation des esprits: un moyen de faciliter le passage des consignes et des mots d'ordre.   

Le juge s’appuie aussi sur un rapport du Défenseur des droits Jacques Toubon, qui avait relevé l’existence d'"une file d’attente atteignant, à l’ouverture des portes (de la cantine du centre en dur Jules Ferry), plus de 500 m". 

La fermeture des commerces "de façon indifférenciée se ferait indéniablement au détriment des migrants", conclut le tribunal.  "Maintenant, on va voir si la préfecture est ouverte à des améliorations sur le camp pour permettre la réouverture des échoppes, en essayant d’améliorer les conditions sanitaires", a commenté François Guennoc, "content" de cette issue. 

Cette décision va en outre dans le sens de la demande du président Les Républicains de la Région des Hauts-de-France. Dans Le Figaro de vendredi,  Xavier Bertrand, a en effet suggéré que les migrants soient astreints à "une interdiction de sortir du camp le soir, à partir d’une heure précise".

mardi 1 mars 2016

Calais : scènes de guérilla lors du démantèlement de la "Jungle" sud

Des "associations" ont-elles joué un rôle dans l'incendie, heurts avec les forces de l'ordre et camions caillassés ?

Des violences ont émaillé la première journée du démantèlement d'une partie du campement de migrants clandestins
, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Caillassage contre gaz
A partir de 15 heures, lundi 29, le chaos et la violence se sont installés dans la zone sud du bidonville où Valls et Cazeneuve ont commencé à détruire les abris de fortune des clandestins, avec l'autorisation du tribunal administratif, le 25 février, à l’exception des lieux de vie collectifs.
Pour Maya Konforti, de l’association 'L’Auberge des migrants', présente de jour dans la "jungle" et depuis 8 heures ce matin-là, la confusion s’est installée "lorsqu’une grenade lacrymogène tombée sur une cabane l’a enflammée," accuse-t-elle. 
Ensuite, le ton est monté, assure-t-elle, mettant bien l'accent sur la violence des policiers de Cazeneuve. Des jeunes migrants ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre et les CRS ont riposté à coups de grenades lacrymogènes. Pour contrer les charges successives des policiers et ralentir leur avancée, Le Monde justifie les jets de pierres, malgré la décision du tribunal et le feu vert du ministre Cazeneuve à la préfète... On ne soupçonne pourtant pas les policiers d'être les auteurs des incendies qui ont provoqué des explosions de bouteilles de gaz dans des cabanes en feu, des cris et des mouvements de foule en panique.

On notera le parti-pris des incrustations partisanes du reportage proposé par le quotidien Le Monde: "les CRS ont tiré de nombreuses grenades lacrymogènes," etc... 

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dénoncé ces violences


Ils assurent ne pas être des terroristes,
mais se présentent masqués
Le ministre de Hollande a accusé l'extrême gauche. "L’activisme d’une poignée de militants "No border" extrémistes [sans préciser de quel bord!] et violents n’y changera rien (…). Cette opération va se poursuivre dans les jours qui viennent avec calme et méthode, en offrant une place à chacun, comme le gouvernement s’y est engagé," a-t-il affirmé mardi, par communiqué.

VOIR et ENTENDRE la presse étrangère mettre le pouvoir en accusation pour n'avoir pas tenu son engagement de ne pas appeler les bulldozers:

La nuit de lundi à mardi a été plutôt calme, selon des "sources concordantes," précise l'agence de presse gouvernementale. "Nous avons comptabilisé des regroupements de migrants à plusieurs reprises le long de la rocade, mais de manière sporadique et sans violence", selon la préfecture du Pas-de-Calais, apaisante.

A noter le parti-pris du quotidien Le Monde, par le choix de son illustration accusatrice :

La zone sud de la "jungle", le plus grand bidonville de France, compte, selon les sources, entre 800 et 3.450 habitants.

lundi 21 septembre 2015

Accueil des migrants: plusieurs centaines de Syriens chassés d'un hangar à Calais...

Hébergement des expulsés dans un... campement !

Quelque 300 'réfugiés' syriens ont été expulsés d’un hangar de fortune
 
Lundi à l'aube, sur le port de Calais, les autorités socialistes ont dirigés les hommes, les femmes et les enfants vers un campement à l’extérieur de la ville, a révélé la préfecture du Pas-de-Calais.


Avec les associations, la presse (Reuters) soutient les expulsions
"Cette évacuation illustre la volonté des autorités françaises de ne pas laisser se développer d’autres campements ou regroupements de migrants et réfugiés, à l’exception de ceux de la "jungle' ", lieu toléré, mais éloigné du centre ville.

Un campement en guise d'hébergement

Ce camp est situé aux abords d’un centre d’accueil de jour pour les hommes et de nuit pour les femmes et les enfants.
Environ 3.000 migrants et réfugiés en provenance majoritairement de Syrie, du Soudan et d’Erythrée sont à Calais et dans ses environs. Ils tentent de passer en Grande-Bretagne par bateau dans le port de Calais ou par train sur le site d’Eurotunnel.

Bruxelles paie; Manuel Valls fait l'annonce
Estimés à 25 millions d'euros, les travaux de construction d'un camp de migrants ont été annoncés fin août par le premier ministre en déplacement à Calais, avec une aide de cinq millions versés par Bruxelles.

jeudi 17 septembre 2015

La presse et les associations participent aux évacuations de deux campements de migrants à Paris, dans le calme

Presse et associations collaborent aux expulsions

Le Monde donne une odieuse présentation des rafles de migrants

"Accueil des migrants"  par l'évacuation
 de plus de 500 du camp de la gare d'Austerlitz
 
"L’opération était imminente depuis le recensement,le 15 septembre." Pendant plusieurs mois, le pouvoir a en effet laissé s'agglutiner 500 présumés réfugiés installés sous le pont de la gare d’Austerlitz à Paris. Alignées le long de la Seine autour du pont Charles-­de-­Gaulle et jusqu’à la Cité de la mode et du design, les quelque 200 tentes ont été débarrassées avec la participation d'associations qui jusqu'il y a trois ans s'opposaient aux démantèlements de campements. La préfecture, que la presse tient en retrait, n'avance même plus des justifications d'ordre sanitaire.

En quoi consiste la prise en charge des évacués? Mystère...
Les équipes de l’Office français de la protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et de la préfecture de Paris et d’Île-­de­-France prennent actuellement en charge l’intégralité du campement, mais Le Monde affirme sans précisions sur cette "prise en charge" et le le devenir des Africains expulsés. Le journal précise seulement que le camp comporte quelques sans domicile fixe (SDF). 
Un "dispositif similaire" (tout aussi flou !) est "actuellement déployé" pour les 150 réfugiés et migrants installés sur le parvis de la mairie du 18e arrondissement depuis le 4 septembre. Le Monde détourne l'attention du lecteur sur des éléments d'information secondaires pour masquer l'essentiel sur l'opération d'expulsion.


Opération préventive, avant l'arrivée du froid ?
Ou avant la Conférence de Paris sur le climat en décembre ?

Besoin de faire plus vertueux et juste.  BFMTV titre: "la justice autorise l'évacuation du camp d'Austerlitz" !... Il a juste fallu qu'elle soit saisie par la maire de Paris. Et l'opération n'a pu se réaliser dans le calme qu'avec la collaboration des associations présentes: Médecins du Monde, qui passe une fois par semaine, le Secours catholique ou France Terre d'asile.

Le Monde banalise à nouveau en expliquant que "la maire de Paris avait annoncé, mardi, que ces deux interventions se dérouleraient en fin de semaine. "A partir de jeudi, les personnes concernées seront logé[e]s dans différents centres d’hébergements d’urgence. Une moitié à Paris, l’autre en Île­-de-­France, selon Bernard Cazeneuve qui,  en la circonstance,  ne se met pas en scène et laisse communiquer le ministère de l’intérieur.

La maire  (PS) de Paris agit dans un souci d'équité...
Lors d'une visite dans un centre d'accueil de réfugiés, boulevard Kellermann (XIIIe), Anne Hidalgo a en effet affirmé vendredi, que "les places ont été constituées" pour l'hébergement des migrants d'Austerlitz. "Ce serait aberrant de dire 'ceux qui arrivent on les traite avec rapidité, et les autres on les laisse dehors.' Je veux les rassurer", avait-elle expliqué, alors que l'attention s'est concentrée ces derniers jours sur les Syriens et Irakiens arrivés du sud de l'Allemagne. Et Le Parisien avait titré: "Anne Hidalgo tend la main aux réfugiés syriens"...
Pourtant, ce journal précisait malencontreusement que ce centre fait partie des 7 nouveaux centres où la ville de Paris compte pouvoir libérer des places en urgence pour héberger 460 migrants supplémentaires.... Lien LeParisien


Le Parisien joue d'ailleurs sans retenue de la corde sensible, tous azimuts.  "La maire de Paris, "très émue", écoute le récit des nouveaux arrivants qui expliquent leurs terribles parcours. Celui d’Ali, 25 ans, parti du sud de l’Irak pour fuir la guerre et les 'mafias' locales et passé par la Turquie, la Bulgarie et la Hongrie où il a été battu." Un reportage discriminatoire de certains pays européens de l'UE, dans l'air du temps

L’Office français de l’immigration et de l’intégration 

(OFII, depuis 2009, le seul opérateur de l’Etat en charge de l’immigration légale, placé depuis novembre 2010 sous la tutelle du ministère de l'intérieur, de l'outre-mer et de l'immigration) accompagnera les réfugiés (cf. ci-contre) dans leur démarche de régularisation. Ceux qui n’entreprendront aucune demande d’asile ne seront hébergés qu’un mois, les autres jusqu’au terme de la procédure. A noter que le suivi social des SDF s’effectuera dans des centres spécifiques. C'est-à-dire que le "suivi social" évoqué est inavouable ou inexistant...

Les commentaires positifs de la presse collabo tiennent lieu d'information


Mercredi en fin d’après-midi, "l’impatience [de l'évacuation!] était palpable". L’espoir - des migrants ou de la mairie socialiste? - d’en avoir terminé avec plusieurs semaines, voire plusieurs mois de précarité et d’abandon, n’avait jamais été aussi proche. Sous des rafales de vent, certains étendaient leurs linges où ils le pouvaient.

D’autres suivaient une dernière fois les leçons de français données par des bénévoles. A côté, s’improvisait un atelier coiffure. L’objectif : se sentir le mieux possible avant d’ouvrir une nouvelle page de leur vie. Jamais, avant 2012,  la presse n'avait joué cet ignoble jeu de valorisation d'une opération d'expulsion. 

Booba, lui, se frottait les mains, un sourire dissimulé sous sa capuche. Comme une impression de reprendre sa vie, en pause depuis l’assassinat de l’intégralité de sa famille à Gao, au nord du Mali. "Maintenant, j’ai besoin d’aller à l’école et de vivre sous un toit. C’est ma priorité", assure-t-il. Ce Malien de 25 ans a "débarqué", il y a deux mois, à Paris: en clair, il est en situation irrégulière. Encore choqué par les comportements "racistes" dont il a été victime dans l' Italie de Mattéo Renzi, où il a séjourné quelques semaines avant de passer le frontière de Vintimille. Autant de commentaires de presse qui éloignent de la réalité des deux expulsions en plein Paris.
A la maire, Abdul, parti de Damas, capitale de la Syrie, dit espérer que l’obtention du statut de réfugié lui permettra d’être rejoint par sa famille qu’il n’a pas osé entraîner dans son dangereux périple. "On ne sera pas un poids pour les Français", assure-t-il à Anne Hidalgo. "Vous savez, moi aussi je suis une immigrée. J’ai obtenu la nationalité française à 14 ans et aujourd’hui je suis maire de Paris", lui explique-elle avec un large sourire de speakerine.

L'essentiel de l'article du Monde est un détournement d'attention


Sélectionnés ou inventés par Le Monde, les témoignages ne parlent que d'espoir.
"Une fois que je saurais écrire et que j’aurais fait mes études, je trouverai un travail": les Français ont les aptitudes mais sont en demande depuis longtemps

Un bénévole présent au campement depuis son installation "il y a deux ans", Nabil [ou Ahmed !] espère que les réfugiés "retrouveront enfin la paix et en finiront avec cette sale histoire". D’origine tunisienne, il est l’un des interlocuteurs privilégiés de la mairie et des services sociaux.

"Depuis deux semaines, la solidarité s’organise réellement avec la mairie [sic]. On va tous ensemble vers le plus et pas vers le moins. On nous a dit que des responsables pourraient visiter les centres d’hébergement avant de s’y s’installer".

Avant l’évacuation,
environ 1.450 réfugiés avaient déjà été pris en charge à Paris depuis le démantèlement en juin dernier d’un précédent "point de regroupement" (sic), sous le métro aérien de La Chapelle dans le 18e arrondissement (ci-contre), appelé la 'jungle' de La Chapelle.

D'ailleurs, à Austerlitz, 
les services de la ville installeront des barrières empêchant l’installation d’un nouveau campement: contamination de la mairie socialiste de Paris par la Hongrie ? Pourquoi cette crainte d'une reconstitution des campements, si elle n'est inspirée par la nécessité de dissimuler aux états participants de la COP21 la réalité d'un accueil de migrants sans capacité d'hébergement? 

mardi 1 septembre 2015

Calais: une Femen brutalement évacuée lors de la visite de deux commissaires européens suivis de Manuel Valls

Seins nus, une Femen perturbe la visite de Manuel Valls à Calais

Une militante Femen dépoitraillée a fait irruption pour tenter de se jeter sur le Premier ministre
Trois cent kilos pour neutraliser 60 kg de femme
Escorté de son impressionnant ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls accompagnait deux en visite d'inspection à Calais

Le lundi 31 août,
deux commissaires européens, Frans Timmermans (premier vice-président) et Dimitris Avramopoulos (affaires intérieures), étaient venus prendre la mesure du problème des migrants à Calais et sa région. La presse en avait fait une initiative du premier ministre Valls qui, à la vérité, faisait l'"escort boy" des deux inspecteurs. "Nous aborderons les questions que nous évoquons aujourd’hui, mais aussi d’autres qui renvoient au volet humanitaire ou au volet économique", avait déclaré gravement Bernard Cazeneuve, lors d’une conférence de presse commune avec son homologue britannique Theresa May, faisant suite à leur visite du site du tunnel sous la Manche, en août, et depuis envahi par des clandestins éparpillés sur les voies, mettant leur sécurité en danger et bloquant une foule de passagers.
Il y a quinze jours encore les migrants n'étaient pas tous convertis en "réfugiés", loin de là. "Il faut qu’un signal très fort soit envoyé ici à Calais qu’on ne peut pas passer la frontière que nous gérons en commun, dans le cadre d’une coopération absolument exemplaire entre nos deux pays", avait affirmé avec force le ministre français sur le site d’Eurotunnel, dans une déclaration préalable à la signature d’un nouvel accord sur les migrants avec son homologue britannique. Cet accord prévoyait une section "renforçant l’engagement commun pour la sécurité du site, la lutte conjointe et résolue contre les filières criminelles de passeurs, les trafics d’êtres humains et l’immigration clandestine", alors qu’une économie de l’ombre s’est développée pour faire gagner la Grande-Bretagne aux migrants. Aujourd'hui, se soumettant à la pression de l'ONU, Cazeneuve a viré et opine à l'établissement de... quotas obligatoires d'admission de "réfugiés" (!) ce qui provoquent de vives réactions dans quatre premiers pays: Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovénie.

Alors que Manuel Valls parlait une fois encore,  la jeune femme aux seins nus a hurlé à plusieurs reprises : "Il aura fallu 200.000 morts pour retrouver votre humanité !"

Ce rappel à l'ordre jeta un froid durant la conférence de presse sur les migrants à la sous-préfecture de Calais ce lundi. Les Femen sont un groupe féministe d'anarcho-révolutionnaires hystériques d'origine... ukrainienne, persona non grata à Kiev et réfugiées dans l'accueillante France et un temps hébergées par la  mairie PS de Paris qui les protégeait.

Valls annonçait la construction d’un campement... humanitaire 

Une Femen perturbe le discours de Manuel Valls à Calais et est arrêtée par les forces de l'ordre - Copie écran vidéo BFMTV
Traitement humanitaire, façon sbires de Valls
Il assure vouloir accueillir dignement les migrants qui affluent dans cette partie de la France. 

Mais son discours a été interrompu par une jeune femme, qui est entrée brusquement dans la salle, "le buste nu" (sic) et avec des inscriptions sur le corps. Cette militante hurlante a rapidement été exfiltrée sans ménagements et interpellée par les forces de l’ordre. 

Une des meneuses du mouvement Femen a revendiqué cette opération coup de poing

Dans son tweet, Inna Shevchenko a également estimé que le déplacement à Calais de Manuel Valls est "une farce politique".
Sous l'effet de la rage, l'humilié a encore mouiller le maillot !

VOIR et ENTENDRE la vidéo de cette interpellation musclée diffusée par BFMTV:


vendredi 28 août 2015

La Courneuve communiste vire les Rom de son bidonville

Le plus vieux bidonville rom de France a été évacué à La Courneuve

300 habitants  dans cet immense bidonville dit le "Samaritain" 

L'un des plus anciens de la région parisienne,
il est situé en bordure de l'A86, dans la zone industrielle de La Courneuve et sa population vivait sous la menace d'un démantèlement depuis le 15 août dernier.  
Les expulsions ont commencé ce jeudi à 13 heures, selon la préfecture. Sur place, "l’ambiance est calme, on discute posément avec les occupants, ils savent qu’on ne fait qu’appliquer une décision de justice", a raisonné un membre du cabinet du préfet. C'est que, depuis 2012,  les associations ne viennent plus entraver et donc envenimer les opérations de dispersion. 
"Ça vient de commencer, deux unités de forces mobiles sont déployées", a déclaré le directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis, car on ne dit plus 'CRS'... Ainsi, le ministre Cazeneuve a cautionné le déploiement par le préfet d'autant de gardes obiles que de résidents: un CRS par homme, femme, vieillard ou enfant... 
Le préfet de Seine-Saint-Denis a précisé que le "diagnostic social", étape préalable à l'évacuation, était "achevé" ce jeudi. Et il assure qu'il a servi à "identifier quelques familles qui sont plus vulnérables que d'autres" et qui vont se voir proposer "un hébergement dans des chambres d'hôtel qu'on a réservées" à un coût très élevé pour la communauté.

Pas moins de "douze camions de CRS sont positionnés actuellement devant le bidonville,
au mépris de tout droit car les habitants n'ont pas été prévenus de l'expulsion imminente", a déclaré Saskia Cousin, membre du collectif de soutien au Samaritain.  


France Terre d'Asile a une nouvelle fois laissé faire
sans pousser les cris d'orfraie dont l'association était coutumière avant 2012.

80 familles originaires de Roumanie, soit 300 habitants

Le préfet a satisfait à la requête du maire communiste de la Courneuve
Le campement compte une trentaine d'enfants scolarisés et même une église où officie un pasteur. La semaine dernière, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a d'ailleurs appelé l'État à "prendre en compte la situation des enfants" notamment pour la "prise en charge scolaire", en application de la circulaire Valls du 26 août 2012.
La pétition de 38.700 signatures à ce jour contre l'expulsion n'y a rien fait.


                 Évacuation d'un bidonville rom à La Courneuve par afp 

Mais "la pérennisation du bidonville tel qu'il est structuré n'est pas une solution"
, s'est justifié le maire, Gilles Poux, se prévalant de "la procédure engagée en 2013" et se retranchant derrière le risque sanitaire, comme à chaque fois. Le vice-président de la Conférence des évêques de France a pourtant rappelé le rôle de Médecins du Monde et de la Fondation Abbé Pierre pour faire de ce campement un lieu de vie supportable. 
Le PCF est un spécialiste de l'expulsion de "migrants" au bulldozer:





Le gouvernement se défausse: c'est une demande d’expulsion du maire PCF remonte à 2013
Le campement devait avoir disparu pour la conférence internationale sur le climat, qui se tiendra dans trois mois non loin, au Parc des expositions du Bourget.

Les Rom dispersés dans la nature peuvent toujours postuler auprès de Cambadélis (PS) pour démonter le mobilier de l'université d'été du PS à La Rochelle et assumer la noble tâche du nettoyage du gaspillage socialiste. 

Lien PaSiDupes
: Main d'oeuvre Rom 'low cost' pour l'université d'été PS de La Rochelle


mercredi 5 juin 2013

Encore et toujours des Rom dispersés par la maire de Lille

Les associations entretiennent-elles les flux ?

Nouvelle dispersion d'un camp de Rom mercredi
Le collectif Solidarité Rom et Gens du voyage de Lille-métropole rassemble la Fondation Abbé Pierre, le Cimade et Pastorale des migrants, CCFD Terre solidaire, les Verts, LDH, ATDQM et plusieurs représentants du  Conseil régional

Quelque 200 policiers, dont deux compagnies de CRS, s'étaient déplacées vers 6 heures du matin pour évacuer ce camp occupé à l'origine par 200 personnes, Les associations de soutien à la communauté rom ont-elles fuité ?
Ce matin, il ne restait plus qu'environ 60 Rom. 
Le juge des référés administratifs, saisi par la ville, avait enjoint les Rom installés depuis juin 2011 sur la plaine Winston-Churchill de quitter d'eux-mêmes, avant le 30 avril, ce terrain qui jouxte la voie express autour de Lille.

Le père Arthur avait ressorti sa soutane
Ce prêtre lillois n'est pas le moins du monde traditionnaliste, mais il est un homme des media et mercredi était un grand jour, celui d'afficher ses positions militantes sur le camp. "Aujourd'hui, j'ai l'impression que ça va mal, donc il faut des responsables et ce sont les Roms", a-t-il estimé en des termes que ne renierait pas Mélenchon. "Ils vont partir ? Pour aller où ?" a-t-il interrogé, affirmant que la majorité des enfants du camp étaient scolarisés. Un appel à RESF ?

Le double jeu de la maire de Lille 

Nous sommes tous stigmatisés
Une politique de sédentarisation obligée
Si les familles ne quittent pas le terrain, l'ordonnance prévoit la possibilité d'une expulsion, si besoin avec le concours de la force publique. La ville de Lille avait assuré qu'elle ne mettrait pas à exécution l'ordonnance d'expulsion avant qu'une solution de relogement - prioritaire - ne soit trouvée par la préfecture du Nord, donc le camarade M. Valls. Et très accessoirement C. Duflot, car nul ne sait vraiment au gouvernement à quoi elle s'occupe au ministère du Logement. 

Madame Aubry, épouse Brochen, avocat, par la voix de son avocate, avait brandi un "danger immédiat" pour ces Rom, installés depuis juin 2011 dans des cabanes, sans eau courante ni toilettes, avec un seul groupe électrogène. Me Myriam Traverse avait rappelé que neuf cabanes avaient brûlé en janvier dernier et que le terrain avait été inondé en décembre 2012. Elle avait également évoqué les risques d'accident liés à la proximité d'une voie rapide.

Environ 2 600 Roms sont installés dans une quarantaine de campements dans la région lilloise. 
La maire de Lille semble les attirer.  Et la présidente de Lille Métropole, Martine Aubry, insiste d'ailleurs pour que l'ensemble du territoire soit aussi accueillant qu'elle. Ainsi réclame-t-ele depuis des mois que l'État assure une meilleure répartition des communautés rom à l'échelle nationale   pour alléger le fardeau de l'agglomération et prenne en même temps des mesures permettant leur hébergement dans des conditions décentes.

Le reliquat trouvé sur son camp insalubre correspond-il à la proportion de 
Rom d'origine roumaine et bulgare désireuse d'abandonner leur mode ancestral de vie itinérante ?
Martine Brochen-Aubry parviendra-t-elle à les fixer en France ?