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vendredi 11 septembre 2015

Cohérence: l'ONU fustige la France qui expulse des Rom mais accueille des Syriens à bras ouverts à sa demande

L'ONU fustige les expulsions systématiques de Rom en France

Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme appelle la France à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive".
Evacuation au bulldozer du bidonville rom du Samaritain à La Courneuve (93), à la demande de Gilles Poux, maire PCF qui affirme :
"On ne peut plus gérer les bidonvilles rom"



Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme, le prince jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein, a dénoncé vendredi la politique de Hollande menée par Manuel Valls, deux semaines après l'évacuation contestée de l'un des plus vieux bidonvilles du pays. 



La presse avait pourtant véhiculé les éléments de langage de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur qui assurait que l'expulsion s'était déroulée dans le respect scrupuleux des règles, 




aussitôt salué par l'approbation de France Terre d'Asile, mais par le silence complice d'autres, tels DAL ou aussi RESF qui se montre aux côtés des migrants du Pont Charles-de-Gaulle, ci-dessous...
Sous le pont Charles-de-Gaulle, à deux pas de la gare d’Austerlitz et de lieux branchés comme la cité de la Mode ou le Wanderlust, 175 migrants attendaient sous deux rangées de tente et environ 80 sur des matelas et des tapis de fortune. Ils avaient pénétré sur le sol national, en provenance du Soudan et de la corne de l’Afrique, pour la majorité: Somalie, Ethiopie, Erythrée, Tchad.





"Il apparaît de plus en plus clairement qu'il existe une politique nationale systématique d'expulsions de force des Roms", a affirmé le haut-commissaire dans un communiqué, appelant les autorités françaises à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive".
En fonction depuis le 1er septembre 2014, le prince Zeid Ra’ad Al Hussein est le septième titulaire de ce poste de plus haut dirigeant du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) et le premier asiatique, le premier musulman et le premier arabe à l’occuper.


La France donne du fil à retordre au haut-commissaire jordanien empêtré dans l’affaire des viols commis en Centrafrique par... des soldats français

En pleine tourmente de l’affaire Anders Kompass, l’un de ses adjoints qu’il avait suspendu pour avoir transmis à Paris des informations confidentielles sur des enfants violés par des soldats français en Centrafrique, Zeid Ra’ad al-Hussein est venu s’expliquer devant le personnel au Palais Wilson, le siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Il ne s’est pas assis à la tribune. "N’y voyez pas le signe que j’ai démissionné, en tout cas pas encore", a plaisanté le haut-commissaire, comme il le fait souvent pour dédramatiser les situations les plus inconfortables.
Le diplomate jordanien, ancien ambassadeur de son pays au Conseil de sécurité de l’ONU et membre de la famille royale hachémite, affronte sa pire crise. Depuis qu’il est arrivé à Genève l’été dernier, sa première tâche aura été de couper dans les programmes de l’organisation, pourtant de plus en plus sollicitée par les multiples crises dans le monde.

Le haut-commissaire est la voix des victimes. Ces dernières semaines, Zeid Ra’ad al-Hussein n’a pas hésité à dénoncer les pertes civiles causées par les frappes de la coalition menée par l’Arabie saoudite sur le Yémen, s’attirant les foudres des Saoudiens, ou les crimes d’une milice pro-gouvernementale au Burundi. Pour l’ouverture en juin dernier de la 29e session du Conseil des droits de l’homme, il a rappellé une nouvelle fois les Etats à leurs obligations en matière de respect des libertés. Sans aucun pouvoir de coercition, il ne peut compter que sur sa force de persuasion et son autorité morale.

Le haut-commissariat est aussi secoué par les accusations d’Anders Kompass. Le Suédois, qui a obtenu sa réintégration provisoire au grand dam de son chef, assure qu’il a stoppé les abus contre les enfants. Zeid Ra’ad al-Hussein rétorque qu’il aurait d’abord dû protéger l’identité des victimes.
Le débat s'ouvre sur la manière de traiter les informations, le moment de les rendre publiques ou de les transmettre aux gouvernements concernés, les premiers à pouvoir engager des poursuites.

Au Palais Wilson, les partisans d’Anders Kompass drapent le Suédois dans les habits d’un lanceur d’alerte et soupçonne la bureaucratie onusienne d’avoir voulu étouffer les viols "présumés" commis par les soldats français. Anders Kompass accuse en effet le Français Hervé Ladsous, le sous-secrétaire général des Nations unies responsable des opérations de maintien de la paix, d’avoir réclamé sa tête.

Zeid Ra’ad al-Hussein a pour lui sa réputation d’intransigeance contre les abus sexuels commis par les Casques bleus. Chargé d’enquêter par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, il avait rendu un rapport marquant qui prône la tolérance zéro. "Personne n’a le monopole de l’indignation", déclarait-il récemment devant les media, dans une allusion à Anders Kompass. Le Suédois est toujours visé par une action disciplinaire. Une autre enquête, beaucoup plus large, a été ouverte par Ban Ki-moon pour examiner la gestion par l’ONU des viols en Centrafrique.
En attendant les résultats de ces deux procédures, aucun diplomate ne s’en prend ouvertement au haut-commissaire, arrivé à Genève avec une image flatteuse. Tout au plus certains dénoncent des erreurs de communication.
L’organisation est aussi en pleine réorganisation. 
Zeid Ra’ad al-Hussein veut délocaliser une partie du personnel à Addis-Abeba, Dakar, Bangkok ou Amman. La division dirigée par Anders Kompass sera la première concernée par ces mesures d’économie. Le haut-commissaire a prévenu le personnel que la délocalisation annoncée en territoires musulmans (ou bouddhiste: Ban Ki-moon est Coréen) n'est pas négociable : "L’organisation va changer et le mieux est que vous vous y prépariez mentalement plutôt que d’être dans le déni."


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