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vendredi 4 septembre 2015

Mazerolle découvre que la presse est désormais soumise à la censure de la diversité

Des internautes reprochent les questions naturelles de Mazerolle à la nouvelle ministre du travail

Le procès d'intention de la presse à certains d'entre eux: chasse aux sorcières ?

M. el Khomri, sous l'étroite surveillance
de M. Valls et F. Hollande, visiblement tendus
"Elle est attendue au tournant", reproche d'emblée le HuffPost à son confrère. Myriam El Khomri, tout juste nommée ministre du Travail pour remplacer François Rebsamen, va devoir faire ses preuves à ce poste-clé. Bien que " benjamine du gouvernement" -et inexpérimentée, quoi qu'en disent les personnes bien informées de l'entourage élyséen- relayée par la presse en service commandé, elle a accepté  ce portefeuille alors que le chômage touche près de 6 millions de personnes, toutes catégories confondues. Sa première faute aura été de se croire les épaules plus solides que Rebsamen et  Sapin-le-roi-des-forêts de chômeurs, avant lui.
Réduire le chômage et réformer le Code du travail. Tels sont les défis qui attendent la nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri. Aux camarades à qui elle a été préférée, A. Vidalies, S. Le Foll ou Pruneau Le Roux, garde-chiourme des députés PS, et aux lucides qui expriment leur légitime surprise à cette nomination surprise, ès-qualité de proche de François Hollande, et qui doutent du bienfait d'un tel parrainage, elle répond : "Je ne suis pas un poids lourd, mais j'ai une légitimité qui vient du terrain". Et c'est justement ce qui, selon elle, fait sa force. Mais cette expérience du terrain est partagée par tant d'autres qu'on comprend bien qu'elle a accepté de se sacrifier en rendant service et qu'elle sera la chose des techniciens du ministère.

La nomination par défaut et de la dernière heure
Lundi matin, rien n'était fait, le soir venu, les Français étaient stupéfaits. 
Invitée sur RTL ce jeudi 3 septembre, Myriam El Khomri a été d'abord interrogée sur "ses origines" ou son parcours, comme il se devait, puisqu'elle est inconnue du plus grand nombre, tandis que son nouveau poste n'est en revanche que trop connu et sur son carnet de route. Olivier Mazerolle, qui a succédé à Jean-Michel Aphatie à la rentrée, lui pose cette première question: "Vous dites, je suis Marocaine par mon père. Ça donne quel trait de caractère?". Savoir quel plus sa part de Maghreb apporte au gouvernement est une question utile. Elle y répond sans sourciller "chaleureuse". Même question avec sa mère, Bretonne, dont elle dit avoir hérité le côté "tenace". Ca reste à voir, mais rien de choquant.

La toute nouvelle ministre a ensuite [le  ] droit à une question sur son patronyme: ce nom n'est pas encore typiquement breton, en effet. "Alors vous avez décidé de faire carrière sous votre nom de jeune fille, alors que vous auriez pu vous présenter avec votre nom de femme mariée. Votre mari est un Bordelais pur sucre. Pourquoi ? Parce que c'est important de montrer qu'en France quand on s'appelle El Khomri, on peut réussir tout aussi bien que, je ne sais pas moi, Marcelline Dupont ?", lui suggère le journaliste, pour preuve de sa compréhension, évoquant Claudine Dupond, sa coreligionnaire franco-marocaine du gouvernement.
Ces questions sont celles que se posent les Français mais que le journaliste de RTL n'aurait pourtant pas le droit de poser?

Blasée ou consciente, Myriam El Khomri répond qu'elle a eu "une vie avant de me marier". "J'ai eu une vie politique, j'ai été élue à Paris et adjointe au maire de Paris. Il m'a semblé important de conserver [mon nom, mais on ne comprend toujours pas pourquoi, à la différence de Najat Vallaud-Belkacem]. Beaucoup de femmes mariées conservent leur nom de jeune fille. Qu'on s'appelle El Khomri ou non. Pour moi c'est important de pouvoir conserver mon nom, surtout que j'avais commencé ma carrière politique avant", a-t-elle répété, sans avancer dans la justification. Après cela, elle s'agace des conséquences de son propre choix: "Quand on me voit arriver, on ne voit que mes origines marocaines." Ni plus ni moins que les origines françaises au Maroc, mais il est vrai qu'aucun de nos émigrés ou 'expatriés' (réfugiés?) n'est ministre du roi Mohamed VI: cherchez d'où monte le "relent de racisme" !...
VOIR et ENTENDRE un montage polémique dû au HuffPost:

Ces deux premières questions semblent avoir heurté certains auditeurs

Bien que Twitter ne soit pas une référence, la presse monte en épingle des messages dénonçant un supposé "relent raciste", selon l'expression consacrée.

Stéphanie Vovor:

Le journaliste a-t-il posé la question que suggère ce tweet ?

VOIR et ENTENDRE maintenant si BFMTV fait mention de cette origine franco-marocaine reprochée à Olivier Mazerolle:

Il est temps de
VOIR et ECOUTER l'original qui provoque cette polémique artificielle:

Myriam El Khomri : "je suis de l'école Bertrand... par rtl-fr

La polémique aura permis à Valls à se mettre au clair
Lors du remaniement d'août 2014, le premier ministre avait écorché le nom de sa secrétaire d'État, la rebaptisant 'Myriam El Kawi'.
Aujourd'hui, il ne se plaint pas du nombre de franco-marocains au gouvernement (et à la tête des mosquées). Or, en juin 2009, lorsqu'il était maire d'Evry, il s'inquiétait de la proportion  croissante de "personnes de couleur" et de "l'image qu'elles donnent de la ville": "Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos," avait-il réclamé.


Les polémistes en réclament-ils encore?

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