POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est compétence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est compétence. Afficher tous les articles

vendredi 4 septembre 2015

Mazerolle découvre que la presse est désormais soumise à la censure de la diversité

Des internautes reprochent les questions naturelles de Mazerolle à la nouvelle ministre du travail

Le procès d'intention de la presse à certains d'entre eux: chasse aux sorcières ?

M. el Khomri, sous l'étroite surveillance
de M. Valls et F. Hollande, visiblement tendus
"Elle est attendue au tournant", reproche d'emblée le HuffPost à son confrère. Myriam El Khomri, tout juste nommée ministre du Travail pour remplacer François Rebsamen, va devoir faire ses preuves à ce poste-clé. Bien que " benjamine du gouvernement" -et inexpérimentée, quoi qu'en disent les personnes bien informées de l'entourage élyséen- relayée par la presse en service commandé, elle a accepté  ce portefeuille alors que le chômage touche près de 6 millions de personnes, toutes catégories confondues. Sa première faute aura été de se croire les épaules plus solides que Rebsamen et  Sapin-le-roi-des-forêts de chômeurs, avant lui.
Réduire le chômage et réformer le Code du travail. Tels sont les défis qui attendent la nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri. Aux camarades à qui elle a été préférée, A. Vidalies, S. Le Foll ou Pruneau Le Roux, garde-chiourme des députés PS, et aux lucides qui expriment leur légitime surprise à cette nomination surprise, ès-qualité de proche de François Hollande, et qui doutent du bienfait d'un tel parrainage, elle répond : "Je ne suis pas un poids lourd, mais j'ai une légitimité qui vient du terrain". Et c'est justement ce qui, selon elle, fait sa force. Mais cette expérience du terrain est partagée par tant d'autres qu'on comprend bien qu'elle a accepté de se sacrifier en rendant service et qu'elle sera la chose des techniciens du ministère.

La nomination par défaut et de la dernière heure
Lundi matin, rien n'était fait, le soir venu, les Français étaient stupéfaits. 
Invitée sur RTL ce jeudi 3 septembre, Myriam El Khomri a été d'abord interrogée sur "ses origines" ou son parcours, comme il se devait, puisqu'elle est inconnue du plus grand nombre, tandis que son nouveau poste n'est en revanche que trop connu et sur son carnet de route. Olivier Mazerolle, qui a succédé à Jean-Michel Aphatie à la rentrée, lui pose cette première question: "Vous dites, je suis Marocaine par mon père. Ça donne quel trait de caractère?". Savoir quel plus sa part de Maghreb apporte au gouvernement est une question utile. Elle y répond sans sourciller "chaleureuse". Même question avec sa mère, Bretonne, dont elle dit avoir hérité le côté "tenace". Ca reste à voir, mais rien de choquant.

La toute nouvelle ministre a ensuite [le  ] droit à une question sur son patronyme: ce nom n'est pas encore typiquement breton, en effet. "Alors vous avez décidé de faire carrière sous votre nom de jeune fille, alors que vous auriez pu vous présenter avec votre nom de femme mariée. Votre mari est un Bordelais pur sucre. Pourquoi ? Parce que c'est important de montrer qu'en France quand on s'appelle El Khomri, on peut réussir tout aussi bien que, je ne sais pas moi, Marcelline Dupont ?", lui suggère le journaliste, pour preuve de sa compréhension, évoquant Claudine Dupond, sa coreligionnaire franco-marocaine du gouvernement.
Ces questions sont celles que se posent les Français mais que le journaliste de RTL n'aurait pourtant pas le droit de poser?

Blasée ou consciente, Myriam El Khomri répond qu'elle a eu "une vie avant de me marier". "J'ai eu une vie politique, j'ai été élue à Paris et adjointe au maire de Paris. Il m'a semblé important de conserver [mon nom, mais on ne comprend toujours pas pourquoi, à la différence de Najat Vallaud-Belkacem]. Beaucoup de femmes mariées conservent leur nom de jeune fille. Qu'on s'appelle El Khomri ou non. Pour moi c'est important de pouvoir conserver mon nom, surtout que j'avais commencé ma carrière politique avant", a-t-elle répété, sans avancer dans la justification. Après cela, elle s'agace des conséquences de son propre choix: "Quand on me voit arriver, on ne voit que mes origines marocaines." Ni plus ni moins que les origines françaises au Maroc, mais il est vrai qu'aucun de nos émigrés ou 'expatriés' (réfugiés?) n'est ministre du roi Mohamed VI: cherchez d'où monte le "relent de racisme" !...
VOIR et ENTENDRE un montage polémique dû au HuffPost:

Ces deux premières questions semblent avoir heurté certains auditeurs

Bien que Twitter ne soit pas une référence, la presse monte en épingle des messages dénonçant un supposé "relent raciste", selon l'expression consacrée.

Stéphanie Vovor:

Le journaliste a-t-il posé la question que suggère ce tweet ?

VOIR et ENTENDRE maintenant si BFMTV fait mention de cette origine franco-marocaine reprochée à Olivier Mazerolle:

Il est temps de
VOIR et ECOUTER l'original qui provoque cette polémique artificielle:

Myriam El Khomri : "je suis de l'école Bertrand... par rtl-fr

La polémique aura permis à Valls à se mettre au clair
Lors du remaniement d'août 2014, le premier ministre avait écorché le nom de sa secrétaire d'État, la rebaptisant 'Myriam El Kawi'.
Aujourd'hui, il ne se plaint pas du nombre de franco-marocains au gouvernement (et à la tête des mosquées). Or, en juin 2009, lorsqu'il était maire d'Evry, il s'inquiétait de la proportion  croissante de "personnes de couleur" et de "l'image qu'elles donnent de la ville": "Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos," avait-il réclamé.


Les polémistes en réclament-ils encore?

mercredi 2 septembre 2015

Myriam el-Khomri, nouvelle ministre du Travail par défaut

Une nomination qui  témoigne du désintérêt du pouvoir pour le chômage

Elle accepte le poste dont personne ne voulait 

Benjamine du gouvernement, ça ne suffit pas ! Ex-secrétaire d’Etat "pragmatique et optimiste" à la Ville, ce n'est pas une compétence. Elle a fait ses premières armes à la mairie de Paris, en charge de la Sécurité, mais que connaît-elle du monde du travail et de l'emploi?  Cette nomination n'est pas faite pour redresser l'image de bras-cassés des ministres concentrés dans le gouvernement Valls par un orfèvre en la matière. 

La presse (L'Express, avec l'AFP: il faut bien être deux!) nous rapporte des fadaises 
"Ce jour de remaniement, elle achetait des chaussures en promotion au BHV, quand son portable a sonné. Dans le vacarme des annonces commerciales, elle captait un mot sur deux. C’était Manuel Valls : "Je te passe le Président." François Hollande : "Un sujet… important… il va falloir beaucoup travailler." Difficile de dire non, dans de telles circonstances, surtout lorsqu’on s’attend à tout, sauf à devenir secrétaire d’Etat à la politique de la Ville." Une entrée marquée du sceau de la modestie: cette adjointe à la mairie de Paris est bien mal payée si elle achète ses chaussures en promotion. Mais, c'est sûr, on va s'identifier à cette inconnue dans les cages d'escalier du 18e de Paris. Signe funeste: le jour même de sa promotion de secrétaire d'Etat à ministre, un incendie criminel fait 8 morts dans son arrondissement... 
     
"Au journal de 20 heures, Valls a écorché son nom. La nuit suivante, Myriam el-Khomri n’a pas fermé l’œil": Marie Simon partageait-elle son intimité ?...  "Je n’aime pas quand tout va hyper-vite; on ne maîtrise rien", raconte-t-elle à qui veut l'entendre. Née quelques jours après Najat Vallaud-Belkacem, elle est la benjamine du gouvernement, son titre de gloire.
Juste après le coup de fil du BHV, Anne Hidalgo reçoit un appel de Manuel Valls dans son bureau de l’Hôtel de Ville. François Lamy, qui a déjà fait le job sous Jean-Marc Ayrault, a refusé. A défaut de compétence, le Premier ministre cherche des "visages nouveaux" pour remplacer "Najat", sa co-rilégionnaire  franco-marocaine, et pense à Myriam, son adjointe à la Sécurité, la Politique de la ville et l’Intégration. La maire de Paris fait la grimace, raconte encore la journaliste-romancière. Myriam el-Khomri, son 'shérif', son alliée dans les quartiers sensibles, est un pilier [pas moins] de la mairie. Porte-parole de sa campagne, enceinte jusqu’aux yeux, elle a fait un boulot parfait [Elle a toutes les qualités]. Anne Hidalgo s’attendait à voir partir un membre de son équipe, mais pas Myriam el-Khomri, plus connue à Paris qu’au PS, associée à aucun courant ou chapelle socialiste, explique la journaliste mandatée au panégyrique de la promue.  Beaucoup pariaient sur Christophe Girard, l’ex-adjoint à la culture de Bertrand Delanoë, ou sur Christophe Caresche, conseiller et député de Paris. 
Myriam el-Khomri, la suppléante de Christophe Caresche, redoutait cette hypothèse depuis son retour de vacances en Bretagne : "Il va falloir que j’aille à l’Assemblée… je suis bien à la mairie de Paris", assurait-elle à des proches, dont probablement la journaliste de L'Express. Plus fort que députée, la voilà secrétaire d’Etat, s'émerveille Marie Simon. En porte-à-faux avec Hidalgo, son modèle depuis toujours [mais sans toutefois appartenir à son courant, celui de Martine Aubry, celui des frondeurs]: "Je lui ai tout pris : son bon sens, sa façon de mettre les mains dans le cambouis et son obstination à bosser, bosser, bosser", explique pourtant El-Khomri.
Il y a quelques semaines, elle se bagarrait encore avec la ministre de la Ville, Vallaud-Belkacem, pour maintenir certains quartiers parisiens dans le dispositif des quartiers sensibles. Désormais, elle va devoir ramener les chômeurs dans les entreprises... La journaliste est intarissable et poursuit. "A elle, solidaire d’un gouvernement qui mégote sur les budgets alloués aux communes, de faire appliquer la loi. Avec Hidalgo, "il va y avoir des débats", reconnaît-elle, toute chiffonnée [sic], selon L'Express. "Je n’ai aucune inquiétude, elle va s’en sortir très bien, assure la députée PS Annick Lepetit", qui lui a fait faire ses premiers pas en politique, avant Daniel Vaillant qui revendique aujourd'hui son initiation. "C’est une optimiste, toujours contente et efficace, quelle que soit la fonction qu’elle occupe." Elle est servie, mais les demandeurs d'emploi le sont-ils?
Anne Hidalgo, qui a déjà refusé plusieurs ministères, devra ravaler sa contrariété, brode la romancière de L'Express. "Elle est triste, raconte un proche de l’Hôtel de Ville, elle adore Myriam.

Dans son petit palais de la rue Saint-Dominique, encore empreint des effluves du passage de Vallaud-Belkacem, El-Khomri a trouvé ses marques, mettant dans sa poche collaborateurs et personnel. Cette "fille un peu à part", selon un ami, n’est ni dogmatique, ni idéologue, ni perchée sur le nuage de ses ambitions. "Elle est pragmatique, très efficace et extrêmement sympathique", résume Bruno Julliard, premier-adjoint à Paris qui s'y connaît en femmes et ne lui trouve aucun défaut. Une humaniste [il ne manquait plus que cela!] qui, dans une assemblée officielle, peut prendre le parti des prostituées, "ces êtres humains qui souffrent quand elles font des pipes à 5 euros". Un  ange passe...

Myriam El-Khomri habite un appartement du XVIIIe arrondissement parisien avec un mari informaticien "qui ne fait pas du tout de politique" et leurs deux filles. A 18 ans, elle se voyait comédienne ou écrivaine. Ca tombe bien, elle est socialiste. Devant le photographe de Libération, elle improvise, se met à déclamer le conte de la princesse Gwënaelle, une histoire d’elfes et de korrigans. "Je suis métis, à moitié bretonne", précise-t-elle justement en souriant, habituée à son petit effet. Sauf que les arabes sont des Blancs et que ce métissage est une coquetterie qui n'a pas de sens, sauf à vouloir mettre du racisme partout dans la société française. 
Longtemps, chez les El-Khomri, les vacances ont suivi le méridien familial : Tanger - Ploudalmézeau, 2.149 kilomètres en Peugeot 504, les trois enfants derrière et les pare-chocs au ras du sol. Une scène estivale encore familière aujourd'hui sur nos autoroutes, avec galeries de voitures débordantes de matériel en partance pour le Maghreb Une seule étape à Niort, la patrie des fonctionnaires : "On visitait les magasins de la Camif, mais c’était toujours trop cher." Sa mère était prof d’anglais, son père a fait beaucoup de métiers, avant d’ouvrir une boutique de reprographie à Bordeaux. Ils se sont connus à Lille, quand il était plongeur. Ils ont eu leurs enfants à Tanger, quand elle était en coopération. Souvenirs ensoleillés, joyeux, confortables, commente la journaliste lyrique. "La vie était simple", raconte El-Khomri.

Aptitudes requises ? Oratoires...

La sous-ministre de la Ville regrette seulement de ne pas avoir appris l’arabe
C'est devenu indispensable pour appartenir à un gouvernement socialiste ?Fière de ses origines (bretonnes?), elle a gardé son nom et n’utilise celui de son mari Loïc, "Bordelais à 100%", seulement quand elle commande des pizzas, pour éviter qu’on écorche son patronyme, comme l’a fait Valls. L'Express n'a pas grand chose à envier à Closer ! A l’âge du collège, elle a connu les premières blagues racistes. La dernière est un tweet, le jour de sa nomination : "Myriam el-Khomri rejoint la planète des singes." Il doit en rester la trace, à moins que ce ne soit une autre des divagations de la journaliste. 
Les Marocains seraient racistes, apprend-on à la lecture de L'Express... Pas facile non plus pour une Bretonne de vivre à Tanger. Un jour, sa mère "en a eu marre" et a décidé de rentrer. La famille s’est installée à Thouars, Deux-Sèvres, sans le père. Les mères isolées, ça existe plus que fréquemment. D'autant qu'on y trouve son compte.

Rien ne nous est épargné. "Bonne élève, Myriam goûte au pouvoir, chef de classe sans avoir eu à se présenter." Combien de chefs de classe vont postuler à la Ville d'ici 2017 ?

Ensuite, c’est Bordeaux. Boursière, elle "bosse" à mi-temps pour payer ses études. Une activité qui n'est pas réservée aux Franco-marocaines. Elle fera aussi le conservatoire de théâtre, qu’elle abandonnera au bout de cinq ans. A la fac, elle retrouve Loïc, un copain de lycée, chante du reggae et joue du synthé. Ensemble, ils montent à Paris, se marient et auront deux filles. De leurs débuts, El-Khomri se souvient surtout des petits boulots, banque, vente, malgré un CV universitaire long comme le bras. Sans exagération: un DESS peut toutefois épater une journaliste de L'Express, surtout si la diplômée a déjà deux enfants... Tous les socialistes un peu limités s'en sont pourtant fait délivrer un par la fac du coin où ils militent. Exception faite, notoire, de Benoît Hamon ou ...Manuel Valls. "J’ai fait l’hôtesse d’accueil à Villepinte, où tout ce qu’on vous demande est d’assortir le rouge à lèvres aux chaussures !" Humiliant ? 

A 23 ans, elle décroche un stage chez Claude Bartolone, alors ministre délégué à... la Ville et se retrouve bras droit d’Annick Lepetit, maire du XVIIIe arrondissement. "Son pragmatisme, son sourire, son autorité font merveille dans les quartiers", ce dont s’est souvenu Valls, qui l’a croisée quand il était à l’Intérieur.
En 2008, elle se rapproche de Delanoë, qui la prend comme adjointe. A 30 ans, la carrière de Myriam el-Khomri est lancée, sans qu’elle sache où elle atterrira. Un ami anonyme, qui travaille dans un cabinet ministériel : "Humainement, c’est l’inverse des politiques actuels. Pas une tueuse, pas une roublarde, elle est sincère." Un autre ami, tout aussi inventé et un peu psychologue estime que "l’absence d’ambition affichée peut être une forme très forte d’ambition."  

De ce fatras de sottises qui donne peu envie de s'abonner au magazine capable d'écrire autant de fadaises,
on retiendra que n'importe qui peut être ministre. Pas besoin d'être Français et compétent.
Le poste de ministre est purement politique et oral. Inutile d'être un technicien: les experts sont fournis avec !

 

vendredi 9 mai 2014

L'épouse d'Aquilino Morelle quitte ses fonctions au ministère de la Culture

La république des copains se dépeuple

Charrette de pique-assiettes ou non-cumul familial
Laurence Engel,
épouse A. Morelle
Laurence Engel, directrice de cabinet d'Aurélie Filippetti, quitte-t-elle ses fonctions, de son plein gré?  Victime du limogeage de l'ancien conseiller politique de Hollande, l'épouse doit rejoindre son corps d'origine, la Cour des comptes. 

Qu'en pense Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes?
Ce départ, dévoilé mercredi 7 mai par le journal Les Echos à la veille d'un jour férié où sommeille la presse, est confirmé Rue de Valois : "Laurence Angel a besoin de prendre du champ pour des raisons personnelles et devrait partir la semaine prochaine", commente la patronne.  Elle pourrait être remplacée par Jean-François Collin, actuel secrétaire général du ministère de la Culture.

Un mensonge de plus
Enarque, ancienne directrice des affaires culturelles de la ville de Paris sous Delanoë et nommée par A. Filippetti au ministère de la Culture en mai 2012, Laurence Engel,  est l'épouse d'Aquilino Morelle, collaborateur de François Hollande contraint à la démission le 18 avril après les révélations sur d'éventuels conflits d'intérêts par le site d'informations Mediapart. "La disgrâce de son mari l'a beaucoup secouée, elle est fatiguée de ce tourbillon et elle a besoin de se recentrer sur sa famille et ses trois enfants", raconte un anonyme du ministère.

Filippetti, maquillée
comme une porte de WC
Laurence Engel n'aurait pas été choisie mais plutôt imposée à la nouvelle ministre de la Culture, dit-on aujourd'hui. Aurélie Filippetti aurait préféré recruter Agnès Saal, numéro deux du centre Pompidou, récemment nommée présidente de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), en remplacement de Mathieu Gallet nommé à la tête de Radio France.
Par une lettre datée du 10 janvier 2011, Jérôme Royer, maire PS de Jarnac (lieu de naissance de François Mitterrand) et membre de l’association Anticor, a saisi le Service central de prévention de la corruption (SCPC) afin qu’il émette un avis sur la nomination de Mathieu Gallet à l’INA, au motif que celle-ci n’avait pas été soumise à l'approbation de la Commission de déontologie de la fonction publique et constituait une "prise illégale d’intérêts". Or, cette saisine était obligatoire. En effet, un membre de cabinet ne peut exercer pendant trois années une responsabilité dans une entreprise dont il a eu la tutelle. L'enquête est cependant classée sans suite en 2012, bien que l'association Anticor déclarera, en février 2014, se réserver le droit de se porter partie civile, comme elle l'a d'ailleurs fait en revanche dans une autre situation similaire, mais c'est l'affaire Perol...

Une mise au placard

Laurence Engel avait le soutien de David Kessler, conseiller à la culture et à la communication à l'Elysée et ancien membre, comme elle, de l'équipe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, mais la femme d'Aquilino Morelle avait été placée sous tutelle. "La ministre et Laurence s'entendent très bien. Sans l'affaire Aquilino Morelle, elle serait restée", affirme-t-on au sein du Cabinet d'Aurélie Filippetti.

Une vilaine histoire a en effet refait surface 
Les goûts bling-bling du couple vertueux n'était un mystère pour personne. Quand Aquilino Morelle se fit épingler pour sa collection de chaussures de luxe qu'il faisait cirer aux frais de la princesse dans un salon spécialement réquisitionné de l'hôtel de Marigny attaché à l'Elysée, les mémoires ont repris du service pour évoquer le pot de départ de la dame. Organisé par la mairie de Paris dans le Musée Carnavalet, ce cocktail avait mobilisé plusieurs agents municipaux et avait suscité l'ire de la CGT qui dénonçait, en juillet 2012, "un grand moment de privilèges et de connivence".

Aucune compétence spécifique de la fonction

Le limogeage de Laurence Engel intervient en pleine polémique sur le retard de la réouverture et la direction contestée du musée Picasso. Son nom avait récemment été cité parmi les possibles candidats à la succession d'Anne Baldassari, la présidente contestée du musée. "C'est une absurdité dans la mesure où les statuts de ce musée obligent à nommer pour des compétences scientifiques, or, Mme Engel n'est ni conservatrice ni historienne de l'art, explique un anonyme proche du dossier. Même si le ministère ne s'y est pas très bien pris dans cette affaire, le départ de Laurence Engel n'a rien à voir avec le musée Picasso," assure pourtant le commentateur inconnu.

Par ailleurs, la directrice de cabinet avait fait venir Rue de Valois des proches de la mairie de Paris, notamment sa meilleure amie, Romane Sarfati, ci-contre à gauche, au poste de conseillère chargée des arts plastiques. 

La copine n'est autre que l'épouse de Frédéric Olivennes, 46 ans (ci-contre), directeur de la communication extérieure de France TélévisionsS'étonnera-t-on que Le Monde taise qu'il est le frère de Denis Olivennes, PDG d'Europe 1 et ancien directeur général de Radio Classique, de 2004 à 2008, que Frédéric Olivennes avait été nommé directeur de la station Nostalgie en avril 2010, mais débarqué de la station quelques mois plus tard, début 2011.

Romane Sarfati-Olivennes s'est récemment portée candidate à la direction de la Manufacture de Sèvres.
Laurence Engel partie, cette candidature pourrait être remise en cause. Ce qui nous éloigne encore un peu plus du cas Engel-Morelle, mais n'est-ce pas l'objectif de la presse qui soutient la république des copains et des coquins?

A noter le nombre d'épouses qui ne portent pas le nom de leur mari dans la haute fonction publique et alentours...

dimanche 5 janvier 2014

Guerre des sondages: le président est-il ..."sympathique" ? interroge BVA pour Le Parisien

"Sympathique", positivent les flatteurs imbéciles, 
mais pas assez président

L'idée serait venue à l'Elysée, à propos du ...pape François


56% des sondés par BVA pour Le Parisien jugent le président "sympathique" et "proche des gens". 
Seuls 31% de ses victimes ont en revanche un jugement positif sur sa "compétence"... 

C'est la
réaction de BVA-Le Parisien, les 2 et 3 janvier 2014, à l'enquête de l'IFOP pour Dimanche Ouest France, des 20 et 21 décembre 2013. Un sondage que Le Parisien (groupe Amaury) s'est empressé de commander avant que son numéro ne passe de 1,05 à 1,10 euro à Paris et de 90 centimes à 1 euro en province (Aujourd'hui en France) le 1er janvier et que ses lecteurs -indignés de tant de bassesse- n'ont pas tous changé de trottoir.

Ironie de la mascarade, 
c'est aussi une commande inspirée d'un autre sondage BVA - par internet en date des 17 et 18 décembre - publié en décembre par Le Parisien dimanche et Aujourd'hui-en-France. 
Cette photo n'est pas un montage:
le Saint Père  a une manière décapante de
commun
iquer 
(6 novembre 2013)
Neuf mois après son élection, le pape François jouit d'une popularité exceptionnelle auprès des Français, avec 85% de bonnes opinions. Les qualificatifs élogieux proposés pour le souverain pontif rappellent étrangement ceux de l'opération montée au profit de F. Hollande: proche des gens et sympathique (86%) ! Mais BVA-Le Parisien ont su arrêter la comparaison à temps: le pape François est "honnête" (84%), "modeste" (83%), "généreux" (82%), "courageux" (81%), "tolérant" (79%), "convaincant (77%) et "visionnaire" (58%).

A la différence du Souverain pontif, le président laïc n'est pas fiable
Seulement 37 % jugent courageux le locataire de l'Elysée, 31 % compétent et 26 % capable de prendre les décisions qui s'imposent.

Or, BVA Opinion
est dirigé par un ancien de l'IFOP, Michel Brulé, auteur d'un ouvrage, L'Empire des sondages, Transparence ou manipulation... Quant au Parisien, le groupe Lagardère a déjà retiré ses billes, cédant en avril 2013 pour 91,4 millions d'euros la participation de 25% qu'il détenait dans l'entreprise.

Côté popularité, la même étude note que seuls 27% des Français ont une bonne opinion du président.  Le critère de la popularité reste la bouée de sauvetage de 67% des sympathisants de gauche qui s'accrochent tout de même à François Hollande. Tant qu'aucun concurrent ne se déclare au PS.

Ne nous laissons pas abuser,  
la cote de popularité du président est au plus bas

Quel que soit le biais retenu par la presse, François Hollande a toutefois un problème majeur: son manque de ..."présidentialité", néologisme de sondeur scientifique, mais "à en croire cette étude", doute encore un journaliste anonyme de L'Express.

Seuls 31% des Français ont un jugement positif sur la "compétence" de Hollande, affirme le sondage. Ils étaient encore 46% en janvier 2013. Même dégradation d'image sur le plan de la "capacité à prendre des décisions qui s'imposent": seuls 26% des sondés le jugent apte alors qu'ils étaient 48% il y a un an. "Il prend le risque de passer pour le président de l'impuissance et du manque d'autorité", juge BVA. 
seulement 37 % le jugent courageux, 31 % compétent et 26 % capable de prendre les décisions qui s'imposent.

Sympathique, mais menteur 
Les sondés ne sont que 24 % à estimer qu'il dit la vérité aux Français et qu'il sait où il va et 15 % qu'il est solide et a de l'autorité. Au total, 71 % des personnes interrogées disent avoir une mauvaise opinion de François Hollande contre seulement 27 % d'un avis contraire.

Défiance sur l'emploi, la dette, les impôts
Seul un Français sur quatre (25%) lui fait confiance pour redresser la courbe de l'emploi, soit  72 % à ne pas faire confiance au chef de l'État alors qu'il avait élevé le chômage au rang de priorité numéro un lors ses voeux du 31 décembre aux Français. 

La même défiance est enregistrée pour la dette et les déficits publics (71 %) ou les impôts (74 %).


La politique de la gauche contre la dette et les déficits publics les laisse également sceptiques.
Le Point tente bien de terminer sur un point positif
La république YMCA fait reculer les terroristes
"Seul domaine où Hollande surnage du fait des interventions au Mali ou en Centrafrique, celui de la politique étrangère", note Le Parisien. Mais tout est relatif et même en en Afrique, jusqu'ici secteur où François Hollande aurait montré le plus de détermination et d'autorité aux dires de la presse, 53 % des sondés disent ne pas lui faire confiance.

Enquête BVA réalisée par téléphone et Internet auprès d'un échantillon de 971 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, les 2 et 3 janvier 2014

Malgré les efforts désespérés de la presse en demande d'aides de l'Etat, peut-on conclure sans parti-pris que tous les sondages convergent vers la même conclusion: les Français en ont plus qu'assez du bouffon de l'Elysée et de sa bande de branquignols.

jeudi 20 juin 2013

Affaire Bettencourt: la Cour de cassation donne carte rose au juge Gentil

Syndrome Hollande à l'Elysée: la Cour de Cassation devient incompétente en tout

De la fraude fiscale de Jérôme Cahuzac, son ministre du Budget, le président Hollande dit ne pas avoir été informé

à la différence de toutes les personnes bien informées du paysage politique. 

Un mensonge d'Etat
en date du 3 avril, devant la France entière, comme le confirme Alain Zabulon devant la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac à l'Assemblée. Mediapart ne bronche pas... A la tête du PS, Hollande découvrait à mesure les fraudes de tous les élus socialistes poursuivis en justice. La politique de l'autruche lui réussisait aussi bien qu'à Martine Aubry, qui n'avait jamais eu le temps de prendre connaissance de ce qui était pourtant sur la place publique: l'innocence sied à merveille au socialiste.

La vertu aussi, car ils clament à chaque fois leur indignation: ainsi Hollande s'est-il dit "stupéfait" quand Cahuzac est passé aux aveux et "en colère", surtout, car ce n'est pas à lui en effet que la conscience imposerait jamais l'idée d'avouer quoi que ce soit ! DSK nie d'avoir tenté de suborner la jeune Tristane Banon, Hollande lui conserve son amitié, bien que son déréglement sexuel ait été de notoriété publique. Guérini n'avoue rien, Hollande le garde. Mais que dire de la Cour de Cassation.


Contamination au sommet des institutions


Les derniers recours judiciaires se sont déclarés incompétents sur la question du dessaisissement des juges d'instruction de l'affaire Bettencourt. Les avocats des mis en examen vont porter une requête en récusation, cette fois devant la cour d'Appel de Bordeaux.
Dans l'affaire Bettencourt, La Cour de cassation refuse de se prononcer 
Cette reculade ne renforce pas la position de la triade menée par le juge Jean-Michel Gentil. Les juges d'instruction sont-ils, avec leurs syndicats, les seuls mâitres de la Justice ?  La Cour de Cassation s'est lavée les mains du dessaisissement du cow-boy de Bordeaux et de ses adjointes, Valérie Noël et Cécile Ramonatxo. Que la femme de Jean-Michel Gentil soit vice-procureur au tribunal de grande instance de Bordeaux ne l'interpelle pas non plus.

La Cour de Cassation ne dispose-t-elle pas du "faisceau d'indices convergents" dont se targue en revanche le justicier de Bordeaux contre sa proie, Nicolas Sarkozy, mis en examen ? Les avocats d'une partie des mis en examen, dont le conseil de l'ancien chef de l'Etat, avaient déposé une requête en suspicion légitime contre la juridiction d'instruction, à la suite de la révélation des liens de proximité entre le juge Gentil et l'une des expertes clés du dossier, Sophie Gromb, témoin de mariage du magistrat en 2007. Les juges administratifs n'y voient rien de suspect, pas plus que le conseil de l'Ordre des médecins à un certificat de complaisance.

La haute juridiction a botté en touche


Le juge tacle mais l'arbitre du 5 quai de l'Horloge se retranche derrière un argument juridique dont cette Cour use et abuse, puisqu'elle a déjà évoqué dans le dossier des prothèses mammaires. Au final, a-t-elle un quelconque pouvoir de décision ? Elle estime à nouveau que les griefs des mis en examen portent sur la question de la partialité des juges eux-mêmes, et que dans ce cas, selon les textes, c'est devant le premier président de leur Cour qu'ils doivent porter leurs doléances.

Le Premier président de la Cour de cassation n'était-il pas sorti de l'anonymat en moquant le Garde des Sceaux, Dominique Perben, à propos des dérives de la justice niçoise. Vincent Lamanda ne s'est-il pas à nouveau médiatisé par son opposition au président de la République Nicolas Sarkozy, en février 2008, quand la Cour de cassation refusa que la loi sur la rétention puisse s'appliquer rétroactivement. Le quotidien Libération avait commenté cette opposition venant d'un "magistrat classé à droite". Un étiquette que ce palmarès actualisé ne confirme toujours pas.   


Vers une requête en récusation d'un réseau de copains

Les sept avocats ne sont pas démobilisés penant toutes ces semaines sur ce dossier hors normes. La forme de cette requête sera différente, mais les arguments sur le fond resteront similaires. Les mis en examen estiment que "l'apparence d'impartialité" est mise à mal par les liens d'amitié entre le juge et son expert, ainsi que par les déclarations publiques des autres magistrates co-saisies du dossier en sa faveur ou de l'avocat que s'est choisi le juge Gentil, Me Rémi Barousse.

Cet
avocat, copain et ex-collègue magistrat de J.-M. Gentil
a estimé que "se faire montrer du doigt, est le signe d'un Etat de droit pas encore complètement digéré et accepté, où l'ancien souverain semble quelque chose de sacré et d'intouchable". A Bordeaux, on dit pourtant du juge tout-puissant qu'il noyaute tout à la JIRS, sans que ce soit pour autant un obstacle à la sérénité de la justice, selon la Cour de Cassation. 

Quand son avocat déclare aux media que "dès que l'on touche au monarque, à un ancien monarque ou à des proches du monarque, c'est une atteinte au sacré et on est mis en cause violemment", la Cour de Cassation ne voit aucun indice convergent de la partialité a priori de J.-M. Gentil, mais ces propos  interpellent en revanche l'avocat général Gilles Lacan dans ses préconisations pour le dépaysement de l'affaire Bettencourt.

Les requérants disposent désormais du soutien que leur a apporté à l'audience l'avocat général de la Cour de cassation, mais la tâche du premier président de la cour d'Appel de Bordeaux ne sera pas aisée. Le procureur et le procureur général de la même juridiction se sont prononcés contre un dessaisissement. Le haut magistrat peut récuser un seul des trois juges, ou deux, ou les trois… ou personne. 
Il pourrait se prononcer avant le 2 juillet, date à laquelle la chambre de l'instruction doit examiner les nullités pesant sur l'instruction, une audience clé de plus dans cette guerre de Cent ans.