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jeudi 3 septembre 2015

Mais pour qui roule vraiment la CFDT ?

C'est -à l'inverse- l'étrange question que se posent l'AFP et ses suiveurs de la presse

"Mais pour qui roule vraiment Xavier Beulin, le patron de la FNSEA?" s'interrogent l'AFP et L'Express, de conserve !...
Xavier Beulin a le poil noir, mais les yeux bleus :
l'AFP lui reproche donc sa réussite
Bon orateur et à l'aise dans les media, à la différence de Laurent Berger (CFDT), Xavier Beulin a satisfait a demande des agriculteurs -après des mois de colère en régions- de monter sur Paris. Une foule d'agriculteurs mécontents -seulement ceux proches de Paris- se sont donc rassemblés aux portes de Paris, ce jeudi. Le patron du principal syndicat, la FNSEA, est très écouté du fait qu'il a su développer un géant agro-industriel, le groupe Avril, dont les intérêts sont partagés par la base qui l'a élu.
  
L'homme n'a rien reçu en héritage; il s'est construit: 
il a dû arrêter ses études à 17 ans à la suite du décès de son père et décrochera malgré tout un BEPA, en formation accélérée.

Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, à son arrivée à l'Elysée pour une réunion avec le Premier ministre et le ministre de l'Agriculture, le 24 août 2015 crédits : afp.com/KENZO TRIBOUILLARDVALLS, il

A la façon de Manuel Valls a posé sa veste sur l'estrade de la Place de la Nation ce jeudi après-midi. Mais, à sa différence, il a gardé son sang-froid conservant sa chemise, impeccable, et n'a pas transpiré comme un veau, quand des agriculteurs ont bruyamment manifesté leur volonté de garanties fortes pour l'avenir.

L'AFP discrédite la réussite

L'ascension sociale dérange l'agence de presse marxisante qui reproche à Xavier Beulin d'être à la fois leader du 1er syndicat agricole depuis 2010, céréalier dans la Beauce et président d'un grand groupe industriel, Avril (7 milliards d'euros de chiffre d'affaires), numéro un des huiles en France, qui détient notamment les marques Lesieur, Puget ou Matines (oeufs). En fait, ce que néglige de signaler la presse partisane, c'est qu'il est Associé en Exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) avec son frère et deux cousins.

S'il est aussi Administrateur de Crédit Agricole S.A, il la doit à une nomination "par arrêté conjoint des ministres en charge de l'Economie et de l'Agriculture", souligne pourtant la fiche qui lui est consacrée sur le site de la banque et que l'AFP n'a pourtant pas manqué de lire. 
Ce comportement de la presse, ce serait comme reprocher au milliardaire franco-israélien Patrick Drahi d'être le principal actionnaire de l'opérateur français SFR-Numericable, Virgin Mobile, etc... et patron de presse, depuis janvier 2015, des magazines les plus importants du groupe en France. Vertueux, les journalistes de L'Express réussissent à critiquer l'un sans égratigner l'autre, son propriétaire: chacun aura ainsi compris d'où vient cette différence de traitement.
Puissante bien avant que X.Beulin n'en prenne la tête, la FNSEA a joué son rôle syndical en encadrant la convergence -à 40 km/h-  des tracteurs des agriculteurs d'Ile-de-France et la traversée de la France par leurs familles pour se faire entendre.
Parce qu'il a la compétence des hommes d'affaires, les agriculteurs l'ont choisi comme représentant syndical. Hollande n'a pas fait autrement en choisissant le banquier d'affaires, Emmanuel Macron, pour ministre...  
L'un - à 36 ans-  est étranger au monde politique et n'a reçu aucun mandat électoral; l'autre - à 56 ans - est non seulement agriculteur, mais syndicaliste...depuis plus de 25 ans.
Gros travailleur, réputé aussi à l'aise avec les problèmes concrets des agriculteurs que dans les négociations à Bruxelles 
Xavier Beulin est un homme d'expérience. 

Il expose inlassablement et posément ses vues et les propositions de son organisation syndicale, en tentant de ne pas être "trop techno". Selon lui, une "erreur fondamentale" serait de ne pas prendre le temps de réfléchir à une nouvelle orientation de l'agriculture française pour les 20-30 prochaines années, expliquait-il fin juillet. Un reproche récurrent adressé à S. Le Foll, ministre de l'Agriculture sans aucune vision - ni intérêt - pour la cause agricole.

Il faut "privilégier une agriculture qui reste à taille humaine" (histoire d'apaiser la gauche qui condamne l'industrialisation de l'agriculture), "tout en regroupant les moyens de production" pour rester compétitif face à nos voisins européens, plaide-t-il, notamment l'Allemagne, dont les Verts ne sont pas archaïques comme peut l'être la Confédération paysanne qui voit en lui le promoteur de fermes-usines, sur le modèle de la ferme des 1.000 vaches, qui laisserait à terme des milliers d'agriculteurs sur le carreau, selon ce syndicat agricole ultra-minoritaire (19,7 % des voix lors des dernières élections aux chambres d'agriculture en 2013) et labellisée à gauche. "Pendant que la FNSEA a mobilisé les agriculteurs à Paris, son président Xavier Beulin fait la tournée des popotes pour obtenir ce qu'il veut, regrettait le porte-parole de "La Conf'", Laurent Pinatel, placé en garde à vue trois fois pour des dégradations commises à l'instigation de Bové (Joseph, comme Staline), ce matin sur... L'Express. Connivence ? L'hebdomadaire et le syndicat font front commun. "Il passe au Sénat, à l'Assemblée, chez Manuel Valls (qui a fait des annonces en début d'après-midi). Mais la modernisation, selon la FNSEA, cela consiste à faire grandir les fermes pour les rendre plus compétitives. La volonté de dialogue  de Beulin ulcère cette Confédération d'extrême gauche.

Pinatel et Le Foll, détendus et souriants
Marquée à droite (selon le bouclage à l'oreille par la gauche), la FNSEA a en revanche l'ambition de créer des exploitations plus grandes, plus en phase avec ce qui se fait chez nos voisins européens.

Les agriculteurs reprochent au ministre des discussions  qui s'éternisent avec les services du Premier ministre. Selon L'Express qui n'a toujours pas pris la mesure pas la détresse des agriculteurs, "la belle mobilisation" n'aura pas activé la sortie du train de mesures d'urgence et des solutions à long terme attendues

L'AFP et L'Express accusent Xavier Beulin de faire de la politique

Rendez-vous compte, "il tente de pousser son avantage pour obtenir un maximum de chose[s] de la part du gouvernement", s'indigne (avec AFP) Sébastien Pommier pour L'Express. "Il souhaite notamment voir les normes et les charges s'alléger pour aider la filière à grandir", s'agacent-ils dans leurs bureaux parisiens. Et les fielleux d'ajouter: "et son groupe à prospérer" ! 

La presse ne prend pas la peine de masquer son parti-pris anti-FNSEA 
"C'est en tout cas ce que lui reproche le président de la Coordination rurale [12,5% et anti-PAC], autre formation syndicale agricole (à droite cette fois)  qui s'est désolidarisé[e -deuxième faute du journaliste]  "du déploiement de force du roi Beulin avec sa casquette de groupe à 7 milliards", polémique son président, Bernard Lannes. Doit-on pour autant suggérer qu'elle s'aligne sur La Conf' ? Or, si la paire AFP-L'Express classe la Coordination rurale à droite, c'est qu'elle est apolitique.

Beulin parle aussi "compétitivité" et "OGM" 
Sous le feu des critiques de la gauche radicale depuis le début de l'été, la "holding Beulin" s'est défendu[e -encore une faute de Sébastien Pommier] fin juillet, ripostant qu'elle réinvestit systématiquement "tous ses résultats dans le développement des filières nationales"

L'AFP et L'Express retracent son itinéraire et passent enfin aux aveux, de mauvaise grâce
Le Roi du Maroc Mohammed VI serrant la main 
du patron de la FNSEA Xavier Beulin 
lors d'une visite présidentielle de F.Hollande 
à Casablanca en avril 2013
"Autodidacte, Xavier Beulin a dû reprendre -en partage- l'exploitation familiale en 1976, au décès de son père. Alors en terminale et aîné de quatre enfants , il fait une croix sur le bac. Son seul diplôme est donc son permis moto, son péché mignon, comme il aime à le rappeler. Très jeune, il s'implique en militant au Centre départemental des jeunes agriculteurs (CDJA) du Loiret, et grimpe rapidement les échelons, multipliant les casquettes dans des organisations du secteur agricole. Associé avec son frère et deux cousins, l'agriculteur, marié et père d'un fils, co-dirige une exploitation de céréales (colza, tournesol, blé, orge) d'environ 500 hectares au sud-est d'Orléans.
  
Xavier Beulin n'hésite pas à utiliser des mots tabous dans l'agriculture française: "compétitivité" ou "OGM", sur lesquels il voudrait même dialoguer. Le patron de la FNSEA cherche à adapter le monde agricole au monde du XXIe siècle et recherche des solutions. Ainsi s'emploie-t-il à introduire dans le débat agricole des concepts jusque-là réservés au domaine financier, comme la titrisation, qui pourrait permettre à des fonds d'investir davantage dans l'agriculture. 
Sous la critique, Xavier Beulin reste droit dans ses bottes.

1 commentaire :

  1. Oui sans doute....................mais c'est quand même lui qui s'est vanté de pourvoir faire travailler 70 ou 80.000 migrants/clandestins/refugies.......................il ratisse, il ratisse..............
    Ce n'est pas se foutre de tous ces petits artisans, de tous ces agriculteurs qui ne sont pas des céréaliers..................Moi je vous le dis, les agriculteurs montés à Paris sont plus que déçus........................
    Ce type est un manipulateur comme le Martin aujourd'hui député européen qui mange une bonne soupe bien grasse!

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