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vendredi 11 septembre 2015

Où en est l'affaire de la petite Chloé, enlevée, tuée et violée à Calais ?

Au point mort, l'affaire rebondit: on accuse les vigilants de demander des comptes...

Le meurtre d'une fillette instrumentalisé par des "anti-migrants"?

Ils sont accusés de manipulation pour avoir appelé un chat un chat
Depuis mercredi, les internautes relaient un article datant d'avril dernier sur le meurtre de Chloé, 9 ans, à Calais, par un Polonais de 38 ans, Zbigniew Huminski, nouvellement arrivé de son pays situé dans l'espace Schengen. Cinq mois après le crime, est-il juste de s'inquiéter de savoir si la justice suit bien son cours? Il semble pourtant que le lecteur de France 3 Nord Pas-de-Calais doive rester à sa place, celle de consommateur passif et manipulé. Il fait en effet problème à la chaîne que des citoyens vigilants ont modifié le titre "pour créer un amalgame avec les réfugiés", selon l'accusation. La faute des accusés aurait été, à leur décharge, de réclamer un suivi de la justice qui est rendue au nom du peuple, et à leur charge, d'assimiler un assassin polonais, à des migrants syriens, irakiens, érythréens ou afghans dont nul ne sait vraiment s'ils sont d'authentiques réfugiés politiques, de vrais rebelles ou de dangereux terroristes islamistes.  La seule faute des citoyens vigilants est d'avoir conservé la référence à la chaîne d'information dont ils ont modifié le titre -pour le rendre plus explicite, à leurs yeux-, avant de le poster sur Facebook.

L'actualité souligne la dérisoire susceptibilité de France 3.  En effet, l'ONU fustige justement Hollande qui, dans le même temps, expulse des Rom, mais accueille des Syriens à bras ouverts. Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, appelle Valls à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive"...

Les annonceurs ne doivent pas se leurrer
La rédaction web de France 3 Nord Pas-de-Calais s'est émue mercredi d'un pic d'audience inespéré sur son site. "On a pensé au début qu'il s'agissait d'un article du jour sur la prise d'otage en prison [de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais]. On est tombés des nues quand on a découvert que l'audience provenait d'un article datant du 16 avril dernier, sur le meurtre de la petite Chloé. Il cumulait à lui seul 80.000 vues en une journée", confie à BFMTV.com l'un des journalistes, qui préfère manifestement garder l'anonymat.

La question est de savoir si, une fois tombée dans le domaine public, une  info appartient ou non à tous

Le sens exacerbé de la propriété peut surprendre venant du SNJ
Passé l'effet de surprise, les journalistes ont voulu comprendre pourquoi cet article refaisait surface, cinq mois après sa publication, écrit Alexandra Gonzalez, pour BFMTV. "En tapant quelques mots-clés sur les réseaux sociaux, on a fini par tomber sur une capture d'écran d'un post Facebook", poursuit le journaliste du service public.
"L'article a en effet été publié sur le réseau social, mais son titre a été sciemment modifié", répète  BFMTV, derrière son confrère anonyme. "La nuance est subtile, mais suffisante pour attiser la haine des anti-migrants", assure Alexandra Gonzalez qui, pour étayer son accusation, fournit un lien faisant état de "252 attaques contre des centres d'hébergement... en Allemagne, soit plus d'une par jour. Ce qui participe à l'augmentation des violences anti-migrants: "Dans la grande majorité des cas, on ne sait pas qui met le feu à un centre d'hébergement, qui tire dessus, qui fait des graffitis avec des croix gammées", a expliqué à BFMTV Robert Lüdecke, de la fondation Amadeu Antonio contre le racisme. Question 'amalgame', la jeune stagiaire  journaliste depuis 8 ans, et BFMTV ont-ils des leçons  à donner ?




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