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jeudi 5 octobre 2017

Mélenchon a aussi un problème avec le drapeau européen à l’Assemblée

L’Assemblée conserve son drapeau européen, en dépit du trotskiste

N'en déplaise à Mélenchon, les drapeaux tricolore et européen resteront côte à côte à l'Assemblée nationale


Les drapeaux de la France et de l’Union européenne  resteront tous deux dans l’hémicycle malgré l’opposition de Jean-Luc Mélenchon. La commission des Lois de l’Assemblée a rejeté mercredi un amendement des élus du groupe La France insoumise (LFI) qui n’a recueilli que deux voix, celles des commissaires du groupe des Insoumis, opposés à sa présence, depuis 2007, derrière le fauteuil du président de l’Assemblée nationale. 

Même le Front national tolère cette disposition.
 
L'amendement de l'extrême gauche disposait que "seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore […] et le drapeau de l’Organisation des Nations unies". 
Le député FN Louis Aliot a donné 'raison' mercredi matin aux Insoumis. "Nous sommes dans l'Assemblée nationale française; c'est normal qu'il n'y ait que le drapeau français", a-t-il déclaré sur LCI. Mais s'il s'est montré ouvert à l'idée de soutenir l'amendement, les élus FN n'étaient pas présents en commission. 

L'extrême gauche mélenchonniste fait en fait peu de remous

Le groupe LFI a  "un problème avec cette symbolique du drapeau européen," a expliqué l'un des dix-sept députés, Ugo Bernalicis, 28 ans, membre de la commission et ancien attaché d'administration au ministère de ...l'Intérieur, en passant par une dizaine d’années dans les mouvements lycéens et à l’UNEF. 
Ugo Bernalicis est né dans une famille communiste militante (16 personnes portent ce nom en France). Après avoir combattu la loi Fillon sur l’éducation dès 2005 à Calais, puis en 2006, le CPE du gouvernement Villepin, Bernalicis a milité jusqu'en 2008 au PS, mais a rejoint le Parti de gauche dont il fut candidat aux législatives dès 2012 (8,87 % des voix). Attaché d’administration à l’Intérieur, le jeune député s’est particulièrement intéressé à LFI aux questions de sécurité. "J’étais en charge de cette thématique sur le programme. J’ai d’ailleurs eu de super retours de policiers", indique-t-il. "Eh oui, il faut aussi compter sur la police insoumise !"
Le 5 octobre sur RTL, ce député LFI du Pas-de-Calais a confirmé qu'
Emmanuel Macron est un "cynique", ajoutant que son ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, est un "bourrin".
Bernalicis a rappelé que ses camarades sont opposés à l’Union européenne "telle qu’elle fonctionne aujourd’hui". 

Ce "sujet éminemment politique" n'a pas à être tranché dans ce cadre, a  fait observé la présidente LREM de la commission. Sous des applaudissements nourris, l'avocate (et Restos du Coeur) et  députée des Yvelines Yaël Braun-Pivet (ci-contre, à gauche) a réaffirmé que le drapeau a "toute sa légitimité dans notre Assemblée". 
"On ne peut pas passer un amendement comme ça pour faire peut-être un petit peu de buzz, ce sont des choses graves", a insisté l'ancien député MoDem (2007) du Finistère Erwan Balanant (LREM, 2017). 
Résultat de recherche d'images pour "Philippe Latombe""Vous êtes violemment anti-européens et, ça y est, ça se voit. Ca fait plaisir parce qu'au moins vous rejoignez le Front national", a aussi polémiqué Philippe Latombe (42 ans, 
Résultat de recherche d'images pour "Danièle Obono"cadre du Crédit agricole à La Roche-sur-Yon, ex-MoDem et actuel député LREM de Vendée, ci-dessus à gauche).
Danièle Obono (ci-contre à droite à la gauche de Mélenchon au centre et du communiste Ian Brossat à gauche) a répliqué en dénonçant une position "caricaturale" des contradicteurs de LFI. 

Des antécédents "souverainistes" de gauche comme de droite

Plusieurs députés comme Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen ont déjà fait part de leur opposition à la présence du drapeau de l’UE dans l’hémicycle de l’Assemblée. Durant la campagne présidentielle sur TF1, Marine Le Pen avait exigé le retrait du drapeau de l'UE : ce n'est pas une 'grenouille de bénitier' ?

Le 20 juin dernier, au lendemain de son élection, Jean-Luc Mélenchon, un ex-eurodéputé en guide de ses camarades dans l’hémicycle, avait été saisi d'un nouvel accès d'indignation, dénonçant la présence du drapeau à douze étoiles sur fond bleu. "Franchement, on est obligé de supporter ça ?" avait tout-à-coup lancé le bourrin, après avoir touché ses indemnités d'euro-député pendant près de huit ans, à l'ombre du drapeau incriminé
"C’est la République française ici, pas la Vierge Marie. Je ne comprends pas", avait insisté le sectaire. Le leader des 'Insoumis' faisait ainsi référence au créateur du drapeau européen, Arsène Hertz, que les athées et autres libres-penseurs accusent de s'être inspiré des représentations de la Vierge Marie dont la tête est souvent recouverte d’une couronne étoilée dans un ciel d’azur.


Mélenchon réchauffe les plats froids
Cette contestation, revenue sur le devant de la scène, date de 2007. Jean-Pierre Jouyet, alors secrétaire d’État aux Affaires européennes, fait installer le drapeau bleu étoilé sur les toits du Quai d’Orsay. Une mesure symbolique à quelques mois de la présidence française du Conseil de l’Union européenne en juillet 2008. Le drapeau n’a plus bougé depuis au Quai.

Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale, invite son institution à faire de même à côté du drapeau de la France. Mais sa proposition est rejetée par le bureau, notamment par deux députés socialistes et un autre de l’UMP. La présence du drapeau tricolore ne datait pourtant que de janvier 2007, lorsque Jean-Louis Debré l’imposa à quelques mois de la fin de la présidence de Jacques Chirac.
Finalement, c’est durant la présidence Hollande que le drapeau bleu étoilé s’est invité à l’intérieur du Sénat et de l’Assemblée nationale. A l’extérieur de la chambre des députés, il y a aussi un drapeau européen au milieu de quatre drapeaux français. Sa présence sur les photos officielles du président de la République date de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le drapeau rouge des communistes -qu'ils renient ou non leur aspiration à la révolution- (ou d'ailleurs noir des anarchistes) a-t-il sa place dans les rues d'une République démocratique ?

Pour mémoire et à l'attention du pseudo-historien Mélenchon, en 2015,


plusieurs maires communistes de Seine-Saint-Denis firent flotter le drapeau palestinien aux frontons de leur mairie, une action symbolique et partisane à l’heure où une troisième Intifada éclatait dans les territoires occupés : ainsi, à Tremblay-en-France, à Aubervilliers, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), à Stains ou à St-Denis (Didier Paillard, en présence de l’ambassadeur et chef de la mission de Palestine en France). 
Résultat de recherche d'images pour "drapeau palestinien Aubervilliers"
Pendant près d'un an à Vaulx-en-Velins
Du 30 juin 2010, à juillet 2011, le drapeau palestinien flotta "fièrement" (sic) sur le fronton de l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin, aux côtés des drapeaux français, européen et de la ville. "C’est un acte de soutien à toutes celles et ceux qui veulent relancer le processus de paix, en Palestine comme en Israël", expliqua le maire, Bernard Genin (Front de Gauche), qui fit le déplacement dans la ville palestinienne de Beit Sahour, jumelée à Vaulx-en-Velin.
"Le principe de neutralité des services publics s’oppose à l’affichage de signes politiques, religieux ou philosophiques", avait proclamé la Préfecture, en se fondant sur la jurisprudence concernant la commune de Sainte-Anne, en Martinique, qui avait hissé un drapeau indépendantiste. En juin 2011, près de 200 défenseurs de la cause palestinienne avaient fait pression en faveur de Bernard Genin sur les trois juges du tribunal administratif. 
Le 6 juillet 2011, le tribunal ordonna le retrait, mais le 8 juillet au soir, une bâche aux couleurs de l'Arménie, du Nicaragua et de la Palestine fut hissée sur la façade de la mairie de Vaulx, en signe de solidarité... 
Le 26 mars 2006, Saint-Denis fut de surcroît une des premières villes de France à organiser un référendum citoyen sur le droit de vote des résidents étrangers. Le scrutin, organisé par Didier Paillard et soutenu par des personnalités comme François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Danielle Mitterrand (PS) et Mouloud Aounit (MRAP), a été jugé illégal par le tribunal administratif de Cergy.

mardi 22 juillet 2014

Violences pro-palestiniennes: Cazeneuve regrette mardi les interdictions qu'il assumait lundi

Reculade du gouvernement Valls devant les pro-Hamas

Paris, Sarcelles: Cazeneuve "assume totalement" l'interdiction des manifestations pro-palestiniennes


 Hollande prend le risque d'une importation du conflit israëlo-palestinien 
en France

Dimanche, de violents heurts se sont déroulés en marge d'une manifestation de soutien à la Palestine, organisée à Sarcelles, dans le Val-d'Oise, par l'extrême gauche ( Front de gauche, la CGT, le NPA et France-Palestine-Solidarité, sans compter des éléments d'EELV). La veille, une autre manifestation avait été l'occasion de débordements violents au coeur de Paris, dans le quartier de Barbès (XVIIIe arrondissement). 
Barbès, dans 2e arrondissement
socialiste de Paris
Au lendemain de ce week-end mouvementé, le 21 juillet 2014, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, était l'invité d'Apolline de Malherbe sur RMC et BFMTV. Il était venu afficher sa détermination à empêcher les actions terroristes sur le territoire français, justifiant la décision controversée du gouvernement d'interdire ces manifestations pro-palestiniennes.

VOIR et ENTENDRE le ministre de l'Intérieur de Hollande assumer l'interdiction de manifester en république socialiste:


Les violences 
des manifestants auraient été "pires" sans interdiction
Des antifa se joignent aux pro-Hamas à Barbès

VOIR et ENTENDRE le ministre de l'Intérieur considérer que le pire a été évité:


 
Bernard Cazeneuve regrettait-il sa décision d'interdire les manifestations de ce week-end? 
Emeutes pro-Hamas, à Sarcelles
"Non , j'assume totalement la décision qui a été prise", avait-il affirmé. Selon lui, ce n'est pas l'interdiction qui a entraîné les heurts. Le ministre de l'Intérieur mettait en effet en avant des violences "préalables" qui ont eu lieu lors de manifestations qui avaient été autorisées. Il a aussi assuré avoir eu des "éléments d'informations concernant des risques d'affrontements". Bernard Cazeneuve, pour illustrer son propos, a parlé des violences qui ont eu lieu le 13 juillet dernier, avec des "propos (...) tenus qui sont des incitations à la haine". Il a produit un tract antisémite récupéré sur du mobilier urbain de Sarcelles, invitant à une descente punitive armée sur le quartier juif de la ville.

Sur Europe 1,
la veille du rassemblement parisien de l'extrême gauche pro-palestinienne à Barbès, le 19 juillet, Cazeneuve avait justifié son interdiction de l'exercice du droit de manifester:


Bernard Cazeneuve : "Je suis aussi le ministre... par Europe1fr


Pro-palestinien assumé au cours du même entretien, le ministre s'était réservé le droit à la volte-face.
Il y a, selon Bernard Cazeneuve, "une infime minorité" des Musulmans de France qui sont "radicalisés"
Manifestation pro-Morsi à Paris, le 17 août 2013
"Cela d'ailleurs choque les représentants de l'Islam de France", a assuré le ministre. "Il y a une immense majorité des Musulmans de France qui condamnent", a-t-il continué. "En France, les Musulmans sont attachés à la République." "Ils se sentent eux-mêmes exposés" par les heurts de ces derniers jours, assure Bernard Cazeneuve: "Ils voient bien les conséquences que cela peut avoir pour eux-mêmes." "Ces petits voyous qui cassent à Sarcelles ou ailleurs ne sont pas représentatifs de ce qu'est l'Islam de France."
Si les manifestations "peuvent se tenir" sans risque de trouble à l'ordre public, "elles se tiendront", avait-il annoncé. "Si ce n'est pas possible, je prendrai à nouveau mes responsabilités", a continué Bernard Cazeneuve. En dépit des dégâts constatés dans Sarcelles et notamment sur les commerces juifs, le ministre assurait que la situation était "sous contrôle". "Les forces de l'ordre étaient présentes et elles ont maîtrisé la situation.""Les synagogues ont été protégées ce week-end", a affirmé le ministre, ignorant la participation de la LDJ (Ligue de Défense Juive) mobilisée pour la protection du centre cultuel.

Le changement, c'est aussitôt

Dès le lendemain, le même ministre du même gouvernement socialiste annonce que
la prochaine manifestation pro-palestinienne, demain mercredi sera autorisée... Malgré l'interdiction de deux manifestations pro-palestiniennes ce week-end, et 11 terroristes toujours en garde à vue après les incidents de Sarcelles, de nouveaux rassemblements sont prévus cette semaine.  
VOIR et ENTENDRE le ministre de l'Intérieur de Hollande expliquer son revirement et s'engager à ce que l'encadrement de la manifestation pro-Gaza de ce mercredi soit fiable...

A Paris, les organisateurs seront portant les mêmes: le cortège se réunira à l'appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens , qui regroupe un large réseau d'associations, de syndicats et de partis d'extrême gauche, républicaine ou non, parmi lesquels le Parti communiste (PCF), le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Europe Ecologie-Les Verts (EELV), la Ligue des droits de l'homme (LDH) ou le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap). 
La CGT n'est pas citée, mais ses nervis sont mobilisés depuis le début et son rôle n'est pas très clair.


Edito de Christophe Barbier - M
anifestation pro-palestinienne à Paris: interdire, et après?

Les manifestations annoncées en région
 


A Lyon
 - Une manifestation devrait se tenir mercredi à 18h00 sur la place des Terreaux. Elle est initiée par le Collectif 69 de soutien au peuple palestinien, qui regroupe une trentaine d'associations, de partis et de syndicats. Il était déjà à l'origine de deux précédents rassemblements, qui ont réuni pacifiquement plus de 5.000 personnes le 12 juillet et 4.000 samedi.

A Toulouse - Une manifestation pourrait avoir lieu ce mercredi à 18h30 dans le centre-ville, à l'appel du collectif Solidarité Palestine

A Lille - Ce mercredi, à 18 heures, une manifestation pourrait se dérouler sur la Grand'Place, à l'appel de l'Association France Palestine solidarité 59/62 (AFPS).

A Reims - Un mouvement pourrait se tenir ce mercredi à partir de 19 heures à l'appel de l'antenne locale de l'Association France Palestine solidarité.

A Dijon - Une manifestation pourrait également se dérouler ce mardi à 18h30, sur la place de la République, à l'appel du Collectif 21, déclinaison locale du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

lundi 21 juillet 2014

Guérilla urbaine de Sarcelles: B.Le Maire demande l'expulsion des terroristes étrangers

"Incidents" (TF1) de Sarcelles : Le Maire réclame un peu de la fermeté

Le député UMP, Bruno Le Maire, exige
que "soient arrêtés, jugés et condamnés"
Doigt d'honneur d'un pro-palestinien à l'interdiction gouvernementale
les auteurs des débordements en marge des manifestations pro-palestiniennes  

Et si certains étaient étrangers, il réclame leur expulsion du territoire.

Et le député de l'Eure n'est pas seul sur cette ligne




Manifestant antisémite en soutien à la Palestine,
à Barbès, 18e arrondissement de Paris, le 19 juillet 2014


Le fillonniste Éric Ciotti estime que le gouvernement est trop laxiste.

Guillaume Larrivé, député UMP de l'Yonne, souhaite quant à lui que l'exécutif prenne des mesures radicales. Sur Twitter, il considère que "l'autorité de l'État est défiée par des voyous et des islamistes" et demande que le gouvernement réagisse "avec la plus grande fermeté." Il propose d'expulser les personnes de nationalité étrangère ayant participé à ces événements. "S'il apparaît que des étrangers ont participé aux violences des derniers jours, le gouvernement doit les expulser en urgence", partage-t-il sur le réseau social.
Il faut que le Gouvernement rende compte, à l'Assemblée nationale, de l'action menée, au plan juridique & opérationnel, face aux émeutiers.

La question de la démission est posée concernant les élus qui ne respectent pas la décision républicaine du gouvernement d'interdire la manifestation 

Xavier Bertrand dénonce une situation d'une extrême gravité.

Le député UMP, Xavier Bertrand, se dit prêt à soutenir le gouvernement dans son combat contre l'antisémitisme. 
Il appelle les Républicains à réagir après les débordements de ce week-end lors de manifestations pro-palestiniennes.

Quel sera le sort des élus qui ont défié le pouvoir républicain ?

Les élus qui ne respectent pas la décision républicaine du gouvernement d'interdire la manifestation posent la question de leur démission.
Le maire du 2e arrondissement de Paris Jacques Boutault a  bravé l'interdiction gouvernementale de se rassembler contre Israël. Maire extrême gauche, Jacques Boutault est membre d'Europe Écologie Les Verts, cofondateur du CAL (Comité d'Action Lycéen) et militant associatif à Droits devant !, Greenpeace, Les Amis de la Terre ou encore Attac...   

Patrick Le Hyaric
, euro-député, s'est également affiché aux côtés des fanatiques musulmans.



samedi 19 juillet 2014

Propos antisémites: ni sanction, ni démission pour l'élu PS de Vaulx-en-Velin

"Le PS se couvre de honte", admet le socialo archaïque Bruno Roger-Petit !

Malgré ses propos antisémites, Ahmed Chekhab, l'adjoint à la députée-maire socialiste de Vaulx-en-Velin, n'a pas été sanctionné par le PS.
 
L’adjoint aux sports de Vaulx-en-Velin, Ahmed Chekhab (PS) a eu un comportement insultant à l'encontre d’un dirigeant sportif, et il a même tenu des propos à la fois orduriers et antisémites concernant son prédécesseur, Philippe Zittoun. "La révélation dans nos colonnes de ses propos provoque un tollé d’autant plus vif que la députée-maire de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy (PS), chargée de recherche en mécanique à l'École nationale des travaux publics de l'État à Vaulx-en-Velin, protège son jeune adjoint : même si elle reconnaît des "propos inacceptables", elle met en avant l’inexpérience d’un élu soumis à la pression pour l’expliquer, rapporte Le Progrès du 09/07/2014. L’équipe municipale et le Parti socialiste exemplaire sont interpellés : comment peuvent-ils ne pas sanctionner le comportement indigne d’un de leurs élus?

La maire PS de la ville (ci-contre) l'a maintenu à son poste d'adjoint et l'antisémite propose même de prendre en charge la lutte contre le racisme et l'antisémitisme (lien), à sa demande  et avec la promesse de travailler main dans la main avec la LICRA. Or, "la Licra se contente des excuses de l’adjoint aux sports", souligne Le Progrès (lien).
Le journal rapporte les propos de la LICRA, accusatrice de la précédente municipalité communiste (PCF, depuis la fin de la guerre). 
"Dans un communiqué, la Licra rappelle "Depuis plusieurs années, la commune de Vaulx-en-Velin est le théâtre d’incidents et de provocations à caractère antisémites que nous avons dénoncés sous l’ancienne municipalité (dirigée par Bernard Genin). En dépit de nos alertes, l’ancienne municipalité est restée sourde à nos propositions, confortant ainsi les sentiments d’abandon éprouvés par les familles juives vaudaises. A tel point que la communauté juive, implantée depuis les années 60 et qui comptait plus de 250 familles dans les années 1990, ne rassemblait plus qu’une vingtaine de familles en 2010. Au contraire, l’ancienne municipalité n’a jamais cessé d’instrumentaliser le conflit du Proche-Orient, alimentant ainsi ceux qui souhaitaient importer en France les tensions qui surgissaient au fur et à mesure de l’actualité, avec les conséquences que l’on connaît parmi la jeunesse de la cité. Il a même fallu une décision du tribunal administratif pour faire enlever le drapeau palestinien qui ornait en permanence le fronton de la mairie.
Un incident fautif, ne suffit pas pour crier au loup et à l’antisémitisme. Face à un tel incident fautif, des excuses nous semblent suffisantes, surtout si elles sont accompagnées d’un programme d’actions mobilisant toutes les bonnes volontés. Aujourd’hui (ndlr lundi) la Licra souhaite rassembler toutes les énergies positives pour lutter avec efficacité contre l’antisémitisme endémique qui sévit à Vaulx-en-Velin… Un premier rendez-vous avec la Madame la Maire Hélène Geoffroy a permis, enfin, de jeter les bases d’une coopération sur plusieurs années, pour faire de sa commune un exemple du Vivre Ensemble", affirme le communiqué."

"L'immobilité du PS, ses petites compromissions électoralistes sur ce dossier, sont une honte, même pour Bruno Roger-Petit, chroniqueur diarrhéique des sanisettes du Nouvel Observateur.

Le journaliste ne sait pas se contenir, alors armez-vous de patience...
A quoi joue [sic] le PS de Vaulx-en-Velin avec Ahmed Chekhab, élu socialiste ayant tenu, en public, "des propos antisémites empreints d'une haine à glacer le sang ?" écrit BRP [...]

La riposte habile d'Ahmed Chekhab, toujours selon BRP

Les fréquentations hétéroclites de Y. Noah,
socialiste ségollandais inconditionnel
"On reprend les faits. Le 30 mai dernier, pour une histoire de mauvaises relations avec le dirigeant d'un club local de sport, Ahmed Chekhab, adjoint aux Sports de la mairie de Vaulx-en-Velin, débarque dans les locaux de l'association et s'en prend au dirigeant de celle-ci, coupable à ses yeux d'entretenir de bonnes relations avec un autre élu, Philippe Zettoun.


"Tu me parlais des sionistes. Tu veux Zittoun ? Tu veux un juif ? Tu veux Zittoun ? Tu veux ça, toi ? C’est ça que t’aime ! T’aimes pas quand les gens qui te ressemblent sont en place et veulent t’aider. Tu préfères un enculé qui te nique bien. C’est ça ce que tu veux. Tu préfères Philippe. Tu aimes bien Zittoun."
Confronté à une vague de protestations, Ahmed Chekhab a organisé une riposte habile, en liaison avec la maire socialiste, Hélène Geoffroy, qui avait elle-même excusé l'intolérable, arguant de la jeunesse de l'élu et de son inexpérience.

Ce 9 juillet, il a annoncé qu'il renonçait à sa délégation d'adjoint aux Sports, tout en demeurant adjoint afin de devenir le leader de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme menée au nom de la commune républicaine de Vaulx-en-Velin.

Une entourloupe de "haut niveau", éructe le socialiste BRP
Le Guadeloupéen Didier Dinart et
le Serbo-croate Nikola Karabatic
de l'équipe de France de handball
dans le geste et la mimique
antisémites
à Londres en 2012
Ainsi présentée, la solution trouvée ressemble à une entourloupe de haut niveau, montée avec la complicité de l'antenne locale de la LICRA qui avait visiblement quelques comptes à régler avec la mairie communiste sortante, jugée trop favorable à la cause palestinienne.
En effet, de manière fort surprenante, la LICRA, que l'on connaît plus sévère [selon le journaleux] en face [simplement "face à"] de ce type de dossier, s'est déclarée satisfaite des excuses murmurées par l'adjoint Ahmed Chekhab.

Quant au PS départemental, par la bouche du Premier fédéral David Kimelfed, il a paru bien embarrassé par cette affaire, condamnant d'un côté les propos antisémites, les jugeant contraires à l'ADN du PS [re-sic], et de l'autre prenant la décision de se donner le temps du temps d'offrir au temps du temps [vous suivez le charabia du chroniqueur du Nouvel Obs?] afin d'y voir plus clair :
 "Il ne saurait être question d’une quelconque procédure disciplinaire, sans avoir entendu l’intéressé et les différents protagonistes (...) Le seul décisionnaire concernant sa délégation d’adjoint est le maire de Vaulx-en-Velin et je fais toute confiance à Hélène Geoffroy.
Conclusion de BRP: après avoir vu l’intéressé et constaté les (non)mesures prises à son encontre au sein du conseil municipal, le Premier fédéral du PS a déclaré :
 "C’est une décision positive. Il va s’atteler à un travail de fond contre les discriminations", promettant dans un avenir indéterminé des "sanctions adaptées."
Au vu des sanctions prises au niveau municipal, on se demande ce que pourront bien être ces "sanctions adaptées" au niveau du parti, s'interroge l'écrivaillon: une confiscation de la carte du PS pendant une heure ? raille-t-il. Un TIG de dix minutes à la photocopieuse de la fédé ? insiste-t-il. Servir les cafés durant la prochaine réunion de section ? remet BRP.

Un PS mou, mou, mou..., selon le journaleux, coupeur de têtes

Roger-Petit semble découvrir le PS. On résume [pour ceux qui n'auraient pas compris ou sauté -assez naturellement - des lignes]: ni démission, ni sanction, ni exclusion du PS, mais auto-rédemption et auto-promotion [typique des socialistes qui ne s'excusent jamais de rien: tout juste s'ils se laissent parfois aller à des regrets!], le tout avec la complicité d'une LICRA locale aux abonnés absents de la République et un PS mou, mou, mou, tellement mou qu'il parait [paraît] avoir oublié que cette année 1914 est aussi celle de la célébration de Jaurès [abusivement revendiqué par le PS]
C'est bien la peine d'organiser à Paris, rue de Solferino, des festivités [on peut alléger "destinées à célébrer": à] la mémoire du grand Dreyfusard pour mieux la renier à Vaulx-en-Velin.

"La maire de la ville de Vaulx-en-Velin a visiblement les idées très larges en matière de lutte contre les ravages de la pensée Dieudonné", accuse BRP qui continue à dénoncer. "Dans le parti dirigé par [le trotskiste] Jean-Christophe Cambadélis, on peut donc tenir des propos antisémites, ne subir aucune sanction rapide et exemplaire, demeurer adjoint au maire d'une grande ville, et demander en prime à prendre en charge de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, et tout cela comme si de rien n'était ? [Que de mots! De grâce, mon p'tit Pruneau, apprenez à synthétiser plutôt que de vous en gargariser]
Cette affaire permet de mesurer à quel point en est rendu le PS, en certains lieux de France [seulement?], pour élargir son emprise électorale sur la gauche.

Selon des contacts socialistes de l'auteur de ces lignes [BRP se désigne à la 3e personne, genre Alain Delon: LOL], "c'est en menant une campagne communautariste à Vaulx-en-Velin, avec l'aide de personnages aussi peu recommandables que Ahmed Chekhab, que les socialistes du Rhône ont réussi à prendre la mairie au PCF (et Front de gauche) qui la tenait depuis 1944, et qu'il avait gérée, avec Maurice Charrier (issu du PCF) sans jamais céder aux communautarismes".
"Le successeur de Charrier, en 2009, Bernard Génin, avait même plaidé pour une position équilibrée lors des débats relatifs au port du voile intégral, refusant les communautarismes de tous bords", assure BRP [alors que Genin était celui qui faisait flotter le drapeau palestinien sur sa mairie...].

BRP y voit un "révélateur du fonctionnement de ce parti"

"Le PS est otage de sa propre stratégie opportuniste [et de son mépris des valeurs qu'il proclame]. Tout porte à croire qu'il ne faut pas sacrifier Ahmed Chekhab par peur de perdre ceux des électeurs qui ont porté Hélène Geoffroy à la mairie pour des raisons communautaristes, raisons qui ont peu à voir avec l'idéal de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

Cette affaire est révélatrice d'un certain type de fonctionnement actuel au sein du PS. Ce sont des considérations locales purement tactiques et opportunistes qui paraissent expliquer pourquoi le parti héritier de Jaurès et de Blum tente, par des manœuvres locales aussi minables qu'infamantes, de sauver par tous les moyens l'élu communautariste auteur d'insupportables propos antisémites.

Prisonniers de leurs petites tambouilles, hors sol socialiste, déconnectés de la République et profitant de l'apathie du sommet du parti, où l'on a déclaré ouverte une enquête que l'on pressent longue [aussi longue qu'un article verbeux de BRP], des militants socialistes finissent par ne plus être socialistes.

Adieu Jaurès, Blum, Mitterrand [amalgame osé], et vive le petit poste, la petite position, le petit privilège qui vont bien. Et tant pis si, pour préserver ses ambitions médiocres [profusion d'adjectifs définitifs], on protège un "camarade" auteur de propos antisémites inadmissibles, commente inutilement le pistonné, recyclé  du site indigent LePost, peu respectueux de l'intelligence de ses rares lecteurs]. Pas grave. Il a dit que c'était pas lui qui parlait [grammaire approximative d'un journaliste illettré]. Il est jeune. Il est un peu impétueux. Il va être sanctionné de manière adaptée. Il va s'occuper lui-même de la lutte contre l'antisémitisme...

Les faits étant établis, connus et reconnus, il fallait sanctionner vite, sans attendre, et avec vigueur, insiste l'avocat général. En son temps, Harlem Désir avait prononcé l'exclusion de fait de Jérôme Cahuzac, compte tenu de sa faute [raconte le nostalgique BRP, qui s'arrange avec la petite histoire en oubliant légèrement le temps qu'il y a mis]. L'auteur de propos antisémites avérés, moralement bien plus accablants, mérite-t-il plus de considération ?

Pour le PS de Cambadélis, [premier secrétaire intérimaire et coopté par la grâce de Hollande] ce traitement de l'affaire Chekhab n'est ni républicain, ni jauressien, ni socialiste, c'est juste une honte absolue." 
Avec ou sans Jaurès. Ou Blum.

Un simple dérapage, selon Hélène Geoffroy

On ne peut accepter qu'un enfant lance des bananes sur le passage de la ministre de la Justice
, mais peut-on à la fois condamner à neuf mois de prison ferme une candidate FN qui compare la même bien-aimée du gouvernement à une gentille petite guenon innocente et laisser un élu socialiste tenir impunément des propos antisémites ?