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vendredi 27 juin 2014

Poitou-Charentes conteste l'échec du projet Royal de voiture électrique régional

La chambre régionale des comptes (CRC) d'Aquitaine a révélé vendredi le gouffre financier creusé par la voiture écolo 

Le Monde est impayable ! Il titre que "la région Poitou-Charentes défend le projet de voiture électrique de Ségolène Royal"...

Ségolène Royal pose au volant d'un prototype de véhicule électrique, en octobre 2008, lors de la présentation de voitures "propres" à bas coût développées par des entreprises de la région Poitou-Charentes.
Photo d'archives montrant l'ex-présidente de Poitou-Charentes,
Ségolène Royal, prenant la pose
pour promouvoir un projet de voiture électrique qui a depuis capoté

Le journal gouvernemental ne tarde pas à expliciter 
Comme présidente PS du Conseil régional de 2004 à avril 2014 avant d'entrer au gouvernement, Ségolène Royal avait lancé la production des voitures SimplyCity en novembre 2009 à Chauvigny (Vienne). Développées par la société Eco & Mobilité, la présidente claironnait  qu'il s'agissait "d'une première en Europe, la production du premier véhicule électrique de nouvelle génération, c'est-à-dire un véhicule à bas coût, grand public, disposant de batteries rechargeables chez soi". Pas étonnant que son successeur défende le projet, si indéfendable qu'il puisse être. Il était alors vice-président de région et particulièrement mouillé puisque chargé de l'Economie.

Lancé en 2008, ce projet visait à construire un véhicule électrique écologiquement conçu et fabriqué entièrement en Poitou-Charentes. Finalement, quelque 1.000 exemplaires ont été essentiellement achetés par des collectivités locales avant que la société ne soit liquidée en mai 2012.
Extrait Le Monde-27 juin 2014
En 2013, il était affirmé que quatre repreneurs potentiels étaient intéressés par la société Heuliez SAS, placée en redressement judiciaire depuis le 11 avril. Le 31 octobre 2013, le tribunal de commerce de Niort autorisa la reprise par une SEM, dont la région Poitou-Charentes est encore actionnaire majoritaire (associée à un ensemble de sociétés privées : EURL La Charpenterie, Groupe Millet Industrie, Onex, SA Libner, SBCA, SAS Aphelie, Laboratoire Science et Nature et le député PS Jean Grellier, responsable du groupe socialiste pour le projet de loi relatif à l'économie sociale et solidaire)

Conflit d'intérêt
Une "Traban" électrique et éphémère
En 2010, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) s'était déconsidérée en accordant son aide à l'achat à deux autres véhicules électriques commercialisés en France, pour un montant de 3 000 euros pour le SimplyCity Pick-Up et de 2 000 euros pour la Ligier Be Sun Proline.
C'est la société française Heuliez qui produit en série cette année le pick-up électrique SimplyCity d'Eco&Mobilité dans l'usine de Cerisay (Deux-Sèvres). 
Or, l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) est un établissement public présidé par un syndicaliste CFDT.
Vendredi, la CRC a notamment épinglé le "soutien important et inconditionnel " de la région dans ce projet éphémère.

Le successeur de Mme Royal tente de démonter les reproches

Macaire nie que beaucoup d'argent a été gaspillé.
"Important oui, mais inconditionnel non", a estimé Jean-François Macaire, le nouveau président du Conseil régional, qui estime à 7 millions d'euros "le concours de la région et l'apport à la société de capital-risque".
Le successeur de Royal défend le droit de la région de perdre l'argent du contribuable
"Tout ce qui a été acté a été fait. Il n'y a pas eu d'argent de gaspillé", tente-t-il de faire croire, en dépit de la liquidation de l'entreprise. "Le modèle de lancement d'un véhicule innovant, c'est de perdre de l'argent et la CRC ne rentre pas dans ces détails", a-t-il expliqué, jugeant que la société n'était " pas si loin que ça de réussir".
"Le rôle des collectivités locales est aussi de soutenir des filières locales et de prendre des risques comme ceux que rencontre toute entreprise innovante. Nous avons accepté ces risques et les assumons"
En Poitou-Charentes, on accuse les autres
Selon le socialiste qui était alors vice-président de la région, la suspension d'une aide de 6.000 euros par voiture décidée par le gouvernement Fillon "quelque temps après le lancement du projet a pénalisé la société" Eco & Mobilité. Avec cette aide, le véhicule, vendu 11.000 euros, revenait finalement à 5.000 euros au constructeur. Le dispositif, mis en place en 2008 pour soutenir l'achat de véhicules propres au détriment de ceux plus polluants, était déficitaire et coûtait de plus en plus cher à l'Etat.

Nombre insuffisant de bornes: 
8.000 sont en service 
ou en cours d'installation
Cependant, Jean-François Macaire considère qu'avec "deux constructeurs de bornes électriques de recharge et deux constructeurs de voitures électriques", JDM et Noon Electric [mais une densité extrêmement faible du réseau de bornes  électriques de recharge en France: Montebourg promet de les développer de même qu'il rétablit le bonus à 6.300 euros], sans compter le problème de la viabilité de la Mia Electric, qui doit être tranché mercredi par le tribunal de Commerce de Niort avec quatre repreneurs potentiels, "la filière existe dans la région", si bancale soit-elle. "Nous avons perdu le premier étage de la fusée, mais la fusée a décollé quand même", a-t-il raconté.

samedi 17 mai 2014

Royal est un "handicap" pour Hollande,selon la majorité des Français

Six Français sur dix estiment que la ministre de l'Écologie est "plutôt un handicap"pour Hollande

I-télé (Canal+) cherche des excuses à l'impopularité de Hollande


59 % des Français estiment que Ségolène Royal fait du tort à François 
Hollande, selon un sondage BVA pour i-télé paru samedi matin. 

Quelques jours après que la ministre de l'Écologie et de l'Énergie ait revendiqué sa liberté de parole sur le dossier Alstom et taclé d'autres membres du gouvernement, seulement 37 % des personnes interrogées pensent que Royal est plutôt "un atout" pour son ex-concubin aujourd'hui chef de l'État, 4 % préférant ne pas se prononcer). 

Deux tiers des Français favorables à un remaniement de l'écotaxe

Dans sa brouette ou non, Royal est toujours électrique
58 % des sympathisants de gauche espèrent que sa nomination permette une sortie de crise sur l'écotaxe, contre 38 %.  La ministre de l'Écologie a fait part de son scepticisme sur ce dossier épineux et 65 % des Français souhaitent qu'elle soit remaniée, alors que 33 % veulent sa suppression pure et simple, 2 % ne se prononçant pas.

Ce sondage a été réalisé les 15 et 16 mai auprès d'un échantillon de 1.072 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

mercredi 2 octobre 2013

Heuliez placé en redressement judiciaire, avec poursuite d'activité

Patronne de la BPI, Ségolène Royal y a fait un mauvais placement

Les performances de l'amère Royal ne sont pas à la hauteur de sa propagande



Aujourd'hui, le laboratoire politique de la région Poitou-Charentes apparaît bel et bien comme une escroquerie.
Le tribunal de commerce de Niort a prononcé la liquidation judiciaire de l'équipementier automobile Heuliez

La société fétiche de Ségolène Royal, ex-compagne du Chef de l'Etat et présidente de la région Poitou-Charentes, a un mois pour poursuivre l'activité, jusqu'au 31 octobre. Ce jugement laissera-t-il du temps à la mise en place d'une Société d'économie mixte (SEM), où la région Poitou-Charentes sera majoritaire, avec l'argent du contribuable, et sera chargée de reprendre l'outil industriel ? L'assistance de la BPI pourrait apparaître comme un conflit d'intérêts.
La région sera chargée de reprendre l'outil industriel du carrossier de Cerizay (Deux-Sèvres), afin de permettre une éventuelle relance de l'activité. Une quinzaine des quelque 280 employés d'Heuliez y seraient salariés, dans l'espoir que des contrats ultérieurs permettent de ré-embaucher d'autres anciens salariés.

Contribution obligée des habitants de la région

Le conseil régional de Poitou-Charentes avait voté, le 13 septembre, en faveur de la création d'une société d'économie mixte (SEM), dont le but était de soutenir l'entreprise, déjà sauvée par la région en 2009 avec, à l'époque, une entrée de la région dans le capital à hauteur de cinq millions d'euros et plus tard une avance remboursable de 2,8 millions. La SEM, qui sera dotée d'un capital de 650.000 euros, reprendra l'actif de Heuliez. L'actif pourrait être ensuite recédé à un entrepreneur qui pourrait être la société espagnole Cosmos XXI, lequel attend des éventuelles commandes du constructeur allemand Volkswagen.

Cette société Heuliez SAS est aujourd'hui distincte du fabricant de voitures électriques Mia Electric, autre société chouchoutée par Ségolène Royal, née également des décombres de l'ex-grand sous-traitant automobile Heuliez. Une femme d'affaires franco-coréenne, Michelle Boos, a fait son entrée au début de l'été chez Mia Electric avec un consortium d'investisseurs, Focus Asia.
Le fabricant de voiturettes électriques a été également maintenu à flot par la région et l'argent public. Cette société compte 220 salariés aujourd'hui, mais les ventes n'ont jamais décollé, malgré les proclamations enthousiastes de Ségolène Royal. 
En 2012, Mia Electric a vendu 337 véhicules seulement dans l'Hexagone. Très loin des 12.000 unités totales chaque année naguère officiellement promises.

Le tribunal de commerce de Niort a donné à Désirdavenir Royal jusqu'au 31 octobre 2013.