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samedi 29 juin 2019

Des fonctionnaires "fantômes" dans le Var, comme en Corse

Payés depuis plus de 20 ans

Une trentaine de fonctionnaires territoriaux seraient salariés, 
sans aucune affectation

Résultat de recherche d'images pour "heure sieste"Parfois depuis plusieurs dizaines d’années, révèle la Chambre régionale des comptes. Un peu comme les responsables syndicaux... 
 
Si certains serviteurs de l’Etat se dévouent sans compter à la cause commune, d'autres en sont empêchés... Voyez ces fonctionnaires du Var, qui touchent un salaire à ne rien faire depuis plusieurs décennies, selon un rapport de la Chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d’Azur publié lundi dernier et dont Var-Matin ne fait que révéler les bonnes pages, tout en se la jouant presse d'investigation. 
Le document souligne que "le centre de gestion du Var rémunère toujours une trentaine d’agents privés d’emploi", et provenant principalement des communes de La Seyne-sur-Mer et de Toulon ou encore de Cogolin. En cause, l’engagement légal de l’administration de payer ses agents, pendant deux ans (à taux plein, puis avec retenues), même lorsqu’un changement d’organisation ou d’affectation les prive d’emploi concret au quotidien.

Des agents "dormants"... qui continuent à progresser automatiquement dans l'échelle des salaires

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Les fonctionnaires concernés sont rattachés au centre de gestion de la fonction publique, et payés par lui, mais c’est la commune qui les employait à l’origine qui prend, in fine, la dépense en charge. Une situation à cheval sur deux administrations qui facilite les évitements et l’allongement des procédures de requalification, ou de nomination sur de nouveaux postes... À tel point que certains sont sans affectation et rattachés au centre de gestion depuis 1989 !

Le rapport fait également état du traitement administratif de ces fonctionnaires "fantômes". Etant considérés "en position d’activité", ces derniers "ont pu bénéficier d’avancements d’échelons et de reclassements statutaires"! Le rapport cite même une lettre dans laquelle un de ces agents sollicite l’obtention d’un grade supérieur, "se sentant désavantagé dans le déroulement de [sa] carrière par rapport aux anciens de [ses] collègues", qui l’ont obtenu...

Des "stratégies individuelles" particulièrement audacieuses.
Résultat de recherche d'images pour "fonctionnaires au travail"
Lucide sur le comportement de ces fonctionnaires, la Chambre régionale des comptes souligne des "stratégies individuelles", parfois particulièrement audacieuses, comme celle d'un des agents concernés, adjoint administratif, qui a même bénéficié de son salaire pendant huit ans (de 2009 à 2017), alors qu’il était par ailleurs "gérant d’une société commerciale dans les Hautes-Alpes". Enfin, le document met en avant la logique imperturbable de ces fonctionnaires au moment de prendre leur retraite: "une part importante [d’entre eux] ne demande pas leur admission à la retraite dès l’obtention de l’âge légal de départ, mais attend bien souvent la limite d’âge, restant de ce fait à charge encore plus longtemps pour le centre de gestion". Pourquoi se priver? Et de Mitterrand à Hollande, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 40%...

Un coût supérieur à million d’euros par an, en argent public

Ce coût pourrait baisser légèrement, grâce à la mise en place de la dégressivité des rémunérations dans ces situations, prévue par une loi de 2016. Mais pour l’instant, la Chambre "ne peut que constater la faible incitation du centre de gestion au reclassement des intéressés, du fait de la prise en charge de l’essentiel de la dépense par la collectivité d’origine". Dans sa réponse au rapport d’observations, le président du centre de gestion de la fonction publique du Var n’évoque d’ailleurs pas le problème de ces fonctionnaires fantômes. Ils ne sont visibles qu'après minuit...

Parmi les autres reproches faits par la Chambre régionale des comptes: la surévaluation "systématique des prévisions de dépense" et "l’absence de prise en compte de ses résultats excédentaires", ainsi que, plus étonnant, l’absence de comptabilité analytique globale, qui rend l’établissement incapable de connaître le coût de revient de ses missions.

lundi 15 octobre 2018

Et un départ de plus du Parti socialiste !

Marc Vuillemot quitte le PS 

Le PS n'est "plus à même" de rassembler "toutes les sensibilités de la gauche", déplore le maire de La Seyne-sur-Mer (Var) depuis 2008.

Marc Vuillemot, le maire socialiste de 61 ans, annonce dimanche 14 octobre qu'il quitte le PS, après 33 ans. "Une page d'un tiers de siècle de ma vie se tourne aujourd'hui. Je quitte le Parti socialiste", écrit l'élu sur son blog. Marc Vuillemot a été élu maire de sa ville de plus de 64.000 habitants il y a dix ans.

Marc Vuillemot demeure "naturellement socialiste"
Marc Vuilemot dit avoir pris acte du "vote interne" du PS du 11 octobre pour un projet européen qui ne lui paraît pas "à même de créer les conditions d'un rassemblement de toutes les sensibilités de la gauche et de l'écologie".

Les orientations de "l'aile gauche"du PS recueillent, "année après année, de moins en moins d'audience" au sein du parti, déplore le maire de La Seyne-sur-Mer. Il met cela sur le compte "des départs successifs de leaders et de militants qui s'y référaient". "J'en tire donc les conséquences, non sans tristesse et mélancolie", souligne Marc Vuillemot, qui assure demeurer "naturellement socialiste, au sens que donnait à ce terme l'Internationale ouvrière des Jaurès, Guesde et autres Blum". Il garde l'espoir "que la gauche se rassemble autour d'un compromis de projet, des socio-démocrates du centre-gauche aux plus radicaux" et affirme croire "à l'esprit du Front populaire". Comme Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann...

Départs en cascade

Résultat de recherche d'images pour "Maurel Lienemann"Cette décision "pénible" n'est pas un "renoncement," assure Marc Vuillemot, qui souhaite encore être un "citoyen actif et engagé" au sein d'un parti "celui qui me semblera le mieux à même de promouvoir une société juste et humaine à laquelle j'aspire depuis toujours". Mais, selon lui, "ce parti ne me semble pas encore exister". Il pourrait surgir en 2019.

Cette démission du PS intervient après les départs successifs d'Emmanuel Maurel vendredi et de Marie-Noëlle Lienemann samedi. La sénatrice de Paris "salue" ce dimanche sur Twitter "la décision Marc Vuillemot" de quitter le parti socialiste.

Le départ de Julien Dray sera-t-il aussi officialisé ?