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jeudi 26 janvier 2017

Istres: un porte-char, un camion et un tractopelle de l'armée de l'Air ont disparu

Ce matériel volé à la base militaire d’Istres reste introuvable depuis douze jours

L'armée de l'Air a constaté le vol entre le 13 et le 17 janvier
Istres : un camion militaire volé mi-janvier reste introuvable

Les autorités militaires recherchent toujours les deux énormes engins et le mystère reste entier à Istres (Bouches-du-Rhône). Ce mega vol d'un camion de marque Renault Premium, équipé d’une remorque porte-char sur laquelle se trouvait un tractopelle Terex TL210 appartenait au 25e Régiment du Génie de l’Air basé à Istres a eu lieu dans la nuit du 14 au 15 janvier dernier. Il ne sera constaté avant le 17.

Au moment des faits, le camion et la remorque étaient stationnés en dehors de la base aérienne 125.
Bien que ce convoi soit d’une taille particulièrement impressionnante avec plus de 10 mètres de long, le camion et l’engin de chantier n’ont toujours pas été retrouvés malgré l’enquête de la gendarmerie de l’Air.
 
Le rôle du Génie de l’Air est notamment la participation à la défense d'une base aérienne.

L'état d'urgence permet les vols mais ne facilite pas les recherches

La piste d'un trafic d'engins de chantier privilégiée. 
Le signalement de ce véhicule a été transmis à toutes les unités de police et de gendarmerie de l’Hexagone afin d’aider les enquêteurs à le retrouver, surtout dans le contexte d’attentats au camion-bélier commis l'an dernier, à Nice le 14 juillet - lorsqu'un camion conduit par un terroriste islamiste a fauché mortellement 86 personnes - et à Berlin le 19 décembre. Au point zéro des investigations, les autorités - et donc les enquêteurs de la gendarmerie de l’Air - se refusent à envisager la piste terroriste. En cette période de primaire socialiste, elles poussent en avant l'hypothèse d’un trafic d’engins de chantier à destination de l’étranger (le Mali ou la Syrie). L'Etat-PS n'écarte pas non plus l'idée un vol commis par des membres du... grand banditisme.
La base aérienne 125 a particulièrement sécurisée...
L’implantation historique, dès 1962, du centre d’essais en vol de Snecma sur la base aérienne d’Istres au centre de la direction générale de l’Armement (DGA), a permis le développement des moteurs de tous les avions de combat de Dassault Aviation (Mirage F1, Alphajet, Mirage 2000, Rafale) et dernièrement et jusqu’en 2012, celui du TP400 de l’A400M d’Airbus.
Au cours de l’exécution de l’actuelle Loi de Programmation Militaire (LPM), seulement 26 exemplaires du Rafale seront livrés aux forces aériennes françaises. Aussi, les marges de manoeuvre sont limitées pour l’armée de l’Air, qui a dû revoir ses plans. 

A la BA 125 d'Istres est basé l'escadron de défense sol-air 1/950 (Crau) qui est précisément "en dehors de la base aérienne 125", comme indiqué précédemment, sans autre détail...
Vu le manque d’indices qui permettraient de retracer la piste du véhicule, la gendarmerie de l’Air a demandé l’appui des policiers et des gendarmes de France en leur faisant parvenir le signalement des véhicules qui ont disparu. Face à un vol d’une telle ampleur, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est particulièrement humilié, mais la presse aux ordres n'a pourtant pas ébruité l'affaire.


En effet, le 25e régiment du génie de l'air reste en guerre
Depuis 2013 au Mali, dans le cadre de l'opération Serval : accompagnement et soutien des forces militaires françaises sur les pistes de Bamako, Mopti-Sévaré, Gao, Kidal et Tessalit; 2013-2014 - Centrafrique, dans le cadre de l'opération Sangaris : améliorations sur la piste et les parkings de l’aéroport international de Bangui et aménagements du camp militaire de M'Poko (intégré à l'aéroport);en 2014 au Tchad, dans le cadre de l'opération Épervier (devenue opération Barkhane le 1er août 2014): travaux d'extension de la zone militaire de l'aéroport de N'Djamena;2014 au Niger, dans le cadre de l'opération Barkhane, agrandissement de la zone militaire de l'aéroport international de Niamey; réfection et extension, à partir du 5 novembre 2014, de la piste de Madama pour permettre le poser d'avions de transport tactique. Différentes unités du génie sont chargées de la piste et de l'édification de la base, dont le 25e RGA. La fin des travaux est prévue pour le printemps 2015, puis reportée au 1er juillet 2015.


Super Le Drian a ordonné une enquête de commandement auprès de l'Inspection générale des Armées, dans le but d'identifier d'éventuels dysfonctionnements ou risques pouvant peser sur le fonctionnement des armées. L'Inspection est composée de généraux des trois armées (Terre, Air, Marine), de la Gendarmerie nationale et de la Direction générale de l'armement.

Or, la base aérienne d'Istres accumule les négligences

pamas-20160925Après le vol d’explosifs, commis en juillet 2015, dans le dépôt de Miramas, tout proche, dans la nuit du 20 au 21 septembre, des armes ont été dérobées  sur la base aérienne 125 d’Istres. Le vol aurait "essentiellement" concerné des "armes de poing", mais, a priori, aucun munition n’aurait été dérobée. 

La piste terroriste n'était évidemment pas envisagée, mais aucune avancée de l'enquête n'est plus signalée.

lundi 7 décembre 2015

Un Rafale repousse un avion survolant Paris

Un avion d'affaires venu de Belgique a négligé les mesures de sécurité protégeant la COP21  


L'alerte a été donnée lorsqu'il est arrivé à proximité de l'aéroport du Bourget

Plusieurs témoins ont pu apercevoir la scène ce lundi 7 décembre au matin dans le ciel parisienpeu avant 9 heures, un avion d'affaires de couleur blanche a été intercepté par un Rafale de l'Armée de l'Air, laquelle assure la sûreté aérienne sur l'ensemble du territoire 24 heures sur 24.

Les deux appareils ont survolé la capitale sur une trentaine de kilomètres. Vigipirate,
Le chasseur de l'armée était venu se placer sur la gauche de l'appareil civil pour l'escorter vers l'Ouest parisien. 

L'Armée de l'air n'est pas parvenue "à connaître les intentions" de cet appareil et a donc activé le dispositif d'alerte. 
L'appareil qui a provoqué ce déploiement était un Cessna Citation Mustang 510, en provenance de Belgique, tristement associée aux assassinats islamistes de masse de Paris en novembre dernier. Malgré les restrictions de sûreté (plan Vigipirate), le pilote entendait se poser au Bourget situé à seulement 13 km au nord-est de Paris. Mais son plan de vol semble avoir ignoré le contexte particulier de sécurité mis en place autour de la COP21 et l'interdiction de survol de l'aéroport du Bourget.

Le pilote assure qu'il ignorait les interdictions mises en place dans le ciel d'Ile-de-France pour la COP21. Un arrêté, signé début novembre, a en effet "créé une zone interdite temporaire dans la région du Bourget identifiée ZIT Rouge dans la région d'information de vol de Paris". En principe, le code des transports prévoit que "le fait pour le pilote de survoler, par maladresse ou négligence, une zone du territoire français en violation d'une interdiction" est puni de six mois de prison et de 15.000 euros d’amende. 

Un chasseur de l'Armée de l'air a intercepté l'avion dans le ciel parisien

Un Rafale a dérouté l'avion. Le Sirpa-Air précise que le Cessna -un jet d'affaires très léger construit dans le Kansas- en provenance d'Anvers (Belgique) a été dérouté sur l'aéroport de Pontoise (Val d'Oise). Sur le site internet Flightradar24.com qui permet de suivre les évolutions des appareils civils et commerciaux, il apparaît nettement que l'avion intrus a débuté une approche des pistes du Bourget avant d'être dérouté. 

Fait rarissime dans le ciel parisien, il est passé au-dessus de Paris, à altitude moyenne et allure modérée, d'est en ouest. Le Sirpa-Air insiste pour dire que l'interception a été réalisée dans des temps extrêmement rapides, bien inférieurs aux délais en vigueur. 

Mais aucune poursuite s'est engagée à ce jour, nous précise le Sirpa-Air. Le pilote aurait argué du fait que les dispositions d'interdiction de vol lui étaient inconnues. La surveillance du ciel français est coordonnée de façon permanente depuis le centre national des opérations aériennes (Cnoa) installée sur la base aérienne 942 de Lyon-Mont-Verdun. 
Depuis le début de l'année, 68 interceptions d'appareils intrus ont été réalisées selon des procédures d'urgences extrêmement codifiées. Il est rarissime, voire inédit, qu'une telle opération se déroule dans le ciel parisien.