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mardi 28 janvier 2020

Prix de l'humour politique : Benjamin Griveaux et Isabelle Balkany coude à coude

Humour politique aseptisé: degré  zéro des saillies d'acteurs politiques bistournés

Le jury du prix Press Club, humour et politique a procédé mardi à sa deuxième et avant-dernière sélection de l'année pour récompenser l'auteur de la saillie la plus drôle en politique en France en 2019.

"Nous allons fêter dans quelques jours l'année du Rat... C'est un hommage à Paris !" Cette phrase prononcée par Benjamin Griveaux, candidat de La République en marche à la mairie de Paris, figure parmi les phrases sélectionnées pour le prix Press club, humour et politique, mardi 28 janvier, pour récompenser l'auteur de la saillie la plus drôle de l'année en politique.

Il s'agit de la deuxième sélection : une première a déjà eu lieu en novembre et une autre doit avoir lieu en mai, avant la remise du prix, dont c'est la dix-septième édition, au printemps.

Parmi les autres choix en lice figurent plusieurs autres sorties dénuées d'humour, telle cette phrase d'Isabelle Balkany, l'épouse de l'ancien maire de Levallois-Perret : "J'ai 72 ans et je n'ai jamais rempli de déclaration d'impôts. Patrick non plus", prononcée devant la Cour d'appel de Paris, au deuxième jour du procès en appel du couple pour fraude fiscale.

Pour les traits d'esprit, il faut se rabattre sur Hubert Védrine et Ségolène Royal, faute mieux.

"J'aime beaucoup discuter avec Philippe Martinez", a pour sa part affirmé le Premier ministre, Edouard Philippe, dans Le Point, au début des grèves contre la réforme des retraites, le 5 décembre 2019.
Le secrétaire général de la CGT est également sélectionné dans le classement pour cette affirmation : "Le gouvernement organise le bordel", relayée par Le Journal du dimanche.

Ségolène Royal s'est fait remarquer pour cette affirmation, prononcée sur le plateau de LCI : "J'ai suffisamment exercé de fonctions ministérielles pour savoir que l'Etat ne tient jamais ses promesses". Si Royal avait de l'esprit, ça se saurait.

L'ancien ministre Hubert Védrine figure également dans la sélection avec cette pique adressée à l'ancienne ministre dans Challenges : "On peut certainement conserver Ségolène Royal comme ambassadrice des pôles. A condition de la congeler sur place". Védrine vaut mieux que ça.

La médiocrité et la méchanceté ne produisent pas de l'humour: manquent un zest de cruauté et un peu d'esprit. Francois Ruffin aurait pu être un filon, mais il n'a besoin d'aucun prix pour assurer sa renommée.

mardi 10 mai 2011

Les socialistes de 2011 se disputent l'héritage du 10 mai 1981


10 mai 1981: Mitterrand, premier et unique président de gauche de la Ve République



"Ils sont venus, ils sont tous là";
il est mort le Tonton ! "
A Jarnac, Titine Aubry
à croupetons,
fait de la récupération...


Le 10 mai 1981, François Mitterrand se fait élire à l'Elysée sur un programme politique annonçant de forts changements.

Des similitudes avec la présidence de N. Sarkozy ?
La France de Sarkozy doit aussitôt affronter une crise économique et financière internationale sans précédent depuis 1939.
Avec la "force tranquille" de Mitterrand, les gouvernements de Mauroy et Bérégovoy, en deux ans, ont amené la France à une politique de rigueur, avec plusieurs dévaluations et des réformes dont elle n'avait pas les moyens et donc à un endettement public colossal.

30 ans après, que reste-il des espoirs des Français en François Mitterrand ?
Mazarine Delors-Brochen-Aubry-Mitterrand nie vouloir revêtir le manteau long et le chapeau noir de Tonton et marcher dans ses pas.

VOIR et ENTENDRE le clone de Mazarine: la ressemblance est vraiment frappante, aussi bien avec la fille adultérine qu'avec l'illustre père infidèle:

VOIR et ENTENDRE les idolâtres socialistes du reportage BFMTV, "L'héritage de Mitterrand, 30 ans après":

Or, selon un sondage TNS Sofres pour Canal+, publié lundi 9 mai, les Français jugent qu’
aucun des présidentiables socialistes n’incarne l’héritage mittérrandien plus qu’un autre.
A la question de savoir qui, parmi les dirigeants actuels du PS, « se rapproche le plus de François Mitterrand dans ses idées et ses propositions », les personnes interrogées classent François Hollande en tête avec 18 %, juste devant Dominique Strauss-Kahn (16 %) et Martine Aubry (13 %). Ségolène Royal, à 9 %, est légèrement distancée.

Jean-Luc Mélenchon réclame sa part !


L'ex-sénateur PS tente de faire revivre l'Union de la gauche !

Lundi 9 mai, à la veille du 30e anniversaire du 10 mai 1981, il a réclamé un morceau de la sainte croix: "Il n'appartient pas aux socialistes et encore moins à cette ribambelle de furieux des primaires. Il appartient à tout le monde, à l'Histoire du pays", au passé, a lancé Mélenchien à la presse en arrivant dans une salle de l'Assemblée.
Et dans ce cas, est-ce qu'il apprtient à la diversité ?...

Interrogé sur le tournant de la rigueur de 1983, Mélenchon a lavé Tonton, ce qui est peu dans ses habitudes à l'égard d'un président de la République, et estimé que d'autres en portaient la responsabilité, citant Pierre Mauroy et Jacques Delors, le père de ...Marine Brochen-Aubry: "En chargeant François Mitterrand de tous les échecs, on se dit que cela ne sert à rien de gagner les élections et de faire un programme commun. C'est le rêve des puissants: que la gauche n'ait plus d'ambitions".
Selon Mélenchon, la victoire de la gauche en 1981 préfigure "la révolution citoyenne" que cet autre "furieux" de l'opposition appelle de ses voeux.
Cette victoire a été "l'effet différé" des grèves de 1968, a-t-il décrypté. "Il ne suffit pas de parler de grève générale. Il faut un projet de conquête du pouvoir", a-t-il encore lancé, des propos qui pourraient s'adresser au NPA du trotskiste Olivier Besancenot. Mélenchon veut d'ailleurs proposer au NPA "un contrat de gouvernement, pour que l'on avance concrètement. La radicalité que nous portons ne peut être qu'une radicalité concrète".


Le PS décomplexé revendique l'héritage collaborationniste de Mitterrand !

Automne 1994, le scandale éclate.
La photographie de couverture du livre de Pierre Péan "Une jeunesse française. François Mitterrand, 1934-1947" montre l'homme politique face au maréchal Pétain.
Dans son ouvrage, le journaliste enquêteur révèle que le leader historique de la gauche française a soutenu Pétain au début de l'Occupation et qu'il a été membre de l'administration de Vichy jusqu'au milieu de la guerre, avant de passer à la Résistance, suivant le sens de l'Histoire... François Mitterrand était-il pétainiste convaincu, vichysto-résistant ou tout simplement opportuniste ? Peut-être était-il tout cela à la fois. C'est là toute l'ambiguïté du personnage dont le PS actuel tente de remuer les cendres pour efumer l'opinion.

- René Bousquet, Paul Touvier. - Une jeunesse française de Pierre Péan. Maréchal Pétain. Pierre Laval régime de vichy. histoire Laurent Joffrin. président de la république occupation nazi allemande. gauche, extreme droite révélation historien. politique colaboration france francais affaire.
VOIR et ENTENDRE l'approche des faits par Laurent Joffrin (partie 1):

Mitterrand : pétainiste ou resistant - 1 par Dailygratuit
VOIR et ENTENDRE (part 2):

Mitterrand : pétainiste ou resistant - 2 par Dailygratuit

VOIR et ENTENDRE François Mitterrand se flatter d'être arrivé au socialisme par la droite pétainiste (partie 3):

Mitterrand : pétainiste ou resistant - 3 par Dailygratuit


mercredi 16 février 2011

Guigou, l'amie de son ami Aziz Miled, est donc l'amie de MAM

Le Canard enchaîné efface de la photo certains amis de Aziz Miled

Le tri sélectif de l'information par la presse d'opposition


Premier acte du complot
Mercredi dernier, le Canard enchaîné accuse la ministre des Affaires étrangères et son conjoint d'avoir utilisé entre Noël et le Jour de l'An un avion appartenant à Aziz Miled, décrit par le journal satirique comme un proche de Belhassen Trabelsi, beau-frère de l'ex-président Ben Ali.

Deuxième acte de la pièce
Mediapart et le Canard enchaîné repartent à l'attaque le mercredi suivant, faisant état du coup de téléphone de courtoisie de la ministre française depuis le sol de Tunisie à son président, alors que la 'rue arabe' commençait de bouger.
Les organes de presse du trotskiste Edwy Plénel et des libertaires du Canard trouvèrent aussi à redire à une transaction entre ...les parents de Michèle Alliot-Marie et un grand patron tunisien.

Troisième acte
Le 16 février, le Parti socialiste réclame la démission de la ministre des affaires étrangères. L'affaire est bouclée.

Les hyènes socialistes se déchaînent

Le patron galeux des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a jugé que la ministre n'avait "cessé de mentir aux Français", appelant la chef de la diplomatie et son compagnon, Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement, à la démission.

Des propos relayés par le porte-parole poisseux du PS, Benoît Hamon. "Il y a un mensonge de Mme Alliot-Marie, une affaire qui mélange intérêt de la France et intérêts privés", estime-t-il. "La conclusion normale, comme dans toute démocratie moderne, c'est normalement la séparation entre les intérêts privés et l'intérêt général et pour que la clarté puisse être faite, il faudrait maintenant que Mme Alliot-Marie s'en aille. Dans toute démocratie moderne, un ministre impliqué à ce point serait déjà parti."

Martine Aubry, premier secrétaire fielleuse du PS, a appelé Nicolas Sarkozy à "prendre des sanctions" après "ces révélations insupportables". "Je dis au président de la République : pour ce qui reste du quinquennat, je vous demande de reprendre votre mission qui est de défendre la République et de demander à vos ministres de défendre et de respecter la République", a-t-elle lancé devant des journalistes lors d'un déplacement dans les Hauts-de-Seine. "Regardez Eric Woerth, on nous a dit que c'est un homme honnête, aujourd'hui on nous explique qu'il est normal de se faire payer ses vacances par un dictateur ou un chef d'entreprise étranger, moi je suis désolée je n'ai jamais eu ces pratiques".

Laurent Fabius, le fétide ancien premier ministre socialiste, estime également que "ça commence à faire trop". Pour lui, "chaque semaine qui passe, chaque jour qui passe apporte un nouvelle information, un démenti par rapport aux allégations précédentes, etc." Pour lui, "l'image de la politique étrangère de la France n'est pas bonne". "Aux Etats-Unis, le voyage récent de M. Sarkozy chez M. Obama, on ne l'a même pas remarqué", "en Afrique depuis le désastreux discours de Dakar (...), des proclamations à l'égard de M. Gbagbo, finalement rien ne sort", "en Chine, (on devait) avoir des relations très efficaces, je ne les vois pas, au Brésil, idem". Le PS a attendu qu'ils soient ou dans l'illégalité ou en fuite pour éliminer Gbagbo et Ben Ali de l'Internationale socialiste, dont Sa Cynique Majesté Roral est l'un des 36 vice-présidents.

Pour les Verts et dès le 9 février, Nono Mamère estima que ces nouvelles révélations posent "la question du maintien de François Fillon à Matignon" .

Les galeux ne nous disent pas tout

Ce proche du clan Ben Ali, qui est reproché à MAM, a eu l'occasion de croiser d'autres personalités politiques françaises, parmi les plus vertueuses.

Ainsi, celle qui condamnait récemment les vacances tunisiennes de Michèle Alliot-Marie en ces termes : "Ça commence à faire trop ! Non seulement Mme Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères, va passer ses vacances en Tunisie (...), mais en plus, on apprend maintenant qu'à l'occasion de ce séjour, une transaction financière a été opérée par ses parents avec l'homme d'affaires qui les a hébergés". Cette hypocrite n'est autre qu'une homologue de MAM, une ministre socialiste de François Mitterrand, sa Garde des Sceaux, la sémillante Elisabeth Guigou !
La députée socialiste oubliait de préciser que l'"homme d'affaires" en question est le vice-président du conseil de surveillance et l'un des financiers de l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed) : une association loi 1901 créée en 2006 et parrainée par... Elisabeth Guigou, dont le mari, Jean-Louis Guigou, en est par ailleurs le délégué général...

L'ex-Garde des Sceaux a tenté de se justifier mercredi 16 février. "Ce think tank organise des séminaires, des colloques mais n'a aucune espèce d'activité commerciale, industrielle ou financière liée aux activités des entreprises dont les cotisations financent l'Ipemed", a-t-elle expliqué avec embarras.

Le PS a des liens avec un proche du dictateur tunisien

"Une affaire qui mélange intérêt de la France et intérêts privés", disait Hamon?
Aziz Miled finance l'institut dont plusieurs membres du comité de parrainage, dirigé par Elisabeth Guigou, toute ancienne ministre de la justice qu'elle est, et consort, sont pour la plupart des responsables socialistes français et italiens, car outre Alain Juppé, on retrouve Hubert Védrine (ci-contre, secrétaire général de la présidence de la République sous Mitterrand; ministre des Affaires étrangères de Jospin) et Romano Prodi (prédecesseur de Berlusconi, il fut mis en minorité au Sénat sur sa politique en Afghanistan et contraint à la démission), tous - à les en croire - compromis avec l'homme d'affaires tunisien proche du dictateur Ben Ali.

Le responsable de l'Institut pour l'international est le dénommé Jean-Marie Paintendre qui s'occupe également de l'international à la CNCE, Caisse d'Epargne. Aucun risque de conflits d'intérêts ?

Signalons aussi que, depuis le 1er décembre 2009, le président du conseil de surveillance est Gérard Mestrallet, PDG du groupe industriel GDF Suez et ancien chargé des affaires ...industrielles auprès du ministre de l'Économie et des Finances ...Jacques Delors, le papa de ...la Ch'tite Aubry !

=> Quant au frère cadet de Gérard, Patrick Mestrallet, il est PDG d'établissements financiers en Afrique de l'Ouest, mais ni le Canard enchaîné, ni Mediapart ne soupçonne l'aîné de conflit d'intérêts.
D'ailleurs, suspectent-ils les frères Guérini ? Lien PaSiDupes

Ils ont partagé les mêmes valeurs
Selon les statuts, cet institut commun a pour mission de "rapprocher par l'économie les pays du bassin méditérranéen". Le texte précise aussi qu'il est "financé par des entreprises méditerranéennes et des personnes physiques qui partagent ses valeurs".

Mais les vertueux renient maintenant leur bienfaiteur...
Dans un communiqué daté du 14 février, les membres du comité de parrainage politique ont viré avec le vent de l'Histoire et affirment haut et fort qu'ils "[saluent] et [soutiennent] la rupture historique qui vient de s'opérer en Tunisie, et l'extraordinaire courage de son peuple". Ils précisent également que "l'Europe doit être au rendez-vous de ce chapitre de l'histoire méditerranéenne et mondiale que la révolution tunisienne est en train d'écrire".

Quand on est socialiste et vertueux, on sait prendre le train de l'Histoire en marche...
Après ces "révélations insupportables" de PaSiDupes, Ayrault, Hamon, Fabius et Aubry devraient logiquement "prendre des sanctions" et inviter Védrine et la paire Guigou à descendre du bureau national en marche.

mardi 18 janvier 2011

Quand Ben Ali était apprécié de la gauche comme de la droite

La gauche n'a pas toujours été vertueuse

Devoir de mémoire sur le « Ben Ali Wall of shame »

Facebook propose aujourd'hui un mur de la honte de Ben Ali.

S'il fallait se fier au site LePost, avatar du journal Le Monde pour les jeunes illettrés, les lecteurs de gauche ne sauraient rien des égards que l'opposition vertueuse actuelle avait pour le 'dictateur' tunisien: lien Le Post.
Mais le Mur de la honte de Ben Ali recense les déclarations complaisantes des hommes politiques français, de droite comme de gauche
, sur la Tunisie du président déchu.
Diplomatie oblige, il fut un temps, long de 23 ans, où l’ancien régime tunisien fut fréquentable, de François Mitterrand à Nicolas Sarkozy, en passant par Bertrand Delanoë, Fadela Amara, Jacques Chirac ou Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn.



Etreinte ici entre le président tunisien et Bouteflika,
actuel président de la république d'Algérie, confrontée à des violences sociales.




Le vent politique fait virer les girouettes

Depuis le départ de Zine El Abidine Ben Ali et la chute de son régime, les déclarations se multiplient pour féliciter le « courage du peuple tunisien ».

La France a d'abord proposé son assistance sécuritaire au régime légitime de Ben Ali, puis elle a pris acte de la révolte populaire et procédé à une analyse rétrospective de sa politique. La Tunisie avait subi des violences de rue orchestrées par des éléments radicaux, le syndicat communiste et notre presse hexagonale qui est libre d'écoute en Tunisie démocratique. France Info et BFMTV, par exemple, ont largement ouvert leurs antennes à l'opposant Moncef Marzouki (lien PaSiDupes).

Le conseiller spécial du président français Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a reconnu qu’il y avait « pu avoir des maladresses ou des incompréhensions ». Le ministre français de la défense, Alain Juppé a, quant à lui, souligné que « dans le passé, la plupart des pays européens, nos alliés américains, portaient sur la Tunisie un regard favorable, parce que c’était un pays stable politiquement, qui se développait économiquement », expliquant que cette appréciation les avait « conduit à sous-estimer l’exaspération du peuple tunisien face à un régime policier et à une répression sévère. »

Le PS attaque la France


Jouant avec un zèle suspect son rôle de parti d’opposition, le Parti socialiste a cherché à dissimuler ses complaisances passées -comme ici Mitterrand - par un vacarme politicien de mauvais aloi.

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a commencé par critiquer vivement « l’attentisme » du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Martine Aubry, son premier secrétaire, a ensuite dénoncé mardi, « le silence assourdissant » de la France pendant les émeutes, estimant que Michèle Alliot-Marie, la ministre des Affaires étrangères, avait commis « une faute grave », en proposant une coopération sécuritaire au régime Ben Ali et qu’elle devrait en « tirer les conséquences. »

Aujourd'hui, Jean-Marc Ayrault a enfin été la Voix de sa Maîtresse à l'Assemblée Nationale, un mois entier après que, le 17 décembre, un étudiant fanatique du nom de Mohamed Bouazizi, se fût immolé par le feu, pour dénoncer ainsi la confiscation de ses fruits et légumes par les policiers.


Et devinez qui ? L' 'héritière', la présidente du marais poitevin, bien sûr !

Il fut pourtant un temps où les responsables politiques de tous bords - et donc socialistes - défendaient le régime de Ben Ali.
Pendant les 23 ans de son règne, rares ont été les hommes politiques à dénoncer ses dérives. Sur Facebook, le « Ben Ali Wall of shame » fait état de cette complaisance.

Le gouvernement Jospin soutient la Tunisie

En août 1997, la France expérimente une nouvelle cohabitation. Le président Jacques Chirac fait face à un gouvernement de gauche dirigé par Lionel Jospin. Mais il n’y a pas de divergences sur la Tunisie. En octobre 1997, le ministre socialiste des Affaires étrangères d’alors, Hubert Védrine (ci-contre), assure le président Ben Ali du soutien de la France « au modèle démocratique tunisien ».


François Mitterrand a fait état des progrès de la démocratie tunisienne

C'était lors d’une visite d'Etat du président socialiste de la République française en Tunisie en juin 1989.

Chirac et le modèle tunisien

En vacances en Tunisie en 1998, le président de la République Jacques Chirac déclare dans des formes diplomatiques: « Le premier des droits de l’homme, c’est manger, être soigné, recevoir une éducation et avoir un habitat », ajoutant sans plus d'enthousiasme que « de ce point de vue, il faut bien reconnaître que la Tunisie est très en avance sur beaucoup de pays ».

Fadela Amara, la Tunisie rempart contre l’islamisme

En Avril 2008, Fadela Amara, alors secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville, déclare que la France doit soutenir le régime tunisien au nom de la lutte contre l’islamisme. « Dans les pays du Maghreb, il y a la montée des islamistes. Il ne faut pas monter des feux partout », explique-t-elle. « Il faut aider certains régimes qui forment un rempart contre cette montée fascisante. Je crois qu’on gagnerait à être solidaire de ces régimes », assure-t-elle. La gauche prend ce risque.

Nicolas Sarkozy, citoyen d’honneur de la ville de Tunis

En avril 2008, l’actuel président de la République française, Nicolas Sarkozy, est fait citoyen d’honneur de la ville de Tunis, recevant symboliquement la clé de la ville. « Il m’arrive de penser que certains des observateurs sont bien sévères avec la Tunisie, qui développe sur tant de points l’ouverture et la tolérance », déclare-t-il à cette occasion. Le statut de la femme, par exemple, est en effet très évolué.

D. Strauss-Kahn
(PS) était allé rendre visite au dictateur Ben Ali, en novembre 2008
(ci-dessus), et se faire décorer à Carthage.

VOIR et ENTENDRE comment Dominique Strauss-Kahn félicita le président Ben Ali pour la pertinence de ses choix économiques, déclarant alors: « Je m'attends à une forte croissance en Tunisie cette année, la politique économique adoptée ici est une politique saine et constitue le meilleur modèle à suivre pour de nombreux pays émergents." Et d'ajouter avec perspicacité: "En Tunisie les choses continueront de fonctionner correctement."

Bertrand Delanoë (PS) et Ben Ali

Né en Tunisie, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, estima le 24 mars 2010, que la Tunisie « est non seulement sur la bonne voie, mais elle réussit mieux que les pays comparables et parfois même mieux que des pays dits développés en terme de croissance. » « Le Président Ben Ali en 1987 a permis qu’il y ait une évolution, une transition sans rupture et sans qu’il n’y ait de heurts entre les Tunisiens eux-mêmes », ajoute-t-il.

Quand Ban Ki-Moon fêtait la Tunisie

L’ONU aussi est derrière Ben Ali. En 2010, il y a seulement quelques mois, les Nations Unies fêtaient l’ouverture officielle de « l’année internationale de la jeunesse », proclamée par les Nations Unies sur une initiative du président Ben Ali. A cette occasion, Ban Ki Moon, son secrétaire général exprime ses considérations pour la politique tunisienne en matière de jeunesse et rend un vibrant hommage au président Ben Ali pour son initiative.

La gauche française soutient les extrémistes

La presse hexagonale désinforme à des fins politiciennes
En dénoncant à l'unison de partis français ce qu'accepte l'opposition tunisienne, notre gauche radicalise la situation.

Elle veut ainsi ignorer que trois chefs de partis politiques de l'ancienne opposition au régime du président Ben Ali font partie de ce gouvernement.

=>
Nejib Chebbi
, dirigeant du PDP, avait accepté le porte-feuille de ministre du développement régional. Fondé en 1993 par des groupes marxistes, le PDP veut une mesure discriminatoire qui interdise le pélerinage de la ghriba, aux citoyens Israéliens.


=> Ahmed Brahim, secrétaire général d'Ettajdid, l'ex-parti communiste qui a abandonné l'opposition frontale tout en restant ancré à gauche, n'avait pas refusé la responsabilité de l'enseignement supérieur et scientifique.

=>
Mustapha Ben Jafaar
, secrétaire général du Forum démocratique pour le travail et les libertés, médecin de formation, se trouvait bien à la santé. Ce parti est membre consultatif de l'Internationale socialiste et aussi de la coalition du 18 octobre aux côtés du Parti démocrate progressiste, du Parti communiste des ouvriers de Tunisie et de certains islamistes.

Aucun de ces partis, bien que très marqués à gauche, ne jugeait indécent de siéger aux côtés d'anciens ministres de Ben Ali.

mardi 3 juillet 2007

Pierre Moscovici juge Hubert Védrine

PS, la politique politicienne contre l’intérêt national
Le sectaire Pierre Moscovici
, ancien ministre délégué aux Affaires européennes, a dit désapprouver mardi le fait que l'ancien chef de la diplomatie Hubert Védrine a accepté une mission de réflexion sur les grands enjeux du monde actuel qui lui a été proposée par Nicolas Sarkozy.
"Je n'approuve pas cette démarche d'Hubert Védrine. Pas davantage que je n'ai approuvé l'entrée de Bernard Kouchner ou celle de Jean-Pierre Jouyet au gouvernement. Je pense qu'ils se trompent. Ils sont des exécutants", a jugé le député socialiste du Doubs sur Public Sénat.
Le monolithique Moscovici trouve "amusant", avec cette mission, que les positions de Hubert Védrine sont "diamétralement opposées à celles de Bernard Kouchner en terme de politique étrangère. Hubert Védrine est très souverainiste, très protectionniste alors que Bernard Kouchner est très internationaliste". Voilà Védrine informé par l’illustre Moscovici!
Evoquant "l'ouverture" pratiquée par le président, P. Moscovici, qui parle de "débauchage", estime que N. Sarkozy "rallie à lui des personnalités populaires et compétentes mais quand je pense à eux, je les plains, car ils abîment quelque chose. Il n'y a pas de pôle de gauche autour de Nicolas Sarkozy parce qu'aucun d'eux ne peut imposer la moindre idée. En réalité, ils exécutent le programme de Nicolas Sarkozy et ça je le désapprouve. Je ne l'aurais jamais fait".
Les campagnes socialistes perdues ont beaucoup abîmé Moscovici, mais qui songerait et se permettrait de le ‘plaindre’ de ne pas avoir été ‘débauché’...

PS : Vedrine ou la fuite des cerveaux

Le socialiste Hubert Védrine accepte une mission de réflexion
Hubert Védrine accèpte de Nicolas Sarkozy une mission de réflexion
Les grands enjeux du monde actuel feront l’objet d’une étude par l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine.
"Nul mieux que vous, en France, ne peut conduire cette nécessaire réflexion, qui devra déboucher sur des propositions concrètes", affirme le Président Sarkozy dans un courrier rendu public lundi par l'Elysée. "C'est pourquoi je souhaite personnellement vous confier la rédaction d'un rapport que vous pourriez me présenter avant la mi-septembre."
Pour le chef de l'Etat, "le monde a connu depuis près de vingt ans des bouleversements majeurs dont nous avons encore à mesurer et à tirer toutes les conséquences: fin du monde bipolaire; émergence de nouveaux acteurs essentiels, politiques et économiques; apparition de nouvelles lignes de fracture, et de menaces telles que le terrorisme transnational et les Etats faillis, mais aussi le réchauffement climatique et les pandémies".
"Dans ce monde nouveau, globalisé, la France et l'Union européenne doivent repenser leur rôle, leur positionnement", poursuit-il. "Elles doivent imaginer, dans la fidélité à leur histoire et à leurs alliances, les initiatives leur permettant de promouvoir leurs idéaux, leurs valeurs, dans un esprit de dialogue et de coopération, comme de défendre au mieux leurs intérêts."

Approché une première fois en mai dernier pour le Quai d'Orsay, Hubert Védrine avait expliqué son refus des propositions de Nicolas Sarkozy par le fait que, sous la nouvelle présidence, le ministère des Affaires étrangères ne serait pas "fort".
"Homme de gauche, je n'étais demandeur de rien", précisait l'ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, contacté dans le cadre de l'ouverture voulue par le nouveau chef de l'Etat. "Quand le président élu Nicolas Sarkozy m'a contacté pour me proposer de discuter d'une éventuelle entrée dans le prochain gouvernement, j'ai accepté cette discussion dans un esprit républicain et d'ouverture, même si cela m'aurait posé un sérieux problème politique de principe."

Biographie d'Hubert Védrine
Né en juillet 1947 (60 ans) , diplômé de l’Institut des Sciences Poltiques, conseiller diplomatique de François Mitterrand (1991-1995), il devint le Ministre des Affaires Etrangères de Lionel Jospin (1997-2002) remplacé par Dominique de Villepin dans le gouvernement Raffarin. Chirac, Villepin et Védrine se démarquèrent de l’hyper-puissance américaine et sa politique en Irak.