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samedi 21 juillet 2018

Vincent Crase, le compère d'Alexandre Benalla, aurait été armé illégalement le 1er Mai ?

Le binôme du cowboy de l'Elysée ne dispose pas d'un permis de port d'arme

Or, sur les vidéos du défilé du 1er Mai, apparaît clairement un holster d'arme de poing à sa ceinture. 

Vincent Crase, le compère d'Alexandre Benalla, était-il armé illégalement ? 
Le cow-boy aux ordres du sheriff de l'Elysée est
en infraction avec la loi
Le binôme de l’affaire, ci-dessous au second plan, fragilise un peu plus Macron. Jusqu’à présent moins exposé que son comparse, Alexandre Benalla, le tuteur est une autre illustration des folles dérives de la présidence de la République pour qui il travaillait également. 
Lors du défilé du 1er Mai à Paris, avec son copain Alexandre Benalla, à l’époque chef de cabinet adjoint d’Emmanuel Macron, Vincent Crase a lui aussi abusé de ses pouvoirs de réserviste. Dans une séquence filmée place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, on le voit lui aussi déshonorer la gendarmerie en tabassant des manifestants. 
Vendredi matin, Vincent Crase, comme son compère Alexandre Benalla, a été placé en garde à vue des chefs de violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public et usurpation de fonction.

Un réserviste sans retenue mais bien connu d’En marche

Le 1er mai, lunettes de soleil sur le haut du crâne et brassard orange "police" sur certaines images,   Vincent Crase ci-contre au second plan, se charge d’évacuer le manifestant qui, quelques instants plus tard, recevra des coups assénés par Alexandre Benalla, non sans sadisme. 
Par le col, il porte le jeune homme avec l’aide de plusieurs CRS, le menace avec sa main d’un coup à hauteur du visage, puis une fois le manifestant au sol et immobile, le traîne sur les pavés. A la ceinture de Vincent Crase, on distingue clairement un holster d’arme à feu, équipé d’une dragonne de sécurité. Un peu plus haut, la forme d’une crosse d’arme de poing (voir ci-dessous). 

On voit, sur ces captures d'écran tirées d'une vidéo du militant Taha Bouhafs, 19 ans, et ancien candidat de Mélenchon aux législatives en Isère, l'étui qui soulève la question d'un port d'arme illégale.

Le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris confirment que Vincent Crase ne dispose pourtant pas d’un permis de port d’arme. Sollicité à de nombreuses reprises par la presse, avant d’être placé en garde à vue, Vincent Crase a observé un mutisme à l'instar de celui de Macron, ne donnant aucune réponse sur la raison et la nature de cet équipement.


Cet ex-gendarme expert en sécurité privée est bien connu d’En marche 

Crase est actuellement salarié du parti présidentiel, en charge de la sécurité du bâtiment qui abrite son siège et avait déjà été employé comme prestataire pendant la campagne présidentielle. Par ailleurs gendarme réserviste, Vincent Crase "était très ponctuellement mobilisé, comme d’autres réservistes, par le commandement militaire de la présidence de la République", a précisé Bruno Roger-Petit dans une déclaration de crise jeudi matin, seul face à la caméra, de crainte de questions embarrassantes de journalistes. 
Vincent Crase était présent le 1er mai "dans les mêmes conditions" illégales que le shériff de l'Elysée, Alexandre Benalla, selon la même déclaration de l’Elysée et pourrait être le fusible de Benalla, au même titre que Gérard Collomb, pour protéger Macron

D'ailleurs, sa présence n’avait pas été déclarée à la direction de la Préfecture de police de Paris. Vincent Crase n’était pas non plus associé au dispositif au titre de ses fonctions de gendarme réserviste, selon le ministère de l’Intérieur. Que faisait-il donc là ? Etait-il envoyé comme passager clandestin par l’Elysée ? Ou est-il venu à l’invitation d’Alexandre Benalla ? La présidence de la République n’a pas souhaité répondre à ces questions.

Une police parallèle équipée à l'identique de la vraie...




L’ancien chef de cabinet adjoint de Macron et Vincent Crase se connaissent en tout cas fort bien

Selon des lettres confidentielles, ils ont monté une association professionnelle fantôme consacrée à la sécurité privée. 
Ils ont aussi travaillé ensemble pendant la campagne présidentielle au siège du parti. Plusieurs factures contenues dans la boîte mail du trésorier de la campagne et révélées par la fuite Macron Leaks permettent de documenter ses prestations sécurité. Via sa société dénommée 'Mars' (Benalla ?), du nom du dieu latin de la guerre, lequel fait partie de la triade précapitoline en compagnie de Jupiter (et Quirinus, Crase), Vincent Crase assure par exemple, en janvier 2017 "un audit sécurité" et la "gestion du dispositif" pour des déplacements à Clermont-Ferrand, Nevers, Lille, Hénin-Beaumont, Quimper et Lorient. En mars 2017, il facture plusieurs meetings, la sécurisation du QG ou de certains déplacements à Paris. Avec ou sans ristournes ?

Un autre échange de mails permet de découvrir que Vincent Crase était en contact avec un armurier pour doter l’équipe de sécurité du candidat Macron de plusieurs armes. Un flashball, des pistolets lanceurs de petites balles en caoutchouc ou encore des boucliers de maintien de l’ordre. Un véritable attirail policier. 
Cette initiative sera finalement abandonnée par Jean-Marie Girier, à l’époque chef de cabinet d’Emmanuel Macron et aujourd’hui de Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur.

En fait d'"exemplarité", de "transparence" et de "renouvellement de la vie publique", Macron aura mis moins d'un an pour transformer la France en "république bananière".

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