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mardi 31 juillet 2018

Affaire Benalla-Macron : les motions de censure de droite et de gauche rejetées par la majorité présidentielle

Le peuple a-t-il voté Macron pour soutenir son gouvernement, une police parallèle et Benalla ?

Sans aucun suspense, la motion de censure de droite à été rejetée par la majorité macronienne. 

La volaille glousse sur le banc du gouvernement
au rejet des deux motions de censure
Déposée par le groupe Les Républicains au palais Bourbon, elle devait recueillir l'approbation de 289 députés, ce mardi 31 juillet, pour pouvoir renverser le gouvernement d'Edouard Philippe, une mission impossible. Christian Jacob et 90 membres de l'opposition  - 11 non inscrits, dont Marine Le Pen - étaient sans illusion, mais souhaitaient marquer leur indignation devant l'Histoire, face à un système policier autoritaire et dévoyé.  Avec 143 votes favorables, le texte a donc été rejeté, avec près de la moitié des suffrages requis.
Premier orateur à intervenir en début d'après-midi, porteur de la motion de droite, le président du groupe Les Républicains, Christian Jacob, a notamment jugé que l'affaire "Macron-Benalla", qui "touche l'Etat et son chef au cœur" et face à laquelle le gouvernement a "abdiqué", va laisser des "traces profondes".

"Motion de blocage" contre "le pire des anciens mondes"
Dans son explication de vote au nom de LR, le co-rapporteur de la commission d'enquête, Guillaume Larrivé, a fustigé les "errements d'un gouvernement nommé par un président qui n'agit pas en chef d'Etat mais en chef de clan", la "pratique dévoyée d'un pouvoir qui se croit au dessus de tout, des règles, du droit" et "reproduit le pire des anciens mondes".

17 Insoumis et 14 communistes avaient annoncé qu'ils voteraient la motion de la droite. 
Les socialistes ont fait le choix inverse "car nous ne voulons pas préparer une alternative ensemble", avait expliqué le patron du parti, Olivier Faure.


La motion des gauches connaît la même fatalité

Bien qu'ils se soient mis à trois groupes de gauche à l'Assemblée, la motion de censure présentée par la gauche n'a pas fait mieux. Malgré les plaidoyers de l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, du communiste André Chassaigne ou encore de la socialiste Valérie Rabault, le texte s'est heurté à la très large majorité La République en Marche, soutien aveugle et indéfectible au président de la République : 312 députés LREM et centristes du MoDem (46).

La motion des gauches a quant à elle été votée par 74 députés, socialistes, communistes, Insoumis, plus 10 non inscrits, dont les élus RN ou encore la socialiste Delphine Batho, mais aussi deux LR, Eric Diard et Arnaud Viala, y ont apporté leurs suffrages. Le groupe LR avait décidé de ne pas la voter.

"Vos motions de censure ne sont rien d'autre que des motions de blocage", avait caricaturé plus tôt le Premier ministre Edouard Philippe, épinglant des "oppositions de rencontre" nourrissant à ses yeux "l'espoir" "de ralentir le rythme de la transformation du pays".

Les godillots de la majorité présidentielle se sont à nouveau distingués en se levant à tout propos et en applaudissant frénétiquement.
Les prochaines élections feront le tri.

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