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jeudi 28 mars 2019

Gilets jaunes : un député propose de suspendre le RSA des "casseurs"

Ce député de l'Aveyron veut frapper l'ultra-gauche, mais la police ne les attrape jamais

La question se posera quand Castaner les interpellera... 

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Les "casseurs" anarcho-révolutionnaires sont-ils des Français "démunis" ?
Arnaud Viala et plusieurs députés LR ont déposé une proposition de loi visant à suspendre le versement du RSA aux manifestants auteurs de dégradations.

Leur proposition de loi frapperait parmi les plus démunis les plus exaspérés. Déposée le 20 mars, et signée par 22 autres parlementaires, elle suggère tout bonnement de suspendre le Revenu de solidarité active (RSA) aux personnes interpellées pour des dégradations ou violences en marge de la mobilisation des Gilets jaunes.

Le RSA devienda-t-il un moyen de museler les plus défavorisées?
Le président du Conseil départemental du Nord a déjà proposé que dès début 2019 soit expérimentées les sanctions contre les bénéficiaires du RSA refusant plus de deux propositions d’emploi dans leur domaine de compétence. Jean-René Lecerf, qui a annoncé en décembre 2015 qu'il ne renouvellerait pas son adhésion au parti Les Républicains, voulait sanctionner les bénéficiaires de ce revenu minimum qui refuseraient "plus de deux propositions d’emploi dans le secteur de domiciliation et le domaine de compétence de la personne". 

Ont-ils estimé le nombre d'activistes d'ultra-gauche concernés ?

Nord : bientôt des sanctions contre les allocataires du RSA refusant trop d’offres ?Seraient  touchés au porte-monnaie les casseurs "amateurs", dits "opportunistes".  Il n’est pas tolérable que des citoyens français, bénéficiant de prestations sociales, puissent dégrader des biens publics ou privés et s’en prendre aux forces de l’ordre dans l’intention de porter atteinte à leur intégrité physique. La suppression du RSA pour les personnes reconnues coupables de tels faits permet de leur infliger une sanction lourde, aussi bien matérielle que morale, pouvant les empêcher de recommencer", dit le texte déposé. 
Et si ils sont insolvables, puisque leurs fins de mois sont plus que prématurées? Les révolutionnaires de l'ultra-gauche peuvent compter sur la solidarité révolutionnaire, mais les autres ?


Pour les éventuels bénéficiaires du RSA, ces députés proposent "une suspension maximum d’un an"… 
Les 22 signataires laissent le soin au Conseil d’Etat de déterminer les conditions d’une suspension, pour tenir compte notamment des charges de famille de la personne incriminée.
Un bon nombre des activistes du Black bloc viennent d'Allemagne ou de Belgique. Qu'ont prévu pour eux nos législateurs agiles ?

mardi 31 juillet 2018

Affaire Benalla-Macron : les motions de censure de droite et de gauche rejetées par la majorité présidentielle

Le peuple a-t-il voté Macron pour soutenir son gouvernement, une police parallèle et Benalla ?

Sans aucun suspense, la motion de censure de droite à été rejetée par la majorité macronienne. 

La volaille glousse sur le banc du gouvernement
au rejet des deux motions de censure
Déposée par le groupe Les Républicains au palais Bourbon, elle devait recueillir l'approbation de 289 députés, ce mardi 31 juillet, pour pouvoir renverser le gouvernement d'Edouard Philippe, une mission impossible. Christian Jacob et 90 membres de l'opposition  - 11 non inscrits, dont Marine Le Pen - étaient sans illusion, mais souhaitaient marquer leur indignation devant l'Histoire, face à un système policier autoritaire et dévoyé.  Avec 143 votes favorables, le texte a donc été rejeté, avec près de la moitié des suffrages requis.
Premier orateur à intervenir en début d'après-midi, porteur de la motion de droite, le président du groupe Les Républicains, Christian Jacob, a notamment jugé que l'affaire "Macron-Benalla", qui "touche l'Etat et son chef au cœur" et face à laquelle le gouvernement a "abdiqué", va laisser des "traces profondes".

"Motion de blocage" contre "le pire des anciens mondes"
Dans son explication de vote au nom de LR, le co-rapporteur de la commission d'enquête, Guillaume Larrivé, a fustigé les "errements d'un gouvernement nommé par un président qui n'agit pas en chef d'Etat mais en chef de clan", la "pratique dévoyée d'un pouvoir qui se croit au dessus de tout, des règles, du droit" et "reproduit le pire des anciens mondes".

17 Insoumis et 14 communistes avaient annoncé qu'ils voteraient la motion de la droite. 
Les socialistes ont fait le choix inverse "car nous ne voulons pas préparer une alternative ensemble", avait expliqué le patron du parti, Olivier Faure.


La motion des gauches connaît la même fatalité

Bien qu'ils se soient mis à trois groupes de gauche à l'Assemblée, la motion de censure présentée par la gauche n'a pas fait mieux. Malgré les plaidoyers de l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, du communiste André Chassaigne ou encore de la socialiste Valérie Rabault, le texte s'est heurté à la très large majorité La République en Marche, soutien aveugle et indéfectible au président de la République : 312 députés LREM et centristes du MoDem (46).

La motion des gauches a quant à elle été votée par 74 députés, socialistes, communistes, Insoumis, plus 10 non inscrits, dont les élus RN ou encore la socialiste Delphine Batho, mais aussi deux LR, Eric Diard et Arnaud Viala, y ont apporté leurs suffrages. Le groupe LR avait décidé de ne pas la voter.

"Vos motions de censure ne sont rien d'autre que des motions de blocage", avait caricaturé plus tôt le Premier ministre Edouard Philippe, épinglant des "oppositions de rencontre" nourrissant à ses yeux "l'espoir" "de ralentir le rythme de la transformation du pays".

Les godillots de la majorité présidentielle se sont à nouveau distingués en se levant à tout propos et en applaudissant frénétiquement.
Les prochaines élections feront le tri.