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jeudi 6 février 2020

Municipales : Anne Hidalgo (PS) recycle des mesures pas vraiment nouvelles

La socialiste fait du neuf avec de l'ancien

Son programme pour Paris 2020 
n'est pas franchement innovant


Anne Hidalgo, lors du lancement de sa campagne le 13 janvier 2020.
Anne Hidalgo le 6 février 2020
Dans le programme 2020 que la maire-sortante de Paris a dévoilé ce jeudi 6 février pour les élections municipales de mars prochain. plusieurs mesures figuraient déjà dans son programme de 2014 et d’autres ont déjà été annoncées ces derniers mois par Anne Hidalgo. 

Se baigner dans la Seine, c'était déjà au programme de Jacques Chirac... On était alors il y a 30 ans,  le 15 mai 1990!   

Et, outre des propositions très axées sur l'écologie dévoilées jeudi 6 février lors d’une conférence de presse, (planter 170.000 arbres, piétonniser le centre de Paris, éradiquer les plastiques à usage unique d’ici 2024, cuisiner 100% bio dans les cantines….), le programme d’Anne Hidalgo pour les municipales de mars prochain ne comporte pas que des nouveautés.
Ses équipes sont à la peine : combien de mandats lui faudra-t-il pour mener à bien son programme de 2014 ? 

• Mettre en place des navettes électriques pour les touristes :

Dans son nouveau programme, l'édile de Paris annonce vouloir créer des "navettes électriques pour les touristes, pour les seniors et les personnes à mobilité réduite". ¨Proposition qu'elle précise sur Twitter : "Les touristes pourront se déplacer grâce à de petites navettes électriques, bien plus adaptées à notre ville. Ces navettes électriques seront mises à disposition de nos aînés et des personnes à mobilité réduite." Or, en 2014, elle écrivait déjà : "J’interdirai progressivement les bus de tourisme diesel (au même rythme que ceux de la RATP) et les remplacerai par des petites navettes électriques."

• Logements sociaux :

L'actuelle maire de Paris souhaite atteindre "25% de logements sociaux d’ici 2025, répartis dans tout Paris pour les classes populaires et les classes moyennes." Un chiffre qui n'est autre que celui imposé par la loi SRU de 2013, qui oblige à atteindre ce taux de logement dans les zones tendues. Les objectifs de la maire sortante n'ont pas bougé par rapport à 2014, où elle disait : "Je veux créer 10.000 (logements dans Paris) par an, atteindre 25% de logements sociaux en 2025 et 30% en 2030. Un effort particulier sera réalisé sur les logements intermédiaires pour les classes moyennes et les jeunes actifs". Six ans après la première promesse, la maire ne précise pas où elle en est de son objectif.

• Aménager l'héliport, "réservoir de biodiversité" :

Anne Hidalgo propose de faire de l'héliport de Paris, situé dans le sud-ouest, aux portes de Paris, un "réservoir de biodiversité". Mais telle était déjà son ambition en 2014. A deux reprises dans son programme d'il y a six ans, elle l'évoquait. "L’héliport sera reconverti en un grand parc culturel et sportif, dédié aussi aux loisirs", pouvait-on lire. Une promesse qu'elle assortissait de l'engagement suivant : "Je poursuivrai la reconquête de la petite ceinture ferroviaire et je transformerai l’héliport pour en faire des espaces de biodiversité."

• Périphérique :

La socialiste propose de transformer le périphérique en "boulevard avec une circulation apaisée. Dès 2024, une voie sera réservée aux transports en commun, au covoiturage, aux véhicules propres et transportant des personnes à mobilité réduite". Le sujet a déjà été abordé au Conseil de Paris, à la suite des préconisations de la mission d'information et d'évaluation (MIE) sur l'avenir du périphérique, parmi lesquelles figurent la réduction du la vitesse à 50 km/h et le fait de réserver une voie aux véhicules propres et au covoiturage. 

• Véhicules diesel et essence : les véhicules à essence bannis de la ville en 2030

Il s'agit d'une proposition essentielle du programme de la maire sortante : l'interdiction des véhicules diesel et des cars de tourisme à Paris en 2024, et l'interdiction des véhicules essence en 2030. Or, après avoir annoncé son intention de ne plus autoriser la circulation de voiture diesel en 2024, en octobre 2017,  la Ville de Paris indique déjà qu'elle étendra cette interdiction aux voitures essence pour 2030. 

• Référendum Airbnb :

Enfin, l'équipe municipale, qui mène depuis longtemps le combat contre Airbnb, inscrit dans le programme d'Anne Hidalgo la tenue d'un référendum "avant l'été pour déterminer dans chaque arrondissement le nombre maximal de journées de location". Là encore, la maire traduit en promesse électorale ce qu'elle annonçait dès le mois de novembre 2019. A l'époque, le premier adjoint Emmanuel Grégoire avait précisé que la question serait "posée dans chaque quartier, car évidemment la réalité n’est pas la même dans chaque quartier". 

C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe ?
Mais qui aime la soupe réchauffée? Café bouillu, café foutu ! 

vendredi 3 novembre 2017

Les députés godillots votent la réduction des aides au logement de leurs électeurs

Les oppositions de gauche et de droite accusent le gouvernement de mettre en péril le  logement social français

Les députés ont adopté le budget du ministère de la Cohésion des territoires, en quatre heures

Résultat de recherche d'images pour "aides au logement"
L'Etat se désengage : les bailleurs sociaux
seront les bâtisseurs de demain
La majorité présidentielle fait chuter de 1,7 milliard d'euros les financements que le budget du ministère de la Cohésion des territoires alloue aux aides au logement (APL) dès l'an prochain. Ce ministère est au nombre des grands perdants du projet de loi de Finances pour 2018.
Adopté dans la nuit de jeudi à vendredi, en première lecture, ce budget contraint les politiques du Logement, de l'Aménagement des territoires et de la Ville qui vont chuter de 9,8% pour passer de 18,3 milliards d'euros en 2017 à 16,5 milliards en 2018.

Paradoxalement le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a soutenu que le gouvernement veut "réinterroger l'efficacité de notre politique en matière d'aides personnelles au logement et de soutien à la construction".
"Nous avons, face à un investissement d'environ 40 ou 41 milliards d'euros, quatre millions de nos concitoyens qui sont mal-logés", a-t-il fait valoir pour assurer qu'une réduction de crédits crée du logement.

Ainsi la "réforme des aides au logement" prévue dans l'article 52 du projet de loi doit-elle "conduire à une réduction des dépenses de l'Etat de 1,7 milliard d'euros en 2018", dans un "dialogue constant avec les bailleurs sociaux," a prévenu Mézard, sourd aux avertissements de ces organismes qui exigent un moratoire sur une économie budgétaire qu'ils jugent "mortifère".

Une réforme "improvisée"

Résultat de recherche d'images pour "aides au logement"
Contesté, un amendement déposé par le gouvernement qui doit permettre une "mise en oeuvre progressive" de cette ponction financière, n'a pas été soumis au vote.
Il instaure une baisse progressive des loyers du logement social de 800 millions d'euros en 2018, 1,2 milliard en 2019, puis 1,5 milliard par an à compter de 2020, pour compenser une baisse des APL équivalente.

Mais l'économie budgétaire annuelle de 1,5 milliard d'euros visée par le gouvernement sera atteinte dès l'an prochain grâce à une hausse, en parallèle, de la cotisation versée par les bailleurs sociaux à la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS).
"Le gouvernement fera des propositions visant à préciser ce mécanisme", a indiqué Mézard.

Objet d'une douzaine d'amendements de suppression, tous rejetés, l'article 52 a "fait l'unanimité contre lui, tellement il est profondément injuste," a affirmé l'ex- ministre du Logement Sylvia Pinel (PRG), stigmatisant "l'improvisation et l'impréparation" de la réforme. 

La seconde partie des discussions concernant le PLF doit avoir lieu ce vendredi matin

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Pour Clémentine Autain, de la France insoumise, cet article 52 "orchestre la mise en péril de tout le système du logement social, avec une perte de recettes considérable" des bailleurs sociaux.
"On va casser un modèle HLM que beaucoup nous envient", a estimé Stéphane Peu (PCF), député-journaliste (comme Pierre Dharrréville) ex-président de Plaine commune Habitat, Saint-Denis (93), fustigeant une "politique mûrement réfléchie, cohérente, visant à affaiblir le secteur HLM et renforcer le secteur privé". "Partout en Europe où une telle politique a été menée, elle a été une catastrophe."

"Réformer, pourquoi pas ? Mais vous imposez des mesures inadéquates comme la suppression de l'APL accession qui solvabilise les ménages modestes", a jugé de son côté Thibault Bazin (LR).
Un "consensus s'est dégagé" dans l'Hémicycle en faveur du rétablissement de l'APL accession, a-t-il souligné, , un dispositif qualifié de "marqueur important" par le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts.
Mais ce proche du président Macron (et d'Ismaël Emelien, conseiller spécial du président, qui ont créé une start-up à trois), a semblé juger prématuré le rétablissement de l'APL succession, cette aide publique étant "un élément de la discussion en cours avec les bailleurs sociaux", a-t-il dit. Huit amendements en ce sens ont été rejetés et un 9e a été retiré par son auteure, Stéphanie Do (LREM).
Les APL accession, qui facilitent l'emprunt immobilier aux ménages aux revenus modestes, devraient être supprimées dès le 1er janvier 2018.
Vers deux heures du matin, après 4h30 de débats, la séance a été suspendue. La discussion sur la seconde partie du projet de loi de Finance devait reprendre à 9h30 vendredi matin.

dimanche 10 avril 2016

Ile-de-France: M.-G. Buffet dans la "lutte des classes" face à la présidente LR

En staliniste, Buffet traite Pécresse de "bourgeoise"...

La députée PCF reproche à la présidente la politique voulue par une majorité d'électeurs Franciliens

La communiste s'en est prise, dimanche, à la décision de la présidente Les Républicains de la région Ile-de-France de diminuer certaines des subventions pour le logement social. "Une idée de bourgeoise," a commenté la députée de Seine-Saint-Denis venue des Hauts-de-Seine et ex-secrétaire nationale du Parti communiste français (2001-2010).
Dans les communes qui ont déjà atteint 30 % de logements PLAI et PLUS (logements sociaux pour les ménages modestes), la nouvelle majorité régionale, dirigée par Valérie Pécresse, a décidé de mettre fin au financement des logements sociaux pour les plus modestes (PLAI, dit logements "très sociaux"). "Elle a raison, il faut rééquilibrer" la répartition de logements sociaux, a ironisé Marie-George Buffet dans l'émission 12/13 Dimanche sur France 3. Elle estime qu'en Ile-de-France, "70 % des habitants sont éligibles au logement social". A la louche !

Marie-George Buffet veut des mesures coercitives

La stalinienne cherche à gagner du terrain dans les poches de résistance. 
Il faut plutôt "forcer les villes où il n'y a pas de logements sociaux à en faire". 

Et, défendant son fonds de commerce électoral, l'élue communiste se félicite de l'extrême pauvreté de son territoire. "En Seine-Saint-Denis, on a toujours besoin de logements sociaux; nous avons besoin de subventions même si nous avons 52 % de logements sociaux", a précisé la sexagénaire. 

Candidate du PCF à la présidentielle de 2007, Buffet fut créditée de 1,93 % des voix au premier tour.

vendredi 18 septembre 2015

La presse chargée de nier que les HLM vont aux réfugiés, au détriment des Français

Le Huffington Post, porte-parole bénévole de l'exécutif socialiste

77.310 logements rapidement mis à disposition de réfugiés

Où les prend-on? Ils étaient jusqu'ici introuvables ou non disponibles et donc inoccupés...
Ni pour les impôts, ni pour les logements,il ne fait bon être moyen...
 Ils devraient être mis à disposition des clandestins... 


Le Haut comité pour le logement suggère de mettre à disposition des familles migrantes une partie des 77.310 logements sociaux vacants. Des appartements vides car situés dans des petites villes, où il n'y a pas de demande.

Depuis que le Haut comité  a évalué le nombre théorique de logements sociaux qui pourraient être attribués aux demandeurs d'asileCe chiffre n'a pas manqué d'affoler une partie de la classe politique.

La presse est  aussitôt envoyée au front pour nier tout favoritisme

Non, des réfugiés n'en bénéficieront pas au détriment de ceux qui attendent, parfois depuis longtemps, d'accéder à une HLM, Habitation à Loyer Modéré. La presse l'affirme, d'autorité, sans apporter de preuve.

Parallèlement, des bailleurs sociaux sollicités par l'État proposent 20.000 places de logement, selon Le Monde. Dans tous les cas, il s'agit d'habitations inoccupées, répertoriées en "vacance de longue durée", généralement situées dans "des secteurs où la demande est faible" rappelle Libération et... qui ne trouvent pas preneurs. Une partie de ces logements restent vides car "en attente de travaux ou de la démolition du bâtiment qui les abrite".

Contrairement aux affirmations de Marine Le Pen, mardi 15 septembre lors de la matinale de France Inter, suivie de Rachida Dati, le soir même sur i-télé, il n'y aura pas de "logements en moins pour les Français".

Une réalité que conteste pourtant Rachida Dati. Ce mercredi matin au micro de RMC et BFM TV, elle s'est déclarée "très surprise" que des maires se disent en capacité d'attribuer des logements sociaux vacants à des réfugiés sans pénaliser les autres demandeurs. C'est pourtant le cas, entre autres, d'un maire alsacien Les Républicains qui témoignait début septembre sur M6 : "En fait, il s'agit de logements [vacants] que l'on ne prend à personne" expliquait-il. Sous couvert d'anonymat ou de secret des sources ? 


Les doutes de Patrick Cohen étaient-ils fondés ?

Le HuffPost dépasse son rôle d'information et bascule dans la désinformation partisane

"La preuve en images" avec cette vidéo, assortie d'un bandeau-maison de contestation militante en incrustation :

Le militantisme de la presse française interpelle sur la déontologie de la profession...

 

vendredi 19 décembre 2014

Paris: Anne Hidalgo demande la régularisation de 500 sans-papiers

La maire PS ne veut pas que du bien aux Parisiens

La maire socialiste aspire les sans-abri et mal-logés

Un premier dommage collatéral du discours de François Hollande au Musée de l’histoire de l’immigration: la maire  de Paris a pris sa belle plume pour rédiger une lettre expresse qu'elle a postée dès le lendemain. Mardi 16 décembre, pure coïncidence fortuite, aux dires de son entourage, Anne Hidalgo a adressé  un courrier à Bernard Cazeneuve, le ministricule de l’Intérieur, appelant le gouvernement à régulariser la situation d’ "environ 500 personnes" afin de "stopper l’embolie de l’hébergement" d’urgence.

Trop de sans-papiers n’ont pas de toit à Paris, malgré une ministre Europe Ecologie-les Verts pendant deux années. Il s’agit d’"une situation aberrante" d’un point de vue "humanitaire" et "budgétaire", commente cette Mme Germain, son nom de femme mariée au frondeur prénommé Jean-Marc et proche de la Ch'tite Aubry, maire PS de Lille. Et ce courrier est cosigné des représentants de tous les groupes de sa majorité, PS, EELV, PCF-Front de Gauche et PRG.

La lettre invoque "la saturation" de l’hébergement d’urgence. 
"Entre 2.500 et 3.500 personnes dorment dans les rues parisiennes", avoue A. Hidalgo. Dans ce contexte, "maintenir des personnes en centre d’hébergement ou à l’hôtel, alors que certaines pourraient travailler, trouver un logement, accéder à des dispositifs d’insertion de droit commun, est coûteux, pour la collectivité dans son ensemble." 
La maire ignorerait-elle qu'elle dispose d'un gisement de logements sociaux inexploité par la Ville de Paris ou attribués à des nantis?

9.000 en centres d’urgence, 14.000 en hôtels sociaux

Après 13 ans de gestion socialiste de Paris par Bertrand Delanoë, 9.000 personnes dorment aujourd’hui dans les centres d’urgence et 14 000 dans des hôtels sociaux avec une prise en charge par la collectivité, précise le cabinet de la maire socialiste. La maire trouve que les indigents coûtent trop cher: les familles hébergées reçoivent une allocation de la ville et une nuit dans un hôtel coûte en moyenne 17 euros par personne, soit 2.600 euros par mois pour cinq personnes, a-t-elle calculé. "Le coût est bien supérieur à un loyer dans un logement pérenne", découvrent à point nommé ses services.

La maire de la capitale exige du gouvernement qu'il prenne ses "responsabilités "Elle veut que soient examinées des demandes de régularisation concernant la situation" de personnes qui sont "en zone grise : en séjour irrégulier, mais non expulsables dans les faits"
Parmi les quelque 500 individus qui pourraient être régularisés, Hidalgo repère, d’une part, des personnes "vulnérables" qui, parce qu’elles sont "âgées", " malades" ou handicapées, ne peuvent être reconduites dans leur pays d’origine, ainsi d’autre part, que des personnes qui "ont amorcé une trajectoire d’insertion par le travail" : des "jeunes scolarisés" ou des adultes "ayant des promesses d’embauche". Il y a enfin les étrangers en France "depuis des années" qui ont connu l’"errance" et ne peuvent donc fournir toutes "les pièces demandées". Pour ceux-là, la maire de Paris demande une "mise en œuvre bienveillante" de la circulaire sur la régularisation des sans-papiers prise par Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur, le 28 novembre 2012.

Au passage, tout en saluant le projet de loi relatif à la réforme du droit d’asile porté par le ministre de l’intérieur, "Mme Hidalgo", selon la désignation du révérencieux journal Le Monde, estime qu’ "à lui seul, il ne suffira pas à corriger les conséquences des errements du passé". Il s’agit d’ "apporter ensemble, sans délai" des "solutions" pour "débloquer des situations individuelles complexes", insiste-t-elle.
Pour l’instant, le ministère de l’Intérieur s’est contenté d’accuser réception du courrier.

En décembre 2013, l'ancienne ministre
Nathalie Kosciusko-Morizet souhaitait que "les critères d'attribution fassent une meilleure place au travail et à l'intérêt général. Par exemple, les enseignants, les infirmières ou les policiers ont les plus grandes difficultés pour se loger à Paris. Or, il y a une utilité sociale à ce qu'ils vivent à proximité de leur travail", soulignait-elle.
NKM a une approche différente: "Le problème, ce n'est pas de savoir quels sont les logements disponibles mais de savoir comment sont sélectionnées les personnes qui accéderont à ces logements. Qu'est-ce que cela apporte de savoir qu'il y a un logement disponible à tel endroit si vous n'avez aucune visibilité sur le mode de sélection?"

samedi 25 octobre 2014

Limitation de vitesse à Paris: circulation à l'allure du cheval au pas espagnol ?...

Hidalgo met les Parisiens au pas: tout un arrondissement en zone 30, une première
Musée Carnavalet, Paris 3e

LE maire PS de Paris
ambitionne de rétablir
les "Embarras de Paris"

La généralisation des zones 30 à toute la capitale, à l'exception des grands axes, est un projet souhaité par Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, 
dont les électeurs ne soupçonnaient guère le goût pour les allées cavalières du Bois de Boulogne (panneau ci-dessous). 

L'expérience va être menée à l'échelle de tout le IIIe arrondissement.
 

La limitation de la vitesse à 30 km/h, soit l'allure du ...galop (vitesse moyenne de 21 km/h avec un maximum de 55 km/h, voire 60, pour les chevaux de course). 
Or, le trot exécuté de façon désunie et désordonnée se nomme le traquenard.

Les élus du Conseil de Paris viennent de donner leur feu ...vert à cette expérimentation annoncée pour 2015.
Le maire du IIIe, Pierre Aidenbaum, est un industriel de la confection et ancien président de la LICRA. Lors des élections législatives de juin 2007, il fut candidat suppléant de Martine Billard (ex-Verts et actuel bras gauche de Mélenchon au Parti de gauche (allié au PCF)). 
En janvier 2014, Le Figaro révéla des bizarreries dans l'attribution des logements sociaux par ce maire  socialiste du 3ème arrondissement depuis près de 20 ans. L'élu est en effet accusé d'avoir autorisé un cadre de la Fédération Française de Tennis, Alain Riou (ci-contre à droite), à occuper pendant dix ans un loft avec mezzanine, rue du Parc-Royal (IIIe). 
Ce "défavorisé" qui recevait un salaire de 9.000 euros par mois avait obtenu un logement de 99m2, pour un loyer de 1.360 €, charges comprises, près de la place des Vosges où vivait le couple Strauss-KahnPrésident de la commission d'attribution des logements sociaux du IIIe, le maire PS et Yves Contassot (Europe Ecologie-les Verts, ci-dessus à gauche), son adjoint au Logement de 1995 à 2008, se renvoient la balle. Tête de liste EELV aux municipales ce Contassot-là a été candidat des Verts à la municipale de 2001 et adjoint à l'environnement du maire de Paris Bertrand Delanoë entre 2001 et 2008. Cette année-là, le vertueux individu militait pour la création d'une force alliant "urgence sociale, urgence écologique et urgence démocratique"...
Quant à Alain Riou, il affirme n'avoir pas l'intention de déménager. Il est vrai que, entre autres privilégiés, Jean-Pierre Chévènement et Delphine Batho ont jouit des mêmes avantages et ont d'abord refusé de restituer leurs logements sociaux aux "défavorisés", et qu'un célèbre architecte maoïste qui donne davantage dans le Concret que dans l’Utopie, a élu domicile dans le même hôtel particulier du  raffiné XVIIe siècle réputé pour ses loyers très modérés et pourtant voisin de celui de Bernard Tapie, rue des Saint-Pères...

mercredi 1 janvier 2014

Les voeux de citoyens mal-logés au président de la "gauche sociale"

Un collectif d'associations a appelé Hollande à un "choc de solidarité" 

Il exprime le voeu que la gauche place les pauvres et les mal logés au coeur des politiques gouvernementales en 2014 

A quoi sert Cécile Duflot ?
Le collectif d'associations réuni mardi à Paris réclame "un choc de solidarité" accompagné de mesures symboliques pour l'année prochaine.

En 2013, "Tout le monde n'a pas été en mesure de faire entendre sa voix", a regretté Christophe Robert, directeur général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre, lors d'une conférence de presse organisée par un collectif de 34 associations venant en aide aux sans-abri et mal logés. "Notre premier voeu c'est qu'ils soient écoutés et entendus par le président de la République", a poursuivi M. Robert, court-circuitant la ministre Cécile Duflot.

Le cinéma à 4 euros pour les moins de 14 ans ne règle rien...

Les associations forment des voeux pour une loi de programmation sur la production de logements
, en particulier de logements sociaux accessibles aux plus pauvres. En clair, principalement les sans-papiers. 
Elles rappellent que dans ce domaine les objectifs du gouvernement sont loin d'être atteints.

Elles demandent également une revalorisation "forte" des aides au logement.

Et puis, aussi un moratoire sur les expulsions locatives, ...du 1er novembre au 31 octobre. Ils craignent en effet que les expulsions ne reprennent dès la fin de la trêve hivernale. Il faut "que toutes les personnes hébergées cet hiver aient une solution de relogement", a insisté Florent Guéguen, directeur général de la FNARS, fédération d'associations de solidarité.

Le collectif a aussi alerté sur la situation des jeunes de moins de 25 ans
Les exclus du RSA, des migrants et des demandeurs d'asile réclament notamment la création de 15.000 à 20.000 places en Centres d'accueil de demandeurs d'accueil. 

Les associations avaient organisé cette conférence de presse près du Canal Saint-Martin où il y a sept ans l'association Les Enfants de Don Quichotte (qui soutiendra l'altermondialiste Eva Joly à la présidentielle 2012) installaient leurs tentes pour dénoncer la situation des sans abri.

Rémi Féraud, le maire du Xe arrondissement (après fusion avec les listes écologistes) est co-directeur de l'équipe de campagne de la candidate PS à la mairie, Anne Hidalgo.

mercredi 27 février 2013

Immobilier : les ventes et les mises en chantier se sont effondrées en 2012

Quand le bâtiment ne va pas, rien ne va

Les chiffres du logement en France continuent d'être alarmants

Tous les indicateurs affichent des performances de plus en plus mauvaises ces derniers mois.

Les ventes de logements neufs ont chuté de 17,9% en 2012, selon le ministère du Logement, qui communique pour dire que son absence de résultats ne lui est pas imputable.

Seulement 86 200 logements neufs ont été vendus en France l'année dernière. Ce recul de 17,9% par rapport à 2011 atteint même les 28% si on prend en compte le seul quatrième trimestre. 


Les ventes de logements neufs ont chuté de 17,9% en 2012, selon le ministère du Logement, qui communique pour dire que son absence de résultats ne lui est pas imputable.


Les prix restent pourtant à la hausse

Malgré cela, les prix des logements neufs vendus ne baissent pas et augmentent même de 1,2% sur l'ensemble de l'année 2012. "La rareté du foncier demeure en effet une réalité, au-delà des annonces publiques d'une libération de (surfaces de) foncier à prix abordable. Et le renchérissement des coûts induit par la mise en oeuvre des normes écologiques nouvelles pèse lourdement sur les prix", souligne Michel Mouillart.


Et l'avenir n'est pas plus souriant

La logique est la même pour les mises en chantier et les permis de construire. Avec près de 300 000 mises en chantier de février 2012 à janvier 2013, le recul atteint 21,6%. Il s'accentue depuis novembre dernier, avec une baisse de 28%. 

Quant aux permis de construire, près de 430 000 ont été accordés de février 2012 à janvier 2013 (-7,9%). Leur recul est, là aussi, encore plus marqué depuis novembre (-19,1%).

"L'année 2013 n'a pas commencé sur les chapeaux de roues, mais plutôt sur les jantes. Elle risque, avec un niveau prévu de 282.000 mises en chantier, de revenir à celui de 1998, à la fin de la grave crise des années 1990", souligne Michel Mouillart, professeur à l'Université Paris-Ouest et expert du secteur. 
"Le risque est grand de voir le secteur subir un véritable désastre industriel et social", avait déjà averti le 14 février François Payelle, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).

Cécile Duflot contribue largement à cet effondrement

Outre les contraintes écologiques soutenues par l'ancienne patronne des Verts altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts, ses menaces de réquisition des logements non occupés ne sont pas une incitation.
Est-il judicieux qu'elle aille maintenant faire des dégâts à la Mairie de Paris ?

mardi 16 octobre 2012

PS: deux Kucheida en garde à vue pour abus de biens sociaux

Le maire de Liévin est entendu mercredi pour "abus de biens sociaux "


La puissante TPME familiale Kucheida va-t-elle devoir fermer ?



Jean-Pierre Kucheida, maire de Liévin depuis 1981, entame mercredi matin un marathon judiciaire. C'est avec sa fille que le maire de Liévin, député sortant du Pas-de-Calais, est convoqué au commissariat de Douai pour une probable double garde à vue. 

La justice s'interroge sur les prestations de "Maryka" - nom d'artiste de Marie Kucheida - pour la Soginorpa, organisme gérant des logements sociaux dirigé par son père jusqu'au printemps dernier. Le bailleur social a notamment financé, via une association, une exposition photos signée de la jeune femme, facturée 12.000 euros. C'est aussi le prix présumé des lunettes en écaille de tortue d'Audrey Pulvar, la concubine du ministre du Redressement productif de Hollande. (cf. libellé "lunettes", ci-dessous)



Kucheida père, lui, sera questionné sur les quelque 47.000 euros de dépenses personnelles imputées sur la carte bleue de la Soginorpa - des frais qu'il n'a pas niés, y compris lorsqu'il a été interrogé par ses pairs du PS. 

Mais les policiers ont également découvert une deuxième carte bleue, sur laquelle l'ancien député maire de Liévin débitait des factures d'essence pour des déplacements tout aussi personnels.

Ils travaillent également sur les entreprises gravitant autour du bailleur social. Quatre autres enquêtes préliminaires sont  en cours au Parquet de Lille, faisant suite, notamment aux irrégularités mises à jour par la Cour régionale des comptes dans les différents organismes dirigés de fait par les hommes de la "fédé 62" du PS. Jean-Pierre Kucheida devrait être convoqué à nouveau, "avant décembre", selon une source judiciaire. Cette fois, il ne sera pas uniquement question de soupçons d'enrichissement personnel ou familial, mais aussi d'un éventuel "système" de financement.

Depuis la parution de Rose Mafia, le livre dénonciateur de Dalongeville, le parti tâ­tonne. 

Un calendrier chargé, des dossiers qui ne cessent de s'épaissir… Voila un lourd héritage pour Harlem Désir, le nouveau secrétaire du Parti socialiste. 
D'autant que Gérard Dalongeville, l'ancien maire d'Hénin-Beaumont, "tombé" pour des factures litigieuses a tracé au juge, depuis la prison, les contours d'un financement politique occulte orchestré par la fédération socialiste via un réseau d'entreprises. Et ne semble pas décidé à épargner ses anciens amis…

Mardi, son avocat Francis ­Terquem (ci-contre), proche d'Harlem Désir, pour avoir été avec lui cofondateur de SOS-Racisme, a écrit au premier secrétaire pour lui demander de prendre position. Lien PaSiDupes : "M° Terquem, professionnel de l'amitié entre les peuples avec le MRAP"

Le Parti socialiste "n'a nullement porté plainte" contre le contenu de l'ouvrage, assurait par courrier le directeur de cabinet de Martine Aubry en juin dernier. "Je ne suis donc pas démenti", triomphe l'ancien maire. Une plainte en diffamation a toutefois été déposée par une association censée représenter la fédération PS du Pas-de-Calais - un montage qui ne permet pas de savoir qui exactement soutient la démarche. Mais Dalongeville, décidé à se représenter quoi qu'il arrive devant les électeurs, veut pousser le PS hors de ses retranchements.

Une "niche" de 120.000 euros qui convenait au PS

Même si Jean-Pierre Kucheida n'a pas été investi aux législatives sur ses terres, le dossier fait l'objet d'un maniement très précautionneux rue de Solferino. La fédération du Pas-de-Calais, l'une des plus importantes du parti, est capable de faire basculer une majorité dans un congrès… Et elle a soutenu François Hollande. Jean-Pierre Kucheida a d'ailleurs fait campagne sans l'adoubement du PS, mais avec des photos du président.

Missionné pour évaluer l'étendue des dégâts, le sénateur Alain Richard a découvert au printemps une cagnotte de 120.000 euros sur le compte de la section du maire de Liévin. 
L'ancien ministre de la Défense de Jospin n'a pas remis en cause les explications fournies par les élus locaux - à savoir qu'ils avaient pris l'habitude de déposer leurs contributions en liquide… Tout en soulignant le risque de voir le FN rafler la mise, il a toutefois estimé que les "intérêts moraux" 'sic) du vertueux PS sont affectés par les "défaillances" de gestion. Qu'en termes choisis, ces turpitudes sociales sont décrites ! Mais sans qu'aucune sanction n'ait été demandée. La justice a pris le relais.