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jeudi 15 août 2013

Violences urbaines: des jeunes refusent la présence policière à Avion, Pas-de-Calais

Deuxième nuit d'émeutes, après un accident de la circulation 

Depuis le mardi 13 août, les nuits 
sont agitées à Avion, commune communiste proche de Lens
Une dizaine de jeunes a d'abord tenu les policiers à distance: les forces de l'ordre avaient en effet la consigne de refuser le contact. 
Les tensions ont débuté mardi en fin d'après-midi, quand un jeune délinquant du quartier sensible de la République s'est grièvement blessé après avoir percuté un véhicule en stationnement, alors qu'il roulait à vive allure sur un scooter. 
Des policiers envoyés sur les lieux de l'accident ont été pris à partie par des jeunes présents sur place. 

Par la suite, une cinquantaine de jeunes habitants a brûlé quatre poubelles, deux véhicules de particuliers et ont mis le feu à la réserve d'un magasin Leader Price et à une friterie, où une bouteille de gaz a explosé. 

Quatre délinquants ont été interpellées après une deuxième nuit de heurts 

"L'agitation a repris en début de nuit [de mercredi à jeudi] dans le quartier République, vers 22 heures-23 heures, quand un bus a essuyé des jets de pierres en rentrant au dépôt", a expliqué la sous-préfète, Simone Mielle. 

"Une centaine de jeunes a ensuite jeté des projectiles divers sur les forces de l'ordre. 
Celles-ci les ont dispersés par des moyens appropriés, dont des grenades de gaz lacrymogène", mais "un conteneur poubelles a été incendié". 
Il a fallu attendre environ 3 heures du matin pour que le quartier retrouve le calme.

Quatre gardes à vue
"Nous avons interpellé quatre participants actifs à ces troubles, ils sont actuellement en garde à vue."
Parmi ces quatre délinquants, trois sont majeurs, âgées de 20 à 30 ans, dont deux qui risquent des poursuites pour "violences et usage et menace d'une arme, les cailloux", selon le Parquet d'Arras. Le troisième pourrait être poursuivi pour participation à un ...attroupement.

Le quatrième, mineur, a été interpellé pour "caillassage de véhicule policier et de policiers", a précisé le Parquet de Béthune, dont il est du ressort.

La commune d'Avion, située à 3 km de Lens, possède sa propre mosquée, pour une population totale de 17.500 habitants.

vendredi 24 décembre 2010

L'UMIR, contre les émeutes urbaines

Inaugurée par Hortefeux à ...Grenoble

Pour contrer les émeutes urbaines

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a inauguré jeudi l'Unité mixte d'intervention rapide, une force de police et de gendarmerie inédite en France
qu'il conçoit comme un "laboratoire" sécuritaire, en présence de Michel Destot, maire socialiste de la ville (ci-contre à droite).
En visite sur le site d'entraînement de l'UMIR, une base désaffectée de l'armée dans la banlieue grenobloise, Brice Hortefeux a déclaré aux membres de cette unité: "vous êtes en quelque sorte un laboratoire. C'est la première, ça n'a jamais été fait ailleurs".
"Si à l'usage vous avez de bons résultats, ce dont je ne doute pas, cela sera très vraisemblablement étendu à d'autres collectivités", a ajouté le ministre de l'Intérieur, sans préciser les villes concernées par ce projet.

Présentation de l'UMIR ?

Cette unité de 38 personnes (BIEN 38), qui rassemble "pour la première fois" sous un même commandement des policiers de la police nationale et de la gendarmerie, est composée de six policiers en civil de la BAC, quinze policiers en tenue de la compagnie d'intervention, d'une équipe cynophile et de quinze gendarmes, a précisé le ministre.
Elle pourra être "immédiatement déployée notamment pour enrayer des phénomènes de violence qui peuvent embraser un quartier, comme on l'a vu cet été", a précisé le ministre.

Une démonstration devant le ministre

Sous les yeux de Brice Hortefeux, l'UMIR a simulé jeudi matin les interventions pour lesquelles ils s'entraînent depuis plusieurs semaines: de la protection de pompiers pris à partie en éteignant un feu de voiture au contrôle d'identité qui tourne mal.
"Pour lutter plus efficacement contre des délinquants qui sont naturellement très mobiles, et qui une fois la vague de délinquance commise reviennent se planquer dans les quartiers, nous devons nous adapter à la géographie criminelle", a déclaré B. Hortefeux lors d'une conférence de presse.

"L'unité, qui a vocation à intervenir en moins d'une heure, se veut très réactive", a expliqué le policier en charge du commandement, Guillaume Josserand.

Réactions officielles

Cette unité départementale "répond concrètement à un manque", selon Daniel Chomette, secrétaire départemental du SGP-FO, qui permettra de "ne pas attendre qu'un quartier s'enflamme pour intervenir". De la prévention ?

"Une nouvelle fois Grenoble est 'ville pilote' en matière de sécurité", s'est également félicité le syndicat Alliance, saluant dans l'UMIR "un renfort appréciable aux unités territoriales".
Lien PaSiDupes: les violences urbaines de Grenoble rapprochent le PS et le FN

"Tout moyen supplémentaire est le bienvenu. Je le demande depuis longtemps, je suis pour davantage de police de terrain", a de son côté déclaré le maire PS de Grenoble, Michel Destot, un soupçon récupérateur.
Lien PaSiDupes vers l'agression d'un jeune, pour une cigarette

La réponse à un besoin

Cette création intervient à la suite des violences dans le quartier de la Villeneuve, à la mi-juillet 2010. Grenoble avait été le théâtre de violences urbaines pendant trois nuits consécutives. Chaque nuit, les forces de l'ordre avaient été la cible de tirs à balles réelles et un véhicule de la Brigade anticriminalité (BAC) avait ainsi été visé par deux coups de feu, a priori d'arme longue, sans faire de blessé. Plusieurs dizaines de jeunes avaient brûlé des voitures, provoquant l'intervention des forces de l'ordre
Au total, 20 personnes ont été interpellées. Deux d'entre elles, soupçonnées d'être impliquées dans des tirs contre la police, ainsi qu'une troisième, recherchée pour des faits criminels non liés aux émeutes.
Par ailleurs, trois jeunes devaient être jugés en comparution immédiate pour avoir tenté de piller un commerce une nuit, au cours de laquelle une soixantaine de voitures avaient été brûlée et plusieurs commerces incendiés. Un mineur a été mis en examen pour incendie de véhicule.
Lien PaSiDupes: nos policiers menacés de mort

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait annoncé un renfort de police et de gendarmerie de 240 hommes, appuyés par des membres du Raid et du GIPN déployés à la Villeneuve. Les violences des casseurs contre la police ont commencé à la suite de la mort d'un malfaiteur de 27 ans, originaire du quartier grenoblois de la Villeneuve, Karim Boudouda, dans un échange de tirs, consécutif au braquage d'un casino.
Lien PaSiDupes: le retour des 'barbares' français à la loi du talion
Lien PaSiDupes: l'arrestation en catimini du second braqueur du casino d'Uriage

L'UMIR est également justifié par les atteintes à la sécurité de l'Etat par le site paris.indymedia.org, accusé par les syndicats d'être "antiflics".

Ce site d'extrême gauche, qui fonctionne en réseau souterrain d'anarcho-révolutionnaires, a en effet publié des photos et des films montrant des policiers en civil, pour permettre de les identifier et de les exposer à la haine des activistes.
Ce site qui utilise notamment les pages Facebook des fonctionnaires de police pour en faire la chasse, avait provoqué l'indignation des syndicats de police qui réclamaient une action du ministre de l'Intérieur.
"Ces procédés sont totalement inacceptables et irresponsables. Les propos tenus sur ce site sont injurieux et indignes et il n'était pas question de laisser faire", a souligné le ministre, dont le dépôt d'une plainte pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine.

L'UMIR ne réglera pas la question des magistrats irresponsables: lien PaSiDupes

jeudi 23 décembre 2010

Justice: Hortefeux poursuit un site militant contre la police

La plateforme incite les internautes à dénoncer les policiers en civil
Indymedia: campagne de Montreal
"International-Day Against Police Brutality"

Les syndicats de police avaient réclamé un signe fort de soutien

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé ce jeudi à Grenoble qu'il allait porter plainte contre le site Indymédia de Paris qui mène une action 'citoyenne' "anti-flics".

La plateforme, qui propose aux internautes d'identifier les policiers en civil dans les manifestations parisiennes, a provoqué l'indignation des syndicats de police, Alliance-Police nationale (second syndicat des gradés et gardiens de la paix, depuis 2006) en tête, mais le SNOP (chez les officiers), avec l'union Unité police, et le SGP-FO , classés à gauche tous les trois, en queue.
"Je suis très satisfait de l'initiative du ministre, a réagi Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance. Brice Hortefeux protège ainsi ses officiers et l'institution."

Les fonctionnaires exposés

Des plaintes individuelles auraient également été déposées par les policiers dont les portraits ont été diffusés sur le site, affirme le syndicaliste. "Nous avons demandé à l'administration qu'elle prenne en charge les frais d'avocats de ces officiers, ajoute-t-il. Notre requête devrait être satisfaite car elle fait partie de nos droits."
Indymedia est en effet un média alternatif constitué en réseau de collectifs indépendants, positionné à gauche, voire à l'extrême gauche, et qui se revendique anti-sexiste, anti-fasciste et anti-capitaliste.
Révolutionnaire ? Libertaire ?
Indymedia n'a pas de bureau central et donc pas d'adresse, ni de numéro de téléphone ou de fax.
C'est une agence de presse souterraine
De nombreux textes publiés sur Indymedia font débat ou provoquent des réactions violentes. Ainsi, les Nouvelles Brigades rouges ont diffusé en 2002 sur l'un des sites d'Indymedia Italie leur texte de revendication suite à l'assassinat de Marco Biagi, tandis que des Indymedia français se sont fait l'écho de messages de soutien à Cesare Battisti (libellé). L'hommage à Joëlle Aubron (libellé), membre d'Action directe, condamnée en 1989 et décédée en 2006 après 19 ans de prison, a suscité une polémique.


Le terme 'libertaire' désigne la revendication d'une liberté absolue pour tous et le refus de toute autorité. Les cibles des libertaires sont donc le libéralisme, la propriété et la police, au profit du permissivisme moral (telles que la libéralisation de l'usage des drogues ou la parité des sexes et la liberté du désir), l'abolition des nations et des frontières et de l'autogestion et du squat, etc...

Alliance-police n'obtient pourtant pas totalement gain de cause

Brice Hortefeux n'a pas fait allusion à la cellule de lutte contre les sites et blogs "anti-flics" que réclamait le syndicat de police.

"Il ne faut pas rêver... Nous demandons la création de ce service spécialisé dans la lutte contre cette forme de délinquance depuis 2008 !" Et d'ajouter: "Ce n'est pas un effet d'annonce ni une demande corporatiste puisque que nous souhaitons que cette cellule soit étendue à l'ensemble des corps de l'Etat, dont l'Education nationale. Il faut protéger les institutions, en général", conclut-il.

Les anarcho-révolutionnaires d'Indymedia menacent

Par communiqué publié sur Indymédia, des "Parisiens et Lillois" mettent en garde ceux qui voudraient attaquer le site.
"La chose la plus stupide qu'il soit est de menacer Indymedia Paris et Indymedia Lille." "N'oubliez surtout pas qu'à n'importe quel moment nous pouvons radicaliser les articles et être bien plus dur dans la diffusion des documents", s'avancent les auteurs anonymes de l'article.
Le syndrome WikiLeaks

Déjà, ils ont publié des données retrouvées sur les profils Facebook d'officiers de police.

Au sujet de la cellule de lutte contre les sites "anti-flics", ils écrivent: " Les copwatcher_ ['surveillants de flics', en français de chez nous, mais avec un 's'...] traqueront cette unité de spotters ['observateurs']."

Et si on les attrape, c'est du sursis ?

Agression de juge à la sortie du tribunal de ...Bobigny !

Trop de laxisme tue le laxisme...
En poste au Tribunal de Grande Instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), une magistrate a été victime d'une "violente agression", selon la presse, le vendredi 17 décembre 2010, à la sortie du palais de justice. Car certaines agressions sont respectueuses et délicates...

Vers 18 h 30, deux jeunes hommes dans la force de l'âge, le visage bravement dissimulé sous des capuches - qu'il ne faut surtout pas interdire - , se sont jetés sur cette femme seule - sans doute impure - avant de la précipiter au sol.

Dans l'action, les deux agresseurs - assurément motivés par la faim - se sont emparés de son sac à main - car il est bien connu que les fonctionnaires sont grassement payés - , avant de prendre rapidement la fuite.

La magistrate a été rapidement secourue.
Mais, ses papiers d'identité, une carte bancaire et sa carte professionnelle, elle s'est faite dérober un passe donnant accès au tribunal.

Détail de l'histoire

La victime est une magistrate du Parquet de Bobigny : des réprésailles ?


Le premier magistrat de la ville de Saint-Ouen (9.3) est Jacqueline Rouillon-Dambreville (PCF), poil ras à gauche.
En mars dernier, elle s'exclamait: "Il faut remettre de l'ordre dans la ville, on ne peut pas laisser des zones de non-droit s'installer sur notre territoire", deux jours après la mort de deux jeunes hommes dans la cité Arago.

La maire de Bobigy est Catherine Peyge (PCF)
, poil ras, à gauche également.
C'est de surcroît une ancienne professeure d'histoire-géographie. D'ailleurs le panégérique de sa vie qu'elle a rédigé pour Wikipedia assure que "sous la direction de Catherine Peyge, la municipalité a pris une initiative-phare concernant la jeunesse : le Contrat de réussite solidaire." La maire et la municipalité ont-ils mis autant de moyens financiers ou matériels au service des projets portés par ces jeunes qu'ils en mettent à leur propagande ? Les faits divers autorisent à en douter.

Mais la faute en revient en tout cas au ministre de la Justice !

On dit que l'amère Royal demande pardon pour ces jeunes "en grande détresse" poussés au désespoir par un pouvoir et que Benoît Hamon réclame la démission de Michel Mercier...

Les syndicats de magistrats sont occupés ailleurs.

lundi 13 décembre 2010

Dominique Paillé dénonce un procès d'intention à Brice Hortefeux

Nouvel épisode de la guerre historique justice-police

Brice Hortefeux maintient le soutien qu'il a apporté dimanche aux fonctionnaires de police lourdement sanctionnés par le juge de Bobigny, au risque de déplaire à l'opposition: ce jugement peut "paraître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné", a-t-il "revendiqué" dans "Dimanche soir politique" à France Inter, i>télé et Le Monde, puisque le juge a condamné les sept fonctionnaires à des peines ferme.

Les polémistes patentés ont modifié leur angle de tir
Après avoir accusé le ministre de l'Intérieur de stigmatisation des juges, l'opposition reproche maintenant à Brice Hortefeux d'avoir commenté une décision de justice: la condamnation à des peines de six mois à un an ferme de sept policiers, accusés d'avoir créé des faux documents accusant un automobiliste d'avoir heurté un policier, en fait blessé par un collègue.
A son tour, Michel Mercier a adopté la même position, celle d'un chef responsable envers ses subordonnés. Le ministre de la justice a donc bien évidemment apporté son soutien aux magistrats.

Le porte-parole de l'UMP explique qu'il n'y pas de dissonance problématique entre les deux ministres de l'Intérieur et de la Justice, chacun étant "dans son rôle".
Dominique Paillé a accordé un entretien au journal Le Monde, le 13/12/2010. Il montre que les "décrypteurs" auto-proclamés de la presse ont besoin d'une aide au décryptage...

Jugez-vous que la condamnation des policiers par le tribunal de Bobigny est disproportionnée ?
Je ne commente pas une décision de justice, qui n'est pas définitive. Le Parquet ayant fait appel, je souhaite surtout que la sanction qui sera prononcée soit incontestable. Je comprends néanmoins l'émoi des policiers parce qu'il est vrai que la sanction est lourde. Je souhaite désormais que tout le monde travaille dans la sérénité.

Brice Hortefeux a lui jugé la condamnation "disproportionnée" : est-il allé trop loin ?
En disant cela, Brice Hortefeux est dans son rôle de ministre de l'Intérieur, à l'écoute des forces de l'ordre. Et ce qu'il a dit n'entrave en rien le bon fonctionnement des institutions. Le Garde des Sceaux, Michel Mercier, dans sa réaction, est lui aussi dans son rôle. Personne ne peut dire que les magistrats sont laxistes. D'ailleurs, on ne leur reproche pas de l'avoir été dans cette affaire… [!]

Il n'y a donc aucun désaccord entre deux ministres, Brice Hortefeux et Michel Mercier ?
On a fait à Brice Hortefeux un procès d'intention. Relisez ses propos : il dit comprendre que la condamnation apparaisse disproportionnée aux yeux des policiers. Il n'a pas dit que les juges ont mal jugé. Le Garde des Sceaux, lui, a affirmé en substance : "Laissez la justice passer."

N'y a-t-il pas de nécessité d'un recadrage gouvernemental ?
Non, il y aurait nécessité d'un recadrage s'il y avait eu une atteinte aux institutions dans cette affaire.

Que pensez-vous de la manifestation de policiers devant le tribunal de Bobigny ?
La forme de l'émoi on peut en discuter, mais le sujet est plutôt un épiphénomène.

Eric Zemmour explique que cette polémique est un classique

Sur RTL comme chaque matin, Eric Zemmour a livré son point de vue le 13.12.10.
Ce lundi, il mettait en perspective l'actualité avec l'éternel conflit entre justice et police dans l'affaire dramatique du moment à Marseille. Le chroniqueur souligne le travail difficile des policiers, à la fois limités par des consignes strictes et par des incohérences judiciares décourageantes.
VOIR et ENTENDRE sa chronique dans Z comme Zemmour


Eric Zemmour : Le juge et le flic : un classique de la polit envoyé par rtl-fr.


Ce qui reste grave en revanche est le parti-pris du PS en faveur des magistrats. Contre les policiers.

samedi 11 décembre 2010

Collusion magistrats-PS contre les policiers

Laxisme pour les délinquants, sévérité contre la police

Rappel des faits

La scène se passe à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 9 septembre 2010. Un policier avait été blessé à la jambe, percuté par une voiture après une course-poursuite. Ses collègues et lui avaient alors accusé le conducteur de la voiture qu'ils poursuivaient. Ce dernier fut placé en garde à vue pour tentative d'homicide sur fonctionnaire de police. Les sept policiers poursuivis pour avoir porté de fausses accusations contre un homme ont été jugés coupables de "dénonciation calomnieuse" et "faux en écritures" et condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison ferme, vendredi 10 décembre à Bobigny.

Le juge de Bobigny a lourdement condamné sept policiers
La faute est reconnue de part et d'autre et la condamnation de sept policiers, vendredi, n'est pas contestée, quoi que laisse croire la presse. Ce sont en effet les peines de prison ferme qui sont en cause. Elles ont provoqué l'indignation des fonctionnaires de l'Etat et environ 200 policiers, dont certains en uniforme, ont donc déclenché une manifestation devant le tribunal de Bobigny (9.3) pour montrer leur colère. Le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, et le ministre de l'intérieur, n'ont d'ailleurs pas condamné cette expression de leur ras le bol. Outre qu'il est d'usage que le ministre de tutelle manifeste sa solidarité et son soutien à ses hommes, Brice Hortefeux a souligné le caractère "disproportionné" de cette décision de justice.

La polémique politicienne
Les socialistes s'accordent avec les magistrats pour fustiger le soutien du ministre en faveur des fonctionnaires de police, mais ils approuvent en revanche le ministre de la justice, Michel Mercier, lorsqu'il prend la défense des magistrats en affirmant que toute accusation de laxisme à leur encontre n'était pas fondée.

Les ministres de la justice et de l'Intérieur accomplissent leur devoir
Le ministre de la Justice apporte son soutien aux magistrats, comme celui de l'Intérieur aux policiers.
"Je ne laisserai jamais dire que les magistrats sont laxistes. C'est totalement faux. Ils effectuent leur travail avec sérieux et responsabilité. Je serai toujours là pour défendre les magistrats qui ont toute ma considération", a déclaré Michel Mercier au Parisien.

Interrogé sur le cas précis du tribunal de Bobigny qui a condamné les policiers à des peines allant de six mois à un an de prison ferme pour "dénonciation calomnieuse" et "faux en écritures", M. Mercier reconnaît qu'en Seine-Saint-Denis (9.3) il "est sûrement plus difficile d'y travailler qu'ailleurs".
"A Bobigny, la justice a fonctionné, la procédure suit son cours", poursuit le ministre, refusant également de la commenter. "Des faits, que tous les prévenus ne contestent pas d'ailleurs, ont été commis, explique le garde des sceaux. Le Parquet a requis des peines avec sursis. Le tribunal a jugé différemment et le Parquet a fait appel. Il appartient désormais à la cour d'appel de se prononcer. C'est ainsi que la justice fonctionne".

Le partage des responsabilités, selon Michel Mercier
"La Seine-Saint-Denis est un département où les policiers comme les juges travaillent dans des conditions très spécifiques. C'est pourquoi ils [les uns, les policiers, comme les autres, les magistrats] doivent être encore plus irréprochables qu'ailleurs", estime-t-il.

Le tribunal de Bobigny est-il un tribunal politique ?

Le tribunal de Bobigny est coutumier de la contestation


En Seine-Saint-Denis, le tribunal de Bobigny est le théâtre de tensions régulières entre magistrats et policiers. Les syndicats policiers, à l'instar de Synergie-Officiers, dénonce un tribunal "connu pour receler les pires idéologues de la culture de l'excuse quand il s'agit de remettre dehors à tour de bras les trafiquants de stupéfiants, braqueurs, auteurs de tentatives d'homicide".

Le tribunal de Bobigny sait parfois être sévère

Réputé laxiste, ce tribunal confirme son engagement politique.
Vendredi, trois des prévenus ont écopé de lourdes peines: trois d'entre eux ont été condamnés à douze mois de prison ferme, un à neuf mois, un autre à sept et deux à six.
Des peines qui vont bien au-delà des réquisitions du substitut du procureur qui avait réclamé des peines assorties de sursis : trois mois contre trois policiers et six mois contre les quatre autres.
Dans son jugement, plutôt que les difficultés spécifiques du maintien de l'ordre dans le 9.3, le tribunal a préféré mettre en avant "la gravité des faits". Il a tenté de se justifier en distinguant des autres policiers ceux qui étaient poursuivis pour violences aggravées. La victime avait reçu des coups après son interpellation et cinq jours d'incapacité totale de travail lui avaient été prescrits. Le tribunal a expliqué qu'il avait également jugé "selon le degré de participation aux faux en écritures publiques" et selon "l'attitude devant l'IGS [Inspection générale des services, la police des polices] et devant le tribunal".

Agés de 23 à 32 ans, les jeunes policiers ont accueilli la décision dans l'abattement, certains ne cachant pas leurs yeux rouges. Le juge a signé la fin de carrière dans la police pour au moins cinq d'entre eux : les fonctionnaires ont l'obligation d'avoir un casier judiciaire vierge, or le tribunal a demandé l'inscription de la peine au casier pour ces policiers.

Le parti-pris anti-flic du PS

Le PS, activement d'accord pour casser du flic

La gauche continue son agitation polémique sur les déclarations du ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, soutenant les sept fonctionnaires de police condamnés à de la prison ferme. Elle accuse le ministre de mettre - implicitement - en cause les magistrats.

Les syndicats de magistrats d'opposition s'en étaient immédiatement pris au gouvernement dans sa globalité, critiquant vivement l'appui de Brice Hortefeux aux policiers et mais tout aussi bien le silence du ministre de tutelle des magistrats. Tout en refusant de commenter les déclarations de son collègue, Michel Mercier avait souligné "simplement que [Brice Hortefeux] n'est pas ministre de la justice mais qu'il est chargé des policiers" et donc dans son rôle de soutien moral, le ministre de la Justice a expliqué à la presse: "Je ne vais pas jeter d'huile sur le feu et alimenter la polémique en commentant les déclarations des uns et des autres".
Pas même ceux du PS.

La gauche conteste au ministre le droit de désapprouver le jugement

Mme Lebranchu réclame des têtes
Au nom du Parti socialiste, la députée et ancienne Garde des Sceaux, Marylise Lebranchu, a condamné "avec fermeté" la manifestation. " Le ministre de l'Intérieur doit prendre des sanctions immédiates contre ceux qui viennent de mettre en cause publiquement la justice alors qu'ils sont dépositaires de l'autorité publique", estime-t-elle dans un communiqué.

Des policiers maltraités
"On a appelé les collègues du département à venir devant le tribunal. L'objectif est de montrer au président du tribunal qu'on n'est pas d'accord", a expliqué Sébastien Bailly, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance. " On est scandalisés par le jugement. Pour nous c'est une atteinte au métier de policier", a fustigé S. Bailly. Son syndicat s'est déclaré " en colère, atterré et écœuré " par ce jugement, affirmant relayer la "colère de la base".

Le ministre de l'Intérieur soutient le moral des troupes
Le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, "a jugé dans la soirée que « ce jugement, dans la mesure où il condamne chacun des sept fonctionnaires à une peine de prison ferme, peut légitimement apparaître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné",. "Notre société ne doit pas se tromper de cible : ce sont les délinquants et les criminels qu'il faut mettre hors d'état de nuire ».

Le préfet de la Seine-Saint-Denis a expliqué
Tout en admettant que " la faute commise est indéniable ", il s'est pour autant déclaré " très étonné de la décision du tribunal ".
Il a en même temps demandé aux policiers d'arrêter leur manifestation. "On leur a dit qu'on comprenait leur émoi, mais que la police devait rester digne dans son comportement et son image, et qu'il fallait savoir raison garder", a-t-il expliqué.

Le PS a donc tout naturellement choisi le camp de l'interprétation de la loi démocratique et de la contestation contre celui de l'ordre républicain et de la paix sociale.

samedi 2 octobre 2010

Une chance que Hortefeux défende le gendarme mis en examen !

L'opposition y trouve pourtant à redire

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a apporté son soutien vendredi au gendarme mis en examen pour la mort d'un jeune gitan en juillet dernier dans le Loir-et-Cher.
Son intervention a provoqué l'ire du Syndicat de la magistrature et de l'avocat de la famille du jeune homme.

Rappel des faits

La mort de Luigi Duquenet, lors d'un barrage de gendarmerie le 16 juillet, avait provoqué une flambée de violences dans le village voisin de Saint-Aignan.
Plusieurs dizaines de gens du voyage avaient détruit des commerces, coupé des arbres et brûlé des voitures, une déflagration qui avait amené Nicolas Sarkozy à convoquer une réunion à l'Elysée pour évoquer les "problèmes"posés par "certains gens du voyage".
Cela avait justifié lespremières mesures sécuritaires du chef de l'Etat,
lire PaSiDupes: N. Sarkozy ne laissera pas tirer sur les forces de l'ordre
d'autant que Grenoble avait été au coeur d'une affaire de grand banditisme avec l'attaque du casino d'Uriage et des forces de l'ordre .
Lire PaSiDupes
Lire PaSiDupes: notre police avait reçu des menaces de mort
VOIR et ENTENDRE un reportage de France 3

Emeute - Gens du Voyage - Saint-Aignan - JT France 3
envoyé par gredorio.

Le gendarme, qui plaide la légitime défense, a été mis en examen
pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Il a "dû faire face (...) à une situation extrêmement dangereuse pour sa vie", souligne dans un communiqué le ministre de l'Intérieur.
"Je tiens à manifester publiquement mon soutien moral et matériel à ce militaire aujourd'hui dans l'épreuve, à sa famille ainsi qu'à ses 97.000 camarades de la gendarmerie nationale", poursuit Brice Hortefeux.

L'opposition supporterait que les forces de l'ordre soient prises à partie

Les magistrats de gauche du Syndicat de la magistrature (SM) contestent que le ministre de l'Intérieur puisse manifester son soutien à son personnel, un gendarme mis en examen et présumé innocent. "Brice Hortefeux instille dans les esprits l'idée selon laquelle cette décision (de mise en examen) serait illégitime", prétendent les juges partisans.

Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, le SM accuse Brice Hortefeux de ne pas en être à ses premiers commentaires sur le fonctionnement de la justice et s'amuse, sur un sujet grave, à suggérer à la ministre de lui "faire parvenir une demande d'intégration dans la magistrature".
=> Deux juges de Grenoble ont libéré l'un des braqueurs: lire PaSiDupes
Lire l'article que PaSiDupes consacre à la réaction d'Elisabeth Lévy

L'avocat de la famille de Luigi Duquenet
, Me Jean-Claude Guidicelli, ne revendique évidemment pas son objectivité lorsqu'il affirme que le ministre de l'Intérieur "défend un dossier sensible, devenu un dossier politique et sur lequel il s'appuie pour délivrer un discours sécuritaire à l'encontre des rom".
Lire PaSiDupes sur la dimension politique évoquée par le cher maître...

Et d'ajouter, dans le style populiste en vogue: "Le port d'une arme ne donne pas le droit de tuer". L'absence de port d'arme donne-t-il en revanche le droit de tuer des policiers ?
Rappelons que trois cent personnes appartenant à la communauté des gens du voyage avaient saccagé la ville de Saint-Aignan (Loir-et-Cher), et attaqué sa gendarmerie, menaçant les fonctionnaires de police et leurs familles, pour protester contre la mort d'un de leurs cousins qui avait rencontré un barrage de gendarmerie et tenté de lui échapper après avoir foncé sur l'un des gendarmes.

Pour mémoire

=> L'avocat Jean-Claude Guidicelli est le conseil de deux inculpés de l'affaire de l'Arche de Zoé, Alain Péligat et leDr Philippe van Winkelberg.

=> Me Guidicelli, avocat du barreau de Toulon, avait été suspendu début mars pour un an, pour avoir fait transmettre un dossier à un client détenu, a bénéficié d'une grâce présidentielle. La décision de suspendre l'avocat, qui exerçait depuis plus de dix-huit ans à Toulon, et défendait notamment l'un des assassins présumés du député Yann Piat, avait été prise le 2 mars par la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
Me Guidicelli s'est dit «très sensible à ce geste d'un ancien avocat». «C'est une victoire démocratique, une victoire pour la profession», a-t-il déclaré. Or, c'était en mai ...1995 et la décision est celle du président François Mitterrand !

A chacun son sens du devoir

Dans son communiqué, Brice Hortefeux précise que le gendarme mis en examen bénéficiera "de la protection juridique que l'Etat garantit à ses agents en pareilles circonstances".

vendredi 6 août 2010

Eric Besson s'emploie à "rétablir l'autorité de l'Etat"

Entretien avec Thierry Guerrier sur Europe 1

Le socialiste Eric Besson a défendu avec force les mesures annoncées par le Président de la République, la semaine dernière à Grenoble.
Chargé de mettre en œuvre les futurs amendements sur la déchéance de la nationalité, le ministre a réaffirmé qu'il faut revenir à l’état de droit qui prévalait avant 1998 : la déchéance de la nationalité française
pour les auteurs de crimes, français depuis moins de dix ans
et dont la condamnation est égale ou supérieure à cinq ans de prison ferme", a indiqué le ministre de l’Immigration.

Des cas de déchéance qui pourraient, selon le ministre, être élargis "aux crimes ou tentatives de crimes commis contre
les policiers,
les gendarmes
ou les personnes investies d’une autorité publique".

VOIR et ENTENDRE le ministre de l’Immigration détailler les mesures sur la déchéance de nationalité, le 03/08/2010:
Besson persiste et signe sur la nationalité
envoyé par Europe1.fr

lundi 18 février 2008

Des syndicats de policiers invitent la presse à une vaste opération à Villiers-le-Bel

L'opposition met en scène la prétendue "politique spectacle" du gouvernement
Une "vigilance républicaine" délibérément aveugle et sourde.
Une certaine presse libre mais engagée et partisane va-t-elle à nouveau accuser le gouvernement -et surtout le Président- de "politique spectacle": qui a convoqué les photographes et cameramen, qui se trouvaient à pied d'œuvre avant l'arrivée de la police? Ce ne sont pas ceux que l'ont dit, dans la 'république juste'...

Les faits
Du 25 au 27 novembre 2007, Villiers avait connu des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre après la mort de deux adolescents lors d'une collision entre leur mini moto et une voiture de police.
Selon les chiffres du ministère de la Justice, ces violences avaient fait 119 blessés parmi les forces de police, dont cinq graves. Aucun chiffre n'avait été donné concernant d'éventuels blessés parmi les jeunes.
Au cours de cette flambée de violence, plusieurs dizaines de policiers avaient été blessés par du plomb et de la grenaille tirés notamment avec des fusils de chasse. Dès le premier soir, arrivé le premier sur les lieux de l'accident avec un collègue, le commissaire Jean-François Illy avait été pris à partie par plusieurs dizaines de jeunes et gravement blessé.
D'importantes forces de l'ordre avaient été déployées durant plusieurs nuits pour ramener le calme.
Début décembre, la police avait distribué dans la commune des tracts appelant d'éventuels témoins de "coups de feu tirés contre des policiers" à témoigner anonymement et contre une rémunération à hauteur de "plusieurs milliers d'euros".




L'action
Une opération de police de grande ampleur, mobilisant près d'un millier de membres des forces de l'ordre, a été engagée lundi matin à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) afin d'interpeller les auteurs de violences contre des policiers survenues fin novembre dans cette ville.
Une trentaine de personnes sur les 38 "ciblées" par les enquêteurs, a été interpellée à Villiers-le-Bel, Sarcelles, Gonesse et aussi dans le département voisin de Seine-Saint-Denis, selon un nouveau bilan de la police, peu après 08H00.

Près de 1.000 policiers du RAID, de l'office central de répression du banditisme (OCRB), de la police judiciaire de Versailles et d'Ile-de-France, notamment, ont participé à cette vaste opération, suivie par les médias venus en nombre, à l'appel de syndicats de policiers, ce que France Info révélait ce matin, mais que tait l'agence de presse neutre déjà nommée.
A 6H00 pile, des membres des CRS, du RAID et de la PJ ont investi une dizaine d'immeubles à Villiers pour procéder à des perquisitions. Un véhicule de la brigade de recherche et d'intervention (BRI, "anti-gang") de la police judiciaire parisienne sert d'état-major et de PC aux policiers engagés dans l'opération. Unique en son genre, il résiste aux balles et au feu et est surnommé "Robocop" dans la police.




Les prises de parole
En janvier, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie avait prévenu qu'il y aurait "bientôt des déférés".
Ce matin, selon des sources anonymes "proches de l'enquête", mais très vraisemblablement policières, voire à nouveau syndicales, au moins trois témoignages anonymes ont permis aux enquêteurs de cibler dans un premier temps deux frères, domiciliés à Villiers. Ils ont été surveillés, mais, selon ces mêmes sources, ces deux suspects, qui feraient partie des objectifs de l'opération de lundi matin, ont été très discrets.




A deux reprises, les enquêteurs ont programmé cette opération, mais ont préféré surseoir "en attente d'éléments nouveaux et déterminants".
Le président Nicolas Sarkozy avait assuré le 29 novembre que "tout (serait) mis en oeuvre pour retrouver" les personnes ayant tiré sur des policiers. "Mettez les moyens que vous voulez (...) ça ne peut pas rester impuni, c'est une priorité absolue", avait-il déclaré.




C'est sans compter avec des fonctionnaires de l'Etat qui, parce que syndicalistes d'opposition, peuvent impunément, d'une part entraver les actions de la police et de la justice, et d'autre part dénaturer la présentation des faits.




Ce matin, "Je n'ai jamais vu une opération de police de cette envergure", a commenté la procureure de Pontoise Marie-Thérèse de Givry, lors d'un point de presse dans … le McDonald's de Villiers. "Je ne pense pas qu'il y aura trop de traumatisme dans la cité", celle de "derrière les murs de Monseigneur" à Villiers, au centre des recherches des policiers. "J'espère, a-t-elle ajouté, que les habitants comprendront que nous sommes là pour rétablir l'ordre et la paix".




La procureure a également déclaré, ce que ne précise pas certaine agence de presse française, qu'en plus de trente ans de carrière, elle n'a jamais assisté à une opération de cette ampleur aussi bien préparée. PaSiDupes essaie d'être complet. En cas d'ignorance des faits aucune intention n peut être suspectée, mais en cas de rétention de l'information la faute est envisageable.




Lire dans PaSiDupes la réaction de la Ministre de l'Intérieur.