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samedi 30 juin 2012

PSA craindrait les mesures du gouvernement Ayrollande

Le socialiste Montebourg inquiète la direction de PSA
Ayrault, Voix de son Maître Hollande;
AFP, Voix de son Maître Montebourg
L'AFP promue courroie de transmission officielle du gouvernement
L'Agence française de presse a été sollicitée samedi par le ministère pour un communiqué.

Dans un courrier à Philippe Varin, président du Directoire du groupe PSA, diffusé à la demande du ministre par le petit facteur AFP
, le ministre Montebourg demande à la direction du groupe de faire "connaître ses intentions au plus vite et de façon précise" sur l'avenir de plusieurs sites. Le site d'Aulnay (3000 CDI, 300 intérmaires) est notamment menacé de fermeture.
"Depuis plusieurs jours, les media  se font l'écho grandissant de décisions éventuelles portant sur l'avenir de plusieurs sites de PSA et sur des orientations stratégiques que votre groupe s'apprêterait à prendre", note le ministre.


Le communiqué ministériel diffusé par l'AFP en exclusivité ajoute: "dans ce contexte et dans l'intérêt de PSA lui-même, il serait indispensable de faire toute la transparence nécessaire. Ces fuites, ces rumeurs ou informations provoquent l'inquiétude des milliers de salariés et de familles", fait-il valoir.


A la vérité, la source des fuites est syndicale
France 24 déclarait en juin 2011: "D'après un document interne dévoilé par la CGT, le constructeur automobile français prévoirait de fermer ses sites d'Aulnay-sous-Bois et de SevelNord. Quelque 6 200 employés seraient concernés. La direction du groupe dément." La chaîne indiquait que le "document interne" est daté du 23 août 2010.
France 24 précisait aussi qu'après sa divulgation et une fois créée la "stupeur", la direction a répondu que la fermeture d'Aulnay n'était "pas un sujet d'actualité" et affirmé que le document n'avait pas valeur de décision et n'était qu'"un document préparatoire" élaboré dans un contexte de crise.


A. Montebourg met  M. Varin en demeure

Le ministre ne laisse pas les armes au vestiaire...

Il lui demande de "bien vouloir engager sans délai le dialogue social et d'en faire une arme collective pour affronter d'éventuelles difficultés dans le respect" des salariés.
Dans l'esprit du ministre, "ce dialogue doit permettre de donner toutes leurs chances aux solutions préservant l'avenir" des "sites et des emplois de PSA". "Il me serait agréable en conséquence que vous précisiez rapidement votre méthode de concertation", écrit encore Sa Grâce à Philippe Varin.
Un audit du gouvernement sur PSA
Par ailleurs, le ministre fait savoir que "le gouvernement a décidé de désigner M. Emmanuel Sartoris, expert gouvernemental du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies, afin de dégager un diagnostic précis, rigoureux et partagé sur la situation réelle du groupe PSA et les différentes mesures" que la direction envisagerait ou "sur toute autre proposition" qui émanerait des partenaires sociaux ou sous-traitants.
Enfin Nono Montebourg annonce "un plan d'actions pour l'avenir de la filière automobile"
Cette annonce intervient "dans un contexte de recul du marché automobile". Le Redresseur productif proposera ce plan "prochainement" au président de la République et au Premier ministre.

Que fait Nono Montebourg de plus qu'Eric Besson, précédemment ?


PSA Peugeot Citroën convoque  deux Comités d'entreprise extraordinaires
Et les autres: 2012-2017 ?
Ils sont fixés les 12 et 25 juillet, a indiqué une source proche du dossier ...à l'AFP,-- décidément incontournable dans ce conflit ?ce qui ne présage rien de bon de la qualité du dialogue social souhaité par le ministre.
Au cours de ces CE extraordinaires devrait être abordé l'avenir de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, menacée, et celui d'autres sites.
PSA avait réuni jeudi un comité de groupe au cours duquel il a annoncé la tenue d'un CCE extraordinaire avant la fin du mois de juillet. Son directeur industriel, Denis Martin, n'avait alors pas exclu la fermeture du site d'Aulnay - l'un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis. Aulnay est très spécialisé, voire limité, car le site ne fabrique que la petite Citroën C3.
Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, est un ex-député et l'ex-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Les socialistes sont victorieux dans neuf des 12 circonscriptions de Seine-Saint-Denis mais les députés du 9.3 n'étaient pas représentés au gouvernement. Ils ne l'avaient pas été davantage lors du remaniement du jeudi 21 juin.
A la fin 2011, PSA avait annoncé un nouveau plan d'économies, après celui de 2009-2011, d'un total de 800 millions d'euros en 2012, portés désormais à un milliard, ainsi que la suppression de 6.000 postes en Europe, dont 4.300 en France.

Les Séquano-Dionysiens (sic) d'Aulnay-sous-Bois ont misé sur un maire PS, Gérard Ségura, ancien UNEF et instituteur du SNI. Ils ont même placé leurs outils dans le même garage, puisque leur député, Daniel Goldberg (PS),  a succédé à Gérard Gaudron (UMP), avec 8 points d'avance au premier tour des législatives 2012 et  seulement 44 % des voix au second tour



Dans la nuit du 
2 au 3 novembre 2005, au temps fort des émeutes urbaines à Aulnay-sous-Bois, les émeutiers mirent le feu à la conces­sion Renault. 

Le Garage Renault fut rasé en mai 2009.

vendredi 30 septembre 2011

Indics: l'Etat devrait-il être moins bien informé que la presse ?

Indics de l'Etat fustigés par la presse vs. fuiteurs protégés par la loi

Qui les connaît vraiment ?

Qu'ils s'agisse des agents de renseignement plus ou moins officiels ou des sources anonymes de la presse, ce sont des voyous en bisbille avec le milieu ou des aigris de la haute administration,
des aventuriers tuyautant les douanes sur les trafics en tout genre ou des militants et des syndicalistes au service de leur parti ou de leur centrale. Quelle est au fond la différence ?
Ils sont comptables, honteux de cacher de l'argent au fisc et citoyens scrupuleux motivés par des objectifs plus ou moins avouables ou taupes de la gauche plus ou moins républicaine animées par une idéologie qui les domine. Soit ils informent les services de l'État, l'aident à faire respecter la loi et servent leur pays, soit ils fuitent vers la gauche, un parti ou sa presse militante, et servent une idéologie en échec ou une utopie internationaliste.

Les traitres à l'Etat ne sont pas exécutés, ils sont protégés !

Peu estimés, ces informateurs sont traités de balances, de donneuses, voire de collabos, ce sont aussi des militants rêveurs, voire des activistes aigris que l'on met dans le sac sanglant des révolutionnaires.

Mais, sans eux, la police - comme la presse - serait une grande handicapée.
C'est l'avis partial de Christophe Cornevin, grand reporter au Figaro, lui-même monomaniaque et borgne, qui écrit sur les indics, mais reste muet sur les hauts- fonctionnaires amers et fuiteurs à la solde de la presse: ces derniers sont protégés par la loi et seraient donc légitimes à trahir cet employeur pas comme les autres, l'Etat, considéré comme l'ennemi, au même titre qu'une puissance étrangère ou un réseau extrémiste violent.

Le journaliste qui bénéficie de fuites est-il approprié et objectif ?

Malgré toutes les enquêtes au monde, la France de l'ombre est glauque mais surtout plus diverse que la presse n'est apte à en juger, puisque son champ visuel est rétréci et sa vision trouble. Troublée par la loi !
Aller du célèbre Vidocq, forçat mouchard devenu chef de la Sûreté de Paris, à la secrète Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale créée en 2010, ne garantit pas l'exhaustivité du sujet si l'exploration de l'univers opaque du renseignement occulte le fuitage organisé de l'administration centrale, si les rapports complexes de l'indic et de son agent traitant omettent les militants syndicaux soumis à la discipline de leur centrale, et si la vénalité des porteurs de mallettes de billets est plus sévèrement jugée que la bassesse d'ambitions personnelles odieuses, de ceux qu'on appelle infiltrés, taupes ou fuiteurs.

Stigmatiser les services de police, mais aussi la gendarmerie, les douanes ou le fisc qui protègent, rémunèrent et parfois manipulent leurs précieux informateurs dans l'intérêt des Français, est-il vraiment honorable, dès l'instant que, sous prétexte d'information, ces mêmes détracteurs font de l'auto-censure à chaque fois qu'un puissant est en cause ou quand bon leur semble.

La presse, auteure de rumeurs, ne peut s'absoudre de ses cafardages miteux, de ses révélations sans preuves à base d'interprétations tendancieuses et des diffamations sans fondements.

Prendrait-elle des risques que la presse gagnerait en noblesse et en crédibilité
Certaines enquêtes sont plus salissantes qu'utiles: elles ont déjà été menées, n'apportent pas d'éléments nouveaux et n'éclairent donc aucune face cachée de la France d'aujourd'hui. Elles nuisent seulement à l'idée que se fait l'opinion de son Administration, mais sans rien régler. Elle ne vise qu'à accréditer faussement l'idée qu'un changement de tendance politique ou de république changerait quoi que ce soit aux situations dénoncées, à tort ou à raison.
Il n'en aurait pas été de même si la presse avait eu le courage insigne de s'ouvrir ou seulement d'entre-bailler la boîte de Pandore de ses fichiers d'informateurs-fuiteurs: un geste de bonne volonté, un acte de lucidité...

dimanche 7 novembre 2010

Guéant et Squarcini portent plainte contre le Canard enchaîné et Mediapart

La diffamation sur la « surveillance de la presse » mène au tribunal

Les articles de presse selon lesquels le pouvoir fait surveiller certains journalistes ne resteront pas impunies.

La liberté de la presse permet-elle les accusations diffamatoires ?

Depuis des semaines, et notamment dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt, les suspicions d'espionnage de journalistes se multiplient.

La bande des trois: harmonisation des organes de presse d'opposition
Le premier, Le Monde a clairement visé l'Elysée en déposant plainte contre X pour violation de la protection des sources. « Les services du contre-espionnage ont été utilisés pour rechercher l'informateur d'un de nos reporters», affirmait récemment le journal.
Ensuite, coup sur coup, dans son édition de mercredi, le Canard Enchaîné accusa le président de superviser lui-même l'espionnage de journalistes chargés de dossiers sensibles.
Jeudi, justement le lendemain, deux journalistes du site d'investigation Mediapart, en charge des affaires Karachi et Bettencourt s'étaient plaints d'avoir été géolocalisés par le biais de leur téléphone portable.

Le Canard et Le Monde se sont-ils concertés ?
Une équipe qui serait composée d'anciens des renseignements généraux, se procurerait les fadettes, c'est-à-dire les factures détaillées du fixe et du portable des journalistes suspectés. Ce qui lui permettrait d'enquêter sur ses sources.
Enfin, le Canard suggère que si des d'ordinateurs ont disparu ces derniers jours au sein de plusieurs rédactions, comme celles du Point ou de Mediapart, mais aussi au domicile d'un journaliste du Monde, ce sont forcément des vols, dont les auteurs sont à coup sûr des gens de droite, plutôt que des femmes de ménage ou des voyous défavorisés, comme les casseurs des manifs seraient des policiers.
Lien PaSiDupes

Les diffamés portent plainte

Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, et Bernard Squarcini, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), ont décidé de porter plainte pour diffamation, rapporte samedi le Journal du dimanche (JDD).
Le directeur de la DCRI a affirmé au JDD que l'on tente de "déstabiliser la boutique à un moment où la menace terroriste n'a jamais été aussi forte".
Il a demandé à son avocat, Me Patrick Maisonneuve, de rédiger une plainte en diffamation.

Le Canard enchaîné n'est pas habitué à répondre de ses accusations

Le Canard enchaîné a accusé Nicolas Sarkozy de superviser "personnellement" l'espionnage de certains journalistes chargés de la couverture d'affaires sensibles, une allégation qualifiée de "totalement farfelue" par l'Elysée.
Selon l'hebdomadaire, qui cite des sources évidemment anonymes au sein de la DCRI, "un groupe" a même été monté à cette fin, composé de "plusieurs anciens policiers des RG", qui "se procurent les factures détaillées du poste fixe et du portable du journaliste à espionner".
Le journal satirique a affirmé que le président de la République, Nicolas Sarkozy, aurait personnellement demandé à Bernard Squarcini de créer une cellule spéciale au sein de la DCRI pour surveiller les journalistes travaillant sur "une enquête gênante pour lui ou pour les siens".
Il s'agirait notamment, selon l'hebdomadaire satirique, d'identifier les sources des reporters dans les dossiers liés à Liliane Bettencourt, l'héritière de L'Oréal, et dans le dossier de l'attentat anti-français de Karachi en 2002.

"C'est la première fois de ma vie que je porte plainte", a déclaré Claude Guéant au JDD. "On ne peut pas laisser dire n'importe quoi, il y a des limites à tout."
"Et puis il y a tellement de journalistes disant du mal du président, je le déplore, que cette tâche que l'on m'impute serait gigantesque", a-t-il ajouté. "Tout cela est absurde."

Mediapart face à ses révélations

Par ailleurs, deux journalistes de Mediapart, enquêtant sur les affaires Karachi et Bettencourt, auraient été pistés et "géolocalisés" par les services français -sans doute avec brassards !- lors de leurs déplacements pour rencontrer leurs informateurs, ont affirmé jeudi le site d'information et les intéressés.

La Délégation parlementaire au Renseignement (députés et sénateurs) avait auditionné jeudi le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, le directeur général de la police nationale, et Bernard Squarcini, sur les affaires d'espionnage de journalistes.
De son côté, Bernard Squarcini, assure qu'"il n'y a aucun cabinet noir ici", à la DCRI, et que son "seul vrai métier" consiste à déjouer les menaces terroristes.

Le PS fantasme

Actuellement silencieux, Montebourg est-il le maître d'oeuvre de cette machination politique ? Il se trouve que c'est le Parti socialiste qui a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le sujet.

Quant à l'ancien numéro un du PS, François Hollande, a demandé dimanche au gouvernement de saisir la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité) sur les éventuelles affaires d'espionnage de journalistes.
Il a ainsi déploré l'utilisation des fadettes - factures téléphoniques détaillées -
d'pour voler au secours d'un conseiller du ...garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, David Sénat, soupçonné d'être à l'origine de 'fuites' vers la presse (dite d'investigation!) sans qu'ait été saisie la CNCIS, une autorité administrative indépendante chargée de vérifier la légalité des autorisations d'interception (écoutes téléphoniques), dont le rôle est de "donner un avis chaque fois" qu'il y a recours à ces relevés.

Vendredi, la ministre de la Justice,
Michèle Alliot-Marie, a qualifié de "fantasme" les soupçons d'espionnage de la presse.

Rappelons quelques cabales socialistes récentes (2010):

dimanche 26 juillet 2009

Le Monde et Mediapart fuitent au service de Julien Dray

Une bonne raison de supprimer le juge d'instruction

L'enquête pour abus de confiance concernant le député socialiste Julien Dray est arrivée au stade du rapport final de la police financière. Il n'est évidemment pas destiné à la publication dans la presse. C'est pourtant ce qui est arrivé: deux media socialistes, un quotidien, Le Monde, et un site Internet, Médiapart, ont bénéficié de fuites...


Ce document récapitule les soupçons ayant motivé l'ouverture de l'enquête fin 2008 dans ce dossier qui est censé préfigurer la réforme de la procédure pénale.
Il est devenu presqu'accessoire qu'il concerne aussi le train de vie de cet élu et l'origine jugée suspecte de plusieurs centaines de milliers d'euros versés par certains de ses proches entre 2005 et 2008. Entendu par la police fin juin, le député socialiste a assuré que les fonds versés par ses amis sont des prêts qui ont été remboursés ou qui vont l'être.
L'argent provient selon la police de caisses d'associations, notamment les Parrains de SOS-Racisme, dont Julien Dray est co-fondateur, et la FIDL, association de lycéens.
Les montants publiés vendredi, qui ne sont pas démentis par ses avocats, font état de 1,6 million d'euros de revenus globaux entre 2005 et 2008 - salaire de député et fonds litigieux venant de ses proches mêlés - et de 2,08 millions de dépenses. Combien d'années de SMIC ?

L'avocat du présumé innocent surjoue l'indignation

Les fuites, qui ont permis cette publication bien ciblée sur des media complaisants, pourront être instrumentalisée au procès .
Me Lef Forster, avocat de Julien Dray, fait savoir que, sur le fond, Julien Dray maintient qu'il n'a commis "aucune malversation".

Le cher maître a aussitôt pris soin de disculper les services du procureur
, qu'il connaît parfaitement, précise-t-il, ce qui oriente les fuites sur l'instruction ou la police, voire les deux.
Un syndicat intouchable de police aurait-il « fuité » et fourni à la défense les moyens de plaider sur la forme plutôt que sur le fond ? Cette connivence défense-syndicats n'est pas une première.

Me Lef Forster s'est donc à nouveau déclaré extrêmement scandalisé par cette publication. Il a en conséquence assuré que l'élu socialiste refuserait désormais de collaborer à l'enquête et a déposé plainte, comme il se doit.
« Cette volonté de manipulation inacceptable nous conduit à persévérer dans nos plaintes et à ne pas collaborer", a-t-il bien insisté. "On privilégie une interprétation fallacieuse avant même que les personnes s'expliquent", a tonné l'avocat courroucé.

Tout le monde y trouve son compte

Julien Dray a toujours rêvé de devenir ministre de l'Intérieur. Son affaire servira en tout cas la réforme de la procédure pénale qui se profile qui envisage la suppression du juge d'instruction.

  • Ces fuites, dont on peut penser qu'elles sont plus consensuelles qu'il n'y paraît, fournissent au procureur Jean-Claude Marin l'occasion de faire avancer le projet de réforme. Il a d'ailleurs innové en transmettant jeudi 23 ce rapport de police à la défense de Julien Dray et de plusieurs autres personnes en leur proposant de présenter des arguments écrits.

  • La procédure est censée préfigurer les futures méthodes de poursuites pénales. L'affaire d'Outreau, qui a mis en évidence les dangers de l'intruction lorsque le juge est frappé d'autisme, devrait trouver une certaine utilité.
    L'Elysée veut en effet supprimer le juge d'instruction, magistrat indépendant et tout-puissant mais solitaire qui mène des enquêtes contradictoires avec accès au dossier pour la défense, au profit du procureur, nommé sur décret présidentiel.

    Suite de l'enquête à la rentrée

    Il est probable, compte tenu des conclusions policières, que le parlementaire soit cité directement devant le tribunal correctionnel pour y être jugé pour "abus de confiance" en compagnie de certains de ses proches et pourvoyeurs de fonds .

    Les syndicats de magistrats jugent que l'innovation du procureur risque d'être irrégulière. Dans l'état actuelle de la procédure Julien Dray et les autres personnes interrogées, qui ont le statut de témoins, n'ont normalement pas de droit d'accès à l'enquête, soulignent-ils.

    L'enquête préliminaire n'a en outre pas vocation à amener des investigations complètes mais sert à voir s'il y a matière à poursuite, ajoutent-ils.

    Le fond du problème pour la fin
    Les syndicats de magistrats feignent enfin de ne pas comprendre la nécessité d'anticiper une réforme politique par des expérimentations procédurales. Ils font plus que jamais de l'immobilisme, refusent donc les tests grandeur nature et, soupçonneux, opposent leurs a priori.
  • lundi 18 février 2008

    Des syndicats de policiers invitent la presse à une vaste opération à Villiers-le-Bel

    L'opposition met en scène la prétendue "politique spectacle" du gouvernement
    Une "vigilance républicaine" délibérément aveugle et sourde.
    Une certaine presse libre mais engagée et partisane va-t-elle à nouveau accuser le gouvernement -et surtout le Président- de "politique spectacle": qui a convoqué les photographes et cameramen, qui se trouvaient à pied d'œuvre avant l'arrivée de la police? Ce ne sont pas ceux que l'ont dit, dans la 'république juste'...

    Les faits
    Du 25 au 27 novembre 2007, Villiers avait connu des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre après la mort de deux adolescents lors d'une collision entre leur mini moto et une voiture de police.
    Selon les chiffres du ministère de la Justice, ces violences avaient fait 119 blessés parmi les forces de police, dont cinq graves. Aucun chiffre n'avait été donné concernant d'éventuels blessés parmi les jeunes.
    Au cours de cette flambée de violence, plusieurs dizaines de policiers avaient été blessés par du plomb et de la grenaille tirés notamment avec des fusils de chasse. Dès le premier soir, arrivé le premier sur les lieux de l'accident avec un collègue, le commissaire Jean-François Illy avait été pris à partie par plusieurs dizaines de jeunes et gravement blessé.
    D'importantes forces de l'ordre avaient été déployées durant plusieurs nuits pour ramener le calme.
    Début décembre, la police avait distribué dans la commune des tracts appelant d'éventuels témoins de "coups de feu tirés contre des policiers" à témoigner anonymement et contre une rémunération à hauteur de "plusieurs milliers d'euros".




    L'action
    Une opération de police de grande ampleur, mobilisant près d'un millier de membres des forces de l'ordre, a été engagée lundi matin à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) afin d'interpeller les auteurs de violences contre des policiers survenues fin novembre dans cette ville.
    Une trentaine de personnes sur les 38 "ciblées" par les enquêteurs, a été interpellée à Villiers-le-Bel, Sarcelles, Gonesse et aussi dans le département voisin de Seine-Saint-Denis, selon un nouveau bilan de la police, peu après 08H00.

    Près de 1.000 policiers du RAID, de l'office central de répression du banditisme (OCRB), de la police judiciaire de Versailles et d'Ile-de-France, notamment, ont participé à cette vaste opération, suivie par les médias venus en nombre, à l'appel de syndicats de policiers, ce que France Info révélait ce matin, mais que tait l'agence de presse neutre déjà nommée.
    A 6H00 pile, des membres des CRS, du RAID et de la PJ ont investi une dizaine d'immeubles à Villiers pour procéder à des perquisitions. Un véhicule de la brigade de recherche et d'intervention (BRI, "anti-gang") de la police judiciaire parisienne sert d'état-major et de PC aux policiers engagés dans l'opération. Unique en son genre, il résiste aux balles et au feu et est surnommé "Robocop" dans la police.




    Les prises de parole
    En janvier, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie avait prévenu qu'il y aurait "bientôt des déférés".
    Ce matin, selon des sources anonymes "proches de l'enquête", mais très vraisemblablement policières, voire à nouveau syndicales, au moins trois témoignages anonymes ont permis aux enquêteurs de cibler dans un premier temps deux frères, domiciliés à Villiers. Ils ont été surveillés, mais, selon ces mêmes sources, ces deux suspects, qui feraient partie des objectifs de l'opération de lundi matin, ont été très discrets.




    A deux reprises, les enquêteurs ont programmé cette opération, mais ont préféré surseoir "en attente d'éléments nouveaux et déterminants".
    Le président Nicolas Sarkozy avait assuré le 29 novembre que "tout (serait) mis en oeuvre pour retrouver" les personnes ayant tiré sur des policiers. "Mettez les moyens que vous voulez (...) ça ne peut pas rester impuni, c'est une priorité absolue", avait-il déclaré.




    C'est sans compter avec des fonctionnaires de l'Etat qui, parce que syndicalistes d'opposition, peuvent impunément, d'une part entraver les actions de la police et de la justice, et d'autre part dénaturer la présentation des faits.




    Ce matin, "Je n'ai jamais vu une opération de police de cette envergure", a commenté la procureure de Pontoise Marie-Thérèse de Givry, lors d'un point de presse dans … le McDonald's de Villiers. "Je ne pense pas qu'il y aura trop de traumatisme dans la cité", celle de "derrière les murs de Monseigneur" à Villiers, au centre des recherches des policiers. "J'espère, a-t-elle ajouté, que les habitants comprendront que nous sommes là pour rétablir l'ordre et la paix".




    La procureure a également déclaré, ce que ne précise pas certaine agence de presse française, qu'en plus de trente ans de carrière, elle n'a jamais assisté à une opération de cette ampleur aussi bien préparée. PaSiDupes essaie d'être complet. En cas d'ignorance des faits aucune intention n peut être suspectée, mais en cas de rétention de l'information la faute est envisageable.




    Lire dans PaSiDupes la réaction de la Ministre de l'Intérieur.

    Villiers-le-Bel: le gouvernement victime d'une machination médiatique de la gauche

    Villiers-le-Bel: la presse admet que le gouvernement n'a pas médiatisé l'opération
    Royal-Bayrou, manipulateurs de la presse, avaient accusé le pouvoir.
    Le mal est fait; les 'vigiles' de la République ont atteint leur but. Prochaine torpille?
    Un revirement inattendu de la part de journalistes qui ont véhiculé l'information mensongère d'une médiatisation par le pouvoir, pour permettre à Sa Cynique Majesté Royal et Bayrou, son caniche roux, d'attaquer le gouvernement, sans aucun fondement. Mais les media dégagent toute responsabilité dans ce coup de la gauche et développent des explications alambiquées qui ne convainquent personne.
    La presse militante qui fabrique l'information, et jusqu'à l'actualité encore aujourd'hui, n'en a rien dit pendant toute la journée. Mais la voici qui explique que l'opération policière menée lundi matin à Villiers-le-Bel aurait été "un secret de polichinelle" pour les journalistes, avertis depuis plusieurs jours au moins de l'imminence de cette intervention. De là à savoir que c'est enfin pour lundi matin, il y a un pas qu'ils franchisent sans états d'âme: les entorses à la déontologie politique sont leur lot quotidien.
    L'un des rares à avoir signalé l'intox, PaSiDupes, n'avait pas fait de rétention d'information comme l'avait accepté l'immense majorité de la presse pendant une douzaine d'heures. C'est ce qui a permis à Royal et Bayrou de répandre leur fiel, sans vergogne, mais en toute connaissance de cause. PaSiDupes a en effet souligné les précautions de langage utilisées par la paire d'irresponsables politiques prêts à tout pour arriver à leurs fins. PS et MoDem avaient politisé la médiatisation de cette opération avant les municipales, en l'attribuant au gouvernement, quand ils étaient au cœur de l'affaire, avant les maire et député du cru. La connivence de la presse avec le couple diabolique éclate au grand jour.
    Logiquement, les sondages devraient les condamner et doper le pouvoir dans son ensemble, en butte à des attaques indignes et à d'odieuses machinations...
    A la tombée de la nuit enfin, cette presse grise reconnaît que de très nombreux journalistes sur l'affaire de Villiers-le-Bel (Val d'Oise) avaient été prévenus par leurs sources au sein de la police, ce que la Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie appelle "des fuites" .La solidarité syndicale des journalistes et des policiers !
    "On sait depuis longtemps qu'une opération était prévue" à Villiers-le-Bel ", car elle avait été reportée déjà deux fois" depuis deux mois, prétend pourtant Rémy Bellon, journaliste d'agence manipulatrice. Il nous en fait un roman. "On essayait donc de savoir quand elle aurait lieu" et, "vu le nombre de policiers engagés (environ un millier), il était obligé que cela se sache", ajoute-t-il. "C'était un secret de polichinelle". Sauf que la population elle-même n'avait rien remarqué, malgré ce déploiement. Un journaliste note qu'au réveil les habitants des immeubles étaient tous surpris de se trouver au pied des immeubles nez à casque avec des policiers
    Selon une journaliste d'une radio nationale, qui ne souhaite pas être citée, car la presse n'est pas libérée de ses syndicats qui font la loi dans les rédactions, "Il y avait beaucoup, beaucoup de journalistes, de radio, de télévision, des photographes et des crépitements jusque dans les cages d'escalier". "C'était un vrai défilé", déclare-t-elle. Dans la peur des représailles professionnelles et donc sous couvert de l'anonymat, la journaliste admet avoir été avertie vendredi soir par l'une de ses sources dans la police Tout le monde savait, sauf le couple diabolique…
    Certains membres de la direction de la police affirment que les journalistes ont été alertés par des SMS provenant de sources syndicales policières. C'est la technique des syndicats, comme des casseurs des quartiers, comme dans l' émeute à la gare du Nord à Paris. Ce que réfute Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie-Officier de police, qui fait valoir qu'une telle alerte "ne servirait pas nos collègues sur le terrain". Et si ça sert le PS?
    Alain Acco, journaliste en charge de la rubrique police à Europe 1, souligne ne pas avoir été "convié ou invité". Voilà autre chose ! Pourtant, "Mon boulot, c'est de savoir ce qui se passe dans l'actualité policière. Parmi les gros dossiers, il y a Villiers-le-Bel, on sait qu'il faut surveiller", indique-t-il. Mais ouvrir l'oeil et le bon... Il doit être borgne!
    Les évidences fusent et partent en tous sens, tardivement... "On a donc appelé nos contacts, parmi la base. Quand il y a un millier de policiers mobilisés, évidemment il y a des fuites", ajoute-t-il, en précisant qu'il n'a pas l'impression d'avoir été instrumentalisé, mais sans disculper le gouvernement... Tout le monde est content? Non ! Le terme de 'contact' n'est pas satisfaisant car insuffisant: fonctionner grâce aux renseignements de 'contacts' redore le blason des journalistes (!), mais vouloir à tout prix les couvrir démontre où se situent les priorités de la presse entre le métier et la confiance du lecteur. Le public saura-t-il enfin et pour longtemps quel crédit il peut accorder à la presse? Si les ventes baissent, faut-il s'en prendre à l'économie de marché ou à la perte de confiance?
    Le journalisme est un métier à risque ! Le risque pour les journalistes -mais surtout pour les lecteurs- d'être instrumentalisés lors de ces opérations très médiatisées est une question récurrente dans la profession... Elle s'était notamment posée lors de précédentes descentes de police aux Tarterets (Corbeil-Essonnes) et aux Mureaux (Yvelines) à l'automne 2006, alors que Nicolas Sarkozy était encore ministre de l'Intérieur, mais déjà en campagne pour la présidentielle de mai 2007. La facilité est de choisir d'accuser le pouvoir: çà fait vendre et l'opposition peut en le jour venu se montrer reconnaissante…
    Catherine Nayl, directrice des reportages à TF1, explique aussi que "devant une décision des juges (commission rogatoire), on envoie des équipes pour voir ce qui se passe sur le terrain et ensuite on décide si cette information mérite d'être traitée dans nos journaux télévisés". Ce qui est une autre question.
    Pour Villiers-le-Bel, TF1 a envoyé une équipe, un journaliste reporter d'images sur une moto et passé un sujet "très factuel" dans le 13H00. Sans qu'on n'ait besoin de les pousser, "Les politiques peuvent s'emparer du débat, mais nous traitons cela de manière très factuelle", explique Catherine Nayl. Cà s'appelle de la prudence, de l'intuition ou de l'expérience des mœurs politiciennes de la gauche.
    Pour nous rassurer, la journaliste d'une radio nationale indique dignement: "On se pose des questions"!... "On se dit qu'il faut être sur le terrain pour raconter ce qui se passe.[Et les 'contacts', ils ne peuvent donc pas vous téléphoner les éléments?...] Mais je crois aussi qu'il faut raconter tout ce qui s'y passait: le fond, avec la police qui intervient pour interpeller les suspects, et la forme, avec le fait que nous avons été prévenus et qu'il y a plein de journalistes".Assez de témoignages concordants?
    La presse est insolente et arrogante, mais est-elle aussi libre qu'elle le dit, si elle est à ce point téléguidée par la gauche qui dispose de relais dans toutes les rédactions de journaux, en la personne de ses syndicalistes journalistes?
    Royal et Bayrou se sentent-ils morveux? Où et quand oseront-ils encore se montrer? Sont-ils prêts à des excuses?... Parions qu'ils vont se poser en victimes...

    Villiers-le-Bel: Alliot-Marie confirme que l'opération de police a été victime de fuites

    La Ministre de l'Intérieur interpelle Désirdavenir Royal
    La ministre de l'Intérieur a salué "une très belle opération", ce matin à Villiers-le-Bel (LIRE PaSiDupes), où, en novembre 2007, des policiers avaient été blessés par des casseurs et incendiaires qu'il fallait interpeller. La vie d'un commissaire de police avait également été menacée et des magasins incendiés. "Une opération très réussie, réalisée dans le calme".
    Michèle Alliot-Marie a toutefois dit regretter "profondément que des fuites aient conduit à une médiatisation importante de cette opération, parce que cette médiatisation pouvait avoir des conséquences graves, nuire à (sa) bonne réalisation": c'était devant des journalistes conviés pour l'occasion Place Beauvau.
    En outre, a-t-elle ajouté, cette médiatisation "pouvait également mettre en jeu la sécurité des policiers et des journalistes".
    "Pour autant, arrêtons l'hypocrisie, nous devions interpeller des personnes qui avaient commis des actes graves, alors cessons de polémiquer sur le fait que ce soit su. Ce qui est important, c'est que cela se soit fait", a-t-elle souligné.
    En réponse aux allégations sournoises, la ministre s'est ensuite adressée à Sa Cynique Majesté Royal, directement, nommément, franchement: "Mme Royal est bien connue pour être d'une extrême discrétion médiatique; on ne la voit jamais entourée de hordes de caméras et de photographes lors de ses sorties publiques ou privées", a réagi la ministre de l'Intérieur.
    Elle a poursuivi son message à la meneuse des charognards et revanchards: "Ce que je (lui) dis, c'est qu'au lieu de parler de dysfonctionnement de la République, elle devrait se souvenir d'une chose, c'est que s'il n'y avait pas eu ces interpellations, on aurait pu parler de dysfonctionnements graves de la République (...) elles ont eu lieu, l'opération est réussie, les choses vont donc rentrer dans l'ordre", a conclu Mme Alliot-Marie.
    Le Parti socialiste a exprimé des réserves sur "une opération médiatique". Les incidents dans cette commune de la banlieue parisienne, fin novembre, "devaient avoir une suite", a admis le secrétaire national Bruno Le Roux, lors du point de presse hebdomadaire du parti, rappelant notamment qu'"on avait tiré sur des policiers".
    "Les délinquants présumés devaient être arrêtés et poursuivis en justice", selon le socialiste. La prévention, oui, mais la sanction, c'est quand même nécessaire.

    Mais, mais, ... comme les autres, il pourrait bien avoir été abusé!... C'est ce que ses termes suggèrent: "l'opération apparaît très largement comme une opération médiatique", a nuancé le député de Seine-Saint-Denis. Elles ne sont pas unanimes, puisque Julien Dray a déclaré qu'il n'aurait pas signé et que c'est une erreur stratégique (Lien PaSiDupes)...
    Mais nous retiendrons la capacité intacte d'étonnement du député PS: que de fraîcheur! Représentant une partie du PS, mais pas tout à fait son seul avis personnel, puisque Montebourg s'est enrôlé dans cette guerre médiatique des 17 'vigiles' musclés de la République, le porte-parole du PS s'est épanché: il serait exclu de la 'république du respect'! Le Roux s'étonna en effet notamment que "le maire (socialiste) de Villiers-le-Bel ait été prévenu après la presse, tard ce matin".
    Royal ne partagerait donc pas ses informations avec ses petits camarades socialistes…


    Or, bien que député de Seine-Saint-Denis et porte-parole socialiste, Le Roux (attention, pas Bayrou, le lapin roux!), s'est étonné que "le maire (socialiste) de Villiers-le-Bel ait été prévenu après la presse, tard ce matin". L'ennui, c'est que tôt ce matin le couple infernal Royal-Bayrou s'était déjà concerté en comité restreint et avait déjà pris la parole, devant cette presse-là....
    Autrement dit, le 'débat participatif', çà marche d'enfer, mais la communication, au PS, çà bloque...
    Ainsi, la candidate non déclarée à la tête du PS,
    Désirdavenir Royal la joue perso et ne met pas ses camarades députés ou maires concernés au parfum.
    Cà ne sent pas bien bon, tout çà !

    Villiers-le-Bel : Royal et Bayrou lancent la rumeur de la médiatisation gouvernementale de l'opération policière

    La presse était en fait mobilisée par … des syndicats policiers
    Le Ministère de l'Intérieur a-t-il les moyens et la volonté de démontrer la collusion politique et syndicale de la gauche?
    "Médiatisation sécuritaire" d'un coup de filet, selon l'une, 'mélange justice et mise en scène', selon l'autre, ou désinformation politicienne par les deux revanchards de l'opposition, à l'approche des municipales et cantonales?
    La 'république juste' est une nouvelle fois bien prompte à dénoncer systématiquement: quelque deux heures après le début de l'opération de la police, Sa Cynique Majesté Royal est déjà en mesure de remuer la bouche. On sait qu'elle parle sans savoir, animée par une méchanceté pure et naturelle et qu'elle peut être mal informée, mais d'aucuns la soupçonnent déjà de connivence et de manipulation de l'opinion.
    Etre les premiers en tout, sauf à la présidentielle, mais inégalés dans la dénonciation et la polémique, Royal et Bayrou, son caniche roux, en respectables 'vigiles de la république' se sont engouffrés dans l'exploitation politicienne. Ils n'en démordront plus.
    Ils ne peuvent pourtant ignorer que la journaliste de France Info sur le terrain, comme tout le monde, a révélé, ce matin à 8h00, que la presse avait bénéficié d'informations de source non pas "proches de l'enquête", comme ils disent, mais de syndicats de policiers! La médiatisation est une manipulation non seulement syndicale, mais politicienne. Que deux anciens candidats à la Présidentielle, certes battus, se prêtent à cette mascarade, donne une idée exacte de l'état avancé d'échauffement non maîtrisé des prétendants à la plus haute responsabilité de l'Etat et du délitement de l'éthique politique dans l'opposition.
    Une opération de police, mobilisant près d'un millier de membres des forces de l'ordre, a été engagée lundi à l'aube à Villiers-le-Bel, afin d'interpeller les auteurs de violences contre des policiers, dont le commissaire en personne, survenues fin novembre dans cette ville. Trente-trois personnes ont été interpellées, selon la police. Les deux compères de la 'vigilance républicaine' ont-ils eu une pensée pour les victimes, des fonctionnaires de l'Etat?
    Droit au but, bille en tête, Désirdavenir Royal s'est mise sur orbite. "Ce qui m'étonne, c'est qu'il y a eu, semble-t-il, des caméras pour accompagner les forces de police. On connaît ça maintenant avant chaque échéance municipale, je crois que c'est un dysfonctionnement grave de la République", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle, sur France Inter, non sans candeur.
    Sans garantie, ni modération, la fielleuse socialiste instille le mensonge dans les esprits, tout en se se protègeant d'un "semble-t-il" qui confirme sa connaissance de l'origine réelle et exacte des fuites policières, de son double-jeu et de sa malveillance comme de son absence de respect pour l'opinion et les électeurs qu'elle manipule. C'est d'autant plus irresponsable et bas que ses prétentions à diriger le pays un jour et sa position de deuxième à la présidentielle lui confèrent une certaine écoute encore dans ses rangs..
    Recycleuse d'idées usagées et récupératrice politicienne avérées, Sa Cynique susnommée manipule l'opinion, avec un savoir faire 'juste'. Le 'respect', elle connaît: elle le professe en tous lieux, mais ne le pratique pas. Faites ce que je dis, pas ce que je fais… Encore que… C'est la 'défiance citoyenne'! Le procès de la médiatisation est ouvert et l'avocate générale se lâche. Elle en est d'emblée aux généralisations. "Quand des caméras accompagnent des opérations policières massives en période municipale, c'est une façon d'influencer l'opinion, de vouloir faire peur", a-t-elle ajouté, inquiète des scores du PS en mars prochain. "Il ne faudrait pas que la campagne électorale des municipales donne lieu à des opérations policières médiatisées", a craint sincèrement la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. Exprime-t-elle en revanche des craintes d'opérations médiatiques politisées ? Ce ne serait pas de son fait, puisqu'elle s'est élevée contre ce risque… Qui soupçonnerait la 'pompière' incendiaire?
    Selon la combattante du feu socialiste, mais experte en psychologie du Mal, "le président de la République en revient au vieux réflexe de politique spectacle sécuritaire, parce que là où il échoue sur le plan économique et social, il veut faire croire qu'il continue à maîtriser les choses sur la question de la sécurité, ce qui n'est pas le cas". En somme, "là où elle échoue sur le plan électoral et démocratique, elle veut faire croire qu'il continue à maîtriser les choses sur la question républicaine".

    Mais elle est décidemment la plus belle! Dans la minute qui suit son accusation d' "opérations policières médiatisées, […] une façon d'influencer l'opinion ", Désirdavenir Royal se découvre et conclut en révélant ce qui motive ses accusations à l'encontre de l'accusé. "J'espère que les Français vont sanctionner par leur vote ce type de manipulation". La candidate, devenue avocate au barreau, sur dossier, ignore-t-elle la présomption d'innocence? Si elle ne s'applique pas à la défense, alors peut-elle s'appliquer raisonnablement à la plaignante?

    Et qu'en pense son caniche roux, Fanfan Bayrou? La même chose que sa maîtresse en politique ! Il a appelé à "ne pas mélanger la justice et la mise en scène", tout en soulignant que ces faits "doivent avoir des suites". C'est du pareil au même, dans un style plus lourd mais aussi trouble.
    Bayrou nous donne une illustration saisissante de sa manière floue mais ferme de responsable politique en exprimant, avec conviction, sa condamnation des agresseurs de fonctionnaires de l'Etat. "Il est nécessaire de respecter le droit, la loi et la justice, et des incidents comme ceux qui ont eu lieu (en novembre 2007) doivent avoir des suites", a déclaré le président du MoDem sur Europe 1. Ainsi, son rappel bienveillant à l'attention de l'électeur se situe au niveau des généralités, dans des sphères inaccessibles aux poursuites judiciaires.
    "Il semble que la presse a été conviée, et là je suis nettement plus réservé. J'ai toujours considéré que la justice ne devait pas s'accompagner d'une mise en scène. La justice, c'est fait pour obtenir l'arrestation et moins pour faire de la communication", a-t-il poursuivi. Il se situe ainsi dans l'ambiguïté des pleutres. Son "il semble que" est l'aveu qu'il n'a aucune certitude, et l'emploi de l'indicatif par ce professeur agrégé de lettres classiques souligne sa volonté d'accuser néanmoins: le subjonctif aurait laissé entendre que les preuves doivent être apportées.
    Invité à dire s'il pensait que l'opération avait été planifiée en rapport avec la campagne électorale des municipales, l'adepte de l'insinuation gratuite a esquivé. Sa seule réponse fut: "A votre avis?".
    "On ne doit pas mélanger la justice et la mise en scène", a conclu M. Bayrou, moraliste-fabuliste.
    Lire la réaction de Julien Dray au coup politicien de la 'vigilance républicaine dans PaSiDupes