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jeudi 17 août 2017

Plainte du président qui prend et jette les personnes utiles à sa gloire médiatique

Macron, pressé par un syndicat de retirer sa plainte contre un photographe

Le président absolu ne prend pas de repos dans les media



Un syndicat demande à Macron de retirer sa plainte contre un photographe

Le président de la République a porté plainte pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" contre un photographe qui faisait son travail en le suivant sur son lieu de villégiature, dans le quartier huppé du Roucas-Blanc à Marseille.

Le syndicat de journalistes SNJ-CGT a demandé mercredi à Emmanuel Macron de retirer sa plainte pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" contre un photographe de presse qui faisait un reportage sur ses vacances phocéennes, tantôt privées, tantôt ultra médiatisées. Le président de la République, actuellement en vacances dans la villa de son ami préfet de Région, a porté plainte mardi contre un photographe qui, selon l'Élysée, se serait montré "insistant", en dépit de mises en garde, et se serait introduit sur la propriété où réside le chef de l'État. Cette version a été contestée par le photographe.

Dépôt d'une plainte "inapproprié"

Sardine du port de Marseille
ou maquereau des media ?
Tout en se démarquant de la presse "people", le communiqué du SNJ-CGT explique qu'il "ne peut accepter de voir un président de la République, qui a largement usé et abusé de la presse, aussi bien 'people' que d'information, porter plainte contre un photographe". Selon le SNJ-CGT, les différentes versions des faits concernant l'interpellation du photographe "sont si éloignées que tout dépôt d'une plainte apparaît inapproprié".

Le syndicat relève la bipolarité du président-monarque. 
Le test sur les troubles bipolaires"Quelques heures plus tard, Emmanuel Macron a multiplié les poses et a personnellement alimenté quelques réseaux sociaux pour immortaliser sa visite aux footballeurs de l'Olympique de Marseille", un séance de propagande -en maillot- au côté de joueurs de l'OM, dont les journalistes "avaient été écartés". 
Pubs comprises: InterSport et Adidas,
sociétés de droit allemand
Le syndicat voit dans cette séquence "une nouvelle manifestation" de la volonté du président "de maîtriser sa communication et d'adresser un message à la profession de journaliste".

Si des supporteurs de l'OM se sont sentis flattés, la plupart ont déjoué le coup de pub politicienne et la tentative de récupération de l'électorat phocéen, car
le manipulateur a joué le même tour aux fans du PSG... avec la même sincérité.
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Prochain coup de com', l'OL ?

Le prince-président s'inscrit dans une tradition faible d'instrumentalisation de la presse. 
Eux-mêmes protégés de poursuites durant leurs mandats par leur immunité présidentielle, les chefs d'État, portent exceptionnellement plainte. 
Résultat de recherche d'images pour "macron et presse"
La presse récompensée de sa servilité

Macron 1er n'a pas tardé à frapper la presse : après à peine plus de cent jours, certes décevants, c'est donc une première depuis le début du quinquennat d' Emmanuel Macron. 

Nicolas Sarkozy, avait porté plainte à plusieurs reprises, dont une contre L'Obs : l'hebdomadaire avait affirmé que l'ancien président de la République avait envoyé un SMS à son ex-épouse, Cécilia, lui proposant d'annuler son mariage avec Carla Bruni.
Son successeur François Hollande n'avait pas personnellement intenté d'actions en justice durant son quinquennat.
 Le magazine people Voici qui avait publié en 2014 des photos d'elle et du chef de l'État, avait été poursuivi par sa concubine officieuse, l'actrice Julie Gayet, qui s'était chargée d'attaquer en justice, bien qu'ils aient été surpris dans l'enceinte de l'Elysée, palais officiel de la République et non pas dans un lieu privé.



samedi 13 août 2016

Pourquoi certains journaux dissimulent-ils l'identité des terroristes ?

Faut-il publier l'identité et les photos des terroristes ?

La grande majorité des organes d'information a paradoxalement choisi l'opacité.

Mais les rédactions françaises commencent à s'interroger sur leur propre responsabilité en ne diffusant pas les noms et les images de ces criminels, dès lors que leur divulgation n'entrave pas les progrès des enquêtes et la sécurité des concitoyens. 
Si nous menons vraiment une guerre intérieure, comme ils le serinent derrière Hollande et Valls, est-il cohérent que les media nous mettent en état mortel d'infériorité en ne mobilisant pas la vigilance de la population ? Ce serait un combat inégal avec des traîtres au pays où ils se trouvent sans l'avoir reçu en héritage, d'autant que les djihadistes français n'ont jamais fait allégeance à la France, mais à des apatrides sur cette terre et des monstres sanguinaires que le respect de la personne humaine n'effleure pas.

La barbarie terroriste que nous laissons s'installer dans notre pays a fini par sortir certains media français de leur béatitude universaliste fondée sur une idéologie moralisatrice mais planante vantée pour un humanisme vicié par un fort sentiment de culpabilité masochiste. 

La presse conservatrice arquée sur des certitudes du siècle passé s’interroge, nous dit-on, sur la posture à adopter pour en rendre compte, sans nécessairement plaire aux réseaux, notamment sociaux, aux associations partisanes et aux élus politiques du moment, qu'alternativement ils appuient ou combattent. C’est un débat légitime. Nombre de journaux ont trop souvent failli ces dernières années en faisant preuve de légèreté et d’inconséquence pour traiter des sujets lourds qui auraient dû inspirer davantage de rigueur et de conscience des vraies valeurs, singulièrement s'agissant dela vie des otages que, par exemple BFMTV, dans sa course à l'audience, a mise en péril lors de l'attentat contre l'hyper casher de la Porte de Vincennes à Paris, le 9 janvier 2015. Il leur a fallu du temps, beaucoup, avant qu'ils se remettent en cause. Faiblement et à huis clos. 

Pour autant, pouvons-nous déjà nous réjouir de voir la presse découvrir l’esprit de responsabilité et questionner la pertinence de ses pratiques transmises par leurs anciens, si fiers d'avoir négocié pour ses journalistes des acquis exorbitants (notamment fiscaux) et si jaloux de ce "quatrième pouvoir" entre leurs mains ? Qu'en a-t-elle fait, sinon une arme personnelle ? Il n'est que temps que, si elle ne rend pas ce qu'elle s'est appropriée, elle partage et la mette au service de tous. Ce serait une authentique avancée; de celle dont la gauche pourrait longtemps se prévaloir, plutôt que du mariage entre personnes du même sexe. Elle cesseraient ainsi de ne servir que les plus riches ou les plus forts et leurs propres intérêts mercantiles, sans entraver les efforts des services mobilisés par l'état d'urgence contre le terrorisme. 

Et peu importe qu'elle soit seulement motivée par le service de la majorité politique qui a actuellement sa préférence. 
Redoutant une starification des terroristes dans leur milieu d'origine et que leurs forfaits faire école, certains journalistes ont cru bon d'occulter: un comble dans ce monde de l'information ! Ces dissimulateurs ont décidé de les "anonymiser" (écrit Renaud Dély: comprendre "anonymer" ! Il n'a jamais su écrire, mais est néanmoins directeur de la rédaction de Marianne depuis juin 2016, après avoir été rédacteur en chef de L'Obs). Si inhumains que soient les islamistes, la presse les affuble de termes aussi flatteurs qu'inappropriés: "l'homme" ou le " jeune homme", jusqu'à 30 ans et plus, pour désigner les assassins d'Allah. Les moins calibrés par l'idéologie dominante ou les plus téméraires ne révèlent que leurs initiales, quand ils ne leur attribuent pas un nom d'emprunt... Alors publier leurs photographies est du domaine de l'impensable. Que pourrait penser la communauté musulmane ! 

Les responsables de presse ne les suivent pas tous cette voie. 
Il en est donc qui publient l’identité complète des auteurs d’actes terroristes et leurs photographies dès lors que ces informations sont avérées, c'est-à-dire transmises avec l'estampille d'un ministère, ou certifiées par l'AFP, voire diffusées sur Twitter, avec la faculté de faire disparaître l'info dans la minute qui suit... A la condition restrictive, toutefois, qu’elles concernent des personnes majeures et que leur divulgation n’entrave pas les progrès des enquêtes en cours et donc la sécurité de nos concitoyens, bien que la société privée de télévision qui se dit 1ère chaîne d'information en continu ait failli.

Quelles sont les quelques raisons simples, et évidentes qui peinent à s'imposer à la profession ? 

D’abord, la fonction même du  journalisme est d'informer ! Le lecteur est en demande d'informations complètes et de vérité, toute la vérité et rien que la vérité, dût-elle heurter. Ou déplaire aux politiques. La formation en école de journalisme - avec ré-éducation et formatage au détriment de la culture et de la déontologie- ne facilite pas la tâche des professionnels qui, de surcroît, sont des militants. Il n'est d'ailleurs jamais plus question de recherche de l'objectivité. 

Ensuite, la liberté d'expression proclamée est muselée par une tendance stalinienne forte à la rétention de l'information. 
Masquer des faits et donc une partie de cette vérité ne peut avoir qu’un effet contre-productif dévastateur sur la société elle-même. La connaissance n'est plus transmise par l'école et la presse n'ambitionne pas davantage de la diffuser. Dans un cas comme dans l'autre, le partage affaiblirait la position dominante à laquelle ils s'accrochent d'autant plus que l'un et l'autre détenteurs de la connaissance sont rivaux: ni l'école ni la presse n'entend répandre les informations qui pourraient saper son autorité. Le médecin et le juriste parlent-ils la langue commune ? 

Le flou et le non-dit conviennent aux politiques mais sont-ils mieux appréciés que les journalistes ? Ces derniers dénoncent le  poison du complotisme mais loin de livrer son antidote, ils l'alimentent, quand ils ne l'instrumentalise pas pour le dénoncer. Un cercle vicieux où ils s'épanouissent en faisant tourner la machine, rotative ou sites internet, dont ils combattent d'ailleurs les "adblocks". Il devient nécessaire à la survie de la poule aux oeufs d'or que la désaffection pour la presse-papier que suscitent les journalistes, du fait de leurs options idéologiques et économiques, soit compensée par des rentrées via le numérique ? 
Aux problèmes de l'auto-censure et de la désinformation s'ajoute celui de l'arrogance de celui qui est placé pour savoir, mais décide de ce qui est public ou non. Bien que de plus en plus souvent illettré, le journaliste creuse ainsi un fossé entre la masse et lui, s'auto-proclamant analyste, expert ou décrypteur... des dépêches d'agences.
Ces spécialistes de l'intox s'arrogent même le droit à la désintox, déclarant vrai ou faux les propos des élus interrogés au dépoté et souvent sans notes (ni les fiches d'un service politique ou économique) et les accusant d'incompétence ou de malignité. Question manipulation ne se valent-ils pas pourtant ?

Le lecteur ressent fortement ce mépris du journaliste. 
Alors qu'il le désinforme lui est insupportable. La période maintenant longue des attentats par des Français sortis de ses rangs exacerbe ce mécontentement: tout le monde lui ment ou lui cache quelque chose. Certains ont des raisons de taire que l'on peut croire supérieures; d'autres n'en ont aucune, sinon la volonté de dissimulation pour créer une supériorité de celui qui sait.
 
Paradoxalement, l'occultation de l'identité de terroristes contribue à pointer du doigt une communauté dont les patronymes devraient être masqués parce que de consonance étrangère. Ne pas nommer, c'est en fait trahir: lorsqu'une identité n'est pas révélée ou qu'une photo est tenue cachée, les fantasmes propres à chacun s'expriment.  Les "pompiers-pyromanes" de la presse dénoncent alors xénophobie et racisme, islamophobie et extrémisme. Tenir dans l'ignorance ces honnêtes gens - pas plus "déséquilibrés" que les djihadistes médiatisés dans leur anonymat - c'est les livrer en pâture aux associations sectaires et virulentes, organisées en réseaux pour imposer leur dictature: voyez les ayatollahs de l'écologie ou les féministes staliniennes que les micros et caméras encouragent à la stigmatisation et à la haine de leurs semblables  concitoyens. L'ignorance dans laquelle la presse tient les twittos et "mal-informés" est une excuse à leurs excès langagiers.   

La décision de dire tout ce qui doit l'être pour permettre à chacun de se former former un jugement personnel serait une avancée de la démocratie. 
Ce serait accepter de perdre des occasions de tacles des extrémismes de droite comme de gauche, les adversaires de la République se situant à la fois parmi les "fachos", vrais ou faux, et parmi les révolutionnaires "en marge" des manifestations, dans toutes ses nuances de noir et de rouge, ultra-gauche, antifa ou "black blocs". Un "bon Français" ne pourrait être que Pierre, François, Jean-Luc ou Cécile, mais il en serait de plus Français que les Français, mais ils seraient de gauche, pro-palestiniens et internationalistes et s’appelleraient Najat ou Momo. Ainsi, "Salah" pourrait apparaître en force dans les avis de naissance. On peut se prénommer Adel et être un excellent citoyen français, voire meilleur que certains, insiste-t-on, pointant le beauf moyen qui ne le vaudrait pas. Si fort que ça en devient peu crédible. 

Or, l’innommable a un nom

Terroristes trop jeunes et sympathiques
pour être des barbares ?
Le kamikaze avait même un visage, avant de commettre son forfait. Faut-il déplorer qu'il ne puisse prétendre à la place du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe ? 
Quant à la publication des photographies d’identité des "auteurs d’actes terroristes" - en bref des terroristes, s'il est vrai que ces "personnes" le sont davantage encore que leurs actes - , elle doit répondre, elle aussi, aux mêmes exigences de l’information factuelle. Pour éviter toute forme d’héroïsation de ces tueurs, il serait désormais convenable de ne pas publier d’images les montrant sous leur apparence conventionnellement humaine, sympathique et représentative  du plus grand nombre: seulement sombres et menaçants, au risque de les caricaturer. L'idée sous-tendue étant que le noir est laid et que le difforme est méchant, mais que le beau est sain et que le jeune est innocent. Une normalité apparente ne cadrerait pas avec la présentation inversée de leur personnalité. Quelques dérapages malheureux de professionnels de la presse lors de l'affaire Mohamed Merah devraient dorénavant préserver de toute récidive. 

Il faudra à l'avenir se garder de toute photographie de ces individus. 
Contrairement à ce que prétendent certains, les monstres peuvent avoir un visage humain. Ce n’est pas le propre de l’humanité d’engendrer ou de fabriquer des monstres. Ses barbares se sont déconstruits dans des familles, écoles et entreprises et ne sont pas des extra-terrestres. 

Pour la presse, rechercher et dévoiler les informations qui les concernent et que possèdent les services de l'Etat (même si pour certains, comme Hollande, l'Etat, c'est eux), c’est une exigence déontologique à reconquérir, mais aussi citoyenne, évidemment ! La lutte contre le terrorisme est l'affaire de tous ceux qui ne renoncent pas à la défense de notre culture et qui ne capitulent pas devant l'ennemi extérieur infiltré parmi nous. "Mal nommer les choses, disait Albert Camus, c’est ajouter au malheur du monde". Comme l'ignorance est une cause d'asservissement. Les taire, c’est à nouveau prendre le risque de l'anéantissement de notre civilisation sous le joug de l'envahisseur barbarie. Il s'appelait "stalinisme" en Europe orientale et "nazisme" en Europe occidentale; il pourrait aujourd'hui se nommer "islamisme."

mardi 2 février 2016

Demain, Juppé enlève le bas

Juppé, le retour... à l'adolescence
La cure de jouvence d'Alain Juppé sera longue

Alain Juppé est fringant ?

Le candidat à l'investiture des Républicains a décidé de faire ses preuves
et s'est essayé à quelques pas de danse à Bordeaux.
Alain Juppé aurait-il été jeune ? A-t-il le rythme dans la peau ? Bien décidé à ne pas se laisser ringardiser, Alain Juppé soigne sa jeunesse et sa coolitude. Le maire de Bordeaux s'est ainsi montré très décontracté dans un foyer de logements pour le troisième âge de sa ville où il a adressé ses meilleurs voeux 2016 aux anciens autour d'un verre et de la traditionnelle couronne des rois briochée. Le candidat à la primaire de la droite et du centre que Bernadette Chirac juge "très froid" se serait mieux dégelé  que la courbe de l'emploi en s'essayant à quelques pas de danse avec des pensionnaires de la maison de retraite. Et c'est qu'il avait l'air jeune, dans cet environnement...  Depuis, on nous assure que les Français auraient aimé réveillonner avec lui.

Il faut dire que l'ancien premier ministre de Jacques Chirac, âgé de 70 ans, qui met le paquet pour se "bonifier" et "humaniser" avec l'âge, croit volontiers à un sondage réalisé par Odoxa pour Paris Match et i-télé, qui le font apparaître plus que jamais comme le grand favori pour la primaire de la droite et du centre. 
Ses mesures phares seraient soutenues par une majorité de Français, toujours selon cette enquête. Les sondés le considèrent aussi plus... charismatique, si, si, plus rassembleur, plus compétent et plus sincère que l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, lequel l'emporte toutefois sur le critère de l'autorité. A moins d'un retournement, comme l'a connu Marie-Ségolène Royal en 2006-2007, l’année 2016 pourrait bien être celle Alain Juppé.

Il est prêt à tout et à se ridiculiser avec son coup du "beer pong"  

Est-il possible de rajeunir un candidat à la présidence de la République avec des gobelets et une balle de Ping Pong ? 
A l'endroit et à l'envers
Cela paraît un peu compliqué de rafraîchir son image en "ché-bran", comme aurait dit François Mitterrand, mais c'est le pari des supporteurs d'Alain Juppé. Samedi 30 janvier, les "Jeunes avec Juppé" se sont donnés rendez-vous dans un pub parisien.
Entouré de ses jeunes soutiens et de nombreuses caméras, Alain Juppé a tombé la veste et mis une chemise neuve, à carreaux tricolores, s'il vous plaît. Petit détail, l'étiquette était restée attachée. 

Alain Juppé, 70 ans était invité à une partie de "beer pong", un jeu à boire dont le principe est simple : si la balle de l'adversaire atterrit dans votre gobelet, vous devez boire ! Avec musique à donf !
Samedi 30 janvier dans un pub du 18e arrondissement de Paris, son ancien fief, en compagnie de 500 jeunes bénévoles de 19 à 35 ans chauffés à blanc, comme le raconte le Huffington Post: "Beer pong, pinte de blonde à 5 euros, musique forte et blagues potaches... 
L'ambiance BDE des grandes écoles, où Alain Juppé recrute ses plus fervents militants, est bien au rendez-vous. Sauf qu'ici l'ivresse est sondagière." Le symbole de la soirée restera donc ce beer pong - un jeu d'alcool venu des States à base de verres remplis de bière et d'une balle de ping-pong - sacré "le plus médiatique de l'année" mais  par ses militants, au grand dam des viticulteurs du bordelais. 

Il faut dire que le tout s'est déroulé sous l'oeil de nombreuses caméras, comme le montre cette photo : Le beer-pong le plus médiatique de l'année ?

Une pro-Juppé nous en livre même un court extrait en vidéo via Twitter : 
Pour autant, ses soutiens se défendent de vouloir en faire une bête de foire: "Juppé n'a pas la même relation électrique à la foule que peuvent avoir d'autres. Chez lui, la raison occupe une place centrale. C'est une autre manière de susciter l'adhésion. Ce n'est pas une rockstar, c'est un homme d’État", résume Matthieu Ellerbach, le coordinateur national des Jeunes avec Juppé. Pouvait-on s'y tromper ? Un "homme d'Etat" connu pour ses airs hautains et à qui un petit beer pong très médiatisé un samedi soir ne pourra pas faire de mal, tente-t-on sans doute dans un camp Juppé sensible au risque.

Depuis qu'il est en campagne, le septuagénaire tente de casser son image d'homme rigide.
A Noël su l'île de la Réunion, il n'a pas hésité à mouiller le maillot pour montrer qu'il n'a pas peur des requins. 

Une émule de Christiane Taubira...
Dans les mots aussi, Alain Juppé aurait changé. Quand on l’interroge par exemple sur le sujet qui fâche, son âge, l’ancien Premier ministre extrapole : "Regardez, les Chinois ont toujours fait confiance à l'âge pour choisir leurs dirigeants". Alain Juppé tente de transformer en avantage le handicap de son âge.

Qu'on se le dise, il existe une "Juppémania" et si c'est Les Inrocks du banquier Matthieu Pigasse qui le dit, sans aucun intérêt politique à développer cette blagounette, on peut croire ce co-propriétaire - avec les hommes d'affaires socialistes Pierre Bergé et Xavier Niel - du quotidien Le Monde et de L'Obs.

samedi 14 avril 2012

Hollande à la faute: il interfère dans l'affaire Cassez

L'entourage de Florence Cassez condamne son envoi d'un émissaire au Mexique


Couac: l'impatient candidat Hollande cherche à récupérer la prisonnière


Un ancien ministre socialiste, Michel Vauzelle, se prête à sa manoeuvre politicienne

Le président de la région PACA se rend samedi au Mexique, comme émissaire du candidat socialiste à la présidence française, François Hollande. 

Un monsieur-bons-offices qui polémique

Il déclare vouloir "réparer le climat" créé par l'affaire Florence Cassez et cette initiative intempestive  est d'autant plus vivement condamnée par l'entourage de la prisonnière française.

Moscovici se défend de toute mauvaise intention

"Il ne s'agit en aucun cas de s'immiscer dans cette affaire", a assuré Pierre Moscovici, directeur de campagne de M. Hollande.


Hollande court-circuite le vote des Français


Le candidat agit en président

Moscovici s'y croit déjà, annonçant froidement que Michel Vauzelle se rend au Mexique samedi pour préparer le sommet du G20 organisé dans ce pays les 18 et 19 juin:  sans attendre le 6 mai, il considère  le candidat du PS déjà élu et estime  par avance devoir "réparer le climat" créé entre les deux pays par l'affaire Florence Cassez.

L'avocat de la Française condamne cette démarche

Furieux, Me Berton a dénoncé une "initiative totalement électoraliste" qui va à l'encontre des intérêts de la jeune condamnée à 60 ans de prison au Mexique pour des enlèvements, .
Une interférence sans aucune concertation avec la famille
"Hollande est en train de mettre au premier plan Florence Cassez dans la campagne" présidentielle française, "dans le dos de Florence Cassez, de ses parents, de sa défense", a-t-il observé Me Berton, alors que Hollande fustige chaque action du président-sortant l'accusant de les médiatiser.
"Pourquoi maintenant, quelle est l'urgence ?", s'est-il interrogé, accusant le candidat socialiste de "sacrifier Florence Cassez en envoyant un émissaire dans une affaire qu'il ne connaît pas".

Moscovici rétropédale

Le directeur de campagne assume a faute et blanchit le candidat
"Jamais François Hollande n'a souhaité qu'on s'immisce dans cette affaire", a affirmé Moscovici, ancien ministre des Affaires européennes. Le malveillant tente de faire croire à la volonté du candidat à la présidence française d'instaurer avec le Mexique des relations fondées sur "le respect".

L'équipe Hollande a craint la libération de Florence Cassez
Il a précisé que le déplacement de M. Vauzelle avait été décidé il y a quelques semaines lors d'un déjeuner avec l'ambassadeur du Mexique à Paris. C'était donc au moment où la Justice mexicaine envisageait la libération de la Française en pleine campagne présidentielle.
Le directeur de campagne (et de la propagande  communication) de F. Hollande s'est justifié en invoquant "un traitement trop spectaculaire", à son avis, du cas de Florence Cassez par Nicolas Sarkozy et son gouvernement qui a, selon lui, "empoisonné les relations" franco-mexicaines.

Un mauvais coup à Florence Cassez pour nuire à Sarkozy


Le président sortant Nicolas Sarkozy s'est fortement impliqué pour obtenir sa libération.

La première chambre de la Cour suprême du Mexique a rejeté le 21 mars une proposition de libération immédiate de Florence Cassez, mais elle a nommé un nouveau rapporteur sur ce dossier.
Arrêtée en novembre 2005, accusée d'enlèvements, délinquance organisée et port d'armes prohibé, la Française de 37 ans a été condamnée par la justice mexicaine à 60 ans de prison.

La défense de la jeune Francaise s'indigne
"Je ne suis ni pro Sarkozy ni pro Hollande; je suis un avocat indépendant", a précisé Me Berton, qui a rappelé que le chef de l'Etat a soutenu pendant cinq ans la jeune femme.

La famille dit sa colère contre la machiavélique offensive de Hollande
"Je suis en colère", a déclaré la mère de Florence, Charlotte Cassez, pour qui, "le 21 mars, il y a eu une décision au Mexique extrêmement importante, qui a ouvert une brèche. La France n'a pas à s'en mêler."

Hollande sacrifie-t-il la prisonnière  pour  une opération politicienne ?
"Qu'on ne se serve pas de ma cliente à une semaine du premier tour de la présidentielle", a ajouté Frank Berton.

Le PS est en recherche d'un grand coup médiatique

Un député socialiste, Arnaud Montebourg, doit rencontrer mardi les familles de deux otages français enlevés au Niger en janvier 2011, dossier dans lequel Me Berton intervient également.
"Et dans l'affaire du Carlton, ils envoient qui ?", a-t-il ironisé, en référence à l'affaire dans la quelle est impliqué l'ancien responsable du FMI Dominique Strauss-Kahn.

Hollande fait l'unanimité contre lui

Bernard Cassez, père de la prisonnière française, s'est déclaré "surpris" de cette démarche et a estimé lui aussi que sa fille ne devait pas faire "l'objet d'une campagne électorale".

mardi 3 avril 2012

Face aux islamistes, Libération prend fait et cause contre le gouvernement


Ca suffit , le parti-pris électoraliste de la presse hollandienne !

Cette presse qui qualifie toute médiatisation d'électoraliste se juge-t-elle politique ?


Journal partisan, Libération suggère insidieusement


"Le gouvernement veut une tolérance zéro face aux islamistes suite à l'affaire Merah, et annonce que d'autres expulsions sont programmées."

"Le gouvernement a ordonné [[décidé ?] l'expulsion de trois imams radicaux et deux militants islamistes étrangers, a annoncé ce lundi le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, confirmant sa volonté de tolérance zéro [bis] à l'égard des islamistes après l'affaire du tueur [djihadiste] de Toulouse, Mohamed Merah."

[Deux binationaux mais pas seulement]
Ils sont Algérien, Malien, Saoudien, Tunisien ou Turc
[1+1= 2] Un militant islamiste de nationalité algérienne et un imam de nationalité malienne ont été renvoyés ce lundi dans leur pays d'origine, indique le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

[Voire 3 ]
Un imam de nationalité saoudienne, "qui sans doute a quitté notre territoire et ne pourra plus y entrer", a précisé Claude Guéant sur RTL, a également fait l'objet d'une notification d'expulsion "selon la procédure de l'urgence".

[Et même 4]
Un militant islamiste de nationalité tunisienne et un imam de nationalité turque feront quant à eux "prochainement l'objet d'une procédure d'expulsion", ajoute le ministère dans son communiqué.
Ces deux personnes "sont expulsées selon la procédure ordinaire qui requiert l'avis de la commission d'exécution parce qu'ils bénéficient de garanties supérieures, étant sur le territoire depuis davantage de temps", a [expliqué] le ministre sur RTL.


"Atteinte à la sécurité publique"

Selon Claude Guéant, ces cinq personnes "se livraient à des comportements ou à des propos qui portaient atteinte à la sécurité publique, à la sûreté de l'Etat ou qui étaient de nature à inciter à la violence, à la discrimination ou à la haine".


Ali Belhadad, militant islamiste algérien, condamné pour son rôle dans les attentats de Marrakech en 1994 et qui, selon l'Intérieur, avait "repris au cours des semaines passées des relations assidues avec la mouvance islamiste radicale", a rejoint son pays lundi.


Almany Baradji, imam malien qui "promeut dans ses prêches l'antisémitisme, le port du voile intégral, le rejet de l'Occident et l'éducation des adolescents jugés difficiles dans des écoles coraniques à l'étranger", a lui aussi été expulsé lundi vers son pays d'origine.


Saad Nasser Alshatry, imam saoudien qui, selon la même source, promouvait dans ses prêches "l'isolement des femmes, le repli communautaire des musulmans, le commerce de la drogue et l'acquisition de la nationalité française pour faciliter le prosélytisme musulman", fera l'objet d'une procédure de refoulement s'il devait tenter de rentrer en France, d'où il est absent actuellement.


Malek Drine, militant islamiste tunisien qui "promeut publiquement le rejet du monde occidental et le meurtre des personnes qui se détourneraient de l'islam", fera prochainement l'objet d'une procédure d'expulsion après avis de la commission d'expulsion, compte tenu de ses attaches familiales en France.
Yusuf Yuksel, imam turc qui "promeut dans ses prêches la haine du monde occidental et des juifs", fera prochainement l'objet d'une procédure d'expulsion après avis de la commission d'expulsion, compte tenu de ses attaches familiales en France.


"Demain, a indiqué M. Guéant sur RTL, une autre notification interviendra, qui se traduira par une expulsion en urgence également, mais qui, compte tenu de la particularité du statut de la personne, sera assortie d'une assignation à résidence sur notre territoire".

D'autres mesures d'expulsion interviendront prochainement, a annoncé le ministère.

"Concorde"

Il est reproché [tournure impersonnelle désobligeante] à ces personnes de "tenir des propos dans les mosquées ou d'avoir des comportements qui peuvent préparer des actions jihadistes ou bien des propos de haine, de violence, antisémites. Ils soulèvent leur coreligionnaires pour déchaîner de la violence dans notre pays", a ajouté Claude Guéant.
"On sait trop malheureusement que des propos comme cela peuvent entraîner des comportements radicaux qui vont jusqu'à l'attentat", a-t-il dit.



La question de la sécurité est taxée, à gauche, d'électoralisme"Il en va de la sécurité des Français, de la concorde dans notre pays. Notre pays doit être un pays d'harmonie et l'extrêmisme n'y a pas sa place", a souligné le ministre au micro de RTL.



dimanche 5 avril 2009

Désirdavenir Royal appelle à l’insurrection populaire

Le vautour Royal rivalise avec le Che-Besancenot

L’amère Royal prône une rupture radicale

Claude Askolovitch qui l'interviewe pour le JDD, observe que "de toutes les figures de la gauche de gouvernement », la candidate socialiste battue en 2007 et en 2008 est « la seule à frôler à ce point la ligne révolutionnaire. Elle que ses ennemis taxaient de crypto-centrisme est, en réalité, la plus rouge des socialistes : une femme en colère qui s'adresse à un pays en colère"...

Désirdavenir Royal est éperdue

Extraits de l’entretien :

"Je ne suis ni une Cassandre ni Olivier Besancenot,
je ne prédis ni ne souhaite une insurrection sociale. » Mais elle y pense... « Mais je vois des révoltes, dans des entreprises, dans ces magasins où les gens se servent sans payer. Le point commun, c'est l'exigence de respect, exigence exacerbée après les révélations sur les abus de certains dirigeants... Il y a une délinquance de certains hyper-privilégiés ; une manière de piller les ressources de sociétés qui licencient. Nous subissons un désordre inique ; il y a une anarchie profonde du système..."

La Louise Michel-Royal ajoute même...

"Les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue
: ce discours dominant qui demande aux salariés de subir, et de disparaître en se taisant, d'être licenciés sans faire d'histoire ni de bruit... Je pense le contraire : depuis qu'ils sont médiatisés, les salariés d'Heuliez progressent, on ne peut plus les dénigrer. Ce qu'on appelle la révolte, c'est une réaction contre la violence qui s'exerce contre les salariés et contre le pays." Et l'hypermédiatisation, c'est l'échec assuré par saturation. Sa campagne présidentielle ne lui a pas donné à réfléchir.

Les ficelles du discours Royal


La crise lui paraît être une opportunité rêvée. Plus que le sort de ses victimes ; c’est son avenir qui l’obsède et son objectif est une tentative de repositionnement politique que les présenteront comme esthétique autant que tactique.

La vertueuse emballe cet opportunisme d’une rhétorique usée.
Elle ressort en effet les mots qui ont fait mouche dans les banlieues en 2005.
Elle y tient absolument, « la question centrale est celle du mépris ». Selon elle, « Mépris pour des gens que l'on n'écoute pas, et que l'on bafoue, qu'on laisse suspendus dans l'incertitude, victimes de décisions prises hors d'eux, et qu'on aurait pu éviter". Elle n’a fait que reprendre son vieux concept de « république du respect ». A l’envers !

Olympe de Gouges qui avait osé rédiger et dédié la Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne à Marie-Antoinette, parce que la reine elle-même n'avait pas le droit de vote, finit guillotinée le 3 novembre 1793, peu après Marie-Antoinette.

lundi 18 février 2008

Villiers-le-Bel : Royal et Bayrou lancent la rumeur de la médiatisation gouvernementale de l'opération policière

La presse était en fait mobilisée par … des syndicats policiers
Le Ministère de l'Intérieur a-t-il les moyens et la volonté de démontrer la collusion politique et syndicale de la gauche?
"Médiatisation sécuritaire" d'un coup de filet, selon l'une, 'mélange justice et mise en scène', selon l'autre, ou désinformation politicienne par les deux revanchards de l'opposition, à l'approche des municipales et cantonales?
La 'république juste' est une nouvelle fois bien prompte à dénoncer systématiquement: quelque deux heures après le début de l'opération de la police, Sa Cynique Majesté Royal est déjà en mesure de remuer la bouche. On sait qu'elle parle sans savoir, animée par une méchanceté pure et naturelle et qu'elle peut être mal informée, mais d'aucuns la soupçonnent déjà de connivence et de manipulation de l'opinion.
Etre les premiers en tout, sauf à la présidentielle, mais inégalés dans la dénonciation et la polémique, Royal et Bayrou, son caniche roux, en respectables 'vigiles de la république' se sont engouffrés dans l'exploitation politicienne. Ils n'en démordront plus.
Ils ne peuvent pourtant ignorer que la journaliste de France Info sur le terrain, comme tout le monde, a révélé, ce matin à 8h00, que la presse avait bénéficié d'informations de source non pas "proches de l'enquête", comme ils disent, mais de syndicats de policiers! La médiatisation est une manipulation non seulement syndicale, mais politicienne. Que deux anciens candidats à la Présidentielle, certes battus, se prêtent à cette mascarade, donne une idée exacte de l'état avancé d'échauffement non maîtrisé des prétendants à la plus haute responsabilité de l'Etat et du délitement de l'éthique politique dans l'opposition.
Une opération de police, mobilisant près d'un millier de membres des forces de l'ordre, a été engagée lundi à l'aube à Villiers-le-Bel, afin d'interpeller les auteurs de violences contre des policiers, dont le commissaire en personne, survenues fin novembre dans cette ville. Trente-trois personnes ont été interpellées, selon la police. Les deux compères de la 'vigilance républicaine' ont-ils eu une pensée pour les victimes, des fonctionnaires de l'Etat?
Droit au but, bille en tête, Désirdavenir Royal s'est mise sur orbite. "Ce qui m'étonne, c'est qu'il y a eu, semble-t-il, des caméras pour accompagner les forces de police. On connaît ça maintenant avant chaque échéance municipale, je crois que c'est un dysfonctionnement grave de la République", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle, sur France Inter, non sans candeur.
Sans garantie, ni modération, la fielleuse socialiste instille le mensonge dans les esprits, tout en se se protègeant d'un "semble-t-il" qui confirme sa connaissance de l'origine réelle et exacte des fuites policières, de son double-jeu et de sa malveillance comme de son absence de respect pour l'opinion et les électeurs qu'elle manipule. C'est d'autant plus irresponsable et bas que ses prétentions à diriger le pays un jour et sa position de deuxième à la présidentielle lui confèrent une certaine écoute encore dans ses rangs..
Recycleuse d'idées usagées et récupératrice politicienne avérées, Sa Cynique susnommée manipule l'opinion, avec un savoir faire 'juste'. Le 'respect', elle connaît: elle le professe en tous lieux, mais ne le pratique pas. Faites ce que je dis, pas ce que je fais… Encore que… C'est la 'défiance citoyenne'! Le procès de la médiatisation est ouvert et l'avocate générale se lâche. Elle en est d'emblée aux généralisations. "Quand des caméras accompagnent des opérations policières massives en période municipale, c'est une façon d'influencer l'opinion, de vouloir faire peur", a-t-elle ajouté, inquiète des scores du PS en mars prochain. "Il ne faudrait pas que la campagne électorale des municipales donne lieu à des opérations policières médiatisées", a craint sincèrement la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. Exprime-t-elle en revanche des craintes d'opérations médiatiques politisées ? Ce ne serait pas de son fait, puisqu'elle s'est élevée contre ce risque… Qui soupçonnerait la 'pompière' incendiaire?
Selon la combattante du feu socialiste, mais experte en psychologie du Mal, "le président de la République en revient au vieux réflexe de politique spectacle sécuritaire, parce que là où il échoue sur le plan économique et social, il veut faire croire qu'il continue à maîtriser les choses sur la question de la sécurité, ce qui n'est pas le cas". En somme, "là où elle échoue sur le plan électoral et démocratique, elle veut faire croire qu'il continue à maîtriser les choses sur la question républicaine".

Mais elle est décidemment la plus belle! Dans la minute qui suit son accusation d' "opérations policières médiatisées, […] une façon d'influencer l'opinion ", Désirdavenir Royal se découvre et conclut en révélant ce qui motive ses accusations à l'encontre de l'accusé. "J'espère que les Français vont sanctionner par leur vote ce type de manipulation". La candidate, devenue avocate au barreau, sur dossier, ignore-t-elle la présomption d'innocence? Si elle ne s'applique pas à la défense, alors peut-elle s'appliquer raisonnablement à la plaignante?

Et qu'en pense son caniche roux, Fanfan Bayrou? La même chose que sa maîtresse en politique ! Il a appelé à "ne pas mélanger la justice et la mise en scène", tout en soulignant que ces faits "doivent avoir des suites". C'est du pareil au même, dans un style plus lourd mais aussi trouble.
Bayrou nous donne une illustration saisissante de sa manière floue mais ferme de responsable politique en exprimant, avec conviction, sa condamnation des agresseurs de fonctionnaires de l'Etat. "Il est nécessaire de respecter le droit, la loi et la justice, et des incidents comme ceux qui ont eu lieu (en novembre 2007) doivent avoir des suites", a déclaré le président du MoDem sur Europe 1. Ainsi, son rappel bienveillant à l'attention de l'électeur se situe au niveau des généralités, dans des sphères inaccessibles aux poursuites judiciaires.
"Il semble que la presse a été conviée, et là je suis nettement plus réservé. J'ai toujours considéré que la justice ne devait pas s'accompagner d'une mise en scène. La justice, c'est fait pour obtenir l'arrestation et moins pour faire de la communication", a-t-il poursuivi. Il se situe ainsi dans l'ambiguïté des pleutres. Son "il semble que" est l'aveu qu'il n'a aucune certitude, et l'emploi de l'indicatif par ce professeur agrégé de lettres classiques souligne sa volonté d'accuser néanmoins: le subjonctif aurait laissé entendre que les preuves doivent être apportées.
Invité à dire s'il pensait que l'opération avait été planifiée en rapport avec la campagne électorale des municipales, l'adepte de l'insinuation gratuite a esquivé. Sa seule réponse fut: "A votre avis?".
"On ne doit pas mélanger la justice et la mise en scène", a conclu M. Bayrou, moraliste-fabuliste.
Lire la réaction de Julien Dray au coup politicien de la 'vigilance républicaine dans PaSiDupes