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mardi 2 février 2016

Demain, Juppé enlève le bas

Juppé, le retour... à l'adolescence
La cure de jouvence d'Alain Juppé sera longue

Alain Juppé est fringant ?

Le candidat à l'investiture des Républicains a décidé de faire ses preuves
et s'est essayé à quelques pas de danse à Bordeaux.
Alain Juppé aurait-il été jeune ? A-t-il le rythme dans la peau ? Bien décidé à ne pas se laisser ringardiser, Alain Juppé soigne sa jeunesse et sa coolitude. Le maire de Bordeaux s'est ainsi montré très décontracté dans un foyer de logements pour le troisième âge de sa ville où il a adressé ses meilleurs voeux 2016 aux anciens autour d'un verre et de la traditionnelle couronne des rois briochée. Le candidat à la primaire de la droite et du centre que Bernadette Chirac juge "très froid" se serait mieux dégelé  que la courbe de l'emploi en s'essayant à quelques pas de danse avec des pensionnaires de la maison de retraite. Et c'est qu'il avait l'air jeune, dans cet environnement...  Depuis, on nous assure que les Français auraient aimé réveillonner avec lui.

Il faut dire que l'ancien premier ministre de Jacques Chirac, âgé de 70 ans, qui met le paquet pour se "bonifier" et "humaniser" avec l'âge, croit volontiers à un sondage réalisé par Odoxa pour Paris Match et i-télé, qui le font apparaître plus que jamais comme le grand favori pour la primaire de la droite et du centre. 
Ses mesures phares seraient soutenues par une majorité de Français, toujours selon cette enquête. Les sondés le considèrent aussi plus... charismatique, si, si, plus rassembleur, plus compétent et plus sincère que l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, lequel l'emporte toutefois sur le critère de l'autorité. A moins d'un retournement, comme l'a connu Marie-Ségolène Royal en 2006-2007, l’année 2016 pourrait bien être celle Alain Juppé.

Il est prêt à tout et à se ridiculiser avec son coup du "beer pong"  

Est-il possible de rajeunir un candidat à la présidence de la République avec des gobelets et une balle de Ping Pong ? 
A l'endroit et à l'envers
Cela paraît un peu compliqué de rafraîchir son image en "ché-bran", comme aurait dit François Mitterrand, mais c'est le pari des supporteurs d'Alain Juppé. Samedi 30 janvier, les "Jeunes avec Juppé" se sont donnés rendez-vous dans un pub parisien.
Entouré de ses jeunes soutiens et de nombreuses caméras, Alain Juppé a tombé la veste et mis une chemise neuve, à carreaux tricolores, s'il vous plaît. Petit détail, l'étiquette était restée attachée. 

Alain Juppé, 70 ans était invité à une partie de "beer pong", un jeu à boire dont le principe est simple : si la balle de l'adversaire atterrit dans votre gobelet, vous devez boire ! Avec musique à donf !
Samedi 30 janvier dans un pub du 18e arrondissement de Paris, son ancien fief, en compagnie de 500 jeunes bénévoles de 19 à 35 ans chauffés à blanc, comme le raconte le Huffington Post: "Beer pong, pinte de blonde à 5 euros, musique forte et blagues potaches... 
L'ambiance BDE des grandes écoles, où Alain Juppé recrute ses plus fervents militants, est bien au rendez-vous. Sauf qu'ici l'ivresse est sondagière." Le symbole de la soirée restera donc ce beer pong - un jeu d'alcool venu des States à base de verres remplis de bière et d'une balle de ping-pong - sacré "le plus médiatique de l'année" mais  par ses militants, au grand dam des viticulteurs du bordelais. 

Il faut dire que le tout s'est déroulé sous l'oeil de nombreuses caméras, comme le montre cette photo : Le beer-pong le plus médiatique de l'année ?

Une pro-Juppé nous en livre même un court extrait en vidéo via Twitter : 
Pour autant, ses soutiens se défendent de vouloir en faire une bête de foire: "Juppé n'a pas la même relation électrique à la foule que peuvent avoir d'autres. Chez lui, la raison occupe une place centrale. C'est une autre manière de susciter l'adhésion. Ce n'est pas une rockstar, c'est un homme d’État", résume Matthieu Ellerbach, le coordinateur national des Jeunes avec Juppé. Pouvait-on s'y tromper ? Un "homme d'Etat" connu pour ses airs hautains et à qui un petit beer pong très médiatisé un samedi soir ne pourra pas faire de mal, tente-t-on sans doute dans un camp Juppé sensible au risque.

Depuis qu'il est en campagne, le septuagénaire tente de casser son image d'homme rigide.
A Noël su l'île de la Réunion, il n'a pas hésité à mouiller le maillot pour montrer qu'il n'a pas peur des requins. 

Une émule de Christiane Taubira...
Dans les mots aussi, Alain Juppé aurait changé. Quand on l’interroge par exemple sur le sujet qui fâche, son âge, l’ancien Premier ministre extrapole : "Regardez, les Chinois ont toujours fait confiance à l'âge pour choisir leurs dirigeants". Alain Juppé tente de transformer en avantage le handicap de son âge.

Qu'on se le dise, il existe une "Juppémania" et si c'est Les Inrocks du banquier Matthieu Pigasse qui le dit, sans aucun intérêt politique à développer cette blagounette, on peut croire ce co-propriétaire - avec les hommes d'affaires socialistes Pierre Bergé et Xavier Niel - du quotidien Le Monde et de L'Obs.

mardi 25 mars 2014

L'artiste Steven Cohen poursuivi pour avoir dansé au Trocadéro le sexe exposé

"Performance" de l'artiste: faire reculer les limites de l'indécence

L'exhibitionniste sud-africain était jugé ce lundi pour la première fois de sa carrière d' "artiste"... 
Attentat à la pudeur
Pour exhibition sexuelle, Steven Cohen comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris.  Il avait en effet dansé -dans un haut lieu du tourisme parisien- le sexe relié à un coq. Mille euros d'amende -avec sursis- requis par le magistrat contre l'artiste sud-africain.  L'artiste sera fixé sur son sort le 5 mai.

Premier procès pour 150 spectacles

Le 10 septembre 2013 au matin, sur un parvis du Trocadéro, il apparaît en tenue de drag-queen, bustier et string blancs, gants rouges, des plumes au bout des doigts, chaussures à semelles compensées et une coiffe réalisée avec un faisan empaillé. Il entame une chorégraphie avec le coq, relié à son sexe enrubanné. Problème, le bout était intentionnellement apparent.

L'obsédé sexuel sud-africain salit l'un des emblèmes de la France
Le choix du coq, emblème faisant référence aux origines gauloises du peuple de France, est une provocation qui insulte les Français en même temps que le juge qui banalise l'outrage.

Rien à voir avec le sexe

"C'était pas le pénis le focus", assure le "performer", terme réservé aux athlètes dans une langue qui nous est étrangère maisprisé des bobos internationnalistes. "L'attraction était sur le costume", insiste-t-il, évoquant les cabarets parisiens sulfureux. 
Cette "performance", c'est-à-dire ce spectacle sur la voie publique traduisait l'expression d'une identité, "mâle, blanc, homosexuel, juif". Tout cela n'avait "rien à voir avec le sexe", mais était lié à " l'identité du genre".

"Je n'ai pas eu besoin d'un microscope pour voir votre gland"

Le coq et la poule
Le tribunal n'est pas là pour apprécier la valeur artistique de votre 'performance' artistique", a souligné le président, qui demande au prévenu s'il reconnaît avoir montré "tout ou partie de son sexe". "Une microscopique partie ", répond-il, "5-6 mm de le gland" (sic). "J'ai regardé la vidéo sur internet", poursuit le président, "je n'ai pas eu besoin d'un microscope pour voir votre gland". "Personne ne s'est plaint", prétend Steven Cohen, pas même les bonnes soeurs qui passaient par là.

Le tribunal visionne la vidéo de la scène sur l'ordinateur portable de son avocate. "L'animal n'a pas l'air maltraité", observe, pince sans rire, le président, bon-enfant. Le procureur intervient, "il y a une petite fille, là !"

La question du consentement du public

La mort du cygne?
Les bonnes soeurs n'avaient pas pris de places !
L'interpellation ne faisait pas partie du spectacle, "c'était pas prévu", souligne Steven Cohen. Et non prévisible? "Il y a bien un jeu de mot entre coq et bite ? " (cock en anglais), questionne le procureur, qui ne tourne pas autour du pot. " Coq, coq", c'était "une onomatopée", rétorque le provocateur, visiblement rompu à ce type de débat, mais qui ne garantit pas un pur hasard. Pour l'accusation, la question est de savoir s'il y a eu un consentement du public qui, selon lui, n'a pas fait l'achat de billets, ni ainsi manifesté son accord, et qui se trouve surpris, car on lui montre "une scène de nature sexuelle".

"Performance" des Femen,
"élevées en plein air"
par Delanoë et Valls
Emmené au commissariat de la Faisanderie, Steven Cohen a été "traité comme un prostitué homosexuel" du bois de Boulogne, selon Me Tricoire, plaidant la relaxe. Et à la distance où elles se trouvaient, "si les bonnes soeurs ont été capables de voir le sexe de mon client, elles sont particulièrement balèzes". Venues admirer la Tour Eiffel, elles n'ont simplement pas trouvé un grand intérêt artistique à cette grotesque "performance".

Encore un petit effort Mme Filippetti !
Lien
Avant de quitter les ors de la République, il vous reste à décorer le "performer" dans l'Ordre des Arts et des Lettres...