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vendredi 14 octobre 2016

Primaire de la droite : bromure pour tous !

La prudence et la réserve font le bonheur de la gauche et de l'Etat islamique

Le premier débat de la primaire à droite ? BCBG

Le leurre de la gauche et des sondeurs a donné le ton: la prudence

Les sept candidats à la primaire de la droite exposaient hier leurs propositions dans un débat télévisé corseté où aucune sortie de route n'était guère possible. Sur plusieurs grands thèmes, le spectateur a pu juger du comportement des prétendants et d’une partie de leur programme, sans ennui.

La première impression  dominante est que la droite la plus bête du monde est plus maligne qu'il y paraît. Les échanges sont restés relativement corrects. Il semble qu’étant donnée la situation du pays, intelligemment mise en valeur en début d’émission, chacun des intervenants ait compris qu’il fallait gommer les querelles personnelles et souligner les différences. Chacun des candidats s’est d'ailleurs engagé à respecter le résultat de la primaire et à soutenir le vainqueur. On peut y croire, tout en s'attendant à un service minimum des perdants: Juppé et Fillon, aigris de nature, ne feraient pas de zèle, et les blessés, tel Copé, pourraient lâcher quelques flèches pour tracer leur route future, mais le débat est enregistré et les engagements resteront opposables.

En choisissant une primaire ouverte, la droite privilégie donc :
- son image, face à une gauche qui n’aurait pas manqué de lui reprocher un défaut de démocratie avec une primaire fermée,

- l'avenir, en préservant indirectement le vote centriste, rassembleur en vue du premier tour où, a priori, il suffira d’être deuxième pour l’emporter,

- l’exposition médiatique entretenue par la possibilité pour tout le monde ou presque de participer à la désignation du candidat qui s'imposera à toutes et tous: la mobilisation du plus grand nombre assure une large implication populaire et le respect des media acquis à la gauche.

Les favoris, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, se sont montrés très prudents
 
Entre un ancien premier ministre attentif, mais frileux et un ancien président qui maîtrise jusqu'à sa diction et ne laisse rien passer de la caricature de ses propositions, il n’y a pas eu de grande prise de risque: rien qu'une grande fermeté sur les convictions. Les poursuivants sont, quant à eux, suffisamment loin derrière, qu'il leur a suffi de poser des jalons, quitte à risquer de perdre une place au second tour.

Les poursuivants doivent fournir l’effort derrière Juppé, le leurre de la presse 
Mais, eux aussi, ils se sont gardés de toute attaque à risque, si bien que leur ancien a pu paraître dominer le lot. 
Ainsi, Bruno Le Maire s’est présenté sans cravate, pour se donner une image plus jeune et détendue, mais son comportement sans compromission, notamment avec les journalistes, a pu agacer la profession. 
François Fillon s’est montré pugnace mais sans agressivité, tranquille et sûr de lui, quant il n'était pas en cause, avec la bonne connaissance des dossiers d'un gestionnaire resté dans le mouvement. Sentencieux, aussi.  
Bien que souriante, Nathalie Kosciusko-Morizet a souffert d’une image hautaine, peut-être trop policée et trop peu naturelle pour réellement convaincre, mais c'est surtout son discours binaire opposant les hommes du passé aux jeunes pleins d'avenir qui a souligné ses limites. 
On a retrouvé le Jean-François Copé des batailles à la tête de l’UMP, celui qui est pugnace et sans peur. 
Enfin, l'inconnu du lot, Jean-Frédéric Poisson avait tout à gagner et il a montré une réelle proximité d'homme de terrain avec le peuple et ne s'est pas laissé impressionner par les "éléphants".

Économie et sécurité : de la demande de libéralisme à la tentation de l'austérité

Au plan économique, l’idée que tout ou partie des solutions libérales est parmi les meilleures fait clairement son chemin. 
Si Alain Juppé a raté sa réponse à la spectatrice qui l’interrogeait sur la différence avec 1995, il présente certaines mesures plutôt libérales comme la baisse de l’impôt sur les sociétés, tout en renforçant les fonctions régaliennes de l’État.
Nicolas Sarkozy propose une baisse de l’impôt sur le revenu de tous, ainsi que de ramener la dépense publique à 50% du PIB
La maîtrise de la dépense publique et la gestion des retraites tient aussi une place importante pour François Fillon. 
Dans ce domaine, c’est Nathalie Kosciusko-Morizet qui est la grande innovante avec une proposition de flat-tax, pas de nouveaux fonctionnaires en dehors du régalien, la retraite par points et l’incitation au travail indépendant.
Bruno Le Maire propose aussi une baisse du nombre de fonctionnaires et une maîtrise de la dépense publique, mais marque sa volonté d’emprise forte de l’État sur l’économie
Les autres candidats se sont révélés plutôt étatistes (J.F. Poisson) ou plutôt dans un registre pragmatique, proche des aspirations du Medef (J.F. Copé).

Sur le terrain sécuritaire, on note une abondance de propositions contraignantes. 
Alain Juppé s’est prononcé pour le renseignement, la prison et l’État de droit, dans l’optique la plus traditionnelle qui soit vis-à-vis de ces questions. 
Face à lui, expulsion de fichés S, retraits de nationalité, interdiction du salafisme et autres mesures de grande fermeté se sont affrontées. Les candidats de la gauche devront jongler avec leur idéologie pour manifester toute la fermeté qu'impose l'époque.

Les élections approchent : les germes du libéralisme renaissent

Aucun des candidats ne s'affiche strictement libéral. Mais lorsque la droite a la possibilité de gagner, elle répond à l'attente de libéralisme économique du monde de l'entreprise et de production de richesse et de pouvoir d'achat pour tous.

Une fois au pouvoir, il y a toujours le risque de l'apparaître moins que prévu. Mais, cette fois-ci, la gauche a échoué dans la générosité à-tout-va, si bien que ses gaspillages sont vécus comme de lourdes pertes pénalisant gravement et durablement l'ensemble
Quel que soit le vainqueur, il devra réussir le tour de force de satisfaire cette demande libérale, même partiellement, tout en redressant l'économie et en rétablissant la sécurité du pays, en sorte que puissent être mesurés tous les effets positifs du libéralisme.

Alain Juppé cafouille sur la justice et la sécurité

Et c'est Le Point qui le dit...

"Le candidat à la présidentielle propose un abaissement du seuil des aménagements de peine pour les récidivistes", selon Le Point
Problème: cela existe déjà !
Le Parisien-Aujourd'hui en France consacre sa Une, jeudi 13 octobre, à Alain Juppé, déclinant quelques-unes de ses propositions pour la justice et la sécurité. Le Point explique qu'"on y voit une photo du candidat à la primaire de la droite et du centre, soucieux, le pouce sur les lèvres, assortie de ce titre : 'Je préfère perdre en disant la vérité...'. Alain Juppé n'est pourtant pas à une approximation près, accuse le journaliste diplômé, péremptoire. Il s'avérera que c'est du "fact checking", à la graisse partisane. Mais continuons sur la ligne du désintoxiqueur.

Le maire de Bordeaux se mélange "complètement" les pinceaux. "J'ai proposé que le seuil à partir duquel les aménagements de peine sont possibles – c'est-à-dire deux ans – soit ramené à un an et six mois en cas de récidive", lance ainsi le candidat Les Républicains [verbatim du commentaire journalistique]. Avant d'affirmer que les juges n'ont pas assez recours à la prison.

Problème [sic]: le Code de procédure pénale prévoit d'ores et déjà que cette durée des deux ans soit réduite à un an
"si le condamné est en état de récidive légale". Alain Juppé propose donc une mesure plus laxiste que le droit en vigueur, assure le journaliste du Point... Christiane Taubira, lors des débats sur la réforme pénale, avait voulu aligner le régime des aménagements de peine des récidivistes sur celui des primo-délinquants. Mais le Premier ministre en fonction, Jean-Marc Ayrault, y avait finalement renoncé.

En France, le juge de l'application des peines (JAP) peut décider qu'une peine n'excédant pas deux ans de prison s'exécutera sous le régime de la semi-liberté (le condamné dort en prison), ou sous surveillance électronique (le condamné devra porter un bracelet à la cheville). Un procédé que le favori à la primaire de la droite juge inadapté aux terroristes, bien qu'il soit très peu utilisé, explique le journaliste.

Sur la justice, Juppé ne sort pas de la logique sécuritaire

Un article suivant maintient l'accusation du magazine, sous une autre angle. 
"Le candidat à la présidentielle propose un abaissement du seuil des aménagements de peine pour les récidivistes et les primodélinquants." Voici le nouveau texte:
"Le Parisien-Aujourd'hui en France consacre sa Une, jeudi 13 octobre, à Alain Juppé. On y voit une photo du candidat à la primaire de la droite et du centre, soucieux, le pouce sur les lèvres, assortie de ce titre : "Je préfère perdre en disant la vérité..." Le maire de Bordeaux décline dans une courte interview ses propositions pour la justice. "J'ai proposé que le seuil à partir duquel les aménagements de peine sont possibles – c'est-à-dire deux ans – soit ramené à un an et six mois en cas de récidive", lance ainsi le candidat Les Républicains. Avant d'affirmer que les juges n'ont pas assez recours à la prison.

Le paragraphe exposant un pseudo "problème" a disparu
En France, le juge de l'application des peines (JAP) peut décider qu'une peine n'excédant pas deux ans de prison s'exécutera sous le régime de la semi-liberté (le condamné dort en prison), ou sous surveillance électronique (le condamné devra porter un bracelet à la cheville). Selon le Code pénal, ce délai des deux ans est rapporté à une seule année lorsque le condamné est un récidiviste. Le favori à la primaire propose que les peines des récidivistes ne puissent être aménagées si elles sont supérieures à six mois de prison.
Oubliés Taubira et Ayrault. Mais Le Point n'abandonne pas son attaque.

"
Une mesure répressive, maintient Le Point, accusateur entêté
Alain Juppé met ici sur la table une mesure répressive qui conduirait à envoyer de nombreux délinquants en prison pour de très courtes périodes. Une mesure nécessaire, selon lui, le système de peines (prison ferme, aménagement, réduction de peine, ...) étant devenu illisible pour bien des Français.

Mais, selon les spécialistes [des noms, SVP, sauf si le secret des sources s'y oppose !...], les aménagements de peine ont justement été conçus pour éviter la rupture causée par l'univers carcéral. Des peines accomplies en milieu ouvert - au sein de la société (stages de citoyenneté, travaux d'intérêt général, bracelet électronique, etc.) - sont, selon toutes les études [sic: esbroufe ?], beaucoup plus efficaces pour lutter contre la récidive des condamnés à des petits délits. Alain Juppé, qui dit vouloir "une politique répressive" contre les "délinquants en puissance", n'en démord pas et veut revoir le régime des aménagements de peine qui avait pourtant été voté en novembre 2009... par la droite elle-même.
"Le Point.fr avait d'abord indiqué qu'Alain Juppé s'était emmêlé les pinceaux sur le régime des aménagements de peine," accusa-t-il, le 13/10/2016 à 10:00. Mais, dans un discret entrefilet en bas d'un article de Marc Leplongeon (ça ne s'invente pas), le magazine a admis deux heures plus tard, qu'il s'est lui-même emmêlé les pinceaux... "Il s'agit d'une erreur de lecture de l'interview, une virgule manquant à l'une de ses réponses," raconte-t-il, froidement...
Et c'est pour ça qu'il faut supprimer les 'adblockers' et subir la pub de la presse, de surcroît, pour financer des articles "de qualité" !

mercredi 17 février 2016

"Nicolas Sarkozy n'est pas traité comme un justiciable ordinaire," observe Hervé Gattegno

"Compétion entre magistrats pour avoir la peau de Sarkozy"

L'éditorialiste politique de RMC 
a commenté comment la mise en examen de Nicolas Sarkozy pourrait impacter la primaire à droite

Octobre 2015
Les soupçons de financement illégal de sa campagne en 2012 attendent d'être formalisés par le juge, mais Hervé Gattegno a livré son sentiment ce mercredi matin.  "Il peut encore se présenter il n'y a pas de décision de justice qui l'en empêche", a souligné le journaliste sur BFMTV

Mais cette nouvelle "bataille judiciaire" vient s’ajouter à une "primaire qui est une bataille d'image". Et de ce point de vue-là, "Nicolas Sarkozy a déjà du retard", du fait de son investissement dans le redressement du parti qu'il redresse et qu'il n'est pas actuellement candidat déclaré.
"Nicolas Sarkozy n'est pas traité comme un justiciable ordinaire" admet Hervé Gattegno.



"Il y a une compétition entre les magistrats pour avoir Nicolas Sarkozy dans son bureau", a-t-il lâché, ajoutant que ce n’est pas un "fonctionnement de la justice sain".

mardi 2 février 2016

Demain, Juppé enlève le bas

Juppé, le retour... à l'adolescence
La cure de jouvence d'Alain Juppé sera longue

Alain Juppé est fringant ?

Le candidat à l'investiture des Républicains a décidé de faire ses preuves
et s'est essayé à quelques pas de danse à Bordeaux.
Alain Juppé aurait-il été jeune ? A-t-il le rythme dans la peau ? Bien décidé à ne pas se laisser ringardiser, Alain Juppé soigne sa jeunesse et sa coolitude. Le maire de Bordeaux s'est ainsi montré très décontracté dans un foyer de logements pour le troisième âge de sa ville où il a adressé ses meilleurs voeux 2016 aux anciens autour d'un verre et de la traditionnelle couronne des rois briochée. Le candidat à la primaire de la droite et du centre que Bernadette Chirac juge "très froid" se serait mieux dégelé  que la courbe de l'emploi en s'essayant à quelques pas de danse avec des pensionnaires de la maison de retraite. Et c'est qu'il avait l'air jeune, dans cet environnement...  Depuis, on nous assure que les Français auraient aimé réveillonner avec lui.

Il faut dire que l'ancien premier ministre de Jacques Chirac, âgé de 70 ans, qui met le paquet pour se "bonifier" et "humaniser" avec l'âge, croit volontiers à un sondage réalisé par Odoxa pour Paris Match et i-télé, qui le font apparaître plus que jamais comme le grand favori pour la primaire de la droite et du centre. 
Ses mesures phares seraient soutenues par une majorité de Français, toujours selon cette enquête. Les sondés le considèrent aussi plus... charismatique, si, si, plus rassembleur, plus compétent et plus sincère que l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, lequel l'emporte toutefois sur le critère de l'autorité. A moins d'un retournement, comme l'a connu Marie-Ségolène Royal en 2006-2007, l’année 2016 pourrait bien être celle Alain Juppé.

Il est prêt à tout et à se ridiculiser avec son coup du "beer pong"  

Est-il possible de rajeunir un candidat à la présidence de la République avec des gobelets et une balle de Ping Pong ? 
A l'endroit et à l'envers
Cela paraît un peu compliqué de rafraîchir son image en "ché-bran", comme aurait dit François Mitterrand, mais c'est le pari des supporteurs d'Alain Juppé. Samedi 30 janvier, les "Jeunes avec Juppé" se sont donnés rendez-vous dans un pub parisien.
Entouré de ses jeunes soutiens et de nombreuses caméras, Alain Juppé a tombé la veste et mis une chemise neuve, à carreaux tricolores, s'il vous plaît. Petit détail, l'étiquette était restée attachée. 

Alain Juppé, 70 ans était invité à une partie de "beer pong", un jeu à boire dont le principe est simple : si la balle de l'adversaire atterrit dans votre gobelet, vous devez boire ! Avec musique à donf !
Samedi 30 janvier dans un pub du 18e arrondissement de Paris, son ancien fief, en compagnie de 500 jeunes bénévoles de 19 à 35 ans chauffés à blanc, comme le raconte le Huffington Post: "Beer pong, pinte de blonde à 5 euros, musique forte et blagues potaches... 
L'ambiance BDE des grandes écoles, où Alain Juppé recrute ses plus fervents militants, est bien au rendez-vous. Sauf qu'ici l'ivresse est sondagière." Le symbole de la soirée restera donc ce beer pong - un jeu d'alcool venu des States à base de verres remplis de bière et d'une balle de ping-pong - sacré "le plus médiatique de l'année" mais  par ses militants, au grand dam des viticulteurs du bordelais. 

Il faut dire que le tout s'est déroulé sous l'oeil de nombreuses caméras, comme le montre cette photo : Le beer-pong le plus médiatique de l'année ?

Une pro-Juppé nous en livre même un court extrait en vidéo via Twitter : 
Pour autant, ses soutiens se défendent de vouloir en faire une bête de foire: "Juppé n'a pas la même relation électrique à la foule que peuvent avoir d'autres. Chez lui, la raison occupe une place centrale. C'est une autre manière de susciter l'adhésion. Ce n'est pas une rockstar, c'est un homme d’État", résume Matthieu Ellerbach, le coordinateur national des Jeunes avec Juppé. Pouvait-on s'y tromper ? Un "homme d'Etat" connu pour ses airs hautains et à qui un petit beer pong très médiatisé un samedi soir ne pourra pas faire de mal, tente-t-on sans doute dans un camp Juppé sensible au risque.

Depuis qu'il est en campagne, le septuagénaire tente de casser son image d'homme rigide.
A Noël su l'île de la Réunion, il n'a pas hésité à mouiller le maillot pour montrer qu'il n'a pas peur des requins. 

Une émule de Christiane Taubira...
Dans les mots aussi, Alain Juppé aurait changé. Quand on l’interroge par exemple sur le sujet qui fâche, son âge, l’ancien Premier ministre extrapole : "Regardez, les Chinois ont toujours fait confiance à l'âge pour choisir leurs dirigeants". Alain Juppé tente de transformer en avantage le handicap de son âge.

Qu'on se le dise, il existe une "Juppémania" et si c'est Les Inrocks du banquier Matthieu Pigasse qui le dit, sans aucun intérêt politique à développer cette blagounette, on peut croire ce co-propriétaire - avec les hommes d'affaires socialistes Pierre Bergé et Xavier Niel - du quotidien Le Monde et de L'Obs.

mardi 26 janvier 2016

Nicolas Sarkozy revient dans les pensées des Français, selon Odoxa

Sarkozy était à 21% de confiance en décembre (Harris Interactive): il est à environ 40%, en janvier

L'année 2016 ne répète pas 2015

Crédibilité des
"instituts" de sondage?
A la fin de l'année 2015, la cote de confiance de François Hollande avait chuté de 4 points en décembre par rapport au mois précédent, tandis que, occupé à organiser LR, Nicolas Sarkozy était 21%, selon un sondage Harris Interactive pour Délits d'opinion. Alain Juppé, maire de Bordeaux, était crédité de 53%, devant François Bayrou, maire de Pau (38%), alors que la région Aquitaine restait pourtant à gauche.

Avec la parution de son livre, "La France pour la vie", Nicolas Sarkozy marque son retour. Cet exercice d'introspection, présenté comme un mea culpa ou un acte de contrition par ses opposants, mais une autocritique par ses amis, arrive après deux livres de Juppé en cinq mois et deux autres annoncés avant la primaire des Républicains, en novembre. François Fillon était entré dans la course de la primaire dès octobre, en publiant le premier best-seller politique à droite. L'éditeur Plon avait prévu un premier tirage de 120.000 exemplaires du livre de l'ancien président de la République et, avant parution le 25 janvier, il était en tête des préventes sur Amazon, en plus de la Fnac, Decitre, Glose, iTunes ou Kobo. Symptomatique: Odoxa -qui la devance-  met Sarkozy au défi de profiter de l' "euphorie" que suscite cette publication... Ses concurrents à la primaire ne manquent d'abreuver leurs espoirs à ce document partisan. 
Sarkozy se classerait derrière les Le Pen et NKM: gag ?

La cote de l'ancien président de la République remonte

Ambiguïté de l'infographie et de l'énorme camembert 
rouge, couleur emblématique de la gauche:
le "bon président" semble obtenir 78% d'adhésion
mais c'est tout le contraire: 22%
Le dernier baromètre pour L'Express, France Inter et la presse régionale, réalisé par l'institut Odoxa, adopte un biais partisan, celui du rejet ! 54% des Français auraient un ressenti de rejet à son égard. 


Sans surprise, puisque la réponse est suggérée par la question ! Commentaire d'Odoxa sur sa propre enquête menée les 21 et 22 janvier (auprès de 988 personnes sélectionnées), avant la publication du livre de Sarkozy: "Nicolas Sarkozy nettement distancé par Juppé en popularité, y compris auprès des sympathisants de droite (20 points d’écart). Il ne le devance, nettement, que sur notre palmarès du rejet : Sarkozy est 1er ex-aequo, alors que Juppé est dernier."

Les commanditaires de ce sondage sont des opposants notoires puisqu'il s'agit, d'une part, de France Inter, noyauté par le SNJ, en pointe de la lutte, et d'autre part, de L'Express, détenu par l'entrepreneur Patrick Drahi, également propriétaire à crédit du quotidien Libération, journal officieux du PS. 
Dommage pour l'indépendance de la presse et la liberté de ses journalistes, et donc pour le pluralisme de l'information.

Un critère subjectif pour une étude "scientifique" 
Des électeurs de droite (globalement, si divers soient-ils, comme l'électorat de gauche) sont plus nombreux à trouver "sympathique" Alain Juppé, Valérie Pécresse, ou bien même... Emmanuel Macron que le président des Républicains. Et pourquoi pas Valls, pendant qu'ils y sont?
Le positionnement droitier de Nicolas Sarkozy dérange, non pas pour une hypothétique menace sur les institutions -alors que ce sont Hollande et Valls qui veulent plus d'état d'urgence et plus longtemps, mais plutôt parce que le centre est empiété par le pouvoir socialiste, plutôt que par sa cible tacite, du fait d'un glissement général du paysage politique à droite: seuls 24% de ceux qui se sentent proches du FN apprécient celui qui leur est présenté comme un obstacle dans leur marche accélérée vers le pouvoir. Un score d'autant plus embarrassant que les sympathisants du Front national sont plus nombreux à apprécier le réputé modéré Alain Juppé (31%). Avec Odoxa, L'Express, France Inter et la presse régionale font-ils campagne pour le FN, en espérant propulser le PS en seconde position, face à Sarkozy,  seul obstacle d'envergure ? 
Sondage politique ?
En somme la gauche et la droite extrême cherchent à faire émerger l'adversaire le moins dérangeant: ainsi le septuagénaire Juppé rencontre-t-il  la "sympathie" à la fois du FN et du PS, le FNPS. 
Quel crédit accorder aux enquêtes politico-commerciales ?

Odoxa est présidé par Gaël Sliman, après 15 ans au service de BVA. Le conflit d'intérêts est patent si on sait aussi qu'il est actuellement chroniqueur hebdomadaire sur BFM-Business, une branche de BFMTV, dont l'actionnaire majoritaire est le groupe financier d'Alain Weill, un homme d'affaires dont la femme est une élue d'opposition à la mairie de droite de Boulogne-Billancourt et membre du comité de direction du groupe NextRadioTV, (groupe de BFMTV)...
En tant que directrice générale adjointe d'Amaury Médias, cette dame est chargée du quotidien Le Parisien, du Parisien magazine, de la Parisienne et de ses suppléments et chargée de dynamiser le développement du chiffre d'affaires publicitaire de la marque Le Parisien-Aujourd'hui en France. Il aurait plus manqué que Le Parisien participât à ce sondage Odoxa.

mardi 19 janvier 2016

Un livre tout en nuances de Sarkozy en réponse aux agressions de la presse

Le pas à pas tranquille de Sarkozy vers la primaire de novembre 2016

Avec Les Républicains, Nicolas Sarkozy refait tout le parcours

En l'absence probable d'un choix libre du candidat de la gauchela primaire des Républicains  doit désigner le candidat de la droite à la présidentielle de 2017. intéressés font donc paraître des ouvrages qui font le point. Nicolas Sarkozy, le président du premier parti de droite, Les Républicains, se lance à son tour dans la publication d’un livre, a révélé, lundi 18 janvier, le site de l'hebdomadaire Paris Match. L’ouvrage, préparé dans le plus grand calme, doit paraître lundi 25 janvier aux éditions Plon, a confirmé sur son compte Facebook l’ancien président de la République.
"Si ce livre a un sens, peut-être une utilité, c’est que le moment était venu de la clarté. J’ai voulu faire cet effort d’aller chercher, au fond de moi, ma vérité sur mes erreurs comme sur mes réussites. Je veux vous dire, sans façon, sans artifice, ce que j’ai vraiment fait et ce en quoi je crois pour l’avenir."

Tandis que le président sortant bloque la réflexion et le débat à gauche, les leaders du parti Les Républicains se lancent successivement dans l'information des Français qui pensent librement. Alain Juppé a lancé le mouvement avec un premier livre-programme, Mes chemins pour l’école (JC Lattès), en août 2015 ; François Fillon a suivi avec Faire (Albin Michel), en septembre ; puis, Alain Juppé a commis un autre livre-programme, Pour un Etat fort (JC Lattès), au début de janvier ; et Jean-François Copé, ancien patron de l’UMP, publie Le Sursaut français (Stock), mercredi 20 janvier.

Sur Facebook, N. Sarkozy annonce qu'il fait la part des choses dans son ouvrage 

"Je connais la terrible crise de confiance que suscitent la politique et les politiques.
Je ne veux en aucun cas m’exonérer de ma part de responsabilité personnelle dans cette situation." Il rappelle toutefois qu’en situation de crises économique et financière, à ses débuts en 2008, il s’est "exposé personnellement." 

Cet ouvrage, dont le titre n’est pas encore connu, paraît alors que la stratégie de l'ancien chef de l’Etat a, jusqu'ici, permis à Alain Juppé de caracoler dans les sondages, avec les coups de pouce de la presse de la gauche, qui ne redoute pas un instant le septuagénaire, et des entreprises commerciales d'évaluation de l'état de l'opinion en mal d'éléments de comparaison. 

La propagande grossière du journal Le Monde illustre la désinformation ambiante. Dans un article du 18.01.2016 à 20h32, mis à jour le 19.01.2016 à 06h56 et non assumé par son auteur anonyme, le quotidien officieux du PS (propriété de la triade d'hommes d'affaires, Bergé, Niel et Pigasse) assure que la droite républicaine serait affaiblie par son "résultat mitigé aux élections régionales de décembre 2015." 
Il suffisait pourtant au bonheur des Républicains que le parti réussisse à conquérir les deux bastions socialistes emblématiques, le Nord-Pas-de-Calais (avec la Picardie) et l'Ile-de-France (que le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, n'a pas su garder au PS). 
Or, Le Monde estime qu'en passant de 22 régions sur 25 à 5 sur 13, la gauche aurait conforté la politique de Hollande et que la droite sortirait amoindrie des Régionales en conquérant sept des treize régions métropolitaines. Comme sa défaite, l'intox de la gauche est sévère et la presse militante y perd toute crédibilité.

Le choix par les media du moins bon à droite, en faveur de la gauche, dessert les intérêts de la France.

vendredi 15 janvier 2016

Primaire LR et Centre : le vote est fixé aux 20 et 27 novembre 2016

Les candidats devront offrir la meilleure image possible...

Les dates de la primaire des Républicains et du Centre ont été arrêtées: 
 "c'est les 20 et 27 novembre" 2016


Ce scrutin  pour 2017 sera ouvert à "tous ceux qui partagent les valeurs de la droite et du centre,a confirmé le responsable de l'organisation, le député Thierry Solère (LR), vendredi sur France Info.
"Aujourd'hui toutes les règles sont bien fixées", a-t-il assuré. "C'est moderne; ça fera une assiette très large. (...) "C'est une primaire bien organisée pour être incontestable le moment venu dans ses résultats", a-t-il assuré, alors que certains chez Les Républicains auraient préféré que le scrutin soit avancé.

La liste des candidats reste ouverte

Parmi les candidats déclarés à cette primaire figurent 
les anciens Premiers ministre Alain Juppé et François Fillon, les anciens ministres Hervé Mariton et Nadine Morano. 
Parmi ceux qui devraient se porter candidats en 2016, on attend Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Une auto-régulation du nombre de candidats 

Pour Thierry Solère, député Les Républicains,
la primaire "n'est pas un tour de piste pour se faire connaître". Le responsable de son organisation a rappelé que "ce n'est pas un jeu d'être candidat à l'élection présidentielle. La primaire n'est pas là pour un ambitieux ou une ambitieuse qui voudrait se faire connaître. Elle est là pour trancher entre les trois, quatre ou cinq possibilités de la droite et du centre français." Or, sept sont déjà pressentis, dont une seule femme.

"
La droite compte sur deux à trois millions de participants au votes de cette primaire." "10.357 bureaux de vote seront présents. Cela donnera à celui qui gagnera cette primaire une légitimité formidable pour se présenter à la présidentielle", a-t-il ajouté le député de Boulogne-Billancourt.