POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est campagne 2012. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est campagne 2012. Afficher tous les articles

mercredi 17 février 2016

"Nicolas Sarkozy n'est pas traité comme un justiciable ordinaire," observe Hervé Gattegno

"Compétion entre magistrats pour avoir la peau de Sarkozy"

L'éditorialiste politique de RMC 
a commenté comment la mise en examen de Nicolas Sarkozy pourrait impacter la primaire à droite

Octobre 2015
Les soupçons de financement illégal de sa campagne en 2012 attendent d'être formalisés par le juge, mais Hervé Gattegno a livré son sentiment ce mercredi matin.  "Il peut encore se présenter il n'y a pas de décision de justice qui l'en empêche", a souligné le journaliste sur BFMTV

Mais cette nouvelle "bataille judiciaire" vient s’ajouter à une "primaire qui est une bataille d'image". Et de ce point de vue-là, "Nicolas Sarkozy a déjà du retard", du fait de son investissement dans le redressement du parti qu'il redresse et qu'il n'est pas actuellement candidat déclaré.
"Nicolas Sarkozy n'est pas traité comme un justiciable ordinaire" admet Hervé Gattegno.



"Il y a une compétition entre les magistrats pour avoir Nicolas Sarkozy dans son bureau", a-t-il lâché, ajoutant que ce n’est pas un "fonctionnement de la justice sain".

mardi 16 février 2016

Nicolas Sarkozy mis en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012

Ce serait "un coup d'arrêt pour l'ancien chef d'État, au moment où il tente de faire son retour au premier plan", selon la presse d'Etat.

Un titre en forme d'exécution politique : un coup d'arrêt sans jugement?

Encore une atteinte de la presse à la présomption d'innocence.
Mais aussi un compte-rendu confus et accusateur. Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce mardi 16 février par le pôle financier du Parquet de Paris pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. "Il est le 14e à être mis en examen dans ce dossier", précise le journaliste Dominique Verdeilhan sur France Télévisions (Francetv info), mais pour des chefs d'accusation différents. L'ancien chef de l'État avait déjà été mis en examen pour trafic d'influence dans l'affaire des écoutes de l'Elysée (les juges ont clos leurs investigations, mais la Cour de cassation doit encore valider).
Dans d'autres affaires de traque judiciaire, outre le non-lieu général dans l'affaire des pénalités, pour dépassement des comptes de campagne 2012, payées par l'UMP (sans surprise, selon Libération!), N. Sarkozy a obtenu des non-lieux dans les affaires Woerth-Bettencourt et celle des écoutes Sarkozy-Azibert (les juges ont clos leurs investigations, faute de preuves) et il est hors de cause dans l'arbitrage Tapie et dans l'affaire Karachi.

Cette mise en examen de Nicolas Sarkozy répond à une "infraction formelle" de dépassement des comptes de campagneNicolas Sarkozy a d'ailleurs remboursé l'argent avancé par l'UMP pour régler les pénalités de son candidat dues aux irrégularités financières de son équipe de campagne 2012.

Le juge n'a pas trouvé d'indices lui permettant de mettre  en examen le principal adversaire potentiel du PS. L'honneur du journaliste Verdeilhan aurait été de faire état de l'absence d'éléments pouvant étayer les soupçons du juge dans l'affaire Bygmalion..."Aucun fait lié au dossier Bygmalion" ne lui est "reproché", souligne l'avocat du président des LR, Thierry Herzog.

Quelles conséquences politiques ?

"Sur le papier, cela ne l'empêche ni de se présenter à la primaire, ni de se présenter à la présidentielle", explique Nathalie Saint-Cricq, puisqu'il n'est reconnu coupable d'aucun fait d'accusation. 

C'est toutefois "un obstacle de plus" pour Nicolas Sarkozy - et non plus "un coup d'arrêt", comme dans le titre racoleur et partisan - au moment où il pourrait se dresser sur le chemin parsemé de roses de la gauche à Juppé, mais également face au candidat socialiste. "Cette mise en examen est une nouvelle et sérieuse ombre au tableau", conclut la journaliste, responsable du service politique de France 2 et compagne de Patrice Duhamel, ancien directeur général chargé de l'antenne de France 2, c'est-à-dire France Télévisions.

jeudi 4 juin 2015

Gémenos: François Hollande en campagne présidentielle sur le dos des ex-Fralib

Hollande se déplace pour dévoiler le nouveau logo de la coopérative...

Le chef de l'Etat fait de la récup avec la coopérative des 
ex-Fralib

A l'occasion de la réunion de la Med COP à Marseille (forum de la société civile méditerranéenne) en début de matinée,
Février 2012: Hollande en campagne
au meeting de soutien aux salaries à Paris
 
il enchaînera avec les ex-Fralib de 
Gémenos (Nouveau Centre), à 15 kms de La Ciotat (Bouches-du-Rhône), ce jeudi en fin de matinée, pour traiter de l'enjeu climatique, a révélé en dernière minute l'entourage du président, inquiet de trouver des manifestants. La presse militante appelle ça une "visite-surprise" !

François Hollande va inaugurer les chrysanthèmes  ce  logo de la coopérative issue de Fralib, sous le nom de Scop-Ti (comme thé et infusion). Il visitera ensuite l'usine, puis participera à une signature d'accords. François Hollande était allé à Gémenos pendant la primaire socialiste pour la présidentielle, le 22 août 2011. 
En février 2012, au cours de sa campagne, il avait participé à un meeting de soutien aux Fralib à Paris (video, ci-dessous). Et il les a reçus à l'Elysée au début de son mandat le 31 août 2012. Et puis, plus rien.

Le 28 septembre 2010, le groupe anglo-néerlandais Unilever avait annoncé la fermeture du site pour transférer la production des thés Lipton et des infusions de l'Elephant, une marque créée en 1896 à Marseille, à Bruxelles et en Pologne, ce qui impliquait la suppression des 182 emplois. 76 salariés décidaient en septembre 2012 d'occuper l'usine, jour et nuit, résistant à plusieurs tentatives d'expulsion, assurant des tours de garde pendant les vacances par crainte d'un déménagement des machines.
En mai 2014, devenus des symboles de la lutte contre les délocalisations, ils arrachaient à Unilever un accord de fin de conflit, d'un montant total de 19,26 millions d'euros pour pouvoir monter leur projet, une Scop.

La nouvelle entreprise Scop-Ti s'était relancée seule 
et avait déposé ses statuts en août 2014 sous le nom de société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions dans laquelle les salariés ont investi toutes leurs indemnités de licenciement (au total 177.00 euros). 
En mai 2014, après 1.336 jours d'occupation de l'usine et l'annulation par trois fois de son plan social par la justice, c'est Unilever qui cède les machines - d'une valeur comptable de 7 millions d’euros - pour un euro et finance la création d'une SCOP - en versant 2,85 millions d’euros à la coopérative - tout en conservant la marque.

Hollande refait aujourd'hui le coup de 2011

Il a rencontré des ex-Fralib lors de son lancement de campagne 2017 à Carcassonne,
où il avait aussi vu les ex-Pilpa (entreprise de fabrication de glaces reprise en scop par ses salariés). 
Le 26 mai, les salariés de la société coopérative ont présenté leur marque de thés et d'infusions, baptisée "1.336", "comme le nombre de jours de lutte" menée face au géant Unilever. 

Au 1er juin, Scop-Ti compte 24 salariés en CDI -sur les 58 annoncés- avec l'objectif de monter à 50 salariés en 2016.
VOIR et ENTENDRE les paroles creuses du candidat Hollande en campagne présidentielle au meeting de Fralib à Paris en février 2012:
Le 31 août 2014, les représentants syndicaux CGT-CFE/CGC de Fralib avaient reçu de l'Elysée l'assurance que le ministère du Travail allait travailler à conserver à la coopérative la marque "Eléphant", propriété en fait restée à Unilever.