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jeudi 18 janvier 2018

Catalogne: le parti nationaliste de Carles Puigdemont s'est financé illégalement

Le parti nationaliste catalan s'est mis dans l'illégalité

Carles Puigdemont aurait perçu 6,6 millions d’euros d’un groupe de BTP et services 

Résultat de recherche d'images pour "Carles Puigdemont Manuel Valls"Les déboires des indépendantistes de 'Convergence démocratique de Catalogne'  (CDC) ne sont pas terminés. Dans une décision publiée ce lundi, un tribunal de Barcelone a des preuves que le parti des ex-présidents nationalistes de la Catalogne, Carles Puigdemont et Artur Mas, s’était financé illégalement. 

Résultat de recherche d'images pour "Palais de la musique catalane"
Palais de la musique de Barcelone
D’après la justice, CDC aurait conclu un deal "en échange de l’attribution garantie d’un certain montant de travaux publics"… lui garantissant au moins 6,6 millions d’euros du groupe espagnol de BTP et services Ferrovial. Une commission de 4 % avait été négociée sur le total des marchés publics obtenus. 
En février 2015, l’entreprise de transports Meridiam signa un contrat de concession réunissant les ports de Boulogne-sur-Mer et Calais et comprenant le projet Calais Port 2015, dans le cadre du plan Juncker, et bénéficia de la participation de la Banque européenne d’investissement (BPI), à hauteur de 30 millions d’euros.
En décembre 2015,
Ferrovial s'allia avec le français Meridiam pour répondre à l'appel d'offres sur les aéroports de Nice-Côte d'Azur et de Lyon-Saint-Exupéry.
Résultat de recherche d'images pour "Palais de la musique catalane"Le parti prenait 2,5 % et les dirigeants du Palais de la musique de Barcelone le reste. Les fonds transitaient, en effet, par cette prestigieuse institution culturelle (photo ci-dessus) dont les responsables ont déjà été condamnés à une peine de prison pour avoir détourné 23 millions d’euros entre 2000 et 2009. 

Le parti indépendantiste catalan va devoir rendre l'argent.

Résultat de recherche d'images pour "PDeCAT"
Le parti qui s’appelle désormais le Parti démocrate européen catalan (PDeCAT) va finalement devoir rembourser ces 6,6 millions d’euros. L’ancien trésorier, Daniel Osacar, a été condamné à quatre ans et demi de prison.

Cette décision de justice intervient deux jours avant la constitution du nouveau parlement catalan, où les indépendantistes ont à nouveau obtenu la majorité absolue (seulement en sièges) aux élections régionales anticipées du 21 décembre. 
Mais le parti est en difficulté pour former un gouvernement, car l’ex-président régional, Carles Puigdemont, préfère fuir la justice espagnole et reste réfugié en Belgique: il ne peut pas revenir en Espagne où il est accusé de rébellion, sédition et détournement de fonds…

mardi 20 juin 2017

Sylvie Goulard, ministre des Armées, annonce sa démission

Sylvie Goulard, limogée du gouvernement Philippe

La ministre déserte les Armées et Macron ?

Maintenant, Goulard se sent ...libre !
"Le Président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l'action publique, de réformer la France et de relancer l'Europe," reconnaît Goulard (MoDem), une des ministres qui contreviennent à cet idéal,' tels Ferrand, de Sarnez et Bayrou. 

"Cette entreprise de redressement doit l'emporter sur toute considération personnelle," s'accuse-t-elle encore. "C'est pourquoi j'ai demandé au Président de la République, en accord avec le Premier ministre, de ne plus faire partie du Gouvernement", écrit-elle.


Ex-députée européenne MoDem, son nom est cité dans l'enquête préliminaire sur les assistants parlementaires européens du MoDem.

Résultat de recherche d'images pour "Goulard Macron"

En se faisant débarquer, la ministre entend donc "démontrer librement sa bonne foi et tout le travail que j'y ai accompli" comme euro-député MoDem - d'abord dans la circonscription Ouest de la France lors des élections européennes de 2009, puis en 2014 dans la circonscription Sud-Est... -  suspectée dans l’enquête sur une dizaine d'assistants parlementaires du MoDem.


Le parti de Bayrou est en effet soupçonné d'avoir utilisé pour ses propres activités en France plusieurs assistants de députés européens, payés par Bruxelles.
Liens PaSiDupes



Thomas Thévenoud conserve son record de fugitivité gouvernementale
9 jours, et puis s'en est allé le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, du Développement du tourisme et des Français de l'étranger du président Hollande et de Ayrault (26 août–4 septembre 2014).

Matthias Fekl est resté 1 mois et 19 jours au ministère de l'Intérieur (mars 2017-mai 2017).

Goulard aura servi 1 mois et 3 jours aux Armées (17 mai 2017–20 juin 2017).

samedi 27 mai 2017

Bayrou impliqué dans une affaire de financement illégal

Cette affaire d’emploi fictif d’assistant parlementaire a filtré en ...février dernier 

Macron en a pourtant fait son 'chevalier blanc' du gouvernement

La Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique a dû sauter un passage du livre "Les mains propres" de Corinne Lepage. Si les neuf juges administratifs avaient fait leur travail et si la presse d'investigation ne sélectionnait pas ses dossiers, l'information aurait-elle été négligée ?
La secrétaire particulière de François Bayrou aurait été illégalement payé par l’enveloppe d’assistance parlementaire de Marielle Sarnez, députée européenne. Corinne Lepage dénonce une pratique qui surprend d'autant plus que Bayrou se donne volontiers de des airs Monsieur Propre dans les media sympathisants.
Cette avocate dénonce les dérives de la société - et de ses institutions livrées aux mains des politiques -, à la façon du FN, dit-elle, mais pourrait se ranger aussi bien dans les rangs de Mediapart ou du Canard enchaîné, pour expliquer ce qui fait que la société française dérive.

Voici  l’extrait en question

Résultat de recherche d'images pour "corinne lepage Mains propres""C’est ainsi que des assistants parlementaires servent en réalité le parti politique, et non le parlementaire. Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes, et d’autre part illégal. Le MoDem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence. 
Ainsi, durant cinq ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée … par l’enveloppe d’assistance parlementaire de Marielle de Sarnez, sur fonds européens. Ce cas n’est pas unique et le Front national s’en est même fait une spécialité. Ainsi Florian Philippot, vice-président du Front national, a émargé comme assistant parlementaire durant cinq ans. Pire encore, Louis Alliot, compagnon de Marine Le Pen, aurait dû être à ce titre exclu des fonctions d’assistant parlementaire de sa compagne (puisque l’emploi de personnes de la famille, d’époux ou de concubins est proscrit par les règles européennes)."

Les moeurs politiques de Bayrou et du MoDem 

ne sont pas plus respectables que celles de la famille Le Pen et du FN.

Le Parquet, dont Bayrou est le maître, va-t-il encore se déclarer incompétent ?S'il l'est dans les atteintes à la morale politique en France, on n'imagine pas qu'il mobilise les instances européennes.

mardi 6 septembre 2016

Le ministre de la Justice a demandé le renvoi de N. Sarkozy en correctionnelle dans l'affaire Bygmalion.

Le chef du gouvernement juge "insupportable" l'indignation de Les Républicains

"La droite"  (il s'en faut de beaucoup !) accuse l'exécutif 

C'est ainsi que 'Les Echos' renverse le problème de l'indépendance de la justice. Le journal reproche à toute la droite (?) de réagir à cette "manoeuvre politique" contre l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, qui risque un procès dans l'affaire Bygmalion. Alors que le Parquet a attendu que le mis en examen soit candidat à la primaire de la droite et du centre, le timing de cette relance de l'affaire n'interpelle pas cette presse-là: "décrypteuse" ? 
Alors que la campagne pour la primaire à droite est engagée, déterrer l'affaire Bygmalion serait naturel après des mois de mise en sommeil, selon la dépêche de l'AFP qui dicte les éléments de langage de l'Elysée à la presse aux ordres. Les Echos est la propriété du groupe LVMH et Bernard Arnault, dont le président de la République, François Hollande, a inauguré la Fondation Louis-Vuitton pour la création, le 20 octobre 2014, et dont le premier ministre, Manuel Valls, a inauguré "La Ruche", la nouvelle usine de Guerlain à Chartres, le 6 février 2015.

"Aussitôt, la droite a accusé l'exécufif de mener une "manoeuvre politique" contre l'ancien chef de l'Etat, qui brigue un nouveau mandat en 2017", écrit textuellement Les Echos. Des propos "insupportables" de cette opposition de droite, a jugé le premier ministre, ce mardi 6.  Manuel Valls ferait-il ainsi le jeu du Front national ? Si tel est le cas, le journaliste Laurent Neumann le dira... 

Réactions contrastées à droite aux réquisitions du Parquet
Loin de l'exécutif l'idée de vouloir parasiter la campagne de Sarkozy ?

Le candidat socialiste serait-il embarrassé d'une éventuelle mise en accusation de son principal adversaire, même si un éventuel procès ne devrait pas avoir lieu avant l'élection présidentielle? Valls clame déjà à qui veut l'entendre qu'il croit en l'indépendance de la justice...  

Les proches de l'ancien président dénoncent un simple "écran de fumée,"
alors que le procès de Jérôme Cahuzac vient tout juste de débuter.
Pour Marie-Anne Montchamp, soutien de Nicolas Sarkozy, le candidat à l'Elysée est évidemment visé. "C'est révélateur d'un climat récurrent qui consisterait à nourrir de nouvelles affaires au moment où une tension politique se fait jour", estime l'ancienne secrétaire d'Etat en charge des Personnes handicapées.

Cette "tension politique" est même entretenue par François Fillon. 

L'ex-premier ministre a aussitôt taclé Nicolas Sarkozy sur son "exemplarité" lors du campus des Jeunes Républicains au Touquet. Invité sur RTL avant l'annonce de la décision du Parquet, il est toutefois revenu sur sa petite phrase assassine, conscient des dommages à son image. "Je pose un principe général. Je dis que l'exemplarité est nécessaire pour gouverner notre pays et d'autant plus nécessaire qu'il va falloir le redresser, c'est-à-dire demander des efforts aux Français, a-t-il bredouillé. J'énonce un principe général qui me paraît être le minimum exigible et après, chacun est devant sa conscience. C'est ma conviction personnelle. Je pense qu'il est très difficile de gouverner un pays dans un climat comme celui que nous connaissons aujourd'hui et comme à gauche et à droite, il y a des affaires dans tous les sens, je dis qu'il faut revenir à une conception plus rigoureuse du pouvoir."
Aujourd'hui, pas question de changer d'angle d'attaque pour le député filloniste Bernard Debré. "Est-ce qu'il est possible, en France, de dire la vérité sans se faire accuser ? demande l'ancien ministre de la Coopération. Circulez, il n'y a rien à voir ? Non".

Alain Juppé se refuse de son côté à commenter le harcèlement judiciaire de l'ancien président. Le maire de Bordeaux, condamné dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris, adopte le profil bas.
 
En 2004, Alain Juppé a été condamné à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité (mis en examen en 2009 pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt" pour des faits remontant à l'époque où il était secrétaire général du Rassemblement pour la République et maire-adjoint de Paris aux Finances, de 1983 à 1995); Sarkozy ne l'a jamais été et bénéficie toujours de la présomption d'innocence.

L'ancien maire de Neuilly a du temps devant lui. Un éventuel procès ne pourrait commencer avant le printemps prochain, en pleine campagne électorale, habituellement période de trêve judiciaire. Enfin, si Nicolas Sarkozy revenait à l'Elysée, la perspective d'un procès serait encore repoussée de cinq ans.

Nicolas Sarkozy n'a rien à voir avec Bygmalion...Arrêtons cette sorte d'acharnement
Georges Fenech, ancien magistrat et député LR (05/09/2016)

Le Premier ministre s'est invité dans la matinale de RTL pour nier toute ingérence de l'exécutif sur le judiciaire.
"Les responsables publics n'ont pas à mettre (la justice) en cause et à insinuer qu'à chaque fois que la justice agit en toute indépendance [sic], que ça serait l'oeuvre de je ne sais quelle manoeuvre politique. C'est insupportable même pour l'idée qu'on se fait de la séparation des pouvoirs et du rôle de la justice." Selon Valls, l'opposition n'a aucun droit à mettre (la justice) en cause, ni à douter qu'elle agit en toute indépendance ni à dénoncer une manoeuvre politique qui n'est pas quelconque. Il se déplace à RTL pour s'opposer à toute contestation de son pouvoir oligarchique. 

Valls monte encore une fois dans les tours

Thierry Herzog, son avocat, a dénoncé ce qui est à l'évidence "une nouvelle manoeuvre politique grossière", suite aux réquisitions du Parquet de Paris demandant le renvoi en procès de l'ancien président de la République dans l'affaire Bygmalion

Piqué au vif, Valls nie avec véhémence l'incitation de son ami Urvoas. 
"Les mêmes qui parlent d'une autorité de l'Etat qui serait en cause (...) sont les mêmes qui par ces commentaires, dégradants d'ailleurs à l'égard de la justice, mettent en cause l'autorité de l'Etat", a polémiqué Manuel Valls, en plein accès de paranoïa
Et le premier ministre fait la leçon à l'ancien chef de l'Etat. "Quand on a été président de la République, quand on aspire à le [re]devenir, quand on exerce ou quand on a exercé une responsabilité d'Etat, il faut respecter les règles de la Constitution", s'est emballé "p'tit zizi", éjaculateur précoce, voire prématuré. 
Pourtant, les magistrats du Parquet sont placés sous la direction et le contrôle de leurs chefs hiérarchiques et sous l'autorité du garde des Sceaux, ministre de la Justice qui les nomme. Or, celui-ci, Jean-Jacques Urvoas, dont le parcours universitaire est parrainé par des figures politiques bretonnes, notamment Poignant,  Rappelons au passage qu'Urvoas est de ceux qui, en 2009, combattirent la volonté de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur de tripler d'ici 2011 le nombre de caméras de vidéosurveillance au niveau national. C'est aussi à ce démocrate qu'on doit, en 2014, des "avancées" pour limiter la discussion générale en séance publique de l'Assemblée nationale. C'est encore à lui qu'on doit, au printemps 2015, l'opposition du gouvernement au rétablissement du crime d'"indignité nationale" proposé par la droite pour punir les terroristes.
Au congrès PS de Reims en 2008, il vota en faveur de...
Martine Aubry, avant de soutenir Dominique Strauss-Kahn trois ans plus tard, alors qu'il est encore président du FMI...
Renoncerait-il à une candidature à la présidentielle s'il était lui-même mis en examen ? 
"Je pense qu'on se remettrait alors profondément en cause", a répondu Manuel Valls, se révélant sur les motivations de ces réquisitions du ministère public. Il refuse toutefois d'en dire plus, racontant qu'il ne voudrait surtout pas "se laisser entraîner dans ce qui est la campagne des primaires et cette polémique". Ni faire pression sur la justice?...  "Je m'en tiens à ces deux principes : indépendance de la justice, présomption d'innocence. Et peut-être en effet rappel de ce que peut être l'éthique de l'engagement", a-t-il prétendu.

Dans des réquisitions du 30 août, le Parquet a demandé le renvoi en correctionnelle de l'ex-président pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Nicolas Sarkozy, mis en examen en février, se voit accusé notamment d'"avoir dépassé le plafond des dépenses électorales" fixé à 22,5 millions d'euros et de faire "état", dans son compte de campagne, d'"éléments comptables sciemment minorés". Il appartient maintenant aux juges d'instruction de suivre ou non ces réquisitions, dans un délai d'un mois minimum. Ce qui nous mène à la fin octobre.
Or, si la liste des candidats sera dévoilée le 21 septembre, le premier tour de la primaire de la droite et du centre est fixé au 20 novembre 2016 et le second tour au dimanche 27...

Le ministre de la Justice selon Valls n'est pas un perdreau de l'année

Urvoas s'est opposé aux ministres de droite avec constance
Député du Finistère en 2007, en 2008, il s’oppose à la création de la loi concernant la rétention de sûreté proposée par Rachida Dati, alors ministre de la Justice.
En 2009, il exprime son opposition à la volonté de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, de tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance au niveau national d'ici 2011.
En 2010il critique avec détermination la loi sur les violences en bande défendue par Michèle Alliot-Marie.

Comme ministre, Urvoas s'intéresse de près à la justice politique 
En 2014, il pèse sur le texte organique organisant les modalités de destitution du Président de la République.
En mai 2015, quelques semaines avant sa nomination Place Vendôme, il publie une note sur la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, dans laquelle il appelle à une plus grande autonomie du Parquet par rapport au pouvoir exécutif... François Bayrou, alors député MoDem des Pyrénées-Atlantique, avait fait part d' "un risque de dévoiement de cette procédure et de sa transformation en une mise en cause répétée du chef de l'Etat".
L'heure n'est donc encore pas venue de démontrer cette indépendance de la justice.

mercredi 17 février 2016

"Nicolas Sarkozy n'est pas traité comme un justiciable ordinaire," observe Hervé Gattegno

"Compétion entre magistrats pour avoir la peau de Sarkozy"

L'éditorialiste politique de RMC 
a commenté comment la mise en examen de Nicolas Sarkozy pourrait impacter la primaire à droite

Octobre 2015
Les soupçons de financement illégal de sa campagne en 2012 attendent d'être formalisés par le juge, mais Hervé Gattegno a livré son sentiment ce mercredi matin.  "Il peut encore se présenter il n'y a pas de décision de justice qui l'en empêche", a souligné le journaliste sur BFMTV

Mais cette nouvelle "bataille judiciaire" vient s’ajouter à une "primaire qui est une bataille d'image". Et de ce point de vue-là, "Nicolas Sarkozy a déjà du retard", du fait de son investissement dans le redressement du parti qu'il redresse et qu'il n'est pas actuellement candidat déclaré.
"Nicolas Sarkozy n'est pas traité comme un justiciable ordinaire" admet Hervé Gattegno.



"Il y a une compétition entre les magistrats pour avoir Nicolas Sarkozy dans son bureau", a-t-il lâché, ajoutant que ce n’est pas un "fonctionnement de la justice sain".

mardi 16 février 2016

Nicolas Sarkozy mis en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012

Ce serait "un coup d'arrêt pour l'ancien chef d'État, au moment où il tente de faire son retour au premier plan", selon la presse d'Etat.

Un titre en forme d'exécution politique : un coup d'arrêt sans jugement?

Encore une atteinte de la presse à la présomption d'innocence.
Mais aussi un compte-rendu confus et accusateur. Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce mardi 16 février par le pôle financier du Parquet de Paris pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. "Il est le 14e à être mis en examen dans ce dossier", précise le journaliste Dominique Verdeilhan sur France Télévisions (Francetv info), mais pour des chefs d'accusation différents. L'ancien chef de l'État avait déjà été mis en examen pour trafic d'influence dans l'affaire des écoutes de l'Elysée (les juges ont clos leurs investigations, mais la Cour de cassation doit encore valider).
Dans d'autres affaires de traque judiciaire, outre le non-lieu général dans l'affaire des pénalités, pour dépassement des comptes de campagne 2012, payées par l'UMP (sans surprise, selon Libération!), N. Sarkozy a obtenu des non-lieux dans les affaires Woerth-Bettencourt et celle des écoutes Sarkozy-Azibert (les juges ont clos leurs investigations, faute de preuves) et il est hors de cause dans l'arbitrage Tapie et dans l'affaire Karachi.

Cette mise en examen de Nicolas Sarkozy répond à une "infraction formelle" de dépassement des comptes de campagneNicolas Sarkozy a d'ailleurs remboursé l'argent avancé par l'UMP pour régler les pénalités de son candidat dues aux irrégularités financières de son équipe de campagne 2012.

Le juge n'a pas trouvé d'indices lui permettant de mettre  en examen le principal adversaire potentiel du PS. L'honneur du journaliste Verdeilhan aurait été de faire état de l'absence d'éléments pouvant étayer les soupçons du juge dans l'affaire Bygmalion..."Aucun fait lié au dossier Bygmalion" ne lui est "reproché", souligne l'avocat du président des LR, Thierry Herzog.

Quelles conséquences politiques ?

"Sur le papier, cela ne l'empêche ni de se présenter à la primaire, ni de se présenter à la présidentielle", explique Nathalie Saint-Cricq, puisqu'il n'est reconnu coupable d'aucun fait d'accusation. 

C'est toutefois "un obstacle de plus" pour Nicolas Sarkozy - et non plus "un coup d'arrêt", comme dans le titre racoleur et partisan - au moment où il pourrait se dresser sur le chemin parsemé de roses de la gauche à Juppé, mais également face au candidat socialiste. "Cette mise en examen est une nouvelle et sérieuse ombre au tableau", conclut la journaliste, responsable du service politique de France 2 et compagne de Patrice Duhamel, ancien directeur général chargé de l'antenne de France 2, c'est-à-dire France Télévisions.

mercredi 16 septembre 2015

Affaire Bygmalion: Bastien Millot à nouveau mis en examen


Le cofondateur de la société a-t-il des informations à balancer?

Acharnement judiciaire dans l'enquête sur un système présumé de fausses factures durant la campagne présidentielle de N. Sarkozy

Bastien Millot, convoqué par la police de B. Cazeneuve
Le juge espère-t-il que Bastien Millot -un proche d'Anne Hidalgo - ait des révélations à faire ? Tout porte à le penser puisque l'ancien patron et cofondateur de la société a de nouveau été mis en examen ce mardi et dans la même affaire. "Cette mise en examen n'est pas justifiée et ne correspond pas à la réalité historique des événements", a déclaré son avocate, Florence Rault.

Les juges d'instruction ont une nouvelle fois mis en examen Bastien Millot, longtemps proche de Jean-François Copé, mais pour complicité [présumée!] de financement illégal de campagne électorale et complicité d'escroquerie, alors qu'il a déjà été mis en examen en octobre 2014. 

L'homme est par ailleurs mis en examen dans une autre affaire concernant des soupçons de favoritisme sur des contrats payés par France Télévisions à Bygmalion.

Le patron de Bygmalion conteste avoir été au courant

Les enquêteurs agissent sur la base de soupçons portant sur un éventuel système de fausses factures mis en place entre une filiale de Bygmalion, Event and Cie, et l'UMP (devenu Les Républicains). Malgré un précédent échec, l'enquête tente d'établir une ventilation sur le budget du parti d'environ 18,5 millions d'euros de dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy, afin d'éviter qu'elles ne dépassent le plafond autorisé de 22,5 millions d'euros et ne soient rejetées par le Conseil constitutionnel, ce qui avait néanmoins été le cas.

Treize personnes sont mises en examen. Parmi elles, outre Bastien Millot, trois anciens cadres de Bygmalion, Guy Alvès, Franck Attal et Sébastien Borivent. Ces derniers reconnaissent avoir eu connaissance de la fraude, ce que Bastien Millot a toujours contesté. Ses trois anciens associés le mettent pourtant en cause.

Accusé d'avoir donné son «feu vert» à l'opération
Franck Attal, patron d'Event and Cie, a expliqué aux juges que le directeur adjoint de la campagne, Jérôme Lavrilleux, l'avait sollicité fin mars-début avril 2012 pour lui annoncer qu'il fallait recourir à un système frauduleux de ventilation des dépenses de campagne sur l'UMP, ce que Jérôme Lavrilleux conteste, situant le recours à la fraude après la présidentielle. Selon une source proche du dossier, Franck Attal a assuré avoir alors prévenu Sébastien Borivent qui à son tour en aurait fait part aux deux patrons de Bygmalion, Bastien Millot et Guy Alvès. D'après cette source, Sébastien Borivent a affirmé aux magistrats que Bastien Millot, aujourd'hui avocat, avait donné son «feu vert» à l'opération.

Pour Florence Rault, «la seule chose qui rattache mon client à cette affaire, c'est qu'il était le président de Bygmalion, la maison mère». «Mais rien ne le rattache à la campagne et au travail d'Event and Cie durant cette campagne. Il n'a jamais dirigé Event et n'en a jamais été actionnaire», a ajouté l'avocate.

A qui profite cette nouvelle mise en examen ?

Au moment même où plusieurs de cadres de l'UMP étaient placés en garde à vue, l'ancien Premier ministre affirmait avoir déjà entendu parler de Bygmalion, avant la campagne de 2012. Un coup dans les genoux de Nicolas Sarkozy qui avait assuré sur France 2, le dimanche 21 septembre, "avoir appris le nom de Bygmalion longtemps après la campagne présidentielle".

Son ancien premier ministre était informé, mais il justifia son absence de réactivité. Je n'étais pas associé à l'organisation de la campagne de 2012, mais j'ai souvent entendu parler de Bygmalion (avant la campagne), et j'ai souvent vu que Bygmalion était une entreprise qui travaillait régulièrement avec l'UMP", avait insisté François Fillon sur BFMTV.

François Fillon affirme de surcroît ne pas s'être posé de question sur le coût des meetings du candidat Sarkozy: "Je n'ai jamais organisé de campagne présidentielle. Et puis, je pars du principe que je fais confiance au candidat et à ceux qui organisent la campagne", insinue-t-il. Le concurrent de Nicolas Sarkozy à la primaire pour la présidentielle 2017 ajouta néanmoins à propos de son ancien président: "Je n'ai pas raison de ne pas le croire"…