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lundi 19 février 2018

Pétition d'écrivains contre Hidalgo pour l'inhumation à Paris de Michel Déon


La maire socialiste tente de poursuivre les morts de sa haine

Une centaine d'écrivains et éditeurs demandent à la maire socialiste de Paris de donner une sépulture à l'écrivain et académicien français Michel Déon

Pétition d'écrivains pour l'inhumation à Paris de Michel Déon"Son oeuvre, sa personnalité, son rayonnement international ne méritent pas cette situation déplorable", écrivent, parmi d'autres, Emmanuel Carrère, Irène Frain, Antoine Gallimard,  Amélie Nothomb et l'académicien Erik Orsenna.
"Nous demandons donc à Anne Hidalgo et au Conseil de Paris de faire en sorte que l'auteur des 'Poneys sauvages', d' "Un taxi mauve' et de tant de grands romans puisse bénéficier d'une sépulture dans les meilleurs délais", ajoutent les signataires, répondant à l'initiative du Figaro.

L'auteur de La Montée du soir est mort le 28 décembre à 97 ans, à la clinique de Galway, en Irlande, où il résidait pendant une partie de l'année. Il a été incinéré. Ses cendres ont été rapatriées en France par sa famille qui souhaitait les faire inhumer à Paris. Il a été secrétaire de rédaction à L'Action française auprès de Charles Maurras et, dans le même temps, collabora à Marie Claire, avant de devenir journaliste à Paris Match.

En réponse à la demande des proches de Michel Déon, Anne Hidalgo a expliqué,  le 15 février, qu'une dérogation aux règles d'inhumation en vigueur à Paris n'avait pas été possible, faute de place, selon Pénélope Komitès-Valadares, ancienne dirigeante de Greenpeace-France (candidate des Verts à Paris aux élections législatives de 2002 dans la 7e circonscription, recueillant 5,87 % des suffrages exprimés) et adjointe à la maire de Paris, Anne Hidalgo, chargée des affaires funéraires et proche de Vincent Peillon.

La maire de Paris avait cependant souligné qu'elle souhaite "faire évoluer" le règlement "pour permettre à de grandes personnalités parisiennes de cœur, si ce n'est de résidence, par exemple à des artistes du monde entier, d'être enterrées dans notre ville".
Hidalgo proposera "au prochain Conseil de Paris la création d'une commission intégrant des conseillers de Paris de toutes les formations politiques pour définir les conditions dans lesquelles, malgré le petit nombre de places disponibles, nous pourrions accueillir exceptionnellement à Paris la sépulture de personnalités qui n'y résidaient pas administrativement", avait-elle dit.

Selon les écrivains et éditeurs signataires de la pétition, la présence de Michel Déon à Paris, "comme celle de Proust, Stendhal, Baudelaire, Sartre, contribuera au prestige déjà grand d'une ville indissociable de notre histoire intellectuelle et littéraire".

Le monde des lettres a largement répondu présent
 
Des esprits aussi divers que Kundera et Sempé, Antoine Gallimard et Yasmina Reza, Bernard-Henri Lévy et Tatiana de Rosnay, Michel Houellebecq et Delphine de Vigan, Amélie Nothomb, Philippe Sollers et Pierre Nora, Michel Onfray et Jean-Christophe Rufin ont voulu dire leur incompréhension face à une situation indigne d'une capitale culturelle européenne et leur espoir d'une issue rapide et heureuse.
Citons encore Didier Decoin, Guillaume Musso et Eric-Emmanuel Schmitt qui ont également signé le texte, ainsi que des auteurs moindres, Bernard Pivot ou Franz-Olivier Giesbert, qui ont saisi l'occasion de se grandir.
Les signataires : Eliette ABÉCASSIS, Mohammed AÏSSAOUI, François ARMANET, Ingrid ASTIER, Christian AUTHIER, Isabelle AUTISSIER, Jean-Michel BARRAULT, Frédéric BEIGBEDER, Patrick BESSON, Dominique BONA, de l'Académie française, Pascal BRUCKNER, Jean-Christophe BUISSON, Laure BUISSON, Bertrand BURGALAT, Belinda CANNONE, Emmanuel CARRÈRE, François CÉRÉSA, Bernard CHAPUIS, Georges-Olivier CHATEAUREYNAUD, Jérôme CLÉMENT, Thierry CLERMONT, Jean-Luc COATALEM, Bruno CORTY, Teresa CRÉMISI, Michel CRÉPU, Marie DABADIE, Françoise DARGENT, Kéthévane DAVRICHEWY, Didier DECOIN, de l'Académie Goncourt, Jean-Michel DELACOMPTÉE, Grégoire DELACOURT, Guillaume DERVIEUX, Jean DES CARS, Patrick DEVILLE, Alain DUAULT, Richard DUCOUSSET, Clara DUPONT-MONOD, Benoît DUTEURTRE, Francis ESMENARD, Nicolas D'ESTIENNE D'ORVES, Alice FERNEY, Hélène FILLIÈRES, Loïc FINAZ, Alain FINKIELKRAUT, de l'Académie française, Eric FOTTORINO, Irène FRAIN, Patrice FRANCESCHI, Dan FRANCK, Olivier FRÉBOURG, Marc FUMAROLI, Antoine GALLIMARD, Isabelle GALLIMARD, Jérôme GARCIN, Francis GEFFARD, Franz-Olivier GIESBERT, Adrien GOETZ, Anne GOSCINNY, Patrick GRAINVILLE, Denis GROZDANOVITCH, Olivier GUEZ, Arnaud GUILLON, Karina HOCINE, Michel HOUELLEBECQ, Alexandre JARDIN, Alexis JENNI, Pierre JOANNON, Christine JORDIS, Milan KUNDERA, Philippe LABRO, Laurent LAFFONT, Arnaud DE LA GRANGE, Gilles LAPOUGE, Michel LE BRIS, Arnaud LE GUERN, Bernard-Henri LEVY, Gilles MARTIN-CHAUFFIER, Carole MARTINEZ, Frédéric MITTERRAND, Guillaume MUSSO, Eric NEUHOFF, Pierre NORA, de l'Académie française, Amélie NOTHOMB, Véronique OLMI, Michel ONFRAY, Erik ORSENNA, de l'Académie française, Jean-Noël PANCRAZI, Xavier PATIER, Daniel PICOULY, Bernard PIVOT, de l'Académie Goncourt, Patrick POIVRE D'ARVOR, Yann QUÉFFELEC, Jean RASPAIL, Yasmina REZA, Philippe ROBINET, Jean ROLIN, Daniel RONDEAU, Tatiana DE ROSNAY, Jean-Marie ROUART, de l'Académie française, Jean-Christophe RUFIN, de l'Académie française, Bertrand DE SAINT VINCENT, Boualem SANSAL, Josyane SAVIGNEAU, Eric-Emmanuel SCHMITT, de l'Académie Goncourt, SEMPÉ, Philippe SOLLERS, Isabelle SPAAK, Sébastien SPITZER, François SUREAU, Laurence TACOU, François TAILLANDIER, Matthieu TAROT, Chantal THOMAS, Didier van CAUWELAERT, Jean-René VAN DER PLAETSEN, Delphine DE VIGAN, Frédéric VITOUX, de l'Académie française.

On notera les absents de la pétition.
Ainsi, les lauréats français du prix Nobel de littérature Gao Xingjian, Jean-Marie Le Clézio et Patrick Modiano n'ont pas signé...
Des académiciens, notamment Dany Laferrière, Jean-Denis Bredin, Amin Maalouf , François Cheng, Marc Lambron, François Weyergans.
Et des petits absents tels que Pascal Quignard, Pierre Bergougnioux, Gabriel Matzneff, Virginie Despentes ou Christine Angot, Claire Gallois ou Mona Ozouf.

jeudi 29 mars 2012

La dépouille du djihadiste Merah indésirable en Algérie

Le refus algérien d'inhumer pose le problème de la binationalité

Les obsèques de Mohamed Merah devront avoir lieu en France



Pour des raisons de sécurité, le maire du village de Bezzaz, en Algérie, refuse d'accueillir le corps de son ressortissant.
Malgré son passeport algérien et son "visage d'archange".

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris avait pourtant fait état d'une demande de la famille paternelle pour qu'il repose en terre algérienne. France Info diffusait toujours cette information jeudi 29 mars, à la mi-journée.
Le  recteur Dalil Boubakeur avait ajouté que les frais de rapatriement seraient pris en charge par la compagnie musulmane de pompes funèbres. 

La famille de l'auteur des tueries de Toulouse et Montauban espérait encore mercredi une réponse favorable des autorités algériennes pour le faire inhumer en Algérie. Le départ du corps était même prévu jeudi de Toulouse.
Mais la réponse transmise par le consulat a été négative.
"Le maire de Bezzaz a émis un avis défavorable, " a dit Abdallah Zekri.
Or,  jeudi, Abdallah Zekri, conseiller du recteur de la Grande Mosquée de Paris, a annoncé qu'une commune proche de Toulouse devrait finalement accepter la dépouille encombrante du tueur, au cimetière de Cornebarrieu, et faire face à des risques de troubles.
"Il devrait être inhumé dans les 24 heures, probablement dans la région toulousaine mais dans la plus stricte discrétion", et vers 17h00, a précisé Abdallah Zekri.
Le djihadiste tueur de sept personne avait pourtant proclamé sa haine du pays dans lequel il va reposer...

VOIR et ENTENDRE le reportage de BFMTV qui affirme avec force que le jeune homme est "de nationalité fran-çaise:

La question de la légitimité de la binationalité est à nouveau posée          

Pour ne pas faire face à leurs responsabilités, en accédant à la requête du père et en suivant l'avis du resteur de la Grande mosquée de Paris, les autorités algériennes se retranchent derrière les difficultés que les islamistes et l'Aqmi leur posent déjà dans le pays.  

Mais le refus du gouvernement algérien relance en France le débat sur la binationalité, qui est invoquée quand elle arrange, mais est occultée quand elle embarrasse, en l'occurence l'Algérie.