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dimanche 30 juin 2019

Les activistes écolos d’ 'Extinction Rebellion' bloquent un pont à Paris

"On fait ça pour vos enfants!" se justifient-ils... 


Force reste-elle à la loi, ou à la rue ?


Extinction Rebellion protesters in London
Inspiré du 'black bloc', version non-violente (groupe non-pyramidal avec dissémination des prises de décision)
,
 les activistes de XR mènent des actions de désobéissance civile.
Lors de la "journée de rébellion" du samedi 16 novembre 2018, 82 militants ont été arrêtés lors de manifestations bloquant cinq ponts de Londres (ci-dessus): les manifestants se sont assis et couchés sur les routes traversant les ponts de Southwark, Blackfriars, Waterloo, Westminster et Lambeth, au coeur de la capitale, au nom de l'urgence climatique.

Pour dénoncer l’inaction de Macron et de Rugy contre le dérèglement climatique, le mouvement écolo a interrompu la circulation pendant plus d’une heure, à Paris.
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Des activistes d’Extinction Rebellion bloquent le pont Sully, le 28 juin 2019

La circulation automobile s’est brusquement tarie, entre de 12h20 et 13h20, ce vendredi 28 juin, sur le pont de Sully, en plein centre de Paris. Disséminés en une multitude de petits groupes, environ trois cents activistes ont fait irruption de façon inopinée sur les différents axes routiers menant à ce pont qui relie la rive gauche à l’île Saint-Louis, pour le bloquer. A peine deux à trois minutes ont suffi pour qu’ils atteignent leur objectif, malgré une circulation routière  dense à cet endroit et à cette heure
Description de cette image, également commentée ci-aprèsDe chaque côté du pont, assis, jambes et bras solidairement entremêlés, une dizaine de militants a fait bloc, sous une chaleur caniculaire, pendant que d’autres déployaient autour d’eux des drapeaux verts, jaune, rose et bleu, arborant le symbole de leur mouvement - un sablier (le X de "extinction") entouré d’un cercle symbolisant la Terre - ainsi que plusieurs banderoles, appelant à l’action pour le climat.

Au milieu des klaxons, deux mots ont alors retenti:
"Extinction ! Rebellion ! Extinction ! Rebellion !"

Un lieu de rassemblement maintenu secret

Présent dans une cinquantaine de pays, dont la France officiellement depuis mars, Extinction Rebellion est dans l'urgence et le catastrophisme, prônant l’action radicale mais non-violente, pour alerter sur les catastrophes écologiques en cours, du réchauffement climatique à la perte brutale de biodiversité. 
Le mouvement porte plusieurs revendications, dont la reconnaissance par les autorités de la gravité et l’urgence des crises actuelles, et la réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone en 2025 (au lieu de 2050, objectif officiel soutenu par l’Union européenne).
Une action militante faisant suite l'"occasion manquée" par l’UE au sommet de Bruxelles, le 21 juin 2019.La vague verte aux européennes et la mobilisation de la jeunesse, qu'on disait prometteurs, en faveur de l’urgence climatique n’ont pas suffi à mettre d’accord les 28 Etats sur une action à échéance jugée lointaine par les ONG.Si l'objectif de neutralité climatique figure bien dans les conclusions du sommet européen qui s’est tenu les 20 et 21 juin à Bruxelles, la date-objectif de 2050 a, elle, été reléguée en marge du document pour préciser qu'une majorité de pays soutenaient cette échéance. Une majorité, et non l’unanimité. Or, l’accord des 28 était requis pour que la neutralité carbone à échéance 2050 soit posée comme un engagement de l'UE. Dépendante du charbon comme principale source d’énergie, la Pologne a mené la fronde, réclamant, comme condition à un accord sur la date de 2050, un "paquet compensatoire précis" de la part de l’UE, une ligne également suivie par le gouvernement hongrois qui a indiqué vendredi que l'objectif de neutralité carbone en 2050 "imposerait d'énormes charges sur l'industrie hongroise" et risquerait d’augmenter "de 30 ou 40 %" la facture d'électricité des familles hongroises."C’est une occasion manquée et un échec à répondre à la pression concernant l’urgence climatique portée par les jeunes et relayée par la poussée des Verts aux élections européennes", estime Cécile Marchand, chargée de campagne Climat aux Amis de la Terre, association de protection de l’Homme et de l’environnement, membre du réseau européen "Beyond coal".
Les activistes préparaient depuis un mois cette action retentissante de désobéissance civile
Elle s’inspire, on l'a vu, du coup de force réalisé le 17 novembre dernier par la branche britannique du mouvement. Si la presse sympathisante relaie le nombre de 6.000 manifestants, elle précise "sans la moindre violence, dans une ambiance festive, et en réunissant de jeunes militants mais aussi des plus vieux", mais fait l'impasse sur l'arrestation de 82 d'entre eux, principalement pour infraction au code de la route. Petit exemple de désinformation qui justifie le projet de création d'un Conseil de l'Ordre des journalistes... 

Pour mener ce blocage du pont de Sully, première action de grande envergure de la branche française d’Extinction Rebellion, rendez-vous tenu secret avait été donné à l’ensemble des militants de 'XR' vendredi matin, dans un vaste hangar de la banlieue parisienne, pour un briefing détaillé : rappel du mode d’action, de la stratégie, et du comportement à adopter en cas d’interpellation par la police.
Alors qu'était initialement visé le pont au Change, situé tout près de Châtelet, si on veut taire l'idéologie anti-capitaliste du mouvement, puisqu'en vérité ce pont mène à la Bourse, le mouvement a été contraint de changer ses plans à la dernière minute et de retarder son action, au vu de l’important dispositif policier présent sur place. 

Une demi-surprise, puisque les forces de l’ordre avaient été informées de ce blocage par le mouvement lui-même, la veille. "On s’est inspirés de la stratégie des Britanniques, qui avaient rendu public l’annonce de leur blocage, pour faire venir le plus de monde possible mais aussi ne pas prendre la police par surprise et limiter ainsi la violence de la répression", justifie Ingrid, une membre très active de 'XR'.

CRS et gaz lacrymogènes : répression ?

Image associéeUne fois le plan B enclenché, le second lieu a, en revanche, été maintenu secret jusqu’à la dernière minute, seulement connu d’une poignée d’activistes.
Censé durer la journée et être ponctué d’ateliers, de spectacles, de tribunes et de délibérations collectives, le blocage a néanmoins tourné court. 

Incapables de briser la chaîne humaine qui faisait bloc face à eux, les CRS ont - à la différence de la police londonienne - rapidement fait usage de gaz lacrymogènes, après plusieurs sommations appelant les activistes à quitter la chaussée, et ce malgré l’ambiance bon enfant sur place.

"Non violent ! Non violent ! Policiers, doucement, on fait ça pour vos enfants !", ont répliqué les présents, adeptes de l'action psychologique, mais contraints de reculer, par la force, les yeux rougis, après une heure et demie de blocage.

La "journée de rébellion" à Paris a souffert du réchauffement climatique, assure les meneurs - qui n'avaient pas compté avec la canicule - attendaient au moins sept cents manifestants. 
Mais cette action n’est qu’un début et  avait avant tout valeur de tour de ...chauffe. Pour fin octobre est annoncée une "semaine internationale de la rebellion", au cours de laquelle les opérations de ce type devraient se multiplier un peu partout en France et dans le monde.

vendredi 23 novembre 2012

Budget de l'UE: unanimité introuvable ?

Sommet voué à l'échec depuis le changement en France


Les dirigeants européens s'orientaient jeudi vers un échec du sommet sur le budget pour 2014-2020.

La défense des intérêts nationaux semble devoir prévaloir  au sein d'une Union européenne minée par la crise.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont décidé dans la nuit de jeudi à vendredi de suspendre leurs travaux jusqu'à vendredi midi, afin d'examiner une nouvelle proposition de compromis faite par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy.
 "Je pense que nous avancerons un peu, mais je doute que nous parvenions à un accord", a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel en quittant le sommet. "Il est probable qu'il n'y aura pas d'accord à ce sommet", a estimé le président français François Hollande devant quelques journalistes après sa conférence de presse.
Donner "du temps au temps pour parvenir à un accord" sera "sans doute la position sage", a-t-il poursuivi. "Je suis pour qu'un compromis soit trouvé, c'est l'intérêt de l'Europe", mais cela peut "se faire en deux temps, on n'est pas dans le sommet de la dernière chance", a fait valoir le président Hollande.
Dès son arrivée à Bruxelles, Mme Merkel a jugé "possible" qu'il faille un nouveau sommet pour aboutir. Les dirigeants autrichien, italien, espagnol et polonais sont allés dans le même sens.
Cette nouvelle impasse survient quelques jours après l'échec des ministres des Finances de la zone euro sur le versement d'une aide financière à la Grèce. Une nouvelle réunion de l'Eurogroupe est programmée lundi sur cette question.
Dans son nouveau projet de compromis sur le budget européen, H. Van Rompuy a maintenu sa proposition initiale de budget à 973 milliards d'euros, soit 1,01% du PIB européen.
Mais il propose une nouvelle ventilation des fonds pour tenter d'arracher un accord. La Politique agricole commune (PAC), à laquelle la France est très attachée, se voit allouer 8 milliards d'euros supplémentaires, tandis que la politique de cohésion en faveur des pays les plus pauvres  reçoit 10,6 milliards.
Pour cela, il soustrait 20,3 milliards pris sur plusieurs enveloppes, dont 13 aux budgets pour la croissance et les grandes infrastructures.
Sa première proposition avait été obtenue en réduisant de 75 milliards d'euros le projet de la Commission, qui demandait 1.047 milliards d'euros. Mais la PAC perdait 25,5 milliards d'euros, dont 13,2 pour l'enveloppe destinées aux aides directes et aux interventions sur les marchés. Ces coupes avaient été dénoncées comme "inacceptables" par les Français.

La cohésion voyait pour sa part son enveloppe réduite de 29 milliards.
Van Rompuy ne touche pas en revanche à l'enveloppe destinées aux dépenses de fonctionnement des institutions, notamment pour les salaires des fonctionnaires. Mais il suggère de les faire travailler 40 heures par semaine, et cela sans augmentation.
Défendant la "modération" de sa proposition, H. Van Rompuy a exhorté les dirigeants européens à s'entendre en soulignant qu'il s'agissait du budget "pour la prochaine décennie". "Nous devons travailler avec à l'esprit l'intérêt européen, parallèlement aux intérêts nationaux", a-t-il plaidé.
Mais son nouveau compromis ne contente personne. 
"Je ne suis pas encore satisfait", a déclaré F. Hollande, en disant n'avoir été que "partiellement entendu".
Quant aux Britanniques, ils sont furieux. "Les chiffres qui nous sont soumis sont similaires à ceux que nous avions ce matin avant toutes ces réunions bilatérales", a commenté un diplomate britannique. "Il reste encore beaucoup à faire", a-t-il ajouté.Le Premier ministre britannique David Cameron a quitté le sommet sans faire la moindre déclaration. Soumis à une pression intense dans son pays, il aurait pu ramener une victoire à Londres avec le maintien du rabais. "Si on ne conclut pas demain, ça se dégonfle", a confié un responsable européen sous couvert de l'anonymat.
"Les marges de manoeuvre pour M. Cameron sont tellement minces qu'il est probable qu'il n'y aura pas d'accord", a estimé le président du Parlement européen, Martin Schulz.
Le sommet s'était ouvert peu après 23h00, avec trois heures de retard sur l'horaire prévu, au terme d'une journée d'entretiens entre Van Rompuy et chacun des dirigeants européens, et une série de rencontres entre les chefs d'Etat et de gouvernement eux-mêmes.

Angela Merkel et François Hollande n'ont pas trouvé de position commune 


Hollande a reconstitué 
l'axe Allemagne-Angleterre


Un rapprochement semblait en revanche se dessiner entre l'Allemagne et le Royaume-Uni en faveur de coupes plus drastiques."Nous n'entrons pas dans les chiffres, mais les Allemands sont sur la même position (que nous) sur les coupes", avait indiqué un responsable britannique.
"Pour les Allemands, la proposition Van Rompuy est encore trop élevée", avait indiqué une source gouvernementale allemande.
Angela Merkel voudrait des coupes supplémentaires de 30 milliards d'euros. D. Cameron va même jusqu'à des coupes de l'ordre de 40 à 50 milliards, selon des responsables européens engagés dans les négociations.
Le Premier ministre britannique se veut inflexible.
Il avait annoncé à son arrivée sa volonté de
"négocier durement pour obtenir un bon accord pour les contribuables britanniques et européens", et affiché son refus de perdre le fameux rabais sur sa contribution arraché par son pays en 1984.
David Cameron a aussi dans son collimateur l'enveloppe allouée à la PAC, qui tiennent tant à coeur des Français, et les dépenses de fonctionnement des institutions européennes.


vendredi 29 juin 2012

Le sommet de Bruxelles met Hollande dans tous ses états

La nuit agitée du président français 




Le "capitaine de pédalo"
est de quart



Le sommet de Bruxelles est non seulement riche d'enseignements, mais aussi en émotions pour le néophyte François Hollande.

Le chef de l’Etat, arrivé jeudi dans la capitale belge fort du soutien de l’Espagne et de l’Italie, a pu craindre un camouflet quand ses deux alliés ont quelque peu ignoré le boulet , au milieu de la nuit. Mais l’annonce au petit matin d’un accord, indépendamment de lui, comprenant notamment un pacte de croissance lui a finalement rendu le sourire.


Les exigences de Monti
Ce pacte de croissance, initiative française, l’Italien Monti et l’Espagnol Rajoy avaient promis de le soutenir face aux partenaires européens plus sceptiques, particulièrement l’Allemagne. Mais aux environs de 23 heures, le président du conseil italien, très au fait du fonctionnement des institutions européennes, pose ses exigences, avec l’appui du Premier ministre espagnol. Les deux dirigeants menacent de ne pas adopter le pacte de croissance si des mesures d’urgence visant à alléger la pression des marchés sur Madrid et Rome ne sont pas d’abord entérinées.
Panique à Bruxelles. 
Agacé, le président de l’Union, Herman van Rompuy, si confiant quelques heures plus tôt sur l’imminence d’un accord, est contraint de rétropédaler. Et tous comprennent que la nuit va être longue.

Hollande colle au train du couple Rajoy-Monti

A ce moment-là, la victoire personnelle sur laquelle compte tant François Hollande avec le volet croissance qu’il promeut depuis de longs mois, est désormais menacée. D’autant que le coup est venu de Mario Monti, plus fidèle allié de François Hollande sur la scène européenne. Sur le coup, face à la presse, le président français, un brin embarrassé tout de même, se montre beau joueur. "M. Monti comme M.Rajoy m’avaient prévenu de leur position", a-t-il affirmé. "Je les comprends, ils ne pouvaient pas se contenter d’un accord partiel. Je connais leurs difficultés".
Quant à la méthode employée, François Hollande refuse de la condamner. "Chantage ? Je ne crois pas que ce soit le mot. Ce n'est pas la méthode de Mario Monti ni, pour autant que je sache, celle de Mariano Rajoy", a-t-il indiqué en commentateur extérieur, avouant du même coup que la France joue un rôle d'appoint. 

"Déjà des effets heureux"

Et c’est finalement peu avant cinq heures du matin qu’un accord est conclu. L’Espagne et l’Italie en sont les moteurs et les grands vainqueurs, alors que l’Allemagne est celle qui a cédé le plus de terrain. Quant à la France, elle est restée en retrait, mais son objectif prioritaire, le pacte de croissance, de l’ordre de 120 milliards d’euros, est adopté, sans qu'elle ait eu à peser et sans qu'il soit totalement financé....
François Hollande se déclare satisfait du travail de ses collègues italien et espagnol. Bien que dépassé, il s'est toutefois empressé de tirer les dividendes devant la presse vendredi matin, avant d’entamer la seconde journée de ce sommet de Bruxelles. "Ces premières annonces ont déjà eu des effets heureux", s'est félicité le chef de l'Etat français, bien qu'observateur, probablement en référence à l’envolée des marchés européens observée dès l’ouverture des bourses. "Nous avons bougé tous ensemble", a-t-il assuré, bien qu'à la traïne. Avant d’ajouter : "la meilleure façon de faire bouger les autres, c'est de bouger soi-même", croyant ainsi  faire illusion: la presse française relaie ses efforts de valorisation personnelle  devant son opinion...

A l'évidence, l'analyse de l'opposition ne positive pas aussi éhontément

"Je pense que c'est un petit pas en avant", a ainsi déclaré Alain Juppé sur France Info. "Il y a encore beaucoup à faire pour progresser vers une véritable union bancaire, une véritable union budgétaire, politique", a-t-il souligné, déplorant que la France soit " très en recul par rapport aux initiatives que prennent soit le président de l'eurogroupe, le président de la commission (européenne) ou l'Allemagne", a jugé l'ex-ministre des Affaires étrangères.

vendredi 19 juin 2009

Des producteurs de lait européens sont allés meugler au Sommet de Bruxelles

Le lait, prétexte politique bidon anti-Barroso

Des Français y sont, en dépit d'un accord national !

Des producteurs de lait ont profité de l’ouverture du sommet européen pour protester contre la chute des cours et réclamer des mesures à l‘échelle de l’Union.
Les agriculteurs, dont des éleveurs de vaches laitières, réclament notamment un réajustement du système des quotas au niveau européen.

Des embouteillages importants

Des centaines de tracteurs venus d’Allemagne, des Pays-Bas, de Belgique, et même de Suisse, mais aussi de France, ont convergé vers le centre de Bruxelles. Ils ont bloqué la circulation principalement sur l'autoroute E40 et dans les quartiers du rond-point Montgoméry, de la Bourse et de la porte Louise.

Autre manifestation, celle de militants de Greenpeace...

En concertation avec les syndicalistes paysans, des militants de cette organisation supranationale ont distribué quelque 50 000 exemplaires d’un faux numéro du quotidien International Herald Tribune pour mettre la pression sur les chefs d’Etat et de gouvernement en vue du sommet de Copenhague en décembre sur le changement climatique.
Nous voulons qu’ils débloquent des enveloppes substantielles pour aider les pays en voie de développement à faire face au changement climatique à en atténuer les effets et à protéger les forêts et aussi à s’adapter au changement climatique “ explique une militante de Greenpeace.
Les forces de l’ordre avaient déployé des centaines d’hommes et installé des barrières pour empêcher les manifestants d’accéder au bâtiment où se déroule le sommet.


Au volant de leurs tracteurs, des producteurs laitiers européens du syndicat EMB (European Milk Board - comprenant le syndicat français OPL appartenant à la Coodination Rurale-) se rendront les 18 & 19 juin à Bruxelles pour faire part de leur mécontentement aux chefs d'État et de gouvernement des États européens.

Par ailleurs, les producteurs laitiers allemands appellent leurs collègues européens à venir camper la nuit du 18 au 19 juin devant le Conseil de l’Europe pour venir soutenir leurs revendications.

  • En mai déjà en Allemagne, des éleveurs de la BDM, l'Union des producteurs laitiers allemands, avaient passé quelques nuits devant la Chancellerie de Berlin et certains d’entre eux avaient même entamé une grève de la faim sur plusieurs jours. Ils avaient demandé à la Chancelière Angela Merkel de mettre la crise laitière au coeur de ses préoccupations.

  • Auparavant, en avril aux Pays-Bas, des éleveurs de l’EMB avaient passé ladite « nuit du lait » devant le Parlement néerlandais pour demander aux politiques d’agir enfin contre la crise du prix du lait.
  • A noter que dans un grand nombre de pays, les éleveurs n'obtiennent pas plus de 20 centimes d’euro par litre de lait et plus de 25 000 producteurs laitiers ont manifesté dans 10 pays pour revendiquer des prix du lait équitables. Or, quoi que la presse militante et l’opposition françaises en disent, le problème n’est pas spécifique de la France, mais européen. De plus, bien que la France ait conclu un accord, depuis, des paysans minoritaires et extrémistes de la gauche anti-libérale sont néanmoins passés à la phase politique, au niveau européen.
  • samedi 4 avril 2009

    Le Che-Besancenot en soutien de ses troupes à Strasbourg

    L'espoir d'une révolution anticapitaliste mondiale n'est pas mort


    Les trotskistes Besancenot, Krivine et le NPA s’étaient associés aux organisateurs de la manifestation prévue à l'occasion du sommet du 60ème anniversaire de l'OTAN, le 3 et 4 avril prochain à Strasbourg. Avant l’ouverture du sommet, ils dénonçaient l'encadrement imposé par les autorités françaises à la tenue d’un contre-sommet. Les mêmes que les autorités allemandes associées.

    Le déploiement révolutionnaire prévu pour ce soixantième anniversaire est bien significatif des craintes des trotskistes à l’égard de leur exploitation des mécontentements et de leur hostilité au libre exercice de la démocratie. Ils mobilisent une violence folle pour promouvoir, à la face du monde et des peuples, la révolution dans le même temps qu’ils méprisent les droits des majorités nationales. Cela est inacceptable. Alors que les émeutiers feront la promotion de leur politique d’intimidation et de soulèvement pour assurer la domination des peuples du monde, Besancenot est aujourd’hui et demain à Strasbourg pour y faire entendre la voix de la révolution contre l’OTAN et la paix.

    Le Che-Besancenot chauffe ses troupes

    Devant une salle bondée -près de huit cents personnes, selon les organisateurs-, avec des accents vibrants d'idéal révolutionnaire internationaliste, en polonais, en anglais, en allemand, en grec, en français, une dizaine d'orateurs a demandé la fin du capitalisme et de son « bras armé », l'OTAN. Certains ont même soutenu l’ONU contre l’OTAN…

    En ouvrant le meeting, le Mulhousien Ivan Zimmermann (au premier plan sur la photo ci-dessus) , qui sera tête de liste aux élections européennes pour le « rassemblement anticapitaliste » dans le Grand Est, a exhorté à participer ce samedi après-midi à la manifestation pour dénoncer l'OTAN et demander sa dissolution.

    Besancenot, le facteur syndiqué à SUD-PTT, participera aux émeutes

    « Olivier est un camarade, dit Tonio Gomez, porte-parole des quelque 150 militants du NPA bas-rhinois. Ce matin il a travaillé, puis il a pris le train pour nous rejoindre au meeting de Strasbourg. Demain il sera avec nous dans la manifestation. »

    Les violences sont naturelles, selon le NPA
    Le NPA craint-il les agissements des casseurs ? « On s'est donné les moyens de maintenir l'ordre. Mais c'est sûr qu'il y aura des débordements. »

    Pacifiste, Olivier Besancenot ?

    Le sommet de l’OTAN rassemble à Strasbourg les grands de ce monde dans un esprit de cordialité inégalée, pour ne pas dire historique, de bon augure pour la paix.

    Malgré l’action positive des forces alliées de l’OTAN, ne serait-ce qu’en ex-Yougoslavie, le meneur trotskiste du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), a asséné quelques formules choc pour condamner l’organisation militaire internationale. « Nous demandons la dissolution de l'OTAN parce qu'elle est l'instrument de domination militaire et impérialiste du capitalisme multinational. » Pour lui, l'OTAN, qui se prétend depuis 60 ans force de paix dans le monde, « mène à nouveau des guerres injustes comme en Afghanistan », où le Che-Besansenot soutient le terrorisme Taliban et la soumission des femmes.

    Le leader anticapitaliste condamne bien sûr les attentats du 11-septembre, qui furent « un drame », mais il prône le terrorisme en réponse à ce qu’il appelle l'oppression des pays du Nord sur les peuples du Sud. « Nous ne partageons pas cet ordre mondial. Nous estimons qu'il n'y a pas de solution militaire au problème du terrorisme. » En revanche, le terrorisme serait la solution contre le capitalisme...

    Le Che-Besancenot dénonce le « sourire » carnassier d'Obama

    Bien que métis, Barack Hussein Obama, qui paraît si sympathique aux Européens, ne trouve pas non plus grâce à ses yeux.
    Olivier Besancenot a dénoncé hier lors d'un meeting à Neudorf le renforcement de l'effort militaire demandé par le président américain dans le cadre de l'OTAN. « Barack Obama exhorte avec le sourire les Européens à augmenter leurs budgets militaires »
    « Il exhorte avec le sourire les Européens à augmenter leurs budgets militaires. En France, avec 44 milliards d'euros, le budget de la défense est le seul qui progresse. Cet argent serait mieux employé à résoudre les problèmes sociaux. »
    En revanche, le sourire mécanique de Sa Cynique Majesté Royal ne l’indispose nullement. Elle tape sur tout le monde, hors et dans son camp, et soulève elle aussi un « vent de révolte ».

    dimanche 15 juin 2008

    UE : le Non est passé, mais les Irlandais sont restés

    Les Européens réfléchissent au moyen de traîner leurs boulets


    Les dirigeants de l'UE entament une semaine de consultations capitales pour savoir si le traité de Lisbonne censé rendre l'Union Européenne plus efficace peut être sauvé après le "non" irlandais, qui culminera avec un sommet transformé en réunion de crise jeudi et vendredi.
    Les ministres des Affaires étrangères de l'UE auront lundi à Luxembourg le premier tour de table à 27 après la prétendue surprise qu'a représentée le vote irlandais.



    Un brin assisté, le Premier ministre irlandais Brian Cowen a avoué dimanche qu'il ne voyait "pas de solution évidente". Conscient des avantages que son pays en a retirés, il a exclu que l’Irlande puisse à terme ne plus être un membre à part entière de l'UE. "Je veux que l'Europe essaye de fournir une partie de la solution aussi", a souligné Brian Cowen. Les responsables irlandais comptent donc une nouvelle fois mettre l’Europe à contribution après l’échec du nouveau gouvernement à mener une campagne convaincante d’information et de sensibilisation en direction de sa population.
    Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Michael Martin, a souligné lundi que le "non" irlandais créait une incertitude pour l'avenir de l'Union Européenne mais a considéré que ce "non" devait être respecté par les 26 autres partenaires européens de Dublin. Mieux encore, Michael Martin a mis en garde (!) contre toute précipitation pour trouver une solution rapide pour sauver le traité de Lisbonne. Cowen et Martin, à eux deux, ne risquent pas de trouver une solution dans la nuit ! D'ailleurs, malgré ses carences en matière de sensibilisation de son opinion, l'âne Martin a eu l'intelligence de considérer qu'il était encore trop tôt pour "commencer à proposer des solutions". Nous avons tout notre temps ?
    S'exprimant en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, Michael Martin a rappelé que le "non" irlandais était "une décision démocratique du peuple irlandais"... Mais s'impose-t-elle à l'Europe entière? Les Irlandais ont rejeté à 53,4% le traité de Lisbonne jeudi lors d'un référendum. C'est la troisième fois en trois ans qu'un texte institutionnel négocié par les dirigeants de l'UE est rejeté par un de leurs peuples, après les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne en 2005. Les eurosceptiques omettent toutefois de rappeler que 17 pays (67%) ont ratifié le traité de Lisbonne et que huit doivent encore se prononcer, sans négliger que les réfractaires peuvent éventuellement envisager un scrutin de rattrapage.

    Pour pouvoir entrer en vigueur le traité doit être ratifié par l'ensemble des 27 pays de l'UE. La réunion de Luxembourg fournira une première occasion au chef de la diplomatie irlandaise Michael Martin de faire le point avec ses collègues sur les solutions possibles. Le grand rendez-vous pour l'Europe sera toutefois le sommet de Bruxelles trois jours plus tard, où Brian Cowen sera en première ligne. Les partenaires de l'Irlande attendent de savoir si un nouveau vote est envisageable dans son pays moyennant certains aménagements.

    Dans l'immédiat "ce qu'il nous faut, c'est un accord politique au Conseil" pour maintenir les priorités de la présidence française de l'UE, de la lutte contre le changement climatique à la politique de l'immigration, a estimé le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, dans un entretien publié dimanche par le Journal du Dimanche. "Nous allons perdre quelques mois sur le plan institutionnel, mais nous ne perdrons pas de temps en ce qui concerne les projets attendus", a poursuivi Jean-Pierre Jouyet, le représentant de la France qui assurera la présidence de l'UE à partir de juillet.

    Les consultations bilatérales vont s'intensifier entre quelques pays-clés.
    Ainsi, le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy rencontrera lundi les dirigeants tchèques pour vérifier si, malgré les affirmations contraires du président Vaclav Klaus vendredi, "ils s'engagent bien à poursuivre leur processus de ratification", explique un diplomate européen de haut rang. Or, le moment n’est guère propice, puisque l’équipe de football de la République Tchèque vient de se faire battre par la Turquie à l’Euro 2008 …

    La chancelière allemande Angela Merkel rencontrera pour sa part le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui veut "à tout prix éviter un scénario d'une Union européenne à deux vitesses".
    La quasi-totalité des dirigeants européens - Sarkozy et Merkel en tête - ont affirmé que le processus de ratification du traité devait continuer dans les huit pays qui ne l'ont pas encore approuvé. Le prochain à le faire sera le Royaume Uni, qui fait de la résistance depuis qu’il a été admis dans l’UE, en 1973.

    Une ratification rapide par la Grande-Bretagne, où la chambre des Lords doit voter mercredi 18 le traité en dernière lecture, leur "redonnerait un peu le moral", assure Andrew Duff.
    Les dirigeants européens font le pari risqué d'isoler le "non" irlandais en poursuivant le processus de ratification, ce qui ne laisserait guère d'autre choix aux Irlandais que de revoter. "Tant que les Irlandais ne disent pas eux-mêmes qu'un nouveau vote est exclu, on peut considérer que le traité a encore un avenir", souligne le diplomate.
    Mais les eurodéputés, qui tiennent une session plénière cette semaine à Strasbourg, pourraient presser les dirigeants de "cesser leurs voeux pieux" et renoncer à ce traité, selon M. Duff, convaincu quant à lui que le non irlandais est définitif.

    Iles Britanniques : Ne pas s’impliquer en Europe, mais exiger d’elle…

    Le Royaume-Uni est certes membre de l'Union Européenne depuis 25 ans, mais l'attitude de ses gouvernements successifs à l’égard d’une intégration plus forte à l'Union est pour le moins ambiguë. Le Parti conservateur plaide pour un retour à la nation britannique de sa souveraineté, alors que les démocrates libéraux préconisent davantage d'engagements.
    Les peuples, nostalgiques de leur puissance ancienne, hésitent à abandonner leurs certitudes passées et à se mêler au continent. Le Royaume-Uni est membre de l'OTAN, du G8 et du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU), mais si elle est également membre de l'Union Européenne, à la différence de l’Irlande qui a abandonné sa monnaie nationale, la livre irlandaise, pour adopter l'euro le 1er janvier 1999 (les pièces et billets ayant été introduits le 1er janvier 2002, le Royaume Uni ne veut pas renoncer à la livre sterling (£) lien
    Le Royaume-Uni a préféré ne pas adopter l'euro lors du lancement de cette monnaie en 1999, bien que le gouvernement ait prévu de tenir un référendum pour décider de l'adoption de la monnaie si « cinq tests économiques » se révèlent concluants. L'opinion britannique est contre.
    Mais seule la République d’Irlande devait soumettre le Traité de Lisbonne à référendum. Le Royaume Uni n’a pas cette contrainte, pas plus que les dix-huit pays (67%) qui l'ont ratifié à la date du 11 juin 2008 : Hongrie, Malte, Slovénie, Roumanie, France, Bulgarie,
    Pologne Slovaquie, Portugal, Autriche, Danemark, Lettonie, Lituanie, Allemagne, Luxembourg, Estonie, Finlande, Grèce. Le 18 juin, les parlementaires britanniques ne pourront pas brandir l’alibi des craintes de sa population en l’avenir.
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