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jeudi 27 juillet 2017

Le gouvernement provoque tous les syndicats agricoles sur la PAC

Les agriculteurs remontés contre le gouvernement sur la PAC

Annonce du ministre de l'Agriculture unanimement condamnée 

Les syndicats d'agriculteurs dénoncent comme inacceptable la mesure de transfert de crédits de la Politique agricole commune (PAC) 2018.
L'Etat va notifier le 1er août à la Commission européenne le transfert de 4.2% des montants des crédits du premier pilier de la PAC, qui concerne les aides à la production, vers le pilier qui regroupe des dispositifs de soutien ciblés pour aider les zones difficiles ou encore l'agriculture biologique.
"C'est un très mauvais signal", déplore la FNSEA, évoquant un "hold-up inacceptable".

"Stéphane Le Foll et le précédent gouvernement ont laissé en héritage une énorme ardoise de 853 millions d'euros ! (...) 
Pour sortir de cette impasse, plutôt que d'honorer la continuité de l'engagement de l'Etat en trouvant les ressources nécessaires sur le budget national, Stéphane Travert annonce un prélèvement de 4,2 % sur les soutiens directs perçus par les agriculteurs", dénonce dans un communiqué le syndicat majoritaire.

Le gouvernement divise le monde agricole

Ancien député socialiste de la Manche passé au service du président Macron et successeur du fugitif Mézard (ci-contre à la gauche de Richard Ferrand, désigné par l'Elysée pour prendre la tête des députés de la majorité), appelé à remplacer au super ministère de la Cohésion des territoires (Logement, Ville et Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales), après à peine plus d'un mois, Richard Ferrand poursuivi dans une affaire d'emploi parlementaire familial et une autre, politico-financière, un "arroseur arrosé qui "souille tous les élus de France" - , 
l'actuel ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation a justifié ses choix par "sa volonté que les crédits de la PAC servent l’ensemble de l’agriculture française, avec une attention particulière aux zones les plus défavorisées et aux secteurs fragiles comme l’élevage, et qu'ils accompagnent encore mieux les différents modèles de production".

Résultat de recherche d'images pour "PAC Le Foll"Au contraire, le gouvernement "fait le choix dangereux de léser la grande majorité des paysans au bénéfice d’une minorité (...) en ne majorant pas davantage" les petites exploitations, estime la Confédération paysanne, marquée à gauche et représentant moins de 20% des voix lors des dernières élections aux chambres d'agriculture en 2013. 
Ses porte-parole les plus médiatisés sont José Bové (2000-2004) connu "démonteur" de MacDo et faucheur de champs OGM, Jean-Émile Sanchez (2004-2005) éleveur de brebis du Larzac connu comme "faucheur volontaire" condamné par la cour d'appel d'Orléans à 2 mois de prison ferme et 48 autres à deux mois de prison avec sursis, pour avoir participé à des fauchages sur des parcelles de maïs transgénique de Monsanto en 2004 et 2005, dans le Loiret, ou Laurent Pinatel, éleveur bovin de la Loire révélé par la lutte contre la 'ferme des mille vaches'  dans la Somme.
Ce transfert "revient à prendre dans la poche des agonisants pour soutenir les mourants !" explique également la Coordination rurale, syndicat agricole apolitique créé en 1992, en réaction à la réforme de la PAC.

"Ce n'est plus aux agriculteurs de continuer à payer les erreurs politiques de leurs gouvernants. (...) 
C’est à l'État - donc la solidarité nationale des seuls contribuables, seulement 1 Français sur 2 - d’assumer ses responsabilités - notamment Stéphane Le Foll, ci-contre, arrogant ministre intermittent et pourtant ré-élu PS dans la Sarthe aux législatives de 2017 - tant dans ses mauvais choix en matière de politique agricole commune que dans la gestion délibérément cavalière de ses budgets agricoles", ajoute le syndicat dans un communiqué au ministre de l'Agriculture, un homme qui a fait sa carrière comme commercial dans ...l'industrie.

vendredi 19 juin 2009

Des producteurs de lait européens sont allés meugler au Sommet de Bruxelles

Le lait, prétexte politique bidon anti-Barroso

Des Français y sont, en dépit d'un accord national !

Des producteurs de lait ont profité de l’ouverture du sommet européen pour protester contre la chute des cours et réclamer des mesures à l‘échelle de l’Union.
Les agriculteurs, dont des éleveurs de vaches laitières, réclament notamment un réajustement du système des quotas au niveau européen.

Des embouteillages importants

Des centaines de tracteurs venus d’Allemagne, des Pays-Bas, de Belgique, et même de Suisse, mais aussi de France, ont convergé vers le centre de Bruxelles. Ils ont bloqué la circulation principalement sur l'autoroute E40 et dans les quartiers du rond-point Montgoméry, de la Bourse et de la porte Louise.

Autre manifestation, celle de militants de Greenpeace...

En concertation avec les syndicalistes paysans, des militants de cette organisation supranationale ont distribué quelque 50 000 exemplaires d’un faux numéro du quotidien International Herald Tribune pour mettre la pression sur les chefs d’Etat et de gouvernement en vue du sommet de Copenhague en décembre sur le changement climatique.
Nous voulons qu’ils débloquent des enveloppes substantielles pour aider les pays en voie de développement à faire face au changement climatique à en atténuer les effets et à protéger les forêts et aussi à s’adapter au changement climatique “ explique une militante de Greenpeace.
Les forces de l’ordre avaient déployé des centaines d’hommes et installé des barrières pour empêcher les manifestants d’accéder au bâtiment où se déroule le sommet.


Au volant de leurs tracteurs, des producteurs laitiers européens du syndicat EMB (European Milk Board - comprenant le syndicat français OPL appartenant à la Coodination Rurale-) se rendront les 18 & 19 juin à Bruxelles pour faire part de leur mécontentement aux chefs d'État et de gouvernement des États européens.

Par ailleurs, les producteurs laitiers allemands appellent leurs collègues européens à venir camper la nuit du 18 au 19 juin devant le Conseil de l’Europe pour venir soutenir leurs revendications.

  • En mai déjà en Allemagne, des éleveurs de la BDM, l'Union des producteurs laitiers allemands, avaient passé quelques nuits devant la Chancellerie de Berlin et certains d’entre eux avaient même entamé une grève de la faim sur plusieurs jours. Ils avaient demandé à la Chancelière Angela Merkel de mettre la crise laitière au coeur de ses préoccupations.

  • Auparavant, en avril aux Pays-Bas, des éleveurs de l’EMB avaient passé ladite « nuit du lait » devant le Parlement néerlandais pour demander aux politiques d’agir enfin contre la crise du prix du lait.
  • A noter que dans un grand nombre de pays, les éleveurs n'obtiennent pas plus de 20 centimes d’euro par litre de lait et plus de 25 000 producteurs laitiers ont manifesté dans 10 pays pour revendiquer des prix du lait équitables. Or, quoi que la presse militante et l’opposition françaises en disent, le problème n’est pas spécifique de la France, mais européen. De plus, bien que la France ait conclu un accord, depuis, des paysans minoritaires et extrémistes de la gauche anti-libérale sont néanmoins passés à la phase politique, au niveau européen.