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jeudi 23 décembre 2010

Triple A de la France confirmé par l'agence de notation S&P

S&P maintient stable sa perspective

L'agence de notation Standard & Poor's a confirmé jeudi 23 décembre sa note maximale accordée à la France ("AAA") et maintenu sa perspective stable.

"Nous confirmons notre 'AAA' à la notation de la dette souveraine de la France", écrit la première agence mondiale de notation financière dans une note publiée jeudi.

Cette évaluation "reflète notre point de vue sur la santé et la résistance de l'économie française, son environnement politique, que nous estimons stable et orienté vers des politiques économiques prudentes", explique Marko Mrsnik, un des analystes de S&P, cité dans le communiqué.

L'agence indique par ailleurs qu'elle maintient la perspective de cette note inchangée parce qu'elle estime que le gouvernement français va poursuivre son effort de consolidation budgétaire et "pourrait réduire le déficit public à approximativement 3% du produit intérieur brut en 2013".

La France a promis de ramener ses déficits publics (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales) de 7,7% du produit intérieur brut (PIB) cette année, un record, à 6% l'an prochain. Paris vise un déficit à 4,6% du PIB en 2012 et 3%, le plafond autorisé par les traités européens, en 2013.

La décision de S&P intervient alors que les marchés financiers font pression sur les pays membres de la zone, dont certains pays traversent une crise des finances publiques depuis plus d'un an.

Les trois grandes agences de notation ont menacé ces derniers jours de dégrader la note des pays les plus fragiles de la zone euro

L'Espagne socialiste est particulièrement visée, après la Grèce socialiste (socialiste), l'Irlande (Démocrates progressistes) et le Portugal (socialiste). D'ailleurs, il faut noter que l'agence de notation Fitch Ratings a abaissé d'un cran la note du Portugal, à 'A+', avertissant que celle-ci pourrait encore être dégradée, en raison d'un environnement économique "difficile" et de la lenteur de la réduction de l'important déficit public.

Les marchés financiers noteront particulièrement que S&P a maintenu stable la perspective d'évolution de la note de la France, c'est-à-dire que l'agence ne s'inscrit pas dans une logique d'abaissement même à moyen terme.

Les contrats d'assurance contre le risque de défaut de la France
Ces CDS ont atteint des niveaux historiques jeudi. Pour s'assurer contre le non remboursement de 10 millions de dollars de dette française à un horizon de cinq ans, un investisseur devra maintenant s'acquitter de plus de 107.000 dollars par an d'ici à l'échéance.

Les agences de notation évaluent la solidité financière et la capacité d'un Etat ou d'une entreprise à rembourser sa dette. Plus un Etat est considéré comme solide, moins élevé sera le coût de son emprunt.

Or, les rumeurs malveillantes de dégradation de la note de la France avaient circulé sur les marchés fin novembre-début décembre
Les rumeurs politique et financière sont pour beaucoup dans l'augmentation des CDS. Les autorités françaises avaient donc été amenées à monter au créneau pour les démentir fermement. Leur crédibilité sort renforcée.

"Les perspectives de croissance de la France sont soutenues par la résistance de son économie, sa force de travail hautement qualifiée et productive, et son secteur financier solide et efficace", estime S&P.

vendredi 10 octobre 2008

Crise : les Français plus pondérés que la presse

Près de 80% des Français gardent confiance en leur banque
79% des Français résistent au catastrophisme des média.
Les Français conserve leur confiance à leur banque et à la garantie de l'Etat, malgré la crise financière mondiale. C’est ce que révèle un sondage publié vendredi par le quotidien Le Figaro. La presse militante va redoubler de pessimisme...
Les Français "n'ont pas de très fortes angoisses personnelles" dans cette crise, observe Bruno Jeanbart, le directeur des études politiques de l'institut de sondage OpinionWay, cité par le journal.
Si 79% des Français gardent confiance dans leur banque, ils seraient un peu moins (67%) à avoir confiance en la stabilité du système bancaire du pays, et 82% estiment que la garantie des dépôts bancaires, annoncée à plusieurs reprises par les autorités, est la mesure la plus appropriée pour "limiter les effets de la crise financière".

L’U.E.
Plus d'un Français sur deux (54%) dit "avoir le sentiment que les pays de l'Union Européenne prennent des mesures chacun de leur côté" face à une crise mondiale, percevant les difficultés d'une réponse commune comme un "hiatus" qui n'est "pas de nature à rassurer", selon OpinionWay. A cet égard, l’exemple de la République d'Irlande est désastreux, et la volonté de concertation des politiques respectives des états-membres n’a pas encore convaincu.

La France
La France a pour l'instant été relativement épargnée par la crise financière, dont le groupe franco-belge Dexia a été pour l'instant la seule victime. En revanche, la solidarité franco-belge pour la sauver de la faillite n’a toutefois pas impacté le sondage.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a assuré mercredi qu' aucune des banques françaises ne risque la faillite, celles-ci étant "bien fondées en fonds propres, bien contrôlées, et dotées d'un modèle d'organisation qui repose à 75% sur de la banque de dépôt (...) qui leur permet de mieux répartir leurs risques".
Les œufs de nos banques de dépôt ne balancent pas dans les bourses européennes…

dimanche 15 juin 2008

UE : le Non est passé, mais les Irlandais sont restés

Les Européens réfléchissent au moyen de traîner leurs boulets


Les dirigeants de l'UE entament une semaine de consultations capitales pour savoir si le traité de Lisbonne censé rendre l'Union Européenne plus efficace peut être sauvé après le "non" irlandais, qui culminera avec un sommet transformé en réunion de crise jeudi et vendredi.
Les ministres des Affaires étrangères de l'UE auront lundi à Luxembourg le premier tour de table à 27 après la prétendue surprise qu'a représentée le vote irlandais.



Un brin assisté, le Premier ministre irlandais Brian Cowen a avoué dimanche qu'il ne voyait "pas de solution évidente". Conscient des avantages que son pays en a retirés, il a exclu que l’Irlande puisse à terme ne plus être un membre à part entière de l'UE. "Je veux que l'Europe essaye de fournir une partie de la solution aussi", a souligné Brian Cowen. Les responsables irlandais comptent donc une nouvelle fois mettre l’Europe à contribution après l’échec du nouveau gouvernement à mener une campagne convaincante d’information et de sensibilisation en direction de sa population.
Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Michael Martin, a souligné lundi que le "non" irlandais créait une incertitude pour l'avenir de l'Union Européenne mais a considéré que ce "non" devait être respecté par les 26 autres partenaires européens de Dublin. Mieux encore, Michael Martin a mis en garde (!) contre toute précipitation pour trouver une solution rapide pour sauver le traité de Lisbonne. Cowen et Martin, à eux deux, ne risquent pas de trouver une solution dans la nuit ! D'ailleurs, malgré ses carences en matière de sensibilisation de son opinion, l'âne Martin a eu l'intelligence de considérer qu'il était encore trop tôt pour "commencer à proposer des solutions". Nous avons tout notre temps ?
S'exprimant en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, Michael Martin a rappelé que le "non" irlandais était "une décision démocratique du peuple irlandais"... Mais s'impose-t-elle à l'Europe entière? Les Irlandais ont rejeté à 53,4% le traité de Lisbonne jeudi lors d'un référendum. C'est la troisième fois en trois ans qu'un texte institutionnel négocié par les dirigeants de l'UE est rejeté par un de leurs peuples, après les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne en 2005. Les eurosceptiques omettent toutefois de rappeler que 17 pays (67%) ont ratifié le traité de Lisbonne et que huit doivent encore se prononcer, sans négliger que les réfractaires peuvent éventuellement envisager un scrutin de rattrapage.

Pour pouvoir entrer en vigueur le traité doit être ratifié par l'ensemble des 27 pays de l'UE. La réunion de Luxembourg fournira une première occasion au chef de la diplomatie irlandaise Michael Martin de faire le point avec ses collègues sur les solutions possibles. Le grand rendez-vous pour l'Europe sera toutefois le sommet de Bruxelles trois jours plus tard, où Brian Cowen sera en première ligne. Les partenaires de l'Irlande attendent de savoir si un nouveau vote est envisageable dans son pays moyennant certains aménagements.

Dans l'immédiat "ce qu'il nous faut, c'est un accord politique au Conseil" pour maintenir les priorités de la présidence française de l'UE, de la lutte contre le changement climatique à la politique de l'immigration, a estimé le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, dans un entretien publié dimanche par le Journal du Dimanche. "Nous allons perdre quelques mois sur le plan institutionnel, mais nous ne perdrons pas de temps en ce qui concerne les projets attendus", a poursuivi Jean-Pierre Jouyet, le représentant de la France qui assurera la présidence de l'UE à partir de juillet.

Les consultations bilatérales vont s'intensifier entre quelques pays-clés.
Ainsi, le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy rencontrera lundi les dirigeants tchèques pour vérifier si, malgré les affirmations contraires du président Vaclav Klaus vendredi, "ils s'engagent bien à poursuivre leur processus de ratification", explique un diplomate européen de haut rang. Or, le moment n’est guère propice, puisque l’équipe de football de la République Tchèque vient de se faire battre par la Turquie à l’Euro 2008 …

La chancelière allemande Angela Merkel rencontrera pour sa part le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui veut "à tout prix éviter un scénario d'une Union européenne à deux vitesses".
La quasi-totalité des dirigeants européens - Sarkozy et Merkel en tête - ont affirmé que le processus de ratification du traité devait continuer dans les huit pays qui ne l'ont pas encore approuvé. Le prochain à le faire sera le Royaume Uni, qui fait de la résistance depuis qu’il a été admis dans l’UE, en 1973.

Une ratification rapide par la Grande-Bretagne, où la chambre des Lords doit voter mercredi 18 le traité en dernière lecture, leur "redonnerait un peu le moral", assure Andrew Duff.
Les dirigeants européens font le pari risqué d'isoler le "non" irlandais en poursuivant le processus de ratification, ce qui ne laisserait guère d'autre choix aux Irlandais que de revoter. "Tant que les Irlandais ne disent pas eux-mêmes qu'un nouveau vote est exclu, on peut considérer que le traité a encore un avenir", souligne le diplomate.
Mais les eurodéputés, qui tiennent une session plénière cette semaine à Strasbourg, pourraient presser les dirigeants de "cesser leurs voeux pieux" et renoncer à ce traité, selon M. Duff, convaincu quant à lui que le non irlandais est définitif.

Iles Britanniques : Ne pas s’impliquer en Europe, mais exiger d’elle…

Le Royaume-Uni est certes membre de l'Union Européenne depuis 25 ans, mais l'attitude de ses gouvernements successifs à l’égard d’une intégration plus forte à l'Union est pour le moins ambiguë. Le Parti conservateur plaide pour un retour à la nation britannique de sa souveraineté, alors que les démocrates libéraux préconisent davantage d'engagements.
Les peuples, nostalgiques de leur puissance ancienne, hésitent à abandonner leurs certitudes passées et à se mêler au continent. Le Royaume-Uni est membre de l'OTAN, du G8 et du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU), mais si elle est également membre de l'Union Européenne, à la différence de l’Irlande qui a abandonné sa monnaie nationale, la livre irlandaise, pour adopter l'euro le 1er janvier 1999 (les pièces et billets ayant été introduits le 1er janvier 2002, le Royaume Uni ne veut pas renoncer à la livre sterling (£) lien
Le Royaume-Uni a préféré ne pas adopter l'euro lors du lancement de cette monnaie en 1999, bien que le gouvernement ait prévu de tenir un référendum pour décider de l'adoption de la monnaie si « cinq tests économiques » se révèlent concluants. L'opinion britannique est contre.
Mais seule la République d’Irlande devait soumettre le Traité de Lisbonne à référendum. Le Royaume Uni n’a pas cette contrainte, pas plus que les dix-huit pays (67%) qui l'ont ratifié à la date du 11 juin 2008 : Hongrie, Malte, Slovénie, Roumanie, France, Bulgarie,
Pologne Slovaquie, Portugal, Autriche, Danemark, Lettonie, Lituanie, Allemagne, Luxembourg, Estonie, Finlande, Grèce. Le 18 juin, les parlementaires britanniques ne pourront pas brandir l’alibi des craintes de sa population en l’avenir.
Le portail de l'
Union Européenne

samedi 14 juin 2008

Les Irlandais préfèrent la splendide ingratitude à la splendide coopération européenne

Le splendide isolement anglais est également irlandais
Depuis son entrée dans l'Union Européenne en 1973, la République d'Irlande (Éire), qui était alors une société essentiellement agricole, s’est dotée d'une économie moderne et de haute technologie, dont les technologies de l'informatique et de la communication. Près d'un tiers de la population vit à Dublin, sa capitale.

« The celtic tiger »
Après la Partition (et la «perte» des comtés industrialisés du Nord-Est, fidèles à la Grande Bretagne tutélaire), la république du Sud tenta de remédier à la faiblesse de sa base industrielle en adoptant une politique protectionniste. Cette stratégie, qui fut dictée dans une très large mesure par le besoin de la République d'Irlande de s'affirmer face à l'ancien pouvoir colonial britannique, ne fut définitivement abandonnée qu'à la fin des années 1950, véritable point de rupture en termes de politique économique.
La nouvelle orthodoxie, placée sous le signe de l'ouverture, entendit favoriser la mise en place d'un environnement fiscal susceptible d'attirer l'investissement étranger dans les domaines, notamment, de l'électronique et des industries pharmaceutiques et d'équipement. Les gouvernements successifs menèrent une politique de longue haleine destinée à favoriser l'éducation (encourageant les matières scientifiques et technologiques) et l'amélioration de l'infrastructure. Ce dernier secteur reçut une impulsion considérable dans les années 1980 grâce aux fonds européens.

C'est au milieu des années 1990 que l'on vit apparaître les fruits de cette stratégie. Le succès fut tellement foudroyant que l'on a pu qualifier l'économie irlandaise de «Tigre celtique». Caractérisée par un taux de croissance du PIB très élevé (dépassant la barre de 10 % en 2000) et un taux de chômage en baisse constante (12,3 % en mars 1995, 3,6 % en avril 2001), l'économie irlandaise est parmi les plus performantes du monde. Le PNB est passé de 46.503 millions d'euros en 1994 à 87.677 millions en 1999, le PNB par habitant passant de 12.968 euros à 23.411 euros pendant la même période.
Si elle a perdu sa prédominance passée, l'agriculture reste toujours un secteur très important et en expansion de l'économie irlandaise. En 1999, 11,8 % de la population active travaillait dans l'agro-alimentaire, secteur qui représentait 10 % des exportations. Mais, d'autres secteurs traditionnels, tels la pêche ou le bois, ont été dépassés par des industries consacrées à la production pharmaceutique ou chimique, et, plus récemment, par les «nouvelles industries» des NTIC (informatique et télécommunications). Ainsi, alors que 6.000 personnes sont employées dans l'industrie de la pêche (1999), 20.000 travaillent dans la seule fabrication de logiciels, dont l'Irlande est désormais le premier producteur mondial. Le pays est également devenu un important centre de téléservices desservant l'ensemble de l'Europe.

Enfin, le tourisme constitue une autre source de revenus en pleine expansion, le total de touristes étrangers étant passé de 3,6 millions par an en 1994 à 6 millions en 1999.

Toutefois, malgré ce développement économique, le bureau central des statistiques estime que 19% de la population présente des risques de pauvreté. Ceci est en partie dû à la forte inflation de ces dernières années, notamment dans le domaine du logement.

Le rôle de l’Union Européenne a été déterminant

L'Irlande est membre de l'Union Européenne et fait partie de la zone euro, à la différence du Royaume Uni. C'est un pays libéral où le taux de prélèvements obligatoires y est un des plus faibles de l'UE . Le salaire minimum est un des plus élevés de l'Union européenne avec 8,65€ de l'heure. L'Irlande a beaucoup bénéficié des investissements étrangers et européens.
Or, comme onze autres
pays européens, l'Irlande a abandonné sa monnaie nationale, la livre irlandaise, pour adopter l'euro le 1er janvier 1999 (les pièces et billets ayant été introduits le 1er janvier 2002). Et après une demi-décennie de forte croissance, c’est précisément à cette période que 'Le Tigre Celtique' essuya un brusque coup d'arrêt en 2001 comme le reste du monde. La hausse de la valeur de l'Euro a donc frappé les exportations vers les pays hors zone Euro - particulièrement vers les États-Unis et la Grande Bretagne. L’Europe dans ce cas est accusée de tous les maux. Pourtant, le taux de croissance économique qui avait atteint 10,5% en 2000 en Irlande, en 2005 était de 5,5% pour 6% en 2006.

Le Celtic Tiger 2 ou le Celtic Tiger Mark 2

Après le ralentissement de 2001 et 2002, l'économie irlandaise recommença à croître en 2003 et 2004. Les médias irlandais sautèrent sur l'occasion pour proclamer le retour du Celtic Tiger. En 2004, la croissance irlandaise était la plus forte des 15 vieux États européens (l'Europe avant mai 2004) avec 5 % de croissance et en 2005 atteint 4,7 %. Ces taux contrastent avec les 1 à 3 % de la plupart des autres États européens comme l'Allemagne, la France, et l'Italie. L'évidence du retour du Celtic Tiger de 2004 et 2005 se voit dans la baisse du chômage à 4,3 % - le taux le plus bas d'Europe - et dans le retour du budget dans le vert.
Enfin on note aussi une évolution dans le domaine des échanges commerciaux qui reflète les changements dans les relations que l'Irlande entretient avec son voisin britannique. En ce qui concerne les importations (2000), le Royaume-Uni maintient sa position comme partenaire privilégié (34 %), dépassant très largement le reste de l'Europe (20 %) et les États-Unis (16 %). En revanche, pour les exportations, le Royaume-Uni n'est plus le premier partenaire de l'Irlande. S'il représente toujours 22 %, c'est vers les autres pays de l'Union européenne que vont aujourd'hui 45 % des exportations irlandaises contre 14 % vers les États-Unis.
Le taux de chômage était de 4,3% en 2005 : au deuxième trimestre de 2006, 2 017 000 personnes travaillaient en République d'Irlande, soit 87 800 personnes de plus que l'année précédente. La plus forte hausse a eu lieu dans l'industrie de la construction et la vente.
Il reste que selon des statistiques publiées par Eurostat et la Commission Européenne, la République d’Irlande arrive au troisième rang des pays de l'UE (après le Luxembourg et le Danemark) pour le PIB par habitant ajusté en fonction des normes de pouvoir d’achat. Elle était au douzième rang selon les mêmes critères en 1992.

Que les électeurs irlandais attribuent leur développement
à leur seul mérite est quelque peu injuste,
voire ingrat à l’égard de l’Union Européenne.

Le référendum est intervenu à un moment défavorable. L'Irlande avait jusqu’à présent réussi à maîtriser sa dépendance aux sources d'énergie étrangères. A l'heure actuelle en revanche, toutes les ressources hydro-électriques ont été exploitées, le gaz est utilisé au maximum et les tourbières n'ont plus guère d'avenir économique. Tout cela entraîne une demande sans cesse croissante de pétrole étranger. Le ‘non’ irlandais est probablement largement dû à la hausse du prix du baril.
Se réjouir que le refus irlandais du Traité de Lisbonne soit un souci de plus pour la prochaine présidence du Conseil de l’U.E. est en soi malsain, mais accepter que la construction de l’Europe subisse un nouveau retard est irresponsable.
Pourquoi en effet
souhaiter à la construction de l'Europe
le sort de la rénovation du PS français ?

vendredi 13 juin 2008

L’amère Royal ne manque pas d’Eire

La dénonciatrice socialiste estime que Sarkozy a perdu de sa crédibilité en Europe
Sa Cynique Majesté Royal nous fait donc tout un conte irlandais du 'Non' de l’Eire (République d’Irlande) à la ratification du Traité de Lisbonne. Elle a beau se prétendre pro-européenne, Marie-sEGOlène Royal ne cesse de se réjouir de tous les avatars que subit l’UE. A chacune de ses interventions haineuses, elle perd un peu plus de son faible capital de crédibilité: elle n'est même plus favorite au poste de Premier secrétaire du PS !

"Le traité simplifié n'était pas si simple que ça", a ironisé la finaliste éliminée de l'élection présidentielle de 2007 dont une nette majorité de Français(es) n’a pas ratifié la candidature. Le peuple de France attend hélas toujours sa contribution positive à la construction de l’Europe, au même titre que le peuple socialiste attend encore sa participation à la reconstruction du PS… Si c’est au pied du mur qu’on voit le maçon, c’est au micro des media qu’on voit la péroreuse malveillante.
Sera-t-elle candidate aux élections européennes?
En marge de la convention nationale du PS, la candidate au poste de Premier secrétaire du PS a appelé à un "sursaut" après le "Non" irlandais, qu'elle a analysé comme "la dénonciation d'une Europe insuffisamment humaine et rapide pour répondre aux grands défis".

On peut compter sur elle pour nous dire ce qu’il faudrait faire.
"Il faut en faire quelque chose de positif, c'est-à-dire exiger de l'Union Européenne qu'elle aille beaucoup plus vite et beaucoup plus fort pour défendre les droits des salariés, pour préparer l'après-pétrole, les grandes infrastructures européennes, relancer la croissance", a-t-elle expliqué. Facile à dire, encore plus facile à faire, en tout cas pour Sa Cynique Majesté Royal.
Et selon cette imaginative, que faut-il donc encore faire?
"Il faut continuer par des grands projets communs européens sur l'infrastructure, l'énergie, l'éducation, la recherche, et continuer d'entraîner . » Et quoi par exemple et concrètement ?

L’amère Royal n’a hélas pas confiance en celui que la majorité des électeurs a désigné plutôt qu’elle –des ignares qui n’ont pas su discerner sa valeur… « Je doute que Nicolas Sarkozy soit à la hauteur de ce défi". Les Français n'ont pas eu de doutes sur son compte, en revanche.
Tous nuls au PS aussi, en dehors de la « diablesse », selon J.-Pierre Huchon et Hollande. (Lire PaSiDupes) Comment se fait-ce que personne ne lui arrive à la cheville ? Est-ce de l’inconscience ‘cohérente’ ou du mépris ‘juste’? Assurément du respect de la majorité des Français et Françaises.