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samedi 14 mai 2016

Loi Travail et 49.3 : la gare de Nantes saccagée par l'ultra gauche

Nantes, meurtrie depuis plusieurs mois, à nouveau frappée

Des opposants à la loi Valls de réforme du code du Travail portée par Myriam El Khomri se sont affrontés aux forces de l'ordre, jeudi 28 avril déjà



Avec les violentes manifestations contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, c'était la 10e journée de souffrances à Nantes, traumatisant une nouvelle fois les commerçants et la population. Le défilé réunissait alors 8 à 9.000 militants communistes, mais aussi trotskistes et internationalistes révolutionnaires, selon la police et plus de 20.000 selon l'intersyndicale. A la vue des forces de l'ordre, qui ont laissé le libre accès du centre-ville aux activistes pourtant identifiés, mais qu'elles bloquaient comme dans une souricière, à l'aide d'un camion lanceur d'eau, un groupe de manifestants a lancé divers projectiles (cailloux, peinture, fumigènes) 

et les forces de l'ordre ont répliqué avec des grenades lacrymogènes.

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Le 12 mai, des dizaines de personnes ont attaqué la gare SNCF de la ville lors de la manifestation contre cette loi Travail

Nantes porte encore les traces des saccages de l'ultra gauche. Le 12 mai, encore un jeudi, des activistes de la manifestation contre la loi Travail et le recours à l'article 49.3 qui contourne les parlementaires s'en sont pris à la gare SNCF. Des baies vitrées de plus de deux mètres ont volé en éclat, et une centaine d'insurgés contre le projet gouvernemental a envahi le bâtiment en quelques minutes, détruisant une partie du mobilier.

"Quelques" milliers de manifestants -les autorités en ont tout de même dénombré 2.500- ont défilé dans les rues de Nantes ce jeudi, à l'appel de la CGT et de FO. 
Une opération de subversion renforçant un état d'insurrection permanente
Les manifestants se sont d'abord rassemblés à 14 h, place du Bouffay, avant de défiler dans le centre-ville, encadrés par un "fort" service d'ordre de la CGT et surveillés de loin par un important effectif policier. Si la mobilisation des jeunes est plus faible que lors des précédentes manifestations nantaises contre la loi Travail, le nombre d'activistes radicaux opposés notamment contre l'utilisation du 49-3 est renforcé.

Arrivés à la Préfecture, des militants ont tagué des murs et lancé divers projectiles. Ce à quoi les forces de l'ordre ont répondu avec des lacrymogènes. Des activistes ont également détruit du mobilier urbain et enflammé des containers.


Des heurts violents (mais des "échauffourées", selon le Huffington Post) ont ensuite éclaté entre forces de l'ordre et insurgés. 
Une violence qui fait monter la colère des commerçants. Pendant les affrontements, deux personnes seraient tombées à l'eau, d'autres sont passées par dessus les rails de la SNCF, lors des affrontements.
La gare sud de Nantes a été vandalisée par une trentaine d'insurgés
qui ont brisé plusieurs baies vitrées. Les dégâts sont estimés à plusieurs dizaines de milliers d'euros, selon un employé de la SNCF, entreprise publique propriété des Français. 
La gare a été évacuée et le trafic a dû être interrompu. Le calme est revenu vers 19 h, quand les derniers manifestants se sont évanouis dans la nature, malgré l' "état d'urgence".

Des lycées bloqués


Plusieurs lycées avaient été bloqués. Peu avant 10 h, des lycéens de la Joliverie avaient dressé et enflammé des barricades devant l'établissement, rapporte Presse Océan


Des actions qui s'ajoutent aux opérations escargot qui ont fortement ralenti la circulation
et aux distributions de tracts par les syndicats à Pirmil, Beaulieu, et près de la Porte d'Armor, provoquant d'importants bouchons de la circulation, notamment sur 11 km et sur 2 voies sur le périphérique intérieur et sur 4,7 km dans le sens extérieur.
Ces actions amorçaient la plus grosse mobilisation attendue à Nantes, en réponse à l'appel à manifester contre le gouvernement, la loi El Khomry et le passage de l'article 49.3 au départ de la place du Bouffay

Un "champ de bataille" chaque semaine
Ce jeudi, par petits groupes, le commando révolutionnaire a sillonné les rues du centre-ville et ces militants anti-capitalistes ont choisi des cibles symboliques, les vitrines de banques ou d'assurances et des distributeurs automatiques. 

Le président de la région Pays de la Loire estime aujourd'hui que "le constat est dramatique : chaque semaine le centre-ville de Nantes se transforme en champ de bataille," a déploré Bruno Retailleau. C'était la 14ème manifestation contre la Loi Travail dans la cité des Ducs, avec chaque fois des destructions. 

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Trois nouveaux rassemblements sont prévus la semaine prochaine pour entretenir ce climat insurrectionnel.

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