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lundi 30 mai 2016

Loi travail: Filippetti rêve d'une nouvelle motion de censure

Aurélie Filippetti promet de mettre des bâtons dans les roues de Hollande et Valls

L'ancienne ministre de la Culture agite la menace d'une nouvelle version de la motion de censure

S'il n'y a pas d'avancées sur la loi travail, "nous redéposerons une nouvelle version de notre motion de censure", a prévenu dimanche l'agrégée de lettre, Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle. "Et on espère qu'on aura cette fois les signatures nécessaires à gauche pour dire qu'on n'est pas d'accord avec ce fonctionnement politique-là", a justifié, sur France Inter, la ministre limogée. 

La concubine d'Arnaud Montebourg fait partie des parlementaires de gauche qui avaient signé le projet de motion de censure de gauche contre le gouvernement, après le recours au 49.3 par Manuel Valls, le 10 mai, pour faire adopter le projet de loi travail, par la force et sans vote des députés, en première lecture. Ce projet de motion n'avait finalement pu être déposé, car il ne manqua que deux signatures sur les 58 requises, comme par un fait exprès.
 
"Le pays ne veut pas de cette loi" 

C'est ce qu'assure  la ministre répudiée. Bien que le PS ne représente plus grand chose, Aurélie Filippetti continue de parler au nom des Français. 
Elle ne peut pourtant plus s'exprimer qu'en celui de la cinquantaine de députés PS "frondeurs", écologistes et du Front de gauche qui ont écrit à François Hollande pour lui demander "d'agir sans attendre pour une sortie de crise" tenant compte "de l'opposition majoritaire en France" au projet de loi travail. "On s'est adressé au président de la République, car le débat parlementaire a été bloqué, entravé" et parce que, "dans la rue, il y a aussi un blocage", a expliqué l'amère. "Le pays ne veut pas de cette loi; en tout cas pas telle qu'elle est écrite", a-t-elle ajouté, jugeant qu'il faut "a minima rouvrir la discussion sur l'article 2". "On demande simplement qu'on puisse écrire dans la loi que l'accord d'entreprise ne peut pas être plus défavorable pour les salariés que l'accord de branche", a-t-elle précisé. 

"On ne peut pas gouverner le pays comme ça. 
On ne peut pas faire une réforme sans une consultation a priori, sans associer le Parlement", a-t-elle encore martelé.

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